Automne Crépusculaire…

En automne, j'apprécie m'égarer
Dans le chatoiement des êtres sylvestres,
Enivré des senteurs de tourbe,
Traversé par une onde pure.
Résistant avec plaisir
Au doux zéphyr,
Je laisse toute latitude à mes sens
Pour explorer mon univers.
Avant de chevaucher,
Tendrement,
Le mistral,
Qui l'a remplacé.

M'emportant…
Ailleurs…

Au crépuscule,
Je tente de concurrencer
Le doux trille des rossignols.
Tandis que celui,
Présent dans ma main
S'acharne sur cette
Foutue serrure récalcitrante.

L'esprit s'envolant,
Caressé par les derniers
Rayons solaires,
Résistant à l'assaut
De la couverture étoilée,
Se perds définitivement
Dans les méandres mémoriels.

Tantôt nostalgiques,
Parfois bien heureux,
Souvent épineux,
Mais toujours emphatiques…