Coucou tout le monde :).

Titre: Echange révélateur.

Genres: Romance, un peu de Hurt/confort, Humour, Friendship/Family, un peu schoollife...

Couples: Maël/Gabriel, Nathaniel/Angela et un peu John/Robert.

Raiting: K+.

Note: Alors, me revoilà avoir une fiction cette fois. Elle est en sept parties, toutes écrites, que je publierai toutes les deux semaines ^^. Je ne sais plus vraiment comment l'idée m'est venue, mais, j'ai trouvé que c'était plutôt original, alors, voilà ce que ça donne.

Bonne lecture ! :)


Chapitre 3 :

Découverte du secret et chantage.

Je suis Angela pendant toute la journée, de notre cours de littérature britannique, jusqu'au cours d'espagnol. On parle beaucoup durant les intercours, pendant qu'on se déplace d'une classe à l'autre. De même pendant notre pause déjeuner. Ce matin, Margaret, le visage tout rouge et les mains tremblantes, m'avait tendu mon déjeuner et je suis bien content de ce qu'il y a dedans, soit un long sandwich aux crudités et au jambon, ainsi qu'une canette de jus de fruit et comme dessert, un muffin.

Ange me raconte alors sa vie depuis qu'elle a quitté l'orphelinat. Elle est vraiment heureuse de ce qu'elle est devenue et de ses papas, mais, elle était un peu triste qu'on ne soit plus ensemble, comme je la comprends ! La revoir est un pur plaisir et cadeau du Destin. Elle était, est et restera ma meilleure amie jusqu'à la mort et même au-delà. Je sais que cela semble très féminin comme pensée, mais, je le ressens ainsi.

Enfin, lorsque notre journée passée aussi bien à parler de nous qu'à rire pour un rien, comme au bon vieux temps, nous nous dirigeons vers la bibliothèque, d'après ma petite blondinette, que je suis toujours. On arrive et on se tait, comme pendant les cours. On va ensuite vers une table libre, alors que la bibliothécaire nous sourit gentiment en faisant un signe de main à mon amie, qui le lui rend.

Arrivés à la table, Angela pose ses affaires et va chercher dans les rayons les livres dont on aura besoin selon elle, afin de travailler. Je pose également mes affaires et je sors de quoi prendre des notes pour Ange et moi. Quelques minutes plus tard, elle revient avec trois livres assez épais et les pose sur la table avec un sourire moqueur.

-Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? Je demande à voix basse.

-La matière qu'on va réviser, par rapport à ce que toi, tu adores, sourit-elle encore plus.

-C'est-à-dire ? Je dis, inquiet.

-Les maths !

-Non ! Je chuchote comme si l'on me torturait de la pire des façons.

-Drama Queen, rit la blondinette.

-Et fier de l'être, ma chère ! Je ris un peu à mon tour, toujours maudissant cette matière.

-Bon, allez, au boulot Gabe !

-Tu sais Ange, je t'adore, mais tu es censée m'appeler « Nate » ou « Nathaniel » au moins, mais pas « Gabe ». Pour la semaine, « Gabe » n'est pas moi.

-Ouais, ouais, je sais…, soupire mon amie. Mais, c'est trop idiot comme raisonnement, tu es toi et Nate est Nate, on ne peut pas changer ça.

-Ben non, c'est vrai, mais pour la semaine, il faudra que tu t'en accommodes.

-Rah, okay, Nate, insiste-t-elle exprès sur le surnom. Bon, les maths, maintenant, je sais que tu as beaucoup à rattraper pour être à mon niveau, ou même à celui de… enfin bref, qui adore cette matière.

-Que veux-tu ?! J'ai un esprit littéraire, pas un esprit scientifique, je soupire à mon tour. Ce n'est pas de ma faute si toutes ces formules n'ont absolument aucune signification pour moi, n'est-ce pas ?

-Sans doute, mais tu dois t'en accommoder pour la semaine, singe ma blondinette en souriant moqueusement une nouvelle fois.

-Ahahah, très drôle ! Ris-je faussement. Allez, mettons-nous au travail, sinon on aura jamais terminé.

-Si c'est toi qui demande à faire des maths, alors…

-Voilà que tu recommences ! Je grogne. T'en fais exprès, n'est-ce pas ? Tu aimes me faire rager ?

-Oh que oui ! Rit-elle en accentuant chaque mot.

-Tu es irrécupérable, je soupire encore, amusé cette fois.

-Je sais et ça nous fait un point en commun, Ga… euh… Nate.

-Je préfère ! N'empêche, si tu n'arrives pas à m'appeler par son surnom pendant toute la semaine, qu'est-ce que ça va être ?! Je vais rapidement être découvert !

-Meuh non, ne t'inquiète pas, je suis sûre que ça ira. Maintenant, au travail, Nate !

Je soupire une dernière fois, résigné devant les livres de mathématiques qui me font face et le visage toujours aussi moqueur de ma tendre meilleure amie. Elle commence à me faire toute un résumé des cours de maths qu'ils avaient eu peu de temps avant et j'ai déjà la tête qui tourne, mais j'écoute avec ferveur, ne voulant pas la vexer ou être découvert à cause de mon absence de talent en maths.

Après plus de deux heures à être restés réviser ou plus exactement apprendre, nous ressortons de la bibliothèque et on se sépare, Angela ayant un club artistique le soir et moi allant vers la sortie. Bien évidemment, on ne s'est pas séparé sans se dire au revoir, nous enlaçant doucement, comme avant. Alors qu'elle tourne au coin, je continue ma marche, quand soudain, je me fais clouer au mur.

-Alors comme ça, on joue les cachotiers ? Murmure la voix sensuelle et envoutante de Maël.

-De… de quoi tu parles ? Je rétorque, pas sûr de comprendre, les joues légèrement rouges.

-Je veux parler du fait que tu n'es pas mon petit Nate, sourit le brun, avec une moue narquoise.

-N'importe quoi ! Qui veux-tu que je sois, sinon Nate ? Je réponds, anxieux au possible.

-Si j'ai bien compris, quelqu'un surnommé Gabe, commence-t-il. A moins que ce soit là, ton prénom ?

-Non… Je veux dire, de quoi tu parles ? Dis-je, apeuré.

-Oh, et bien, de ta conversation très enrichissante avec la blonde dans la bibliothèque.

-Hein ?

-Tu es plus long à la détente que mon petit, qui est plus grand que toi, d'ailleurs, Nate, répond-il avec un sourire plus moqueur encore, alors que je lui envoie un regard profondément noir.

-Je ne suis pas petit !

-Si, tu l'es, rit-il. Et tu n'as pas contredis que tu étais long à la détente.

-Je ne le suis pas ! Je réplique, piqué au vif, rouge de colère.

-Oh, mais c'est qu'il mordrait, le petit, se moque-t-il. Bon, reprenons où nous en étions, Gabe, sourit-il encore. J'étais en train de chercher un livre à la bibliothèque sur la littérature américaine et qui vois-je ? La blonde et mon petit Nate, en train de bavarder à une table, non loin de là. Alors, je m'approche pour écouter la conversation, quand j'entends « Tu sais Ange, je t'adore, mais tu es censée m'appeler « Nate » ou « Nathaniel » au moins, mais pas « Gabe ». Pour la semaine, « Gabe » n'est pas moi. ». Alors là, je suis resté choqué pendant un moment, jusqu'à ce que je me dise que je pourrai bien m'amuser avec ce secret.

-C'est pas drôle, tu ne dois le dire à personne !

-Et tu me donnes quoi en échange de mon silence ? Me demande-t-il, alors que j'avais pâli devant sa tirade que j'avais prononcée précédemment auprès de mon amie.

-Je… Qu'est-ce que tu veux ?

-Ce ne serait pas marrant si je te le disais, tu ne crois pas ? Se marre le brun.

-Il n'y a pas à ce que ce soit marrant ou non, dis-moi, c'est tout !

-Comme tu veux, même si tu me gâches légèrement mon plaisir, soupire-t-il, avant qu'un nouveau sourire moqueur prenne place sur son visage. Je veux que tu me racontes toute ta vie et que tu sois mon copain pour la semaine.

-C'est… c'est tout ? Je demande, étonné.

-Ce qui veut dire, continue-t-il, que tu devras faire tout ce que je demande !

-Je… Je ne peux pas faire ça ! Tu… tu pourrais me demander des trucs pervers et… et je ne peux pas ! Je ne veux pas ! Je crie, embarrassé au possible.

-Je suis sadique, mais pas à ce point, grogne Maël.

-Ce qui veut dire ?

-Que je ne ferai pas ce genre de choses sans le consentement de la personne avec qui je les fais, répond-il en toute honnêteté.

-D'a… D'accord, mais Ange ne doit pas savoir.

-Arrête de parler d'elle, m'ordonne le brun.

-Pourquoi ?

-Parce que je te l'ordonne et que si tu ne veux pas que tout le monde apprenne ton secret, tu vas devoir faire ce que je te dis. Et puis, je ne l'aime pas, elle a fait tomber amoureux d'elle mon petit Nate, c'est une gar…

Il n'a pas le temps de terminer sa phrase que je me défais de sa prise et lui mets une gifle comme il le mérite. Sa tête est violemment tournée sur le côté, dans une expression de surprise pure, avant qu'il ne la tourne de nouveau vers moi avec un visage dur et froid.

-Tu peux m'expliquer pourquoi tu as fait ça, bordel ? Siffle-t-il méchamment, me rattrapant les poignets plus fortement et les mettant de chaque côté de mon visage.

-Parce que… tu allais insulter ma seule amie, voilà pourquoi ! Je crie en retour.

-Ta seule amie ? S'étonne-t-il, toute colère apparemment oubliée.

-Oui, ma seule amie… Ange est ma seule amie, depuis l'enfance.

-Et Nate aussi la connait depuis autant de temps ? Demande Maël.

-Non…, je commence à ouvrir la bouche pour lui raconter mon enfance auprès de ma blondinette avant de la refermer en me rendant compte de ce que j'allais faire et écarquillant les yeux.

-Je t'écoute ! Une des parts du marché était que tu me racontes ta vie, non ?

-S… Si…, dis-je en le regardant dans les yeux.

-Alors, je t'écoute.

-Ange… Ange et moi on… on était à l'orphelinat ensemble… avant… avant que ses pères ne l'adoptent et… et je n'ai jamais eu d'autres amis… à part… elle, je murmure en hésitant tout au long de la phrase.

-Oh… Je vois… Ben désolé pour toi, dit-il, semblant vraiment désolé.

-C'est rien, souris-je doucement, j'ai appris à vivre avec.

Il semble étonné que je lui sourie et il finit par me lâcher.

-Tu devrais rentrer maintenant et n'oublie surtout pas le marché ! Tu dois être mon copain pendant toute la semaine.

-Je n'ai pas oublié et je n'oublierai pas, je réponds.

-Bien, alors, à demain, chéri, murmure le brun dans mon oreille, me faisant rougir.

-A… A demain…

Il se décale de moi et je reprends mon sac qui était tombé depuis qu'il m'avait aculé au mur et m'enfuie en courant hors de l'établissement, le rouge toujours autant présent sur mes joues. Je ne suis encore jamais sorti avec qui que ce soit et là, je devais faire, en gros semblant pour une semaine… Comment allais-je m'en sortir ? Et puis, Maël est vraiment trop séduisant pour que je résiste à quoi que ce soit de ce qu'il me fera… Je suis vraiment mal… Je ne sais pas quoi faire.

Je sors alors mon portable, ou plutôt celui de Nate et lui envoie un texto avec écrit « J'ai été découvert par Maël –-'. Je suis désolé mais il est vraiment trop curieux et… il a entendu une conversation entre Angela –qui est ma meilleure amie depuis l'enfance, au fait, alors si tu veux des conseils, tu n'as qu'à demander- et moi, alors qu'on était à la bibliothèque. Ce matin, Ange a deviné que je n'étais pas toi et là, on vient de parler de ça et Maël a entendu… Qu'est-ce que je dois faire ? ». Après avoir cliqué sur « envoyer », je n'attends pas la réponse et appelle Theodore, afin qu'il vienne me chercher.

Quand je raccroche, je vois que Nate m'a répondu entre temps. J'ouvre donc le message et le lis « Angela est ta meilleure amie ?! Oui, je veux bien de tes conseils, dans ce cas. Euh… pour Maël, cette espèce de connard, je te conseille de faire ce qu'il demande. Il respecte toujours ses promesses, malgré tout. Alors, je suppose qu'il t'a fait du chantage et bien, il faut que tu t'y plies jusqu'à ce qu'on reprenne nos places. De toute façon, la semaine prochaine, il ne pourra plus rien te faire et il ne pourra rien me faire non plus, puisqu'il sait que j'aime Angela et qu'il n'y a rien qu'il puisse faire pour en changer ».

En finissant de lire la réponse, je soupire. Je vais passer une semaine d'enfer, je le sens. Je lui réponds une nouvelle fois, par rapport à Ange « Oui, Ange est vraiment ma meilleure amie, ou plutôt, ma seule amie. On a été séparés quand elle a été adoptée, mais, on s'entend toujours aussi bien. Je te donnerai tous les conseils que je peux. Et pour Maël, et bien… J'espère que la semaine passera vite… ». Je soupire encore et vois la voiture arriver. Theodore en sort et m'ouvre la portière. Je le remercie et grimpe dans la voiture.

Ensuite, je suis comme dans un brouillard jusqu'à ce que j'aille me coucher. Je fais tout mécaniquement. Heureusement qu'avec Ange, on a aussi fait nos devoirs pour demain, sinon, je n'y aurais pas du tout pensé. Ma dernière pensée avant de dormir, c'est « Mon Dieu, dans quoi me suis-je fourré ? ».

A suivre...


Voilà, encore un chapitre en ligne, désolée pour le retard, mais, en ce moment, moralement, ça ne va pas fort... Enfin, j'espère que ce chapitre vous plaira :).
Laissez une petite review si c'est le cas ^^.
A bientôt !