Résumé : Je l'avais déjà mis en ligne mais, mes idées n'étaient pas très claire... elles le sont maintenant.

Fabrice, vingt-deux ans, était un rêveur qui aimait les romans d'aventure. Toutes les nuits il rêvait d'un autre monde… qui un jour se révéla réel. L'homme dont il songeait, Kaliossya, lui demanda son aide. Son âme innocente fut projetée dans un monde futur où l'interdiction de toutes armes à feu fut prohibée depuis bien longtemps. Une grande partie des terres se trouvaient désormais sous l'océan. D'une destinée incroyable, il se rangera aux côtés du souverain Kaliossya. Ce dernier, entouré de braves hommes, attendit de lui qu'il aide à rétablir l'équilibre.

Mais, une toute autre vérité va chambouler toute son existence car, il apprendra au fur et à mesure que ses origines sont loin d'être ce qu'il avait toujours cru. Entre mensonges et complots, il sera amené à prendre de difficile décision.

Catégorie : Fanstatique / Friendship / Romance / Yaoi / Het / Ansgt / MPreg de prévu !

Note : Certains noms de cette fictions ont été empruntés pour "Il était une fois..." : Lyèss, Gat-sen, Andryess & Léonas.


Kaliossya, souverain d'Elévance

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Prologue : La prédiction

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Bertrand Delait regardait fièrement son fils Fabrice qui du haut de ses vingt-deux ans, était un jeune homme travailleur et très manuel. Depuis son plus jeune âge, son fils avait montré un gout prononcé pour tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à l'époque des armes où l'épée était omniprésente. Bertrand lui avait tellement lu d'aventure, que Fabrice lui avait demandé de l'inscrire aux cours d'escrime. Il adorait voir dans les yeux émeraude de son fils, cette lueur d'envie liée à ce sport et il dut admettre qu'il était devenu très doué.

Aujourd'hui était un jour spéciale, car la veille son fils avait gagné les championnats et en récompense, il lui offrit une épée forgée de ses propres mains. Travaillant dans une usine de métallurgie, il avait trouvé assez de temps pour la lui créer. Une joie indéchiffrable se dessina sur le visage à peine sorti de l'adolescence de Fabrice et Bertrand, les bras ouvert, le réceptionna chaleureusement en voyant combien ce simple cadeau était devenu son bien le plus précieux.

Bertrand le suivit du regard en le regardant sortir en direction du jardin. Il connaissait son amour des épées mais surtout, il se souvint de cette prédiction que lui avait faite, une après-midi, une étrange voyante. Ce jour-là, Mr Delait se promenait avec son fils, âgé à l'époque de deux ans. Sa femme Kléïa étant ''décédée'' en lui donnant naissance, il passait le plus claire de son temps libre avec Fabrice. Dans le parc, au bas de leur ancien immeuble, une vielle dame s'était approchée de son enfant et lui avait révélé qu'il était l'élu. Sans même avoir donné le nom de son fils, elle lui dit :

― Fabrice sera le combattant choisi par les lois d'un nouvel ordre.

Il se souvenait avoir tressailli aux derniers mots parce que sa femme lui en avait déjà parlé. Il écouta méticuleusement cette prédiction car, même sans vouloir y croire, il avait toujours su. Depuis ce jour, il comprenait que son fils serait conduit à ramener l'équilibre dans un lointain avenir. Étant donné qu'il faisait partie d'une lignée extraordinaire, il détenait en lui une certaine force et puissance dont il n'aura conscience que lorsqu'il se trouverait devant sa destinée. Perdu dans ses pensées, il avait toujours considéré Fabrice comme son propre enfant et, malgré tout l'amour qu'il avait pour ce dernier, il l'avait éduqué et protégé de tout son cœur.

Quand son fils atteindra sa majorité, Kaliossya viendra réclamer son aide et seul Fabrice fera ce choix. Elle avait ensuite posé une main sur le front du petit garçon pour lui révéler ainsi ses dons innés au combat et à l'épée. De cette étrange rencontre, Arantia, telle qu'elle se prénommait, l'avait avertie qu'il ne le verrait plus… sauf s'il réussissait à rétablir l'ordre dans le nouveau monde.

Seulement, depuis quatre ans, Fabrice avait atteint son dix-huitième anniversaire et était toujours à ses côtés. Le cœur lourd et rempli de tristesse, il savait qu'il le quitterait tôt ou tard. En tant que père et tout l'amour qu'il pouvait lui apporter, il espérait qu'il prendrait la bonne décision... parce qu'il ne s'agissait pas de lui mais, de la vie de son fils. Alors, pour le moment, Bertrand profitait pleinement des éclats de rire de Fabrice.

Il rejoignit son fils qui tenait de ses deux mains l'épée et de ses gestes réguliers, il percevait en lui cette ardeur de ne faire qu'un avec l'arme. Bertrand était certain que la destinée de son fils dont sa force coulait en ses veines, serait remplie d'embuche. Il sourit en détaillant le visage heureux de Fabrice. Sur le coup, il n'avait pas compris lorsque la voyante lui avait dit que son fils était le dernier de sa lignée mais aujourd'hui, il connaissait cette raison.

Fabrice n'a jamais montré d'intérêt à la gent féminine et même sans rien lui avouer, Bertrand n'était pas choqué car au fond de lui, il ne souhaitait que son bonheur.

-X-

Fabrice, allongé dans son lit en boxer, contemplait son plafond depuis plusieurs minutes. Depuis près d'un an, il faisait toujours le même rêve. Il se retrouvait dans un monde où il ne restait que très peu de terre où vivre mais surtout, il y avait cet homme, Kaliossya qui l'intriguait. Son regard bleu l'envoutait chaque nuit et Fabrice pouvait facilement cerner les traits de ce visage qui était à la fois chaleureux et autoritaire. Des cheveux bruns et ondulés descendaient jusqu'aux épaules tout en encadrant parfaitement un visage encore jeune.

Il aurait étrangement souhaité qu'il existe… mais, il savait que rien de tout cela n'était vrai. En soupirant, il se rappela que la nuit précédente, il se voyait à ses côtés, au bord d'une terrasse princière où Kaliossya lui tenait compagnie. Pourquoi avait-il cette envie de croire que cela pouvait être vraie ?

Avant de se rendormir, il se leva et partit se mettre un coup d'eau fraiche sur le visage. Les mains posées de chaque côté du lavabo, il se détailla face au miroir. La fatigue de ses entrainements se lisait facilement sur sa peau légèrement halée et, de ses yeux émeraude, il crut chanceler en croyant y voir une étincelle. Il passa un coup d'eau sur ses cheveux blonds avant de retourner dans son lit.

― Tu ne dors pas fiston ? entendit-il derrière lui.

Fabrice se retourna sur son père qui baillait à s'en décocher la mâchoire.

― Non… c'est que je… bredouilla-t-il.

Il croisa le regard soudain inquiet de son père et, en faisant mine que tout allait bien, il ajouta :

― Surement la chaleur de l'été, papa…

En poussant la porte de sa chambre, il sentit la main du plus âgé se poser docilement sur son épaule et des phrases énigmatiques franchirent de ses lèvres :

― Fabrice, parfois,... il faut accepter son destin tout comme tu devras prendre certaines décisions qui seront, ma foi, difficile... Et je veux que tu saches que je t'ai toujours éduqué de façon à rester juste et maitre de toi…

Le jeune homme le dévisagea avec insistance et, après quelques secondes de silence, il lui sourit en le regardant s'éloigner puis, il l'entendit lui murmurer '' je t'aime fiston ''. En pénétrant dans sa chambre, il chuchota comme pour lui-même : '' moi aussi, je t'aime papa…''.

En s'allongeant de tout son poids sur son lit, le jeune homme s'endormit en se remémorant des paroles étranges de son père. Au milieu de la nuit, les draps se laissèrent lentement glisser sur le côté au gré de ses mouvements. Kaliossya était dans son rêve et Fabrice se sentait bien en sa présence puis, tout autour de cet homme s'estompa doucement pour laisser place à un vide immense au fond de lui. Dans son lit, baignée de sa chaleur, il sentit une main chaude lui caresser la joue. À plat ventre, il papillonna avec difficulté ses paupières encore ensommeillées lorsqu'il distingua devant lui deux orbes bleus qui le fixèrent.

Son cœur s'affola immédiatement en le reconnaissant et, en sursautant, il tomba sur les fesses. L'inconnu lui tendit sa main et, en l'aidant à se relever celui-ci lui demanda d'une voix neutre :

― Es-tu prêt à te joindre à moi ? J'ai besoin de toi pour équilibrer mon monde.

Le jeune homme planta son regard émeraude dans ceux de Kaliossya car, c'était bien lui en chair et en os. Médusé, il déglutit et il ne réfléchit pas un instant de plus.

― Oui, confirma-t-il d'un ton qu'il se voulut serein.

Suite à sa réponse, il suivit le regard de son interlocuteur qui le détailla des pieds à la tête et, en se confondant en excuses de sa tenue, il se dépêcha de s'habiller en tentant de cacher ses tremblements. Quand enfin, il fut correctement bien vêtu, il posa sa main dans la sienne puis, Fabrice ressentit une légère décharge le parcourir avant que tout le reste devienne noir…

Et dans l'ombre de l'entrebâillement de la porte, trois personnes veillaient...

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à suivre

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