Compte à rebours

Résumé : Grégory était un homme heureux. Le jour où il reçut une lettre l'obligeant à se rendre sur le champs de bataille, sa vie changea. Il avait compris que ses jours étaient comptés.

Attention : Le rating n'est pas là pour rien. Ce texte comporte une relation sexuelle. Vous pouvez toujours quitter cette page.

Ce texte a été écrit pour le jeu "le mouvement perpétuel", organisé par la Ficothèque ardente ( www . ficothequeardente index . php ). Il fallait écrire un OS contenant entre 500 et 5000 mots, en s'inspirant d'une photo ( images . ados . fr/divers/photo/6305283630/divers-images/grande-faucheuse-969218ff0 . jpg) et utiliser certains mots (joie, libre, rire, aimer, bonheur et nuage) mit en gras dans le texte.

Pour une fois, les personnages m'appartiennent.

Vous pouvez me donner votre avis en laissant une review.


On pense toujours qu'on a la vie devant nous. On procrastine. On repousse des choses qu'on pourrait faire le jour même au lendemain. On ne veut pas gâcher une relation à laquelle on tient en disant quelque chose qui pourrait tout changer. On ne pense pas à la mort. On sait qu'elle viendra un jour, mais personne ne sait quand elle frappera. On vit en se croyant immortelle. On ne pense pas qu'en une seconde, nous ou une personne aimée peut disparaître : accident domestique ou de la route, catastrophe naturelle, maladie plus ou moins détectée avant un problème, suicide, assassinat, attentat. Tant de chose qui peuvent se passer et tout changer.

Et si on devrait mourir demain ou dans un avenir proche ?

Si nous étions au courant, que ferions nous ? Est-ce que ça changerai quelque chose ?

Certaines personnes feraient comme d'habitude, comme si elle n'était pas consciente qu'elle vivait leur dernière journée.

D'autres en profiterez peut-être pour faire quelque chose qu'elles ont toujours rêvé de faire : prendre l'avion, sauter en parachute. Il y a tant de chose qu'on voudrait faire.

D'autres iront dans des endroits qui les ont marqué : l'école dans laquelle ils ont grandi, le lieu de travail où ils ont passé de nombreuses heures, le bois qui a accueilli une ou plusieurs randonnées, la plage où ils se sont baignés et où ils regardaient les nuages, allongés sur le sable fin. Tout lieu peut avoir une signification, tout lieu peut-être important.

Certains profiteront des personnes qui leur ont été cher : ils passeraient tout leur temps restant en leur compagnie. Ils leur avoueront tout ce qu'ils n'ont jamais osé dire et répéteront ce qui est vraiment important. Ils voudront laisser un souvenir inoubliable.

Les plus fêtards s'amuseraient.

Certains ne croiront pas à la réalité : ils ont encore tellement de chose à faire. La mort ne pouvait pas déjà venir les chercher. Certains pleureraient. Certains seraient heureux, soulagés de bientôt quitter une vie qu'ils n'aiment pas.

Chacun est unique. Chacun aurait une réaction différente.

-)-(-

Grégory sut que sa mort était proche lorsqu'il lut la lettre qu'il venait de recevoir. Le pays était en guerre, il tentait de conquérir un autre territoire. Il était appelé sur le champs de bataille. Il devait porter main forte à la terre sur laquelle il était né. Il n'avait pas le choix.

Du haut de ses vingt-deux ans, le jeune homme était toujours resté dans son département. Il n'était jamais parti en vacance, se disant qu'un jour il irait visiter le sud de la France. Sérieux, il avait obtenu avec facilité son baccalauréat quatre ans plus tôt, avant de devenir boulanger-pâtissier. Il avait aussitôt été embauché par l'un des artisans de la ville dans laquelle il vivait.

Il était heureux dans ce qu'il faisait. Se lever tôt le matin pour accomplir sa passion ne le dérangeait pas. Il avait conservé quelques amis fidèles de son enfance et adolescence, mais il n'était pas quelqu'un qui les collectionnés : il préférait la qualité à la quantité.

À son âge, il était toujours célibataire. Il avait bien eu quelques petite amie, mais cela s'était à chaque fois terminé par une rupture. Néanmoins, il était amoureux. Elle avait pénétré dans sa boulangerie-pâtisserie par une journée ensoleillée d'été. Elle n'était jamais venue auparavant. Elle avait observé l'agencement de la boutique : il était simple, deux comptoirs vitrés, placés perpendiculairement l'un à l'autre, protégeaient les produits à vendre qui n'étaient pas dans les étagères derrière la caisse. Grégory était arrivé en entendant le carillon de la porte d'entrée sonner. En voyant ses longs cheveux blonds bouclés formant une cascade sur son dos, son visage fin, ses yeux marrons pétillants, des vêtements simples -un tee shirt et un jean- qui lui allait bien, il ne put qu'arrêter son pas. D'une vingtaine d'année, elle était belle, dégageant une joie de vivre impressionnante, plus que visible à son sourire resplendissant. Il avait eu un coup de foudre.

En conservant son grand sourire, elle lui dit bonjour. Le garçon avait fini par se reprendre. Il s'était positionné, à sa place, derrière la caisse, face à la cliente. Il répondit à son salut en lui demandant ce qu'elle désirait. La femme hésitait : toutes les pâtisseries semblaient délicieuses, elle aurait voulu tout prendre. C'était difficile de choisir. Elle finit par demander conseil au vendeur. Ce dernier lui suggéra l'une des tartelettes à la fraise qu'il avait préparé un peu plus tôt dans la journée. Il lui offrit, en lui promettant qu'elle lui en dirait des nouvelles. Depuis son enfance, les tartes miniatures étaient ce qu'il préférait préparer et manger.

La femme le remercia de ce cadeau et de son accueil. Avant qu'elle parte, il lui demanda de ne pas hésiter à s'arrêter si elle passait dans le quartier.

"Ce sera avec plaisir, mais il ne faudrait pas que j'en prenne l'habitude. Je risque d'avoir du mal à trouver le prince charmant si je prends trop de poids, plaisanta t-elle.

- Un ou deux kilo supplémentaire ne pourront pas vous rendre moche," répondit-il avec un sourire. Il le pensait vraiment. Il trouvait qu'elle avait une bonne silhouette : ni trop maigre, ni trop grosse.

Joyeusement, elle le remercia avant de quitter la boutique. Un client, souhaitant acheter une baguette, entra au moment où elle sortait.

.

Durant toute la fin de journée, Grégory ne cessa de penser à la femme qui était venue en début d'après-midi. D'après ce qu'elle avait dit, elle était célibataire. Il était heureux de cela. Il ne connaissait même pas son prénom, mais il espérait la revoir. Elle l'attirait.

Son vœu fut exaucé. Elle revint. Elle suivait à chaque fois le conseil qu'il lui donnait sur ce qu'elle devait acheter, toujours avec cet air craquant. Ses visites étaient presque quotidienne. Elle faisait attention à ce que ce soit lui à la caisse, et non le patron.

Au fur et à mesure des jours, ils firent un peu connaissance. Elle s'appelait Emma. Elle habitait dans la rue voisine. Ils n'avaient pas le temps de beaucoup parler : il ne fallait pas déranger les autres clients ou nuire au travail du garçon.

Un soir, Emma arriva à dix-huit heures à la boulangerie-pâtisserie. Elle savait que c'était l'heure de fermeture et que c'était Grégory qui la faisait. Ensemble, ils allèrent manger dans un restaurant. Ils apprirent à se connaître. Il devinrent amis.

Grégory aimait Emma. Il aurait voulu qu'ils se mettent en couple, mais il avait peur de brusquer la jeune femme. Il se contentait de son amitié, profitant des instants passés en sa compagnie. Ils étaient heureux. Ils avaient la vie devant eux. Ils s'étaient rencontrés il y a peu, ils étaient amis, ils pensaient avoir le temps pour se mettre en couple. Malheureusement, il ne savait pas encore que la grande faucheuse avait Grégory dans sa ligne de mire.

.

La première chose à laquelle il pensa en ouvrant sa lettre de convocation fut qu'il allait mourir. Il avait perdu du temps inutilement avec Emma. Il ne lui avait même pas dit qu'il l'aimait. Lui, si joyeux habituellement, ne put contenir ses larmes. Il n'avait pas peur de la mort, il aurait juste souhaité avoir eu le temps de développer sa relation avec Emma.

Il avait une semaine pour préparer ses affaires avant de devoir prendre le train qui l'amènerait vers la guerre. Une semaine de vie. Il ne savait pas se battre, il n'avait jamais touché une arme réelle : même si on lui donnait quelques conseils, il n'arriverait jamais à survivre au milieu d'un combat, surtout qu'il ne saurait pas tuer son adversaire. Il n'était déjà pas capable de faire du mal à une mouche, alors à un être humain...

Il s'en voulait. Il aurait dû s'attendre à recevoir cette missive. Il savait que la guerre grondait, et que des civils étaient réquisitionnés sur les champs de bataille.

Deux choix s'offraient à lui face à ce nouveau compte à rebours. Il avait le choix de tout abandonner maintenant, d'éviter toutes les personnes qu'il aimait, leur causant ainsi moins de peine le jour de sa mort. Ou il faisait tout le contraire : il profitait de ses derniers instants avec sa famille et ses amis.

C'est en pensant qu'Emma serait triste s'il l'abandonnait maintenant, qu'il voulait qu'elle sache qu'il l'aimait et qu'elle comptait pour lui, qu'il prit sa décision. Il sortit de son appartement dans lequel il était entré cinq minutes avant. Il se dirigea aussitôt chez Emma. Il aurait pu choisir ses parents, d'autres amis, mais il la choisit elle.

Elle fut surprise de le voir, mais elle le laissa entrer sans poser de question. Elle remarqua aussitôt que quelque chose avait changé depuis qu'elle l'avait vu, un peu plus tôt dans la journée. Il semblait préoccupé. Il fuyait son regard. Néanmoins, il paraissait déterminé.

Il n'avait jamais été doué pour exprimer ses sentiments, surtout avec les filles. Il ne savait pas quoi dire. La fille demanda ce qu'il se passait. Il prit la parole :

"Nous nous connaissons depuis peu de temps, mais tu sais que je tiens à toi.

- Bien sur que je le sais," s'exclama t-elle. Elle était de plus en plus inquiète. Elle ne voyait pas où était le problème. Il continuait de regarder ses chaussures.

"Je ne veux pas mourir sans que tu le saches." Il prit une grande inspiration, avant d'avouer : "Je t'aime".

N'entendant aucune réaction, il releva tout doucement sa tête. La fille souriait. Elle n'attendit pas une seconde de plus pour l'embrasser. Un baiser impatient, comme s'ils s'étaient retenus durant longtemps, ce qui était le cas. Emma ne s'attendait pas à cette annonce, même si elle se doutait des sentiments du garçon. Elle était heureuse, vivant presque un rêve éveillé.

"Je t'aime aussi," avoua-t-elle lorsqu'ils se séparèrent. Ils échangèrent plusieurs autres baisers.

"Non que je me plaigne, mais qu'est-ce qui t'a décidé à venir me voir tout de suite ? Tu t'es rendue compte que tu ne pouvais plus te passer une seconde de moi ?" rigola t-elle, les yeux pétillants plus que jamais sous l'effet du bonheur qu'elle ressentait.

Une lueur de tristesse passa dans les yeux du jeune homme condamné. "Je ne veux pas en parler maintenant, s'il te plaît. Je veux juste profiter de ta présence tant que je le peux. Je te dirai tout plus tard."

Emma fut surprise de cette tirade, Grégory ne semblait pas aller bien. Elle ne chercha pas à insister. Cela semblait douloureux. Elle imagina un problème à son travail ou dans sa famille. Afin de lui remonter le moral, elle l'embrassa de nouveau.

La question d'Emma avait rappelé au garçon sa condamnation. Il répondit à son baiser avec plus de passion qu'auparavant, la passion du désespoir, comme si c'était la dernière fois que ses lèvres touchaient celles de la femme qu'il aimait. Il aurait tant voulu la rendre heureuse, l'aimer durant des années. Il avait seulement une semaine, une toute petite semaine, moins de sept jours. Il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas l'abandonner.

Près du canapé, face à face, Grégory ne tarda pas à passer ses mains sous le tee-shirt de son aimée afin de toucher enfin sa peau douce. Cela faisait si longtemps qu'il voulait faire cela. Emma n'était pas en reste, elle avait rapproché son corps du jeune homme et était prête à le débarrasser de son pull, chose qui ne tarda pas à se produire. Elle laissa traîner ses doigts sur le torse musclé de son compagnon.

Ils en avaient tous les deux envie. Ils désiraient prendre leur temps pour cette première fois ensemble, découvrir l'autre, mais ils s'étaient retenus pendant tellement longtemps que cela était difficile. Leurs gestes étaient assez précipités, impatients. De plus, Grégory était conscient de la présence de la grande faucheuse à ses cotés. Il n'en était que plus fougueux.

Tous les deux étaient aussi excités l'un que l'autre. Ils s'embrassaient souvent, laissant leurs mains vagabonder sur le corps de l'autre, le déshabiller. Un ventre et un sein effleurés par une main désirant enlever un maillot de corps. Un sexe frôlé, avant la descente du sous-vêtement. Tant de petit geste qui ne firent qu'attiser leur désir. Bien vite, ils se retrouvèrent aussi nu que le jour de leur naissance.

Ils laissaient le soin à leur main d'explorer le corps tant chéri, ne cessant de s'embrasser uniquement pour remplir d'air leurs poumons. Alors qu'Emma commençait à déposer de nombreux petits baisers dans le cou de son partenaire, tout en laissant ses doigts se promener le long de sa verge déjà bien dressée, Grégory pénétra son aimée d'un doigt qu'il fit bouger en elle. Ils avaient tant envie de l'autre, tant envie de ne faire qu'un, tant envie de combler ce vide en eux.

Une fois qu'ils furent tous les deux prêts, le sexe de l'homme remplaça ses doigts. Au début assez lent, le rythme s'accéléra rapidement. La pièce résonnait de leur gémissements. Bien vite, l'homme se libéra à l'intérieur de la femme, les laissant comblés, à bout de souffle, épuisés, heureux.

Ils restèrent blottis dans les bras de l'autre durant un long moment, en silence, le temps que leur cœur retrouve un rythme normal, le temps d'assimiler le fait qu'ils venait de faire l'amour à la personne qu'ils aimaient. Ils auraient voulu rester ainsi tout le reste de leur vie.

Le canapé était un peu petit pour les accueillir tous les deux, allongés côte à côte. Ils s'écrasaient un peu. Emma ne put retenir un petit rire lorsque l'homme écarquilla les yeux et ouvrit la bouche, sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche, au moment où elle lui fit remarquer que son sang avait du mal à circuler dans son bras droit, situé sous le corps de son amant.

Ils finirent par se rasseoir, position plus adaptée dans un fauteuil. Malgré le chauffage, il ne faisait pas très chaud en tenue d'Adam et Ève. Ils frissonnèrent même. En souriant, ils se rhabillèrent afin de se réchauffer.

Sans se départir de leur sourire, en échangeant de brefs baisers régulièrement, ils préparèrent à manger dans la petite cuisine de la femme. Le jeune homme avait accepté, avec joie, de rester dîner. Ils avaient fait simple : des spaghettis à la bolognaise. Ce repas avait l'avantage d'être bon, tout en étant rapide à préparer avec peu d'ingrédients. Grégory oublia presque sa condamnation, le compte à rebours.

En mangeant, Emma redemanda à Gabriel l'élément déclencheur à sa visite. Le garçon aurait pu mentir ou détourner le sujet, mais il ne voulait pas cacher la vérité à celle qu'il aimait. Il lui avoua donc sa convocation, qu'il allait mourir. Il avait regardé partout, sauf vers la femme, en expliquant cela. Il avait envie de pleurer.

Les larmes montèrent aux yeux de celle qui était si joyeuse habituellement. Elle ne voulait pas le perdre alors qu'il lui semblait qu'elle venait seulement de le rencontrer. Elle ne voulait pas vivre sans lui. Mais on allait lui arracher, et cela plus tôt qu'elle l'avait imaginé. Ils étaient jeunes, ils auraient dû avoir la vie devant eux. La grande faucheuse ne devait pas être à leur côté.

Il restait une semaine à Grégory et Emma pour vivre leur amour. Le compte à rebours était enclenché. Afin de profiter au mieux de ce temps, le garçon démissionna et la femme réussit à prendre une semaine de vacance, même si cela fut difficile à obtenir.

Durant ces sept jours, Grégory quitta très rarement la demeure de sa désormais petite amie. Ces moments étaient destinés à rendre visite à sa famille et à ses amis. Les adieux furent déchirants. Beaucoup espéraient qu'il reviendrait vivant.

Ils profitèrent de cette semaine. Ils firent de nombreuses choses qu'ils n'auraient pas fait si la grande faucheuse ne se rapprochait pas du garçon à chaque secondes. Ils s'aimèrent comme jamais. Ils passèrent une journée à la plage, endroit que le jeune homme n'avait jamais vu. Ils montèrent à cheval. Ils firent des randonnées. Jamais, ils n'avaient été plus heureux. Ils auraient voulu que le temps s'arrête.

Malheureusement, la réalité finit par les rattraper. Ensemble, ils préparèrent le maigre bagage de Grégory. Il n'avait pas le droit d'emmener beaucoup d'affaires. Celles-ci le retarderaient sur le terrain et pourraient précipiter sa mort.

.

Après un dernier adieu à ses parents, il se rendit à la gare en compagnie d'Emma. Une dernière fois, ils s'embrassèrent. Le jeune homme demanda à la femme de l'oublier, de vivre sa vie, d'être heureuse. Sous l'insistance, les larmes aux yeux, la fille finit par lui promettre. Elle savait qu'elle allait avoir du mal à tirer un trait sur lui. Elle avait encore envie de croire que cette guerre allait bientôt se terminer, qu'il rentrerait en vie et qu'ils reprendraient leur histoire là où ils l'avaient arrêtée. Ils auraient pu fuir ensemble, mais cela n'aurait servi à rien. Le pays aurait remarqué la désertion et il aurait tenté de les retrouver. Ils n'étaient pas libre. Personne ne l'était. La liberté est juste une impression qu'on a mais on appartient tous au pays dans lequel on vit, l'état peut faire ce qu'il veut de chacun.

Grégory s'installa dans le train, avant de monter dans un taxi pour se rendre à l'aéroport une fois qu'il fut arrivé à destination. Ensuite, il dut prendre un avion militaire avec ses nouveaux collègues. Il ne connaissait personne au camps de base, il se sentait seul. Certains étaient jeunes, d'autres étaient plus âgés. Lors de son deuxième jour dans ce pays inconnu, un combattant ne revint pas. Il avait trouvé la mort lors d'une petite attaque. Plus que jamais, Grégory sut que la fin était proche. Il fut soulagé d'avoir pu dire adieu à Emma avant de devoir rejoindre le royaume des cieux.

.

Un mois après son arrivé, lors d'une de ses premières missions à la suite de son court entraînement, ce fut au tour de Grégory d'être emporté par la grande faucheuse. Elle ne l'avait pas épargné. Il s'en doutait. Il aurait aimé vivre plus longtemps, mais il était heureux de sa dernière semaine avant son départ. Il aurait pu être en couple avec Emma mais la vie en avait décidé autrement. Le jeune homme avait sombré dans le sommeil éternel.