Halloween est l'une des fêtes préférées des américains. Ne me demandez pas pourquoi. Peut-être à cause des morts, du côté un peu glauque, des monstres, enfin ce genre de choses. Moi je n'ai jamais beaucoup aimé ce jour. En fait, j'ai pas mal de mauvais souvenirs à ce sujet. Quand j'avais cinq ans, nous venions à peine d'aménager dans notre nouvelle maison, dans un petit village un peu perdu du Maine. Avec le déménagement, mes parents avaient oublié Halloween et n'avaient donc aucune friandise à offrir aux enfants qui sonnaient à la porte. Ce soir là, ils ont bombardé la façade de la maison avec des œufs et toutes sortes de choses immondes. Ma mère en avait pleuré et moi aussi par la même occasion.

Quand j'ai eu onze ans, je me suis déguisé en spider man. Le masque m'empêchait de bien voir et j'ai trébuché en traversant un jardin, je me suis cassé le poignet. J'ai été plâtré suffisamment longtemps pour m'en souvenir avec précision. Depuis, j'ai gardé quelques douleurs.

A l'âge de quinze ans, ma petite-amie m'a plaqué pour Dracula. Bon en réalité, le Dracula en question n'était autre que Sean, mon meilleur ami. Il va sans dire qu'après lui avoir mis mon poing dans la figure, il n'était plus question du tout d'amitié entre lui et moi.

A l'âge de vingt-deux ans, je quittais la fac pour mon premier emploi. Mû par une inspiration toute particulière, je me suis rendu au bureau déguisé en loup-garou. Je pensais faire rire les collègues et je suis reparti entouré de deux vigiles et un carton avec mes affaires dedans dans les bras. Viré. Ma mère a failli m'étrangler ce jour-là.

Par ironie, les gens qui me connaissent m'appelle Jack O'Lantern. Déjà parce que Jack est mon prénom. Pas Jacob, pas Jake, pas Jacques non plus. Non, Jack. Jack Sullivan. Je suis le maudit d'Halloween.

L'histoire que je vais vous raconter a eu lieu il y a un an, jour pour jour, presque seconde par seconde. J'en garde un souvenir très vif.

Trente-cinq ans, les cheveux bruns coiffés en arrière, l'œil qui se voulait pétillant, j'essayais par tous les moyens d'être un grand séducteur. J'arrivais régulièrement à obtenir quelques faveurs de certaines femmes mais la plupart du temps, j'étais le célibataire endurci, celui dont les collègues se demandent à force s'il n'est pas gay. Non pas que ce soit une tare, notons bien, disons juste que je n'aime pas tellement qu'on l'applique à moi. J'aime les femmes mais pas assez pour m'engager. Ou pas trop longtemps. Genre pas plus d'un mois, deux peut-être pour les filles que j'apprécie le plus.

Cette année pour Halloween, j'avais prévu de passer la soirée en compagnie de Heather McHallyster, une jeune stagiaire qui était arrivée quelques semaines plus tôt au bureau. Vingt ans, les cheveux d'un roux flamboyant qu'elle tient enfermés dans une queue de cheval, de grands yeux marrons et une silhouette à faire rêver, pas étonnant que je me sois jeté sur elle. Je n'ai même pas cherché à me retenir ceci dit, pas envie, pas besoin non plus. J'ai juste envie de me la faire, pourquoi le nier ? De toute façon, mon but est évident.

Moi ? Un salaud ? Probable oui mais qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Si mon histoire ne vous plaît pas, vous pouvez très bien allez voir ailleurs, je ne vous retiens pas. Et puis, si vous poursuivez un peu, vous comprendrez que j'ai quand même sacrément payé. Là-haut, le bon Dieu a un humour que je ne comprends pas toujours. Quand je me retrouverai devant lui, je crois que j'aurais quelques questions à lui poser. J'aurai aussi quelques comptes à lui demander. Qu'il n'espère pas se défiler, je vais faire mon acharné. Et si jamais ce n'est pas là-haut que je débarque mais plus tôt en bas, comme il y a de fortes chances, je me payerai bien le culot de demander au cornu de m'accompagner pour aller réclamer mes comptes.

Tu débloques mon pauvre Jack. Enfin dans ma situation, ce n'est pas tellement étonnant.

Bref nous sommes le 31 octobre 2011 et dehors, il pleut. Ceci dit, il pleut toujours à Chicago. Je ne m'en fais pas trop du coup. Il pleut et il fait froid, il est presque sept heures et je suis en train de me pomponner dans la salle de bain. Ce soir, j'ai de grands projets. J'emmène Heather au restaurant, on rentre chez moi, je lui fais mon coup de charme pour être sûr et après j'hésite entre le canapé devant la grande baie vitrée qui donne sur la ville plongée dans la nuit et illuminée par les lampadaires ou dans la chambre à la lueur de quelques bougies. J'avoue avoir un petit faible pour la première solution.

Une fois rasé, parfumé, habillé et surtout prêt, je file vérifier que la bouteille de champagne est bien au frais, que tout sera parfait pour notre retour. J'ai un petit sourire sur les lèvres comme chaque fois que je vais passer l'une de ces soirées de prédateur comme dit ma sœur. Evidemment, elle ne comprend pas mon comportement. Elle est mariée, elle a des enfants, son travail, son quotidien. Très peu pour moi ça. Je ne me vois pas emmener des morveux à l'école ou courir pour leur donner leur petit déjeuner, leur filer un goûter en dernière minute, rentrer retrouver madame au soir, debout à son fourneau. Non non non, très peu pour moi tout ça, merci Laura mais n'essaye pas de me faire rentrer dans tes cases.

Heather arrive dans les minutes qui suivent. Elle entre dans l'appartement, fait le tour.

« C'est luxueux quand même. »

Je suis fier de mon appartement. J'ai trimé pour arriver à bâtir tout ça et pour posséder tout ça surtout. Je travaille dans la pub. Je suis même bon dans mon métier. Vous connaissez la pub de la voiture conduite par un cerf ? Eh bien c'est de moi ça. Cette pub a fait ma fortune et tout ça, ça transparaît ici.

« Alors, dis-je en tapant dans mes mains. Détail technique. On boit le champagne avant ou après être allé au resto ? »

Heather se tourne lentement vers moi. Elle me fixe comme si elle cherchait à me sonder au plus profond.

« Pourquoi est-ce que tout le monde t'appelle Jack O'Lantern ? »

J'ai un moment d'hésitation. Mince, ça c'est le problème des filles intelligentes. C'est qu'elles ne se rabattent pas uniquement sur le sexe. Il leur faut toujours plus, toujours tout savoir. Bon allez, je range ma fierté. J'enfouis mes mains dans mes poches. Elle n'a pas l'air très enthousiaste pour cette soirée. J'aurais quand même du bol si j'arrive à mes fins.

« J'ai pas de chance avec Halloween.

_ Ah oui ? Pourtant aujourd'hui on est là tous les deux non ? »

Et toc ! Je lui envoie un sourire avec un petit éclat de rire.

« Oui ben il faut bien que la roue tourne un jour non ?

_ J'avoue que je suis un peu déçue. »

Là, c'est la claque. Je suis abasourdi. J'écarquille les yeux. Mince, mais c'est qu'elle va en plus me blesser dans ma fierté celle-là !

« Déçue ? Et pourquoi déçue ?

_ Parce que je m'attendais à quelque chose de plus croustillant. De plus malsain. »

Elle s'approche de moi avec ce genre de démarche qu'ont les filles provocantes. Et d'ailleurs, je ne suis pas sûr du tout que ça lui aille. C'est un brin vulgaire quand même. Je suis tenté de faire un pas en arrière mais, d'un autre côté, ma curiosité de mâle est piquée au vif. Cette fille m'intrigue. Loin de la petite publicitaire stagiaire qui me ramène mon café tous les jours, je suis intéressé. Qui est-elle et que veut-elle ?

« Quel genre de choses malsaine ? Tu me prends pour une citrouille ?

_ Un peu. J'ai pas choisi de te voir pour Halloween pour rien.

_ Ah oui ? »

Elle pose sa main sur ma hanche et je frissonne. Tel est pris qui croyait prendre mon cher Jack on dirait que le prédateur est devenu une proie pour une fois. Ça me fait une belle jambe tiens.

« Un peu de rébellion, dit-elle en approchant son visage du mien. Un peu de drame aussi, des larmes… »

Elle est collée à moi et je sens cette espèce de chatouillement caractéristique à la réaction de mon corps et plus particulièrement de mon bas-ventre. Il y a une telle notion d'érotisme dans ses gestes, dans sa façon de me parler et de me toucher que j'avoue que le restaurant n'est tout à coup plus au programme. Tant pis, je dois bien avoir quelque chose de mangeable dans le congélateur. Si tant est qu'on ait le temps de manger bien évidemment. Remarquez, à la vitesse où ça va, je crois que c'est moi qui suis au menu ce soir.

« … du sang. »

Elle me mord la lèvre ! Aie ! J'ai un mouvement de recul cette fois et je me cogne contre le mur.

« Oh la ! Je ne suis pas tellement pour ce genre de choses moi.

_ Et alors quoi ? Tu ne voulais pas me sauter ? »

Ben si mais là elle commence à me faire peur. En règle générale, c'est moi qui dirige les choses, c'est moi qui mène la danse et il est hors de question que je sois enchaîné ou guidé au bout d'une laisse. Je ne veux pas être un objet moi.

Ironique n'est-ce pas ? Je refuse d'être ce que je fais à toutes ces femmes. Je suis un salaud quand même, on peut le dire mais là, je suis un salaud en mauvaise posture. Ceci dit, mon corps, lui, est presque tendu à l'extrême. C'est même un peu douloureux, comme si mon esprit et mon corps étaient tous les deux à l'opposée. Alors je fais quoi ?

Elle m'embrasse et lorsque sa langue vient caresser la mienne, je sens un goût de sang. C'est métallique, c'est chaud, ce n'est pas très agréable. J'ai un autre mouvement de recul mais je suis acculé.

« Allez Jack. Ne fais pas ta mijaurée.

_ Mais tu es qui toi à la fin ? »

Elle éclate de rire. Sa main est en train d'explorer une zone qui a très envie d'être touchée. Je suis perturbé par la violence de mes sens et l'abrutissement que ça me cause.

« Tu te souviens de Nadia ? A quel point tu l'as humiliée ? Tu te souviens de la façon dont tu l'as jetée après l'avoir sautée ? »

Je nage en plein cauchemar. Mes vices m'ont rattrapé. Je ne me souviens pas de Nadia, pas plus que des autres qui sont passées avant ou après. Je me souviens par contre de certains visages, de certaines sensations. Mais pour le reste, je n'en ai globalement jamais rien eu à faire. Je ne me fais pas d'illusion ceci dit. Je sais parfaitement ce qui s'est passé. Je l'ai piégée et j'ai couché avec elle. Pour le reste, elle a certainement essayé de me revoir ou quelque chose dans le même genre et je l'ai envoyée balader. Mes coups d'un soir sont à usage unique. Pas moyen d'en recycler un. Jamais. C'est une question de fierté personnelle.

Il y a dans les yeux d'Heather une lueur qui ne me dit rien qui vaille. Envolée la soirée en tout cas. Mon excitation retombe. Non, elle commence à me faire peur, elle n'est plus tellement désirable là.

Zut.

Fichu Halloween et fichue poisse.

« C'est ma sœur. »

Elle se perd dans les insultes ensuite. Je suis mal à l'aise. Je me débats, parviens à l'éloigner et, par la même occasion, à m'éloigner du mur aussi. Je n'aime pas être acculé. Sitôt que mes épaules quittent la tapisserie, je me sens comme respirer à nouveau. Le parfum entêtant et par trop provoquant de Heather ne m'emplit plus les narines, ne me fait plus tourner la tête.

« J'ai dû me planter sur toi. Ce serait peut-être mieux qu'on en reste là, ok ? Je pensais que tu voulais la même chose que moi mais visiblement ce n'est pas le cas alors je te propose de rentrer chez toi et de laisser tomber.

_ Oh non, Jack. Ça commençait à devenir intéressant justement.

_ Intéressant ? Intéressant ? Toi et moi on n'a pas la même vision de ce qui est intéressant je crois. »

Maintenant je commence vraiment à avoir peur parce que son visage n'est plus provoquant du tout. Il est hargneux. Tant pis pour ma fierté, je m'éloigne.

« Ok… tu veux des excuses pour ta sœur c'est ça ? Voilà ben je m'excuse, j'aurais pas dû, je suis un salopard, une véritable enflure. Oh la la pauvre… Mara c'est ça ? »

J'aurais pas dû. Non mais sincèrement, je m'en rends bien compte maintenant. Le visage de Heather se crispe d'un coup. Je vois presque des éclairs jaillir de ses yeux et de la fumée s'échapper de ses narines. Elle plonge la main dans le mini sac qui pend à son bras et en sort un énorme couteau. Comment elle a pu faire ça ? Comment elle a pu mettre un objet pareil dans un truc si petit. C'est absurde, c'est démentiel !

Mon pauvre Jack, tu dois être en train de rêver. Tu vas te réveiller d'un coup, suer un peu et puis éclater de rire. Tu vas te réveiller…

Maintenant !

Heather brandit la lame vers moi.

Allez, on se réveille maintenant, on a assez rigolé.

Elle fonce vers moi.

Jack ! Réveille-toi ! Jack ! Allez ! Debout crétin !

C'est pas un rêve. Et le choc est sacrément violent. Heather est mince mais elle est grande. Et ça fait de la force quand même. Dans un geste désespéré, j'arrive à bloquer son poignet armé et la lame me frôle la joue. Je sens la coupure, juste sous l'œil droit. Je sursaute. Ça fait mal et maintenant j'en suis sûr, je ne suis pas au fond de mon lit, bien au chaud sous ma couette et prêt à affronter une nouvelle journée de débauche et de n'importe quoi.

Je suis dans mon salon avec cette démone armée d'un couteau gigantesque et qui a déjà commencé à me taillader.

Je suis fichu.

Elle se débat furieusement en poussant des hurlements de démente, de sa main non armée, elle cherche à me griffer, à m'arracher les yeux.

« Du sang pour du sang ! » hurle-t-elle.

Je ne sais pas ce qu'est devenue cette Natacha ou quel que soit son prénom, je n'en ai rien à cirer, en tout cas une chose est sûre, le résultat final n'a pas dû être joli joli. D'un coup dans les genoux, j'arrive à la faire basculer. Maintenant je commence à reprendre le dessus. Non mais, Jack Sullivan, se faire mettre la pâtée par une stagiaire de vingt ans. C'est impensable. Là, ça tient même de la fiction.

Je sens un petit rictus étirer mes lèvres. Mais je perds ma concentration à me voir déjà victorieux et lorsque je sens le couteau s'enfoncer entre mes côtes, je tente de pousser un hurlement de douleur. Sauf que l'air à quitté mes poumons. Mes yeux s'écarquillent, ma bouche s'ouvre toute grande.

Seigneur, c'est fichtrement douloureux. Le sang s'écoule et imbibe ma chemise. C'est du satin argenté, elle est fichue.

Je tombe à genoux, les mains crispées sur la blessure. Le sang coule. Ma vie s'en va, bye bye Jack.

Heather s'est redressée elle aussi. Elle a ce sourire mauvais lorsque je lève vers elle mes yeux remplis de larmes.

« Je te demande pardon, dis-je. Pour toi, pour ta sœur, pour toutes celles que je n'ai pas respecté. »

Et cette fois, c'est sincère. On ne pas faire plus. Je ne peux pas piétiner davantage ma fierté. Ce n'est pas possible. Je suis humilié, je suis mort, le sang s'écoule et dans peu de temps je vais m'effondrer. J'ai froid. Mes mâchoires claquent et je tremble de tous mes membres.

Elle éclate de rire. Qu'est-ce que ça signifie ? Seigneur, qu'est-ce que ça peut bien signifier.

« Oh mais je ne m'en fais pas mon cher Jack O'Lantern. Tu vas payer.

_ Je paye déjà bien assez non ? »

Elle se penche vers moi, me caresse la joue du bout des doigts. Je frissonne. Ses lèvres arrivent à quelques millimètres à peine de mon oreille. Son souffle m'effleure, sa langue touche délicatement mon lobe.

« Tout a été millimétré. Ma revanche sera délectable. »

Elle prend ma main poisseuse de sang et y dépose le manche du couteau. Mais que cherche-t-elle donc à faire.

« Adieu Jack. »

Et dans un geste, elle se sert de ma main armée pour planter la lame dans sa propre poitrine. Il y a un craquement et beaucoup de sang. Je pousse un hurlement.

« Non ! Non ne… »

Mais c'est trop tard. Les yeux de Heather se révulsent dans leurs orbites. Ses lèvres laissent échapper un dernier souffle et elle s'effondre. La garce avait bien joué son coup. Elle savait parfaitement où planter la lame pour atteindre directement le cœur. Le poids du corps qui tombe emporte le couteau dont je lâche le manche. Dans les derniers battements de cœur, je vois l'arme tressauter.

Quelle horreur.

Je vomis sur place, en partie sur mes propres genoux. Je suis pris de vertige. Lorsque je me sens revenir un peu à moi et que je vois le corps immobile de la jeune femme devant moi je pousse un nouveau hurlement. La douleur dans mon flanc est trop forte. Je bascule sur le côté, ramène mes genoux contre ma poitrine et laisse l'obscurité m'envahir. C'est agréable cette absence de souffrance soudaine.

Le temps défile.

Il passe.

Et moi je meurs.

« Il est encore en vie. »

« Balisez la zone. »

« Encore un de ces crimes passionnels. »

« Punaise mais regardez, elle doit avoir la moitié de son âge. »

« Quel salopard. Il n'a que ce qu'il mérite. »

La police est arrivée sur place. Mes cris, ceux de Heather aussi, ont effrayé les voisins et l'un d'eux a appelé. Une ambulance m'a emmené à l'hôpital le plus proche. Ma blessure n'était pas mortelle, loin de là même. Cette garde de Heather McHallyster savait parfaitement où elle frappait. Et elle a joué son coup à merveille. Maintenant, le plus drôle, c'est que je me suis retrouvé jugé. Mes empreintes sur le couteau, la scène de crime, des témoins qui assuraient que mon style de vie était plus que moyen, tout a joué contre moi et j'ai été déclaré coupable d'homicide volontaire.

Je suis maintenant une ordure officieuse.

« Sullivan, ton temps est passé. »

Je pose mon stylo et contemple les feuilles que je viens de griser. Je me demande bien pourquoi j'ai écrit tout ça. Quelle idée. Qui donc va s'y intéresser ? J'ai été piégé et de la plus belle façon qu'il soit.

Aujourd'hui, nous somme le mercredi 31 octobre 2012. Aujourd'hui c'est Halloween et on vient me chercher pour l'injection mortelle. Terrible n'est-ce pas ? Je pensais, comme vous, que la peine de mort était abolie, mais non. Apparemment, on la garde pour les pires enflures et moi, Jack Sullivan, surnommé Jack O'Lantern, je vais y passer. Là maintenant.

Fichu Halloween.