C'est par une douce matinée,
Qu'il s'est enfin décidé.
Retourner au coin de cette rue,
Là, où il t'avais aperçu.
Sous la neige et ses fragments glacés;
S'asseoir à tes côtés pour te réconforter.

Ils n'ont pas de quartiers,
Parce que vous les avez rejetés,
Personne n'est là pour les choyer,
Et pourtant ils continuent d'espérer.

Ces deux Êtres aux cœurs brisés,
Perdus sur des chemins isolés,
Se sont tendus la main, pour s'entraider;
Dans ce monde qui les a laissés de côté.
Aujourd'hui ils ne leurs restent plus rien,
Juste quelques souvenirs et des chagrins.

Ils n'ont pas de quartiers,
Parce que vous les avez rejetés,
Personne n'est là pour les choyer,
Et pourtant ils continuent d'espérer.

Sans parents, sans amis pour leurs tendres une mains,
Et sans même un sourire, ni un simple regard humain.
Une vie sans passé; condamné par leurs maux;
Perdu dans le froid, à la recherche de leurs bourreaux
Le temps ne les attendra pas; ils voulaient seulement exister;
Mais sans aucun bruit, ils se sont endormis pour l'éternité.

Evangéline Mélina - 2012