Pour Jonathan, pour cette journée si particulière...

Je tenais aussi à remercier Miss de Lune sans qui ce texte ne serait probablement pas là ...

J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.


Un filet de lumière passait au travers des volets, et vint se poser sur le doux et paisible visage encore endormi. Le silence était total, l'atmosphère calme.

Il était encore tôt quand le jeune homme fut tiré des bras de Morphée, par la fin d'un baisé rêvé. Cette étreinte était si parfaite que sa fin le tira du pays des songes. Il se réveilla donc un peu bougon, mais se décida à ne pas traîner au lit à regretter ce voyage, et profiter de sa journée. Il s'étira comme un chat, tira sur sa couette, s'assit, chercha à taton ses pantoufles, qu'il enfila. Pris une grande inspiration comme pour se donner du courage et se leva. Une fois bien debout, il se dirigea vers la fenêtre au pied de son lit et ouvrit les volets.

Il découvrit un paysage s'étalant à perte de vue, immaculé de blanc, une épaisse et légère couche de neige était tombée cette nuit, et continuait, tel des petits nuages de coton. Il resta quelques instants à contempler ce spectacle qui s'offrait à lui, les flocons dansant un ballet infini. Un courant d'air frais le remmena à la réalité, il ferma la fenêtre et sorti de sa chambre pour se rendre à la cuisine.

En entrant dans la pièce une surprise l'attendait. Une douce odeur de café et de toast flottait dans l'air, le petit déjeuné était entièrement près. Étonné le brun chercha du regard une présence humaine, mais il n'y avait personne, il était seul chez lui, comme la veille au soir lorsqu'il était parti se coucher. En s'approchant de la table au centre de la pièce, sur le plateau de petit déjeuné bien garnit, il aperçu quelque chose sous la tasse, qui ne semblait pas comestible. Curieux il la souleva et il découvrit un petit post-it sur lequel d'une écriture ronde et posée était écrit: "Une petite surprise pour ton anniversaire." le mot n'était pas signé. Suspicieux il se dirigea vers le calendrier aimanté à son frigo, effectivement on était bien le dix novembre. Mais qui pouvait bien lui avoir préparé ça? Sa mère? Non ce n'était pas son écriture, pourtant c'était la seule à avoir les clefs de chez lui... Zut, et s'il avait oublié de fermer la porte? Il fonça dans le couloir et vérifia. Non il était bien enfermé à double tour, de plus la clef dans la serrure, personne n'avait pu entrer, et il était totalement seul il le sentait. Il devait rêver ce n'était pas possible. Il fini par se rediriger vers la cuisine, où il s'assit et après avoir inspecté le plateau et douté un moment sur la probabilité qu'il soit empoisonné, il se servi et dégusta cet étrange repas.

Une fois fini, il débarrassa et rangea, puis remonta dans sa chambre, sorti de son armoire un jeans, un T-shirt et un gros pull en laine blanc. Attrapa dans la panière à linge des sous vêtement propres, et se dirigea vers la porte, dans le fond de la pièce, qui donnait dans sa salle de bain. Il en sortit quelques minutes plus tard, lavé et habillé.

Dans le hall il attrapa un bonnet, du même blanc que son pull et que la neige qui tombait encore délicatement. Il enfila ses chaussures pris ses gants et sorti. Ferma la petite maisonnette, hésita, partir se promener dans le champ blanc et dans la forêt, ou aller au centre ville, flâner sur les ponts et observer les façades d'époque variées, le fleuve semi gelé et les rues presque désertes. Il fini par trancher, ce matin la ville et après midi montagne. Il récupéra son appareil photo qu'il avait oublié.

Il était calme, la neige lui avait fait oublier les petits désagréments de ce début de matinée. Il pris le bus, s'arrêta dix minutes plus loin, puis parti à la recherche de clichés féerique. En fin de matinée, son meilleur ami Pierre l'appela pour lui proposer un petit restaurant. Ils se retrouvèrent donc une demi heure plus tard dans un bistrot pittoresque situé dans une ruelle piétonne de la vieille ville. Ils s'installèrent près de la belle cheminée en briques, dans laquelle deux bûches flambaient, et commandèrent le plat du jour. Le jeune homme raconta à son ami ce qu'il c'était passé le matin même. Il lui parla aussi de son rêve, il lui exprima son incompréhension. Pierre paraissait étonné, mais il connaissait bien son ami d'enfance, ce n'était ni un fou ni un menteur, et ce n'était pas non plus son genre de se droguer, de toute façon s'il avait consommé une substance hallucinogène il l'aurait remarqué, donc il en conclu qu'il pouvait le croire, surtout qu'il n'avait vraiment pas l'air rassuré. Ensemble ils cherchèrent une explication rationnelle, mais ils se trouvaient face à un mur. Si c'était une blague elle était très réussie. Cela les occupa pendant toute la durée du repas. Une fois sorti, de retour dans le calme blanc,avant de se quitter, Pierre sortit de sa poche de manteau, un petit paquet, qu'il lui tendit en lui conseillant de l'ouvrir plus tard. Comme notre jeune protagoniste ne voulait pas froisser son ami, il obéit, bien que la curiosité le rongea. Et il lui promis de le tenir au courant de l'élucidation de cette étrange histoire.

Les nuages s'étaient calmés, il ne neigeait plus, le ciel était moins chargé, les cumulus paraissaient plus légers et moins épais. Tant mieux la randonnée et les photos n'en seront que plus belles.

Le brun quitta la ville pour le versant de montagne plongeant proche de son lotissement. Il entama la montée à travers la forêt, les arbres étaient comme saupoudrés, par endroit certaines branches se déchargeaient. Il était le premier à passer, il traçait son chemin dans cette épaisse couche cristalline laissant ses empreintes de pas derrières lui. La lumière était tamisée par son passage au travers des branches, laissant passer quelques rayons, brillants lorsqu'ils croisaient des cristaux qui pailletaient. Après une heure et demi de marche, il aperçu caché derrière un arbre une fourrure flamboyante d'une renarde et son petit. Il s'arrêta pour ne pas les effrayer, sortit délicatement son appareil photo, vérifia que le flash n'était pas en marche et que les réglages correspondaient et il prit quelques photos, la femelle voyant qu'il ne lui ferait aucun mal fini par sortir un peu plus de sa cachette et se prendre au jeu, tout en gardant un oeil sur son petit.

Soudain le renardeau s'excita, sans raison pour l'instant apparente, mais après un court instant quelque chose glissa et chuta de l'arbre. Le petit animal semblait sonné, le roux s'approcha, le renifla, et lui fila un grand coup de langue, l'autre devait être terrorisé. Le jeune renard se recula, sa mère n'avait pas bougé, et le jeune homme avait contemplé la scène à distance, il pu enfin distinguer l'écureuil allongé qui faisait le mort. Le petit canidé regardait tour à tour la renarde et la bête inerte au pied de l'arbre, son regard était triste, plein de remord. Il fini par retourner au près du petit polatouche le flairant une nouvelle fois, s'assit à ses côtés, une larme discrète glissa le long de son pelage, et vint s'écraser sur ce qu'il semblait considérer comme un ami. La petit bête s'agita légèrement et le jeune roux vint lui faire une petite léchouille, notre randonneur n'avait pas bougé et suivait cette scène avec étonnement, en temps normal le petit quadrupède ne s'en serai pas sorti vivant. Après avoir fait quelques prises irréalistes de ces trois animaux, le photographe reprit sa route vers les sommets.

Le soleil avait même pointé le bout de son nez, le paysage scintillait, c'était une journée splendide, dans un endroit merveilleux, féerique. Après deux bonne heures de marche il atteint le sommet, le ciel était maintenant complètement dégagé, lui offrant un superbe panorama surplombant la vallée. Le blanc dominait mais on pouvait deviner par endroit le feu des feuilles automnales qui la veille tapissait encore toutes les forêts des différents versants. La nature était en spectacle perpétuel pour qui savait l'observer et l'apprécier. Il profita des derniers rayons de soleil, de cette fini d'après midi, irradiant d'une pale lumière toutes ces belles montagnes, laissant un ciel légèrement orangé. Mais il ne s'attarda pas de trop, il ne voulait pas rentrer dans la nuit. Il attaqua donc la descente, se laissant glisser dans la neige comme s'il était à ski. Il fut en bas en moins d'une heure, juste pour le crépuscule.

En traversant la prairie à la cime du bois, il aperçu une silhouette en ombres chinoises qui se détachait de l'autre côté. La neige crissa sous son pied, elle dû l'entendre, l'ombre s'arrêta. Une drôle de sensation s'empara de lui, il fut comme aimanté et se dirigea dans sa direction, il se sentait comme flottant dans l'air, comme si ses jambes ne le portait plus et qu'il était entrain de voler. Puis d'un coup tout redevint normal, il n'était plus qu'à quelques mètres, de cette étrange personne qui lui avait fait un tel effet. L'individu fit un quart de tour, laissant apparaître son profil. Il se figea. Ce visage lui disait quelque chose ... Mais qui est est ce ? La silhouette fini sa rotation et s'arrêta face à lui. C'était, lui semblait t'il, une jeune femme. Une fille, comme il les aimait. Elle ne dit rien, lui était perdu, mais elle l'attrapa par le bras, le guida vers un point stratégique où il vit sculpté dans la neige deux transats. Elle le fit s'asseoir et s'installa à côté. Le ciel était splendide, d'un noir intense, totalement dégagé et net, les premières étoiles faisait leur apparition, le coiffant d'une parure scintillante, qui peu à peu se remplissait, et chose exceptionnellement rare en cette période, une pluie d'étoiles filantes venait animer le décor. L'étrange silhouette, qui l'avait totalement magnétisé, était là assise à ses côtés, mais n'avait toujours pas prononcé un mot. Décidément ce n'était pas du tout une fille ordinaire. Il était comme hypnotisé par ce tableau, quand soudain une lueur verte paru dans le ciel. Il se demanda une nouvelle fois aujourd'hui s'il n'était pas entrain de rêver, une aurore boréale, splendide, mais incroyable en ce lieu. Soit il s'agissait de belle magie, soit il était fou. Il admira encore ce spectacle quelques instants. Un vide, lui arracha soudainement les entrailles, le faisant sortir de cet univers paisible. Il tourna la tête et se rendit compte qu'il était de nouveau seul. La belle jeune fille avait mystérieusement disparu, et avait emporté avec elle la magie de ce spectacle. C'est donc triste et perdu qu'il rentra chez lui.

Il n'avait pas faim, il se dirigea donc directement vers sa chambre. Il enleva ses vêtements mouillés, les mit a sécher, pris une douche bien chaude, et se glissa dans ses draps. Il fit un compte rendu de sa journée, tout se mélangeait dans sa tête. Et se fut lasse et vidé de toute énergie qu'il sombra dans un profond sommeil. Une forme apparue, soudain, il la reconnue, c'était elle, la fille du champ, c'était la fille de ses rêves. Comme celui dans lequel il baignait actuellement. Il rêvait d'elle depuis déjà plusieurs semaines, chaque fois l'histoire évoluait un peu plus, cette nuit là, encore, quelque chose le réveilla lors du baiser. Il ouvrit les yeux, ses lèvres le brûlait, comme si elles étaient en feu. Il avait dû se mordre en vivant se songe. Il se retourna pour se rendormir, mais une surprise l'attendait. Il n'était pas seul, il n'eu pas besoin de lumière pour savoir de qui il s'agissait. Une petite voix lui dit "Tu en auras mis du temps, même les princesses, se réveillent plus vite. Mais joyeux anniversaire quand même." il la remercia, mi gêné mi heureux. Puis la pris, pour la première fois dans ses bras, et l'embrassa passionnément. Ils passèrent une très belle nuit, allant plus loin que ses rêves ne lui avait permis.

Il vérifia qu'elle ne s'en irai plus, et s'endormi paisiblement contre sa belle.

Ce fut la journée la plus éprouvante qu'il eu vécu, mais il avait résolu une partie de l'énigme, et eu le plus beau cadeau d'anniversaire que l'on puisse espérer, l'amour.