Clemens n'osait pas ouvrir le livre, il était petit mais contenait des centaines de pages. Protégé par une couverture en cuir noir car celle d'origine était abîmée sur les bords.

Il gardait précieusement le bien promis d'Alexander sur ses genoux tandis que Wilson gardait les mains sur le volant et vérifiait les alentours pour se repérer mais quelque chose clocha.

«Allan, ce n'est pas la route pour le bureau de la brigade. »Plaisanta le plus jeune en riant mais Wilson n'avait pas l'air de vouloir rire, il tourna à gauche et ne s'arrêta pas.

«Je t'ai demandé de ne pas m'appeler par mon prénom lors de nos services.

-S'il te plaît..tu sais que je ne le fais que lorsque nous sommes seuls..Et puis tu connais mon prénom !

-Alexandre..

-Aah ! J'ai cru que tu avais oublié !

-Déjà que je dois me souvenir qui est ma femme... »

Clemens laissa échapper un cri étouffé.Il n'arriva pas à cacher son sourire.

«Ta femme ne t'attend plus tous les soirs avec ton cigare.

-Ella a pris mes enfants aussi.. »

Les yeux de Clemens se fermèrent, il était désolé pour Wilson car il s'imagina à sa place mais un certain monstre le sortit de sa pitié automatiquement.

«C'est pas ne les aimais pas..

-Ce sont quand même tes enfants..ah tu les aimes quand même.. ? »

Il ne répondit une petite question traversa l'esprit de Clemens avec le souvenir de cette femme qui avait son propre caractère tranchant..où était elle ?

L'itinéraire fut de plus en plus éloigné. Devant la maison de Tharaldsen, le moteur de la voiture se fit couper et les deux hommes descendirent.

C'était une maison à la sortie de Londres, à l'allure plus riche à l'extérieur mais un grand exemple de bon goût se montrait dans les pièces de Tharaldsen, la pauvre femme étant toujours à l'hôpital.

Le plancher en bois réchauffait la pièce et les mobiliers anciens se mélangeaient avec les modernes.

Décoration inté grandes fenêtres encadrées de longs rideaux éclairaient la pièce.

Les bibliothèques étaient remplis de livres intellectuels et d'essais psychologiques.

«Des essais sur tant de maladies..Tu crois que c'est de lui tout ça ?

-Peut être pas est fort mais peut être que ce sont des essais qu'il a lu et qu'il a donné à son amie.

-Tu crois qu'il avait une liaison avec Tharaldsen ?

-Mais est une personne liée au travail.

-Tu vois cet emplacement vide ? Juste assez pour pouvoir placer un livre assez fin.D'après ce que je vois elle range tout ce qu'elle voit.

-Elle peut très bien en donner ou prêter un.

-Jamais ses livres selon son entourage.

Et puis ce n'est pas une coïncidence.

Relève la couverture en vois la signature ? Ce sont ses initiales.

Il faut savoir pourquoi, elle lui a donné ce livre à ce garçon, tu vois que nous ne sommes pas venus pour rien ! »

Clemens sentit un léger picotement dans sa gorge qui évolue comme un battement de cœur.

Au fond, il eut une petite crainte pour de leur première conversation, Clemens avait déduit et sut que le garçon était un enfant emprisonné dans un corps d' fut étrange.

«Pourquoi prêterait elle un livre à ce garçon ?

-On verra... »

Le chemin du retour fut plus rapide que pré journalistes furent partis et l'agent qui termina juste sa ronde aux environs du quartier, salua d'un hochement de tête Wilson et Clemens.

Les deux hommes rentrèrent dans la pièce poussiéreuse où attendait sagement Alexander.

Avant d'ouvrir la porte, Clemens avait prévenu à son collègue que ce jeune homme était sûrement un malade 'il fallait faire preuve de patience et non de dureté.

Les larmes sèches n'enlevaient rien à la beauté innocente d'Alexander.Dès qu'il vit son fameux livre, un sourire radieux se dessina sur ses lèvres abîmées tandis que Wilson s'arrangea de ne pas fixer les yeux.

Comme si ce garçon était l'incarnation même de Méduse ou qu'un chant de sirènes était la parfaite métaphore pour parler de son visage et que Wilson eut peur de se noyer dans un océan inconnu.A peu près la même sensation envers son collègue.

«Tiens ton livre, j'ai rempli ma part du marché, c'est à toi d'accord ? »

Wilson s'indigna tutoyait un suspect ?! Alexander colla son ouvrage contre sa poitrine et embrassa le cuir noir.

«Tu peux enlever la couverture en cuir s'il te plaît ? Deux minutes.. »

Alexander hocha timidement la tête et obé sursauta quand le doigt imposant comparable au manche en bois du couteau favori de son grand père, pointa une signature qu'il n'avait jamais remarqué avant.

«Ce livre appartient à te l'es tu procuré ?

-Non non, il est à moi !

-Alexander..S'il te plaî t'ai demandé de ne plus puis on ne va pas le as tu eu ce livre ?

-Euh...je..me suis promené près d'un grand parc avant de rentrer à la ès joli près du château..

-Excuse moi Alexander, tu veux dire Hyde park ?

-Euh oui ? Je crois.

-A quelle heure ?

-Papa m'a dit de rentrer à la maison le plus tôt possible mais j'ai désobé voulais me dégourdir les jambes avant de faisait nuit et il y avait une averse.

-Les heures correspondent.. » Lança doucement Alexander n'avait pas compris de quoi parlait l'homme à la moustache mais il remarqua que Clemens n'apprécia pas.

Il mordait même sa lèvre inférieure.

-Continue..

-Il faisait trop sombre j'avais il n'y avait presque voulais rentrer à la maison mais j'ai vu une dame qui était allongé avait une robe verte. »

Wilson eut un tic de satisfaction tandis que Clemens frotta son menton.

«Il y avait un sac et..

-Tu as pris quoi ?

-Un livre..et des lettres..

-Pourquoi ? » demanda trop sèchement le plus âgé ce qui déstabilisa encore plus l'enfant dans le corps d' se pencha plus et cria presque, la voix tremblante et les larmes qui menacèrent à nouveau ses yeux.

«Parce que papa ne lit jamais ! Il n'écoute que la radio pour n'entendre que des messieurs parler. Je n'ai jamais eu de livre de toute ma vie ! Si je n'avais pas été à l'école, je suis sûr que papa ne m'apprendrait jamais à lire !

-Et qui est ton papa ? »

Clemens avait le don de bien tourner des perturber ni faire poser trop de questions aux suspects.

«Qui est ton papa ? » Répète plus tendrement avait une idée de l'identité mais plus par précaution qu'autre chose, il préféra l'entendre de la bouche de ce garçon.

«Le monsieur qui était avec toi tout à l'heure ? Celui au pull rouge ?

-Oui..Il ne lui arrivera rien ?

-Il est toujours un suspect. »

Les lèvres d'Alexander tremblèrent à nouveau.

«Il n'a pas fait de mal à cette ..ne la connaissait pas.

-Y a t'il des preuves ?

-Des preuves ? Il ne la connaît pas, je le sais !

-Et pourquoi ?

-Peut être parce que je suis son fils. »

Les yeux des deux inspecteurs devinrent avait un comportement si jeune homme baissa vite la tête, s'excusa et expliqua que l'on a appris des mots à dire dans telle ou telle eut une idée pour avoir ces posa sa jambe droite sur son autre genoux et commença tranquillement.

«Peux-tu nous décrire le programme habituel de ton père ? »

Alexander posa son livre devant lui, joua avec ses doigts nerveusement et réfléchit un bon moment.

«Le matin, après déjeuner, il m'accompagne à l'école et va au travail qui est à deux rues.

Je le sais, j'aime regarder mon père jusqu'au bout parce qu'il me manque trop sinon.

Je rentre tout seul ou je l'attends près de son je ne l'attend pas, je me promène un peu et rentre à la maison après.

Il revient à l'heure du dîner et écoute sa radio sans musique jusque tard et moi je me couche.

Il vient me border et va dormir aussi.

-D'accord..c'est très bien connais l'adresse de son travail ?

-Oui au bar près de mon école.

-Et tu sais où est ton école ? »

Après avoir eu l'adresse de travail de Morelli, le fils, lui, se leva pour demander quelque chose.

«Quand est-ce qu'on pourra partir ?

-Ton père reste un peu, toi plus longtemps.

-Pourquoi ?

-Tu le sauras Alexander..Ne t'inquiètes surtout pas. »

Ils mirent vingt minutes pour trouver le bar en avait en horreur des bars depuis cette affaire de cet homme qui droguait les clients pour extirper de bons pourboires non mérités.

Et il n'y avait pas l'odeur de son cigare favori qu'il aimait tant humer.

Plongé dans la pénombre, l'intérieur du bar n'était pas misérable malgré ç volutes de fumées volaient et inondaient le couple qui dégustait, quelques hommes et femmes au bar et d'autres à table pour lire le barman avait une allure sympathique et enveloppé.

Lui donnant une allure de père noël disait barman était un ami des Morelli et demandait souvent des nouvelles du fils de son ami.

Wilson et Clemens se présentèrent au barman.

«Nous voudrons vous poser quelques est-ce que Morelli finit son service ?

-A vingt heures et il rentre tout seul, les débuts de semaine.A dix-sept heures et demi et son fils vient le chercher, l'autre moitié de la petit gars..

-Est-ce que cette jeune femme est-elle venue ici ? »

Clemens fouilla dans sa poche et tendit la photographie à l'homme corpulent.

-Oui le sept ce mois ci.

-Semblait elle troublée ou quoi que ce soit ?

-Elle était juste venue pour téléphoner.Là bas. »

Il montra de son doigt, un téléphone mural bien dans son coin dans la pièce.A l'abri des oreilles curieuses.

«A t-elle noté quelque chose ?

-Oui sur le bloc note qui est posé à côté.

-Quelqu'un d'autre a utilisé ce bloc note ?

-Non, non.J'en suis sûr que personne n'a utilisé ce bloc note aprè était la seule depuis le mois dernier.

-Bien merci, une dernière chose.A t-elle parlé à Morelli ?

-Une ça ne durait pas longtemps. »

Clemens s'approcha du bloc note ensuite et sortit un crayon qu'il frotta contre le papier et sur le noir du gras du crayon, une écriture féminin apparaissait.

départ du train-20h

Pour aller à la gare en passant par Hyde Park, elle devait être au bar juste tout concordait à merveille.

Ils quittèrent le bar sans un mot et retournèrent au était définitivement dans une sale situation et l'adolescent ne savait rien de ce qui allait l'arriver.

Il lisait l'ouvrage de Tharaldsen, s'humidifiant régulièrement ses lèvres.Même ses chers mots ne réussirent à calmer l'ardente inquiétude qui brûlait la poitrine d'Alexander.

Il ne voulait qu'une chose : rentrer à la n'importe un enfant terrorisé.Il sourit poliment mais déglutit quand Clemens se plaça encore une fois devant lui.

«Ecoute..Ton père va rester ici.

-Pendant combien de temps ? » S'enquit avait les larmes qui coulèrent à nouveau mais plus discrètement que la dernière le regard confus de Clemens pour trouver les bons mots, il sut qu'il ne verrait plus son père avant bien posa une question pour prouver qu'il avait compris la réponse.

«Et..Qu'est-ce que je vais faire ? Je peux me débrouiller pour trouver quelque chose pour rester dans ma maison.

-Non..Justement..On va demander l'avis de ton père même si il importe va t'envoyer dans un endroit où on s'occupera de toi. »

Alexander fut presque outré de cette révé savait qu'il n'était pas très en phase avec les autres mais de là à croire qu'il ne pouvait pas s'occuper de lui même tout seul.Même si son père prenait tout en eut aussitôt une idée du genre d'endroit que Clemens parlait.

Ce dernier se pencha à l'oreille de son collègue qui partit en donnant un premier minuscule sourire de compassion à l' fut étonné mais ravi.

Morelli se faisait du mauvais sang, tout seul dans cette pièce sombre et savait où était son fils mais des tonnes de questions tournaient comme dans une valse dans sa tête.

La chair de sa chair, le sang de son sang..Est-ce qu'il avait peur ? Est-ce que les inspecteurs savaient pour son retard ? Est-ce qu'il était en sécurité ?

Evidemment comme n'importe quel homme, il avait peur pour lui mais une partie de son cœur souffrait pour son père, un vrai.

«Alors ? Qu'en dites-vous monsieur ?

-Eh bien.. » Il mordait ses lèvres, mâchonnait une pâte invisible avant de reprendre tout aussi sûr de lui.

«Il n'y a pas d'autre solution ?

-J'en ai bien peur que non monsieur..Nous connaissons un excellent établissement, il se sentira certainement plus il y aura quelqu'un qui pourra s'occuper de lui.

-Pour..son retard ?

-Exactement.

-Eh bien, vous me donnez une fausse impression de choix inspecteur...

-Si vous n'êtes pas impliqué dans cette affaire, nous le saurons et vous serez bien vite libéré.Mais pour l'instant, pour le bien de votre fils, je vous le demande.. »

Morelli hocha lentement la tê n'avait pas nié le lien de devint enfin raisonnable.

«Ne vous inquiétez pas pour votre fils..vraiment..Il va être entre de très bonnes mains je peux vous l'assurer.. »