Même remarque que pour Révolution, cette histoire a été envoyée au PJE et n'a pas été modifiée depuis. Assez sympa à écrire, l'exercice de style était rigolo à s'imposer. Malheureusement, les juges n'ont pas eu l'air de le remarquer

Bonne lecture !

Le Silence d'01h03.

12 mai 06h45 a.m.

Le réveil sonne. Stephan ouvre les yeux, baille, s'étire longuement et finit par se lever, sa main passant négligemment dans ses courts cheveux roux. Ses yeux gris passent sur son vieux réveil à la sonnerie stridente, qu'il se dépêche d'éteindre : Alex dort encore. Stephan, comme à chaque fois, admire cette beauté pure et naïve que possède Alex, et qui pourtant, cache un être presque démoniaque une fois les portes de l'intimité refermées. On donnerait à Alex le Bon Dieu sans confessions. De longs cheveux noirs attachés en une tresse lâche. Une peau blanche, pâle avec, disséminés un peu partout, des grains de beautés. Petits boutons que Stephan aime trouver avec ses doigts, ses lèvres, sa langue et ses dents. Les longues jambes, fines et délicates, la poitrine, si douce au toucher, le visage ovale, à la bouche purpurine, au nez retroussé et aux grands yeux sombres. Alex a les plus beaux yeux qu'il soit. Des yeux qui changent de couleur, tantôt vert émeraude, tantôt vert forêt. Parfois, sous le coup d'une de ses rares colères – Alex ne s'énerve jamais, Alex est un agneau – Stephan est certain d'avoir vu ses iris devenir noir.

Puis, il va s'observer sur le miroir, presque avec vanité, parce qu'il est beau et il le sait.

De longues années de natation et de tennis lui ont sculpté le torse et les cuisses, lui donnant l'air avantageux des athlètes. Sa poitrine imberbe est légèrement bronzée par le soleil du sud, là où il a passé ses dernières vacances – avec Alex bien sûr. Il est grand, 1m96, et aurait presque une apparence de mannequin. Seul son visage, alors qu'il se rapproche de la glace, lui fait froncer les sourcils. Un menton un peu trop pointu, des yeux trop en amandes, lui donnant un air asiatique, et une mince cicatrice blanchâtre qui court de sa pommette à sa gorge. Il se tire la langue et sourit, dévoilant des dents un peu jaunies par le tabac. Un gémissement le fait se figer, il se retourne pour fixer Alex.

Adorable Alex. Magnifique Alex.

Alex a dix-huit ans, comme lui. Ils se sont rencontrés au lycée. Se sont regardés en seconde, tournés autour en première et ne se quittent plus depuis la terminale. Ils ont emménagé ensemble depuis trois mois, depuis leur Bac en fait. Alex étudiera l'art, Stephan, lui, ne sait pas trop. Il voudrait chanter, vivre de ses chansons. Mais il n'aime que le rock et sans groupe, difficile de faire carrière. Il est incapable d'apprendre un quelconque instrument de musique et de toute manière, c'est un peu tard pour commencer, selon Alex.

Leurs parents étaient contre, bien entendu. C'était « inconvenant ». Mais l'amour n'a pas de convenances et Alex et Stephan le savent, eux. Alors ils sont partis, laissant les deux couples de géniteurs à P, alors qu'ils allaient loin, à T. Alex a envoyé une lettre à ses parents, avec leur nouveau numéro de téléphone. Ils n'ont jamais répondu.

Stephan n'attend plus rien de sa famille. Sa mère est fervente catholique pratiquante, presque intégriste, et réagit mal dès que l'on sort de la norme. Pour elle, on ne doit pas donner sa virginité avant le mariage. Et le mariage se fait forcément à l'église aussi. Quant à son père… Par son amour de la musique, Stephan était déjà un raté. Alors avec l'arrivée d'Alex…

12 mai 07h00 a.m.

Alex émerge enfin, s'appuyant lascivement sur ses coudes pour lever son buste.

« Bonjour, amour. » Murmure Alex en se lovant contre Stephan.

Le matin, Alex aime les câlins. Ses étreintes sont douces et tendres, exactement comme l'est Alex. Stephan ne sait pas comment un tel ange a pu naître sur Terre. Ni comment il était possible que, parmi toutes les personnes disponibles sur le globe, Alex ait pu le choisir, lui.

12 mai 07h15 a.m.

Après un rapide petit-déjeuner – salade de fruits et thé au caramel pour Alex, café serré et tartine de miel pour Stephan – ils s'habillent, s'embrassant entre chaque vêtement. Les mots ne suffisent pas pour exprimer la passion et la flamme qui les animent. Stephan se retient de ne pas baiser chaque parcelle de cette peau vénérée, chaque morceau de ce corps qu'il chérit autant que l'esprit et l'âme. Alex lui a tout donné. Son regard – parce qu'en une seconde, Stephan était son premier et seul amour –, son cœur – parce que c'était un coup de foudre réciproque –, son esprit – parce qu'ils ont eu de longues, très longues discussions le soir, enlacés –, son corps – leur première fois avait été ratée, ils étaient à moitié soûls et Stephan avait joui avant même qu'Alex ne réussisse à lui enlever son pantalon, tant ils étaient nerveux – oui, vraiment tout. Et en échange, Stephan lui avait tout offert. Il avait été jusqu'à sacrifier son meilleur ami, qui ne supportait pas les gens « comme Alex ». Mais pour Stephan, Alex était tout, et il était hors de question de renoncer à cette âme-sœur venue à lui.

12 mai 07h28 a.m.

Alex part en cours, souriant comme toujours de ses dents blanches, un sourire grand et joyeux, respirant le bonheur. Son université est à l'autre bout de la ville, alors Stephan décide de l'accompagner. Puis, il ira chercher un petit boulot, histoire de pouvoir joindre les deux bouts. Ils s'embrassent encore, sourire contre sourire, ravissement contre allégresse.

Alors qu'il allait fermer la porte, Stephan jette un coup d'œil sur l'horloge suisse qui est accrochée dans l'entrée. C'était un cadeau de sa mère, avant qu'il ne parte. Les aiguilles se sont arrêtées, à une heure et trois minutes. Il faudra qu'il la remonte.

12 mai 07h43 a.m.

Les gens les regardent. Ils sont mains dans la main, balançant leur bras, tournoyant dans la rue. Alex l'embrasse sur la joue, Stephan soulève sa main, et dépose ses lèvres sur la peau tiède. Alex rougit et rit. Ils s'embrassent. Il y a des toussotements gênés, des regards qui se détournent. Jalousie ou pudeur ? Une jeune fille les salue avec un clin d'œil, et ils lui font un signe de la main. Ils ne la connaissent pas, mais leur joie de vivre est communicative, et leur amour si vrai, si touchant, qu'il n'est pas possible de le rejeter ou même juste l'ignorer. Alex rit, Stephan appuie sa tête contre la nuque cachée par les cheveux ébènes et respire profondément cette odeur qu'il adore.

Ils s'aiment.

12 mai 08h00 a.m.

Alex part en cours, un cours d'histoire de l'art. Stephan lui envoie un baiser et repart, les mains dans les poches, les yeux brillants. Sa félicité n'a pas de limite et il voudrait que ce conte de fée dure éternellement. Il sautille presque en marchant et un grand sourire mange son visage.

Les gens se retournent sur son passage, observant d'un air méfiant son air heureux. Il ne fait pas bon d'être joyeux quand on doit rentrer dans le moule. Mais Stephan n'aime pas la norme, il n'en fait pas partie, alors il se fiche de ce que pensent les autres.

Il n'y a qu'Alex qui compte.

12 mai 10h27 a.m.

Stephan sort du bâtiment « Pôle emploi ». Son CV est médiocre, on le lui a dit et répété. Il n'obtiendra pas de travail comme ça… Lui qui n'a que son Bac L option art, en poche… Mais il ne se démoralise pas, Alex le gronderait. Alors il va déambuler dans les rues, à la recherche d'un restaurant proposant un métier ou d'un magasin qui aurait besoin d'un vendeur.

Il ira rejoindre Alex à midi, pour aller déjeuner. Et faire du shopping aussi. Alex adore ça, admirer les vitrines et ce qu'elles contiennent. Stephan non, mais que ne ferait-il pas pour Alex ? Pour son amour, son ange.

Alors, en sifflotant, il prend la direction de la fac. Il ne sait pas de quoi demain sera fait, mais tant que c'est avec Alex, il vivra. Tant que c'est avec Alex…

12 mai 11h00 a.m.

Stephan arrive devant un magasin discret et sobre. Une devanture blanche, où sont exposés divers bijoux. L'intérieur est simple, dans les tons bruns et les prix ne sont pas faramineux, ce ne sont pas des joyaux. Des étagères banales, avec juste des vitrines en verre. La vendeuse l'accueille avec un grand sourire, lui présentant des parures. Il hoche négativement la tête et lui expose sa demande. Le sourire se fige un peu. Sans doute l'imaginait-elle célibataire…

Dommage pour elle, mais non.

Il a déjà Alex, et cette femme est loin d'égaler sa beauté lascive.

Il repart, souriant comme un bienheureux, avec sa petite boite dans la poche. Ce ne sera pas une cérémonie officielle, ils ne veulent – ne peuvent – pas se marier dans les règles. Mais ils s'en fichent. Stephan et Alex n'ont pas besoin que leur amour soit couché sur papier pour savoir qu'il existe et qu'il est réel. Bien plus que ne le prétendaient leurs parents. Ce n'est pas une « passade » ou une « erreur de jugement ».

Parce qu'Alex dira oui.

Alex a toujours dit oui. Depuis le début. Sa déclaration elle-même disait oui.

Partout où tu iras, je te suivrai. Mon amour me fera braver chaque mal de ce monde, Dieu et Satan s'il le faut, car il me donne les ailes dont j'ai toujours rêvé. Moi qui étais au sol, j'ai pu me relever grâce à tes yeux et ton sourire. Même dans la mort, même quand la Faucheuse viendra pour moi, je resterai pour voir ton visage tordu par la souffrance d'être en vie quand je ne le serai plus.Chaque minute, je bénirai mon bonheur d'être à tes côtés et de pouvoir embrasser ces lèvres que tant désirent.Et si un jour tu me dis « Séparons-nous », je pleurerais de désespoir et te maudirais pour m'avoir enlevé le cœur et l'âme, parce que mes sentiments sont si forts que je ne serais même pas capable de te tuer par dépit.

Je t'aime Stephan.

Et quand tu mourras, je te suivrai dans la tombe.

Stephan lui avait donné un baiser, et ils étaient partis, main dans la main, prêts à faire face au monde.

12 mai 12h00 a.m.

Alex a souri en le voyant arriver. Stephan lui a pris la main, embrassant doucement ses doigts. Les autres étudiants n'ont pas prêté attention à eux, leur petit rituel est connu. Les premiers jours, il y en avait toujours pour les siffler ou leur adresser des regards fixes dérangeants. Mais leur manque de réaction aidant, les estudiantins ont fini par se lasser.

Aujourd'hui, plus personne ne se préoccupe d'eux.

Stephan entraîne Alex vers un petit restaurant, à quelques minutes de sa fac. Ensuite, ils passeront un peu de temps ensemble, en rendez-vous en tête à tête. Puis, Alex retournera en cours et Stephan rentrera chez eux, éplucher les petites annonces. A nouveau, ils dansent presque dans la rue, s'embrassent à chaque pas ou presque, se regardent dans les yeux en souriant.

Alex a dit vrai. Chaque seconde de bonheur est savourée jusqu'à ce qu'une autre la remplace.

12 mai 12h18 a.m.

Alex ouvre la bouche et avale doucement la bouchée que lui tend Stephan. Ses dents glissent sur la fourchette et sa langue passe furtivement au coin des lèvres, récupérer une goutte de sauce. Stephan l'observe attentivement, puis, hypnotisé, s'avance et embrasse amoureusement ces lèvres qu'il chérit tant.

Un toussotement les interrompt dans ce baiser passionné et le serveur leur demande de mieux se tenir, marmonnant qu'il y a des enfants, et que les hôtels sont faits pour ça. Stephan grince des dents, Alex baisse la tête. Ils finissent leur repas dans une ambiance bien plus tendue qu'auparavant. Une lourdeur s'attarde dans l'air, le silence paraît soudain bien pesant à Stephan. Il maudit le serveur pour avoir blessé Alex.

Stephan déteste quand les yeux d'Alex brillent ainsi.

Alors il glisse la main sous la table et la pose sur le genou droit d'Alex. Il obtient un sourire tremblant en réponse.

C'est mieux que rien.

12 mai 12h35 a.m.

Lorsqu'ils ont fini leur repas, Stephan paie, fusillant le serveur du regard. Alex dit simplement « bye » et ne jette pas un regard aux autres clients ou au personnel, ses longs cheveux cachant son visage rougissant de honte. Et devant la porte, bloquant le passage, Stephan tend la bague à Alex, en rosissant un peu et en détournant le regard. Alex crie de joie et lui saute dessus, embrassant son visage.

Alex chuchote oui, encore et encore, et Stephan rit en faisant tournoyer son Amour.

Ils sont si heureux.

12 mai 12h48 a.m.

Ils sont cinq. Ou peut-être six. Stephan ne se rend pas bien compte, il est occupé à mordiller l'oreille d'Alex, qui glousse légèrement en tentant – sans succès – de le repousser. Ils ont des bouteilles et des cannettes à la main, et Stephan songe avec un peu de mépris qu'ils ne doivent pas être très frais, et se rapproche inconsciemment d'Alex. Le groupe ne semble pas inoffensif… Ils sont dangereux, et se rapprochent d'un air menaçant.

Alex se crispe sous l'étreinte de Stephan qui se demande si ces gars les connaissent.

« On devrait partir… »

Stephan approuve silencieusement, et alors qu'ils font demi-tour une voix nasillarde les interrompt. Une goutte de sueur froide coule le long du dos de Stephan. La voix n'engage pas à la sympathie.

« Hey ! Mais qui voilà… »

Plus de doute, Alex les connaît. Ou bien ils ont eu l'occasion de les voir ensemble. A la fac peut-être… Stephan tourne un peu sa tête. C'est un grand qui a parlé, l'air drogué, mains dans les poches.

« Devriez pas traîner là… »

Alex gémit de peur et se rapproche de Stephan. Un autre est passé devant eux et leur barre le passage. Même s'il est plus petit que son comparse, il semble également dangereux et costaud. Ses yeux de rat fixent les mains unies de Stephan et Alex.

« Oooh… » Murmure-t-il. Et son regard s'illumine d'une lueur sauvage.

Il commence à tourner autour d'eux, sa bouche faisant des onomatopées dégoutées et ses yeux s'écarquillent ou se plissent selon. Ses larbins ricanent, jetant par terre leur blouson ou faisant craquer leurs articulations. Une brusque poussée sépare Stephan d'Alex qui se retrouve entre les deux meneurs. Stephan tente d'aller l'aider mais un croche-pied le fait trébucher. A peine son dos a-t-il touché le sol qu'un genou vient s'enfoncer dans son thorax. Il halète, le souffle coupé. Il entend Alex crier, et essaie de se remettre debout, mais un coup de pied au visage le rejette au sol. Stephan fait la grimace en sentant le sang déborder de sa bouche et couler sur son menton. Un goût de fer envahit sa gorge, il s'étouffe. On le frappe.

Une fois.

Deux fois.

A la troisième, Stephan arrête de compter, se concentrant sur les hurlements de douleur d'Alex. Il ne sait pas ce qu'ils lui font subir mais il voudrait les tuer. La douleur est perceptible dans chaque gémissement qu'il pousse, mais plus que les violences qu'il reçoit, c'est la voix d'Alex, brisée par la souffrance, qui le fait supplier grâce.

La voix nasillarde revient, et il sent que son malheur ne fait que commencer.

« Vous méritez pas de vivre, tarés ! Crevez en enfer ! »

On crache sur Stephan.

Heure inconnue.

Les cris se sont tus.

Stephan ne sait plus quelle heure il est, ou même s'il est encore en vie. Il vogue sur une mer de tourments et son bateau s'appelle désespoir. Il préfèrerait mourir, parce qu'Alex, son ange, son amour, sa raison de vivre, a tant souffert. Parce qu'Alex a subi la pire des tortures, la pire des humiliations, la pire des horreurs.

Quand il a entendu la voix d'Alex se rompre, les sanglots remplacer les cris, Stephan a compris. Et puis, l'un des hommes a murmuré à son oreille chaque geste, chaque mot qu'ils disaient à Alex. Cette torture morale, de savoir Alex si proche sans pouvoir l'aider, sans pouvoir l'empêcher de souffrir, a eu raison de l'esprit de Stephan.

Son Alex.

Il a laissé l'inconscience venir, lui chuchoter des mots de réconfort et s'est laissé bercer par le sommeil. Mais sa tristesse n'a pas disparue. Au contraire.

Elle n'a fait que le hanter jusqu'à son réveil.

15 mai 11h24 a.m.

L'infirmière place les fleurs dans un vase. Il vient à peine de se réveiller, il entendu une voix pâteuse – c'est la sienne, demandant où il est. Il est à l'hôpital, lui dit-elle. Depuis deux jours. Un passant a appelé une ambulance après l'avoir trouvé dans une ruelle adjacente à l'avenue du restaurant où ils ont déjeuné, Alex et lui.

Alex.

Alex !

Il demande où est l'autre personne. Celle qui était avec elle. L'infirmière dit qu'elle ne sait pas. Elle est jolie, avec son rouge à lèvre clair, sa petite bouche, son nez retroussé et ses cheveux blonds. Elle lui sourit, et lui caresse le front.

Mais elle n'est pas Alex.

15 mai 11h47 a.m

La police est venue. Elle lui a tout expliqué. Toute l'histoire. Ils n'ont pas encore retrouvé les coupables. Mais ils cherchent. L'inspecteur, une main sur l'épaule de Stephan (celle qui n'est pas cassée) lui demande s'il a un signalement à donner. Stephan dit qu'il s'en fiche, qu'il veut Alex.

Et puis la détresse l'emporte.

15 mai 12h26 a.m.

Marie et Pierre entrent dans la pièce. Ce sont les parents de Stephan. Ils ont l'air un peu gêné de ceux qui sont venus par politesse et ne savent pas quoi dire ni faire. Ils attendent juste de repartir. Marie regarde autour d'elle, et demande avec ennui :

« Ou est… Alexandre ? »

Stephan hurle.

15 mai 01h03 p.m.

Dehors, il fait beau. Stephan regarde par la fenêtre. Il y a des oiseaux blancs qui volent dans le ciel bleu. A peine voit-on un nuage de-ci de-là.

Mais Stephan s'en fiche.

Il est loin. Avec Alex.

Alex qui est parti voler là où Stephan ne peut l'atteindre. Alex que Stephan aime tant. Alex pour qui Stephan a tout abandonné. Alex qui est mort, torturé par des petites brutes homophobes. Parce que les secours sont arrivés trop tard pour Alex.

Alex, sa raison de vivre depuis leur rencontre.

15 mai 1h05 p.m.

La fenêtre est ouverte lorsque l'infirmière rentre dans la chambre.

Stephan a déployé ses ailes.


Voilà. Pas grand-chose à dire - à part bien sûr, qu'un commentaire ou deux ne tuera personne, et qu'un ou une auteur adore toujours les avis qu'il ou elle reçoit. Même les négatifs (à condition bien sûr, d'éviter les insultes et les critiques injustifiées. Si vous me sortez que c'est nul, ok c'est cool pour vous, mais j'en fais quoi de ça ? Je vais me cacher sous mon lit et je touche plus à un clavier ? Bref. Vous voyez ce que je veux dire.)

See ya~