Note préventive pour quiconque lira ça : je crois pas à la fin du monde. Genre, jamais de ma vie. Mais j'avais envie de publier un truc en rapport avec cet "évènement majeur de nos vies" TOUSS TOUSS. Hem.

Et c'était aussi histoire de rappeler que ouais, si la fin du monde arrive, on est un peu tous dans la merde. (ce qui ne m'empêche pas de me marrer comme une baleine en faisant un compte à rebours débile.)

Disclaimer (parce que quand même, mieux vaut en mettre un ^^') : Je cite volontairement un nombre assez conséquent de chansons. Je vais pas en mettre la liste ici, mais j'en ai pleinement conscience.

Bonne lecture !

(3000 mots... J'ai honte... C'court...)


C'était assez ironique vraiment.

Parce que du coup, ils étaient tous là, à en rire comme des imbéciles. La fin du monde ? Impossible. Franchement, ils sont cons ceux qui y croient – des superstitieux, des intégristes, des idiots. Ce genre de personne. Et les gens normaux, ceux qui avaient un minimum de cervelle, ils ricanaient doucement en se disant, « Hâte d'être le 22, vraiment, parce qu'au moins, y en aura une partie qui se sera suicidé et le reste sera ruiné ! » C'était cruel et gratuit. Mais quoi ! Ils avaient dix-huit ans, croquait à peine la pomme de la vie et la chose la plus drôle à leur yeux, c'était les malheurs des autres. Ah la jeunesse. Ah les Hommes.

Et finalement, c'était eux qui avaient raison (devaient en rigoler comme des bossus, de là-haut ou d'en bas). Nan mais c'était même plus drôle en fait.

Il y avait eu des tremblements de terre, des volcans qui se réveillent et décident d'exploser, la météo qui pétait son câble – tout quoi. On se serait crû dans un film, sérieux. Il avait jamais regardé 2012, mais ça devait ressembler à peu près à ça. Les gens qui crient et courent partout, les gouvernements qu'essayent vainement de reprendre le contrôle (et les gens à leur tête qui essayent de pas paniquer à leur tour), sans réussite d'ailleurs. Deux, trois bombes atomiques pour saupoudrer le tout – parce que c'est bien connu, les bombes atomiques, ça résout tous les problèmes !

. . . Il avait regardé trop de films catastrophes pourris.

Mais bref. Elle était belle la planète bleue, vraiment. Un peu poussiéreuse, d'accord, plus très ronde non plus, il en donnerait sa main à couper, mais bon, on peut pas tout avoir hein ! Y avait beaucoup de débris aussi (et si les verts étaient encore en vie, ils en seraient... Bah verts.). La solitude était en train de rouiller son humour. Forcément, sans public, difficile de savoir quelle blague fera rire. Et c'est là qu'il se rendit compte que ouais. Il était vraiment tout seul. Jusqu'à sa mort.

Oh merde.

« C'était pas censé se passer comme ça ! » Hurla-t-il au décor (ou à Dieu, s'il était par là et l'écoutait). « C'est des conneries ! Un cauchemar ! Ouais voilà. Je suis en train de rêver. J'ai encore trop bu. Ou alors j'ai pris des médocs pas clairs. C'est la faute à Tristan – c'est toujours sa faute de toute façon quand je fais des rêves chelous. Qu'est-ce que t'as foutu dans mon verre espèce d'enfoiré ! »

Mais Tristan était mort. Comme le reste. Comme l'humanité en fait.

Sauf que non, c'était pas possible, supposa-t-il. Il aimait pas les maths, mais si lui avait pu survivre, alors sur les quelques six milliards et plus d'être humains sur Terre, il devait y en avoir d'autres. C'était pas possible autrement, hein ? Il pouvait pas être vraiment... Tout seul ? Enfin si, il était vraiment tout seul là, mais il devait bien y avoir quelqu'un d'autre sur cette foutue planète ! Il fallait juste chercher. Il avait que ça à faire de toute façon. Chercher. Va, va chercher le chien. Perdre espoir, ce serait stupide. Il pouvait tout aussi bien déjà mettre un flingue dans sa bouche s'il abandonnait avant même d'avoir commencer. Avec un peu de chance, il trouverait de la bouffe mangeable sur le chemin. A boire aussi. La poussière lui donnait soif. Et mal aux yeux, parce qu'évidemment, même après la fin du monde, les grains de sable trouvaient toujours le moyen d'aller se foutre dans son œil. Y avait pas de justice franchement.

Il commença à marcher, parce qu'il y avait rien d'autre à faire, sur cette route de compagne où il avait échoué. Il aurait dû aller à Paris. Se réveiller sur les marches de l'Élysée, ça, ce serait la classe. Là, il avait juste l'air d'un pauvre glandu qui marchait vers... Vers où ? Une ville. Plus de chance de trouver quelqu'un. Logique, les gens habitaient plus en ville qu'à la campagne. Avaient habité. Ouais nan, c'était déprimant de penser au passé. Donc, là où les gens habitaient en ce moment même, parce que forcément, il restait quelqu'un. N'importe qui.

C'était pas une blague, il était tout seul, comme un con, à chercher d'autres survivants. Il avait mal au dos, mal aux pieds, son corps n'était pas habitué à un tel effort – parce qu'il avait été élevé dans la modernité, les voitures, les bus, le tram', le métro. Il pleurait un peu (mais il ne l'admettrait pas, parce qu'un homme ne pleure pas, même après la fin du monde). Il était trop jeune pour mourir, se disait-il. Et ça ne faisait que couler ses larmes encore plus fort. Ils avaient des amis plus jeunes que lui. Il avait une sœur, une petite sœur toute mignonne, qui commençait juste à comprendre comment fonctionnait le monde autour d'elle. Est-ce qu'elle était morte, elle aussi ? Un cadavre parmi tant d'autres, perdu dans les gravas de sa maison ? Un sanglot plus fort que les autres le secoua.

« C'était pas censé arriver. » Chuchota-t-il, et la force de son désespoir le mit presque à genoux. « J'étais censé finir mes études, trouver un boulot pas trop chiant et une fille sympa. Ou l'inverse. Ma sœur aurait dû grandir, se trouver un connard de petit-copain à qui j'aurai péter la gueule s'il l'avait faite souffrir. »

Et bordel ça faisait mal. Il était tout seul, à pleurer comme si ça allait arranger les choses, mais il avait tellement mal au cœur. Il était pas croyant, mais là, il aurait pu jurer que c'était une punition divine. Alors quoi ? C'est Dieu ou Jésus ou Allah ou Satan ou peu importe, c'est un salopard de première qui a décidé que bah ouais, on allait se la jouer Noé. Le monde était gris, et il avait juste envie de taper contre le sol jusqu'à ce que ses mains saignent, de s'arracher les yeux et les cheveux. Il voulait mourir, mais il était trop lâche parce que merde, cette vie qu'il l'attendait, c'était peut-être l'enfer, mais il voulait pas crever.

« J'ai toute ma vie devant moi après tout. » Ricana-t-il. Rire amer et brisé. « Y a plus personne à part moi, j'suis tout seul et plus rien ne marche. Faudrait tout recommencer, j'ai pas envie, bordel, j'ai pas envie d'être celui sur qui tout repose. Le berceau de l'humanité est un trouillard qui préférerait être mort avec le reste de son entourage. Et c'est bien ma veine, mais c'est tombé sur moi. Maintenant, faut que je trouve une fille, et j'ai même pas le droit de choisir, parce que si moi je suis Adam, elle, la pauvre, ce sera Ève. Adieu mariage d'amour et d'abandon, bonjour procréation. Si c'est pas beau. » Il avait pas envie de recréer l'humanité. Il était peut-être égoïste et stupide, mais devenir le nouveau Adam, ça lui plaisait à peu près autant que la fin du monde.

Ils en avaient ri en se disant, de toute façon, s'il y a des élus ou un truc du genre, ce sera sûrement pas nous ! On est trop con, trop jeunes, trop peureux, trop... Normaux. Et pourtant, il était là, à se morfondre comme une fillette. Il réaliserait jamais ses rêves, il en avait pas de toute façon, mais il aurait même pas l'opportunité d'essayer. Et ça, rien que ça, ça le tuait. Il voulait vivre normalement. Et peut-être qu'il se répétait, mais qui allait lui reprocher de toute façon. Vie de merde.

« J'en ai marre. J'en ai marre. J'en ai marre bordel, et je sais même pas comment arrêter tout ça. » Il griffait ses bras, dans un vague espoir que la douleur le réveillerait, ou que le choc soit suffisant pour le relever. Il avait mal, tellement mal, il voulait marcher, continuer jusqu'à ce que ses jambes le portent plus (et il ramperait encore et encore) mais il n'y arrivait pas parce que le désespoir le rongeait.

Marcher ? Pour aller où ?

Continuer ? Pour quoi faire ?

T'es tout seul abruti. Y a plus rien. Plus rien à faire, plus rien à espérer. La petite voix lui susurrait des mots gentils, en disant qu'il pouvait bien se laisser mourir. Y avait rien d'autre à faire de toute façon. Qui lui en voudrait s'il laissait tomber ? Il était faible, un pauvre gamin normal, abandonné à lui-même. Il avait pas envie, mais c'était tellement tentant. Abandonner. Y avait une chanson qu'il aimait bien, une qui disait This isn't giving up, this is letting go. Ils parlaient souvent de la fin du monde d'ailleurs, ce groupe. Sauf que eux, ils le voyaient comme étant la faute de l'Homme, pas comme une cataclysme inattendu. Personne ne l'avait vu venir ça. Même ceux qui y croyaient, ils devaient avoir été surpris par la véhémence de la catastrophe.

Il commença à chanter, parce qu'il avait encore de la batterie dans son Ipod et qu'il avait que ça ç faire pour se donner du courage. Son pas accéléra, prit l'allure de la musique entraînante.

« Once upon a time I could take anything, anything ! Always stepped in time, regardless of the beat... »

Il continua à chanter, parce que rien que ça, c'était minuscule mais ça suffisait. C'était un peu comme si son cœur s'était remis à battre, en rythme avec la mélodie et la voix un peu rauque du chanteur. Il avait tout l'album, et il lui restait bien quelques heures de batterie. Autant en profiter, tant que ça durerait. Il n'était pas quelqu'un qui épargnait pour pouvoir consommer (consumer) plus tard. Ça servait à rien, et dans l'état actuel des choses, impossible de savoir de quoi demain serait fait. Alors merde, qu'ils aillent tous se faire foutre, il chanterait et danserait le temps qu'il le pouvait. Il voulait vivre, il s'en rendait compte. Même le désespoir et ses propositions alléchantes de repos éternels n'étaient pas suffisants. Il laisserait pas tomber, parce qu'il y avait encore un peu d'espoir. Même en étant le dernier français sur terre, il parlait un anglais correct, savait parler avec ses mains, pouvait dessiner des petits bonhommes et le minimum nécessaire. Il pouvait communiquer. Même avec des chinois s'il le fallait, il apprendrait. Ce serait long, bizarre, et il fallait d'abord trouver quelqu'un mais c'était possible tant qu'il continuait à avancer. L'album continua à tourner, passant à la fameuse chanson qui parlait de la chanson. Endgame. Le jeu est fini, maintenant on rigole plus. Ils avaient raison les bougres, il avait plus aucune épaule sur laquelle épancher ses larmes, plus de sourires rassurants et de voix chaleureuses lui disant que « tout irait bien ». Il y croyait pas à cette phrase de toute façon. C'était comme dire que non, tout irait pas bien, mais on va quand même te prendre pour un con et te dire que si, parce que bon, mieux vaut vivre stupide et aveugle aux problèmes qu'intelligent et désespéré.

« This is the end of yesterday... » Chantonna-t-il en observant le ciel toujours aussi grisâtre, comme annonciateur d'un orage. S'il était vraiment malchanceux, il allait pleuvoir. De l'acide. Et comme il ne comptait plus vraiment sur la chance, il allait gentiment s'abriter. Qu'est-ce qui pourrait le protéger de l'acide ? Pas grand-chose. Mais ce serait toujours mieux que d'attendre et de voir si oui ou non, il était vraiment, hyper malchanceux.

« Time of death... Punctuated by the bells... The sky turned red. Then came the rain ! » Il chantait avec toute sa rage, d'être le dernier, d'être tout seul au milieu de nul part, trempé par une pluie peut-être mortelle. Mais ses inquiétudes étaient inutiles apparemment. La pluie n'était que ça. De l'eau, trop chaude pour la région mais bon, après la fin du monde, on pouvait s'attendre à quelques changements, hein. Come on let's save our lives. C'était une chanson pour un film ça. Avengers. Très sympa, les méchants qui perdent, les gentils qui gagnent. Youpi, fin de l'histoire. Et lui, il était après la fin de l'histoire, tout seul comme un con à attendre que quelque chose, n'importe quoi se passe. Une ombre, des bruits de pas, une voix, n'importe quoi. Parce qu'à quoi bon être en vie, si c'est juste pour marcher en attendant la mort ?

Il y avait une ville devant lui. Il l'apercevait à peine, mais elle était bien là. Une bouffée d'espoir l'envahit. Là-bas, il y avait des gens. Là-bas. C'était comme si les restes morbides de cette ville sans nom étaient devenus son nouveau firmament. Il se mit à courir, comme si sa vie en dépendait.

Elle en dépendait peut-être remarque.

Il ne voulait pas mourir, mais il deviendrait fou, à chanter jusqu'à devenir muet, juste pour que le silence se taise. Et c'était bizarre, dit comme ça, mais c'était la vérité. Il ne supportait pas le silence. Le silence, c'était l'arrivée de la mort, son signal. Quand il n'y a plus de bruit, c'est que la mort est là, elle attend, elle t'attend. Elle rode sur ton chemin, se cache dans les recoins de ton ombre. Il la sentait presque, dans son esprit un peu égaré par la faim et la soif. Il n'était pas habitué à avoir faim et soif.

Ça n'avait aucun sens. Son histoire – l'after – elle n'avait plus aucun sens. Il se retrouvait dans un monde vide, là où plus rien ne comptait à part la survie et la compagnie. L'homme est un animal social. Qui avait dit ça déjà ? Un génie sans doute. Il avait raison. Il donnerait n'importe quoi pour entendre autre chose que son souffle, son chant ou le bruit de son pas lent et fatigué. Il soulevait de la poussière en marchant, remarqua-t-il. Ses chaussures avaient blanchi, et il toussa en inhalant de la cendre. Dans sa bouche, il y avait un goût de crasse, de pourri. Il voulait boire l'eau dégueulasse du robinet, se laver la gorge avec. Tout plutôt que cette sensation d'immondices coincées dans la gorge.

La ville était vide.

Cette putain de ville qui me rappelle vaguement Nantes... Elle est vide.

Et là, il craqua. Il craqua, parce que bordel de merde c'était son dernier espoir. Il allait pas pouvoir continuer à marcher comme ça. Trouver de la nourriture et de l'eau, tout seul. Mais il avait même plus faim, parce que cette vue, ça vous coupait l'appétit de toute façon.

Des cadavres. Partout, des cadavres.

De toutes les couleurs, dans tous les états, de tous les âges. Des brûlés, des écrasés, des étouffés, des noirs, des blancs, des métis, des jeunes, des vieux, des enfants. La mort ne fait pas de discrimination. Sauf pour lui apparemment. Lui, il s'était foutu de la gueule des gens qui étaient terrifiés par cette date, il avait rigolé comme un taré en regardant des documentaires très – trop – sérieux sur le sujet et maintenant... Maintenant... Pourquoi lui, hein ? Pourquoi pas un héros, un homme politique ou une superstar ? Pourquoi un mec normal qui croyait même pas en dieu ou aux aliens ? Pourquoi un jeune étudiant qui n'a rien d'extraordinaire ?

Pour se foutre de sa gueule à son tour sans doute.

Tout ça, ça devait être une vaste blague que lui faisait subir le destin. Ou la mort. Ou Dieu. Va savoir. Pour lui dire, tu vois, t'y croyais pas, et bah voilà où t'en es maintenant. Observe. Vois. Pleure.

Et au final, quand il en aurait marre, quand il en pourrait plus, il aurait plus qu'à se jeter de la carcasse d'un immeuble ou trouver un flingue encore chargé. Ou se couper les veines avec un morceau de verre brisé. Ou bouffer n'importe quoi dans l'espoir de tomber sur du poison. Le désespoir avait un goût de pourriture. Here I stand, helpless and left for dead.C'était dingue comme les chansons donnaient l'impression de raconter sa vie des fois. Peut-être que c'était ça en fait, qu'il dansait avec le diable et que regarder les décombres de l'humanité, c'était regarder le démon dans les yeux – au risque d'y rester. Et après tout, pourquoi pas ? Qu'est-ce qui le retenait ici, à part toujours plus de cadavres et un Ipod à moitié déchargé ? Say goodbye.

« Peut-être que c'est le moment de dire adieu ? » Il murmura. Dans sa bouche, le goût de putréfaction s'éloigna, remplacé par l'amertume salée des larmes. « Peut-être que je m'imagine des trucs, et que c'est juste un putain de malheureux hasard. Que mon rôle c'est pas du tout de recommencer l'humanité, de repartir à zéro. Qu'en fait, tout ça, c'est juste pour me faire chier et que je suis en train de m'enfoncer tout seul dans la merde. »

Il agrippa ses cheveux et hurla un bon coup. La chanson se termina sur une note pleine d'espoir Hold on. Mais il n'écoutait plus la musique, il se perdait en lui-même, ses yeux fixés sur un immeuble à proximité. Ce serait tellement simple de monter dessus. Les vitres étaient brisées, et s'il faisait attention, il pouvait le faire. Grimper jusqu'en haut. Fermer les yeux et laisser tomber. Leaving in a world so cold, wasted away. Leaving in a shell with no soul... Il compterait les jours, attendant patiemment le moment de sa mort. La délivrance, dans un monde trop vide. Il était trop jeune pour mourir, qu'il disait plus tôt. Ouais, c'est ça. Qui est trop jeune pour mourir ? Personne. La mort n'a pas de préférence d'âge.

Ça sert à rien.

Pourquoi se battre ?

Je vais mourir.

Je vais mourir.

« Sweet Dreams are made of this... » La voix suave de la chanteuse résonna dans sa tête. Une voix innocente et mignonne. Ce film, il voulait le voir. Il l'avait prévu. Il y avait tant de trucs qu'il avait voulu faire. Fêter Noël. Le Nouvel An. Danser. Chanter jusqu'à plus avoir de voix. Je veux pas mourir. Vivre sa vie à temps plein, en profiter jusqu'à la fin. Est-ce qu'il en avait vraiment profité ? La vie c'est de la merde. Y avait une fille de sa promo qui lui plaisait bien. Elle avait accepté un café « un de ces quatre ». Il viendrait jamais ce jour-là.

C'était ridiculement facile de grimper sur l'immeuble en ruines. Ils auraient du mettre des sécurités enfants – pour éviter les blessés. C'était quel immeuble ? Peu importe. La vue était belle. Terrible, mais magnifique, fallait l'avouer. Enfin, du peu qu'il voyait. Il était un peu aveuglé par ses larmes. C'était bizarre d'ailleurs, qu'il puisse encore pleurer. Il avait trop soif. Trop faim aussi. Sa gorge était sèche et gonflée. Il avait envie de vomir. A quoi bon ?

« Allez tous vous faire foutre. » Murmura-t-il. Puis il hurla, parce que merde c'était pas juste, ça devait pas se finir comme ça, c'était un scénario pourri et il en avait marre. Il en avait marre, il voulait pas mourir, mais il avait trop peur, il était terrifié alors il avait pas le choix. Mourir ou survivre, tout seul. Plus jamais seul, suppliait son esprit apeuré. Te fous pas de ma gueule. « FUCK THE WORLD ! »

Les mots résonnèrent dans le vide. Il avait un sourire au visage quand il se laissa tomber. Il allait en enfer ou au paradis ou nul part mais peu importe. C'est fini. Le cauchemar est fini.

Et en plein milieu de sa chute, juste avant de fermer les yeux, il les vit. Il allait s'écraser devant eux. Un rire hystérique lui échappa, pendant la demi-seconde de vie qui lui restait.

Adieu monde cruel.

Jusqu'au bout tu m'auras fait chier, parce que voilà, en fait j'étais même pas tout seul.

Là en bas, y avait des gens. Des gens comme lui. Sauf que lui, il était plus là. Il était mort. Tant mieux, tant pis ?

Peu importe.


Uaip, ça finit comme ça. J'aime bien tuer mes persos par suicide en fait. Bah, du moment que ça m'évite de le faire xDD (NOTE : this is a joke. J'ai pas de pensées suicidaires.)

See ya~ (une review pour me dire à quel point cet OS est stupide/merveilleux/désespérant/triste/chiant ?)