Pour Aarancia.

L'histoire n'est pas finie... et j'avance bien ( j'ai juste un blocage avec le chap 2 qui ne me plait vraiment pas).

J'ai essayé de corriger un max de fautes, mais je suis prête à avoir des MP pour corriger encore


Ils sortaient ensemble depuis quatre mois maintenant.

Lui était en dernière année de Licence de physique et application, il avait rencontré Alex entre deux cours sur la fac. En fait la première fois, ils s'étaient percuté dans la cafeteria, manquant de renverser chacun leur plateau.

La deuxième, elle l'avait surpris sur le parking entrain de taper furieusement contres la roue crevée de sa voiture…

La troisième, ce fut encore une fois à la cafétéria, ou elle s'installa directement à ses côtés pour discuter.

Et là, ce petit bout de femme le charma. Elle était d'un dynamisme impressionnant, et elle avait dans la vie convaincue de faire les bons choix. Ses cheveux long l'avaient nargué pendant un petit moment, et c'est après qu'il ait osé les toucher, qu'elle lui avait demandé de sortir avec lui.

Il ne savait pas si il l'aimait réellement mais ça en avait tout l'air, avec elle il se sentait bien, préférait rester dans un petit cocon avec elle et chaque baisé était apaisant, une sorte de délice, comme si il mangeait une pâtisserie à chaque fois.

Elle avait bien rit, lorsqu'il lui confia sa comparaison.

/-/

Voilà plusieurs fois qu'il avait repoussé la grande présentation familiale, il ne savait pourquoi il refusait à chaque fois. Mais au bout d'un moment il fallait y passer.

/-/

C'est pourquoi lorsqu'elle lui demanda de passer la nuit chez elle… dans sa famille, il paniqua un peu. La première rencontre, cela marquait un engagement un peu important.

Il était moyennement chaud, mais même si à 19 ans, elle était libre de dormir chez lui, elle aimait bien voir son frère et ses parents assez souvent.

Joaquim ne voyait aucune raison de refuser cela, Alexandra faisait déjà beaucoup de concession pour lui. Elle acceptait de le laisser passer du temps sur ses voitures. Elle savait qu'il était passionné de mécanique et le laissait s'amuser à monter ou démonter des moteurs.

- Aller… Chéri, maman nous a fait à manger, il est 19h30… on y va.

Joaquim passa pour la troisième fois la main dans ses cheveux châtains afin de remettre en place un épi. Il croisa son propre regard dans le rétroviseur et fini par admettre qu'une légère angoisse lui tordait l'estomac.

- Joaquim ! C'est bon tu es beau ! S'énerva Alex.

Il fini par sortir de sa 306, dont il était si fier, et ferma les portière à clefs.

Tout pour retarder le moment fatidique.

Alexandra commençait à sentir la moutarde lui monter au nez.

Elle n'était pas de nature patiente.

-Tu te magnes !

Il acquiesça et la rejoignis sur le pas de sa porte.

/-/

Les présentations furent rapides et sympathique. Normal, seule la mère d'Alex était présente.

- Marion, lui dit-elle avec un sourire. Utilise mon prénom plutôt que madame.

Je crois qu'aujourd'hui ce sera un repas à trois. Ton père va rentrer tard, il a appelé il y a dix minutes.

- Et où est Eliot ?

Une ride apparue sur le coin des lèvres de Marion.

- Ton frère est encore en vadrouille, il me fatigue un peu.

- Il savait pourtant !

- Il va venir, ne t'inquiètes pas.

- Oui, juste pour dormir, comme d'habitude !

- Ton frère se remet en question… il faut comprendre.

Alexandra s'énerva réellement.

- Tu parles ! Il nous fait quoi ? Personne ne me comprend ? Soit il a des gouts différents mais ce n'est pas la fin du monde ! Même papa ne lui dit rien ! Il n'a pas encore 18 ans, mettez lui une bonne baffe et collez le dans sa chambre une bonne fois pour toute. Peut-être qu'il vous respectera plus.

Joaquim se mit à regarder les épices sur l'étagère près de la fenêtre.

Il ne voulait pas assister à une dispute entre mère et fille, surtout le jour des présentations.

Soudain son regard fut attiré par une moto qui s'arrêta devant la maison.

Il identifia une Rapidement une Freewind.

Le passager descendit et retira son casque.

- Ca c'est lui, grogna Alex qui s'était approché de la fenêtre pour voir également.

C'était un jeune homme au blouson de cuir et en jean assez classique. Des cheveux blonds comme ceux de la jeune fille, plaqué en arrière à cause du casque.

De loin il paraissait assez quelconque.

Soudain il se tourna vers la fenêtre et se vit observé.

Il regarda Jo dans les yeux et avec un sourire il se retourna vers le conducteur de la moto et lui ôta son casque.

Un visage magnifique apparu, bien proportionné, des cheveux blonds et brillants. Même Alex soupira.

- Au moins il les choisi plutôt beau gosse.

Joaquim compris rapidement ce qu'elle voulait dire par là.

Choqué, il vit Eliot prendre les lèvres de l'autre homme et lui rouler un patin qui n'en finissait plus.

Le jeune homme fut sidéré. A ses cotés Alexandra hurla.

- La honte ! Faire ça en pleine rue !

Et elle courut auprès de son frère.

A travers la vitre Joaquim la vit attraper son frangin par le col de son blouson et le décrocher de l'autre type. Il n'entendait rien mais il se doutait de ce qu'elle était entrain d'hurler aux deux hommes.
Puis il surprit un mouvement à ses côtés.

Marion, leur mère, toujours calme, moins souriante sans doute.

- Il la provoque, il nous provoque aussi un peu… mais il l'adore… il n'aurait raté cette soirée pour rien au monde, j'en suis sûre.

L'homme à la moto remit son casque et après un petit salut et un petit signe signifiant « téléphone-moi » il démarra sur des chapeaux de roues et disparu.
De son côté Alex, toujours furieuse traina son frère dans la maison.

La porte claqua et la sœur et le frère arrivèrent dans la cuisine.

- Je te présente Eliot. Eliot, voici Joaquim, celui que tu devais accueillir avec maman.

- J'avais des choses mieux à faire, il se tourna vers son ainé, ne le prends pas mal, mais j'ai aussi une vie.

- pas de souci, fit celui-ci pressé de voir ces présentations terminé.

A table Eliot fut des plus charmants, à la grande surprise d'Alex qui le regardait avec des grands yeux à chaque fois qu'il ouvrait la bouche.

Charmant, jusqu'à ce que son portable sonne et qu'il décroche sans gêne.

- Eliot, râla sa mère, tu répondras plus tard.

Le jeune homme ignora la remarque et quitta la table le portable collé à son oreille.

Durant les semaines qui suivirent cette rencontre avec la famille, Joaquim se senti de mieux en mieux accepté. Il passa du coup plus de temps chez les parents d'Alex. Il fit connaissance du père, forcément, et appréciait de plus en plus la mère d'Alex.

Marion avait du courage, elle travaillait en tant qu'infirmière gériatrique à domicile. « Je m'occupe des ainés » disait-elle. Elle semblait accepter l'homosexualité de son fils comme quelque chose de normal, et en plus elle était magnifique physiquement, pour ne rien gâcher.

Comme disait le père d'Alex, heureusement que le moule n'était pas cassé, elle lui à fait des copies conformes pour enfants. Et c'était vrai, Alex et Eliot ressemblait énormément à leur mère.

/-/

Au bout de deux mois environ, ils virent Eliot changer. Soit, la majorité approchait, il semblait de plus en plus réfléchit et plus calme.

La première impression de Joaquim concernant le frère d'Alex se confirmait.

Agréable et drôle il n'en était pas moins assez imbu de lui-même et constant sur sa non constance.

Il semblait être très intelligent, comme semblait le sous-entendre sa mère, mais il passait son temps à draguer ou sortir, gâchant ses chances de réussir ses examens.

Alex elle disait qu'Eliot réussirait surement son BTS MCI haut la main, il avait une mémoire phénoménale et surtout était passionné par un sujet : les moteurs et principalement ceux des motos.

Ensuite, son objectif semblait un peu flou, mais il n'avait pas l'air de s'en soucier.

Par contre vis-à-vis de sa sœur et de son homme, son comportement variait. Il passait d'un sourire ravageur, à un style affable et parfois agressif.

Niveau cœur, il semblait prendre un malin plaisir à ramener des gars différents toutes les semaines.

Apparemment présenter ses mecs à ses parents ne semblait pas impliquer un engagement.

Et ce qui semblait l'amuser le plus en ce moment, était de cumuler les conquêtes sous les yeux du jeune couple.

Un exemple qui resta en mémoire de Jo.

Avec Alex ils revenaient de balade.

Enfin comme disait Jo, une balade se faisait normalement sans but précis, mais apparemment Alex ne voyait pas les choses ainsi. En fait, elle ne savait pas flâner et partant toujours au pas de charge lorsqu'elle allait quelque part.

Joaquim lui aimait regarder la nature, observer les gens, les nuages. Trainer.

Alex aux côtés de son compagnon acceptait de ralentir un peu et de bailler aux corneilles, mais pas au-delà d'une demi-heure. Ce qui en soit était un bon début.

Ainsi, ils rentrèrent de balade tout en discutant de leur avis sur un article qu'ils avaient lu.

- Tu penses réellement qu'une guerre résoudrait tout ?

- Non pas forcément une guerre mais pour que les choses changent il faut que les gens fassent une sorte de coup d'état.

Ils se déchaussèrent dans le hall d'entrée.

- Oui mais quand tu vois ce que ça a donné au… Oh ! Eliot !

Sur le canapé, Eliot torse nu, était assis à califourchon sur un homme qui lui était allongé de tout son long.

Il était assez jeune et bien fait et selon une des phrases classiques d'Eliot, « canon pas moins ! ».

- Eliot ! Bon sang, tu n'aurais pas une chambre ici par hasard ? Hurla sa sœur.

- Je pensais qu'on serait seul.

Le jeune blond se leva et fit signe à son ami de faire de même.

Joaquim se demanda si ce n'était pas une mise en scène. Autant l'un tout gêné, essayait de cacher l'érection bien évidente et n'arrivait pas à fermer son jean. Autant l'autre ne semblait pas avoir la gaule et limite semblait heureux que leur câlin s'arrête. De plus, Eliot lui, ne fit aucun effort pour se rendre présentable.

Jo se garda bien de faire une remarque.

- Hello sœurette, fit le frangin, quand je vous ai vu partir je pensais avoir le champ libre.

- Bah tien ! Et c'est connu, je sors toujours sans sac à main !

Elle désigna son sac qui se trouvait au pied du meuble TV.

- Ouais bon… Elle est bien courte ta balade, je pensais avoir plus de temps. Si j'avais su je n'aurais pas fait de préliminaire.

Alex rougit, son frère n'avait donc aucune décence ?

- Comme si je baisais sous ton nez moi !

Sourire goguenard, le compagnon du jeune homme se rhabilla complétement et enfila sa veste de cuir.

- Eliot, c'est bon, je vais y aller.

Mais Eliot ne l'écoutai pas, toute son attention était focalisée sur sa sœur.

- Moi je l'ai déjà fait sur ton pieu tu sais ?

Alex eut l'air de faire une crise d'apoplexie. Joaquim trouva préférable d'attraper sa belle, et de la diriger de force vers la cuisine.

- Non mais tu te rends compte de ce qu'il a dit ? Mon lit ! Je ne pourrais plus dormir dedans !

- Alex, tu prends tout à cœur. Il ne fait que te charrier.

Mais Joaquim n'était lui-même pas convaincu de ses dires.

En tout cas, le garçon du jour ne réapparu jamais dans la maison