Hey! :D

Trois favs et pleeein de review's, je suis happy! Et comme je suis happy, j'ai décidée d'être gentille avec vous donc voici la suite! Petit cadeau de ma part pour remercier les reviewers :) Par contre je tiens vraiment à m'excuser pour la mise en page bancale du chapitre précédent, je me demande si j'arriverai un jour à apprivoiser FPcom ^^"

Iziza: aah oui! Un de mes moments préférés jusqu'à présent :D je suis contente que tu aimes ce chapitre :) Quand à Uliel... Voilà quoi ^^ (comment ça c'est pas une réponse :p) Sache juste que l'histoire n'est pas finie et qu'ils n'ont pas fini de souffrir parce que je suis une sadique dans mon genre *gnirak gniark* Pour l'éventuel changement de style, c'est possible, c'est une histoire que j'ai commencée il y a longtemps et que j'ai reprise plus tard, la jonction est peut-être là (ou pas à vrai dire j'en sais plus rien - et on s'en fout) Juste tant mieux si ça te plait! Et balance la faute, je corrigerai ;) en te remerciant.

Yunoki: merci :D moi aussi je l'aime (m'enfin je suis tellement pas objective), d'ailleurs je continue à regretter de pas l'avoir fait hétéro mais bon :p Et je suis contente de voir que quelqu'un comprend un petit peu Adam (pauvre petit, c'est pas facile pour lui)

Laska: j'aurai pas été contre non plus mais j'avais hâte d'arriver au baiser alors heu ben tant pis pour la baston (c'est quand même mieux le baiser non?) Ces trois garçons ont chacun leurs petits problèmes (Uliel aussi remarque) et ils les gèrent comme ils peuvent, parfois pas très intelligemment j'avoue (mais les perso parfaits c'est chiant :p) Et ils n'ont pas fini de merder comme tu vas le voir pas plus tard que tout de suite ;)

Tamir: je suis contente que l'histoire continue de te plaire :) Effectivement, pour le moment c'est mal barré (et ça va l'être encore un peu parce que j'aime les faire souffrir mes petits loups :D)

Narie: Je suis contente que tu ne te contentes pas d'un smiley :) Non mais t'as raison, les chapitres sont un peu courts, je m'en excuse, mais j'ai pris un rythme de deux POV's par chapitre, je trouve que ça donne bien alors :) Ahah que d'interrogations! Je ne pourrai malheureusement pas y répondre, sauf peut-être une chose: une confrontation directe à ce stade de l'histoire ça aurait été trop facile ;)

La suite tout de suite sur vos écrans!


Adam

La nuit a été courte et je ne me sens pas au mieux de ma forme. Les images de Cassandre ont tournoyé dans ma tête, prenant un malin plaisir à tenir le sommeil à distance et quand je me suis enfin endormi, ça a été pire. Il était dans tous mes rêves, imprégnant chacune de mes pensées. Assis au pied de l'arbre, la main en sang dans son salon, sortant de la douche, allongé nu dans l'étang, joyau tout à fait à sa place dans cette caverne d'Ali Baba, le visage éclairé par le bout rougeoyant de sa cigarette, transfiguré par sa passion pour le chant. Et toujours sa voix en fond sonore, l'impression de son corps pressé contre le mien. Oui, vraiment une sale nuit. Je ne comprends plus ce qu'il m'arrive. Oui, il est beau, oui, il est fascinant, oui il est attirant mais je suis hétéro nom d'un chien! J'en étais si certain, pourtant aucune image de fille ne soutient la comparaison. Je suis mal.

« Adam! On y va! Tu viens? »

La douce voix de ma mère me tire de mes songes. Je contemple la moitié de croissant qui trône dans mon assiette depuis une demi-heure sans que je daigne y toucher. J'ai pas faim et une boule dans le ventre. Cassandre ne s'est pas montré et je pense qu'il ne le fera pas tant que Saskia sera là. Mais je le vois demain. A cette idée, mon cœur fait un saut périlleux dans ma poitrine. Je ne suis pas sur d'aimer cette nouvelle situation. Mais le sortir de ma tête me semble pour le moment impossible. Je me lève et quitte la salle à manger.

.oOo.

Aujourd'hui, école. J'éprouve un certain entrain à cette idée, ce qui ne manque pas de surprendre mon père qui me dévisage d'un drôle d'air. Hors de question que je réponde à sa question silencieuse. Je hausse les épaules et me dépêche de quitter les parages. Je suis si pressé que, pour une fois, j'arrive à l'avance à mon arrêt de bus. Le chauffeur, avec lequel je m'entends bien et qui a pris l'habitude de m'attendre, me lance un regard surpris. Oui ça va j'ai compris, mon enthousiasme parait suspect. Je marmonne une histoire de réveil avancé par ma mère, ce qui le fait bien rire et part m'asseoir au fond du bus. Je suis à peine descendu que je repère la silhouette d'un blond bien connu mais je n'ai pas le temps de faire un pas que Matth me tombe dessus, un énorme sourire aux lèvres. En trois jours, il a trouvé le moyen de bronzer ce con et il bonne mine même s'il a l'air fatigué. Ils ont dû rouler toute la nuit. Je sens que je vais encore être charger de le secouer quand il piquera du nez en cours.

« Alors vieux? Tu t'es pas trop emmerdé à ce mariage? Vraiment désolé hein mais tu comprends qu'on pouvait pas revenir te chercher! »

« T'inquiète, c'était pas si mal que ça finalement! »

Plutôt bien d'ailleurs. J'évite comme je peux de répondre à l'avalanche de question dont Matthias me couvre. Je prends le parti de le lancer sur les quelques jours qu'il a passé à la mer bien que les réponses ne m'intéressent pas vraiment. Je me suis fait à l'idée que je n'arriverai pas à voir Cassandre avant le début des cours. Je passe donc toute l'heure de français à fixer la nuque blonde quelques rangées devant moi. Il a de nouveau enfilé ses vêtements plus que serrant mais ça me dérange moins qu'avant. Au contraire, je ne peux m'empêcher de remarquer combien ceux-ci mettent son corps en valeur.

La fin de l'heure sonne et je bondis presque de ma chaise. Je n'ai plus cours avec lui après. Autant l'attraper avant qu'il ne disparaisse à nouveau. Malheureusement, il est aussi rapide que moi et, étant plus proche de la porte, est déjà dehors quand j'arrive à l'intercepter.

« Hé! Attends-moi. »

Il se retourne lentement et là, j'ai un choc. Posée sur son visage comme un masque, son expression de froideur indifférente, dédaigneuse et légèrement moqueuse est de retour. Ses yeux glacés ne sourient pas et je me rends compte à quel point je me suis vite habitué à le voir plus ouvert, presque chaleureux, souriant comme il sait si bien l'être. Rien de tout cela aujourd'hui et cela me fait mal. Je m'étais mis à tellement apprécié ce garçon plus naturel, ce garçon que je sais être lui, pas cette façade qu'il oppose à tout le monde pour ne pas qu'on l'approche. Il me fixe sans sourire et j'ai l'impression que ces deux jours n'ont été qu'un rêve. Il ne parait pas me considérer autrement qu'avant le mariage et je me rappelle pourquoi je l'évitais alors. Son regard me met mal à l'aise. Un sourire un coin sans âme étire ses lèvres.

« Tu ne devrais pas m'approcher, tes amis vont se poser des questions. »

Il désigne d'un mouvement sec de la tête quelque chose derrière moi. Je me retourne. Matthias, Nicolas et Théo me regarde d'un air surpris et légèrement... quoi? Dégouté? Peut-être... Je grimace et revient à Cassandre... qui a profité de ce bref moment pour se fondre dans la foule des élèves en quête de leur local. Je soupire. Okay. Il veut m'éviter, tirer un trait sur ce qui s'est passé? Je ne peux pas l'en empêcher même si j'aimerais bien... Je reviens vers les autres en pensant à la touche de tristesse que j'ai cru déceler dans la voix de Cassandre. Ce n'est probablement qu'un effet de mon imagination...

« Qu'est-ce que tu lui voulais? »

Le ton de Théo est légèrement... agressif. Je hausse les épaules.

« Rien d'important, un truc sur Shakespeare... »

C'est loin d'être inconcevable, tout le monde sait que Cassandre est un passionné de littérature et que moi... ben... pas. Les autres rigolent.

« A voir ta tête, il t'as envoyé voir ailleurs s'il y était! Tu sais pourtant qu'on ne demande rien à sa Majesté le Petit Prince Blond Cassandre Alténa. »

Je me force à rire parce que c'est ce que je ferai normalement mais le cœur n'y est pas. Un petit prince... Ils n'imaginent même pas à quel point cela est vrai. Et ne plus le côtoyer me semble inconcevable!

.oOo.

Cassandre m'évite. Après plus d'une semaine, j'en ai maintenant la certitude. Même si je n'y prêtais pas vraiment attention, je me souviens fort bien que je le croisais régulièrement avant. À présent, c'est à peine si j'arrive à l'apercevoir à la cantine. Il arrive à la dernière minute en cour, quitte la classe le premier, disparait pendant les temps libres et je ne tombe jamais sur lui au détour d'un couloir. Donc il ne veut plus me voir. Et je dois avouer que je ne comprends pas. Qu'ai-je bien pu faire pour provoquer une telle réaction? On dirait que ma vue le gêne ou le blesse. Je n'avais pourtant pas l'impression qu'on s'était quitté en mauvais termes. Ou alors est-ce que je le dégoute? Cette idée me fait étrangement mal. Est-ce qu'il ne me trouverait pas digne de lui? Honnêtement, je sais que je suis plutôt beau, mais avec Cassandre on n'est jamais sur de rien.

« Adam, t'as une idée de pourquoi ce pédé n'arrête pas de te fixer? »

La question de Matthias me sort brusquement de ma réflexion.

« Hein? »

« Ne me dis pas que t'as rien remarqué! Ça fait plusieurs fois que je vois son regard s'attarder sur toi! Tu veux que j'aille lui casser la gueule? »

Non, je n'ai rien remarqué. Il faut dire que depuis que je sais qu'il m'évite, je fais mon possible pour faire pareil. Mais je me suis peut-être trompé. Apparemment, il s'intéresse toujours à moi. Et cela me fait très plaisir. Je m'efforce de dissimuler ma joie à Matth qui ne comprendrais certainement pas et fais un geste de la main.

« Pas la peine... »

En tout cas, ce qui est sur, c'est que je ne le dégoute pas, et qu'il ne regrette pas. Mais alors pourquoi ce silence, cette indifférence? J'ai besoin de savoir!

.oOo.

Je ne savais pas à quoi je m'attendais en débarquant devant chez Cassandre mais certainement pas à cette grande maison résolument moderne, toute de bois et d'acier poli, à mille lieues du manoir de Valoeil. J'hésite tout à coup. Que va m'apporter cette visite au juste? Ne vais-je pas avoir encore plus mal en ayant la confirmation qu'il ne veut pas de moi? Je hausse les épaules. Après tout, mieux vaut que tout soit clair. Peut-être alors arriverai-je à l'oublier? Je frappe résolument à la porte avec le heurtoir de bronze qui parait un peu déplacé. Je reconnais tout de suite la grande femme blonde qui vient m'ouvrir. Je vois qu'elle semble un peu surprise de ma venue. Il n'y a pas qu'elle! Je me demande toujours où j'ai bien pu trouver le courage de me trainer jusqu'ici. Je lui souris et elle me fait signe d'entrer. L'intérieur est... étonnant. Tout y est blanc. Les murs, les meubles, l'épaisse moquette qui couvre le sol. Mais partout des tâches de couleur éclatantes. Les arabesques vertes peintes dans l'entrée, les coussins bleus des chaises de la cuisine, les tableaux orangés suspendus dans le salon. C'est stylé c'est sur mais je ne suis pas certain d'aimer.

« Adam! Quel plaisir de te voir! Tu as des nouvelles de ta sœur? »

Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche qu'elle continue:

« Tu viens voir Cassandre je suppose? Je te préviens il est... morose depuis qu'on est revenu... »

Son beau visage s'est assombri. Elle se fait du soucis.

« C'est en haut. Première porte sur ta gauche. »

Tout en grimpant les escaliers je pense à la morosité de Cassandre. A quoi est-elle due? Au mariage de son meilleur ami ou à moi? Et comment va-t-il m'accueillir? Je ne me fais pas d'illusion, il risque d'être mécontent. La porte est entrouverte mais je toque quand même avant d'entrer. Puisqu'il ne me répond pas, je pousse le battant de bois. J'ai l'impression d'être devenu aveugle tant mes yeux habitués à la blancheur ne distingue plus rien dans tout ce noir. Les murs sont noirs, le parquet est noir. Mais au plafond, peinte avec une étonnante précision, il y a la carte du ciel. Je me demande si c'est Cassandre qui en est l'auteur. On dirait qu'on s'est amusé à tirer au fusil de paint-ball sur la commode. De grandes taches blanches émaillent la peinture noire. Des peintures toutes en nuances de gris représentant un jeune garçon au cheveux noirs et à l'air mélancolique dans différents endroits parsèment le mur. Vu le chevalet qui traine dans un coin, je ne doute pas que ce soit l'œuvre de celui que je suis venu voir. Cette chambre parait beaucoup plus personnelle que celle du manoir. Je m'intéresse enfin au lit de fer forgé où est étendu Cassandre. Il a enlevé le tee-shirt col V rose pâle qu'il portait à l'école, ne gardant que son jeans artistiquement délavé d'un grand couturier qui coute surement plus cher que tout ce que je porte. Un de ces casques perfectionnés qui permettent d'écouter la musique avec un son parfait couvre ses oreilles. Cela explique pourquoi il ne m'a pas entendu frapper. Comme s'il avait brusquement pris conscience de ma présence, il ouvre soudain les yeux. Il enlève son casque et j'observe la contraction de ses abdos lorsqu'il se redresse en position assise.

« Qu'est-ce que tu fais là? »

Il n'est plus temps de rêvasser à présent.

« Je suis venu te parler... »

« Sans blague! »

Le ton cinglant me heurte. Il ne s'est jamais adressé à moi comme ça.

.oOo.

Cassandre

Même à moi, ma voix me parait excessivement sèche mais le voir dans ma chambre me terrifie. C'est comme la concrétisation d'un rêve que je sais pourtant totalement et irrémédiablement inatteignable. Cela me fait mal. Et j'ai peur. Peur de ce qu'il va me dire, peur de ce que sa présence ici implique, peur de mes réactions surtout. Me tenir éloigné de lui a été un vrai martyre. Ne plus pouvoir le regarder, lui parler, tout cela a été plus difficile que je ne l'avais envisagé. Je n'ai cependant pas pu résister à la tentation de l'observer en douce mais j'ai dû m'arrêter quand ce Matthias m'a remarqué. Pas envie de me faire casser la gueule par cet homophobe notoire, même si étymologiquement ce n'est pas le bon terme. Aucune importance, je divague. Il reste immobile face à moi et je sais qu'il regrette. Je prie pour qu'il décide que je ne suis qu'un débile fini qui ne mérite pas son attention et qu'il s'en aille. Pitié qu'il s'en aille! Mais il ne bouge pas. Il se contente de me regarder avec ses yeux de chat, comme s'il essayait de me comprendre. Finalement, il avance d'un pas et s'assied au pied du lit. Je ne dois qu'à ma parfaite maitrise de moi de ne pas bondir loin de lui, comme si sa présence me brûlait. J'arrive même à empêcher mes muscles de se raidir. Je le regarde avec cette indifférence et cette froideur qui me sont coutumières. Jamais je n'ai autant aimé ce masque que je me suis entrainer à arborer.

« Pas besoin d'être vexant. Je veux juste savoir pourquoi tu m'évites. Je pensais qu'on était devenu... pas tout à fait des amis mais presque, non? »

Je retiens un ricanement. Des amis? Heureusement qu'il n'est pas dans ma tête, il perdrait vite ses illusions de bisounours égaré. Je n'ai jamais voulu être ami avec lui, juste le baiser. Du moins, je le croyais. Et le fait que j'aspire à plus à présent m'indispose particulièrement. S'il pouvait juste ne pas exister, ma vie serait tellement plus facile! Il attend une réponse et j'opte pour une demi vérité.

« Non. On ne sera jamais des amis Adam. J'ai trop envie de te baiser pour ça. »

J'espère le choquer, lui faire peur, pour qu'il me laisse tranquille, enfin! Mais la surprise se marque à peine sur son visage, le temps d'un battement de paupière et il est redevenu neutre. C'est qu'il deviendrait presque aussi bon que moi, le garçon. Il fait alors quelque chose de totalement inattendu. Il se lève et se penche vers moi, si près que je peux inspirer à plein poumon son odeur de musc, d'herbe et de senteur marine mêlée à celle du cuir de son blouson.

« Et bien fait le, qu'est-ce que tu attends? »

Proposition terriblement tentante s'il en est. L'espace d'un instant j'imagine la scène mais je la repousse violemment. Je ne peux tout simplement pas. Pour la première fois, je préfère passer du temps avec un mec plutôt que de le prendre. Et je sais qu'il dit ça pour me provoquer, pour me forcer à réagir mais qu'il n'est pas gay. Si je le force, il va me haïr et, bien que ce serait la solution idéale pour l'éloigner de moi je sais que, si jamais je couche avec lui, je ne pourrai plus jamais l'oublier. Je me relève brusquement, le forçant à s'éloigner.

« Non! »

Il parait surpris par mon cri. À vrai dire, moi aussi.

« Pourquoi? »

« Tu n'es pas gay Adam. Et on se côtoie tous les jours. Je ne veux pas que la situation soit encore plus tendue. »

« Ce n'est pas toi qui a dit 'La plupart des hommes ont, à un moment de leur vie, une espèce de curiosité plus ou moins forte envers leur propre sexe. Moi je ne fais qu'en profiter'. Si je te donne mon accord qu'est-ce qui te retiens d'en profiter justement puisque tu viens d'avouer que tu me veux? »

Je ne sais pas ce qui me sidère le plus: qu'il se souvienne mot pour mot de mes paroles ou qu'il me force presque à coucher avec lui. Jamais je n'aurai cru Adam capable de ça. J'ouvre la bouche pour répondre mais en un instant, il est contre moi, sa bouche sur mes lèvres et c'est le black-out total dans ma tête. Il n'y a plus que lui, son odeur, la douceur de ses lèvres. Un frisson m'électrise le corps. Il me pousse légèrement en direction du lit mais avant de basculer je me retourne et c'est lui qui tombe. Je m'allonge sur lui et il m'enlace. Nos souffles se heurtent, nos corps se pressent. J'en ai terriblement envie et lui aussi vraisemblablement mais il ne sait pas dans quoi il s'engage. Physiquement, n'importe quel mec peut bander pour un autre mais c'est dans la tête que tout se passe. Et je dois être sur que le mental suive avant de continuer. Ça me ferait trop mal s'il me repoussait. Je n'en reviens pas d'être encore capable de penser à peu près correctement alors que la réalité de la situation pénètre lentement les couches de mon cerveau. Résolument, ma main empoigne son sexe à travers le jeans tout en frottant la mienne contre sa cuisse. Et là, je sens ce que j'appréhendais. Il se raidit et à un mouvement de recul, même si, honnêtement, il ne peut pas reculer de beaucoup. Je saute à bas du lit et le considère froidement. Les jeux sont fait, il n'accepte pas l'idée qu'un mec le touche, c'est inutile de continuer. Il se redresse lentement, l'air perdu par mon repli soudain et par la tournure que prend la situation.

« La preuve est faite, tu n'es pas gay. Et je ne coucherai pas avec toi dans ces conditions. Maintenant sors de ma chambre. »

« Mais - »

« Dégage Adam, tu me fatigues! »

Il me fixe, blessé puis s'en va sans dire un mot. Je m'abats sur mon lit mais me relève immédiatement. La couette sent Adam. Génial, je vais devoir changer mon lit à présent!


Alors ça va? Vous me détestez pas trop? Je sens qu'Adam va encore remporter tous les suffrages ^^

:) :/ :( ?

La suite ASAP ;)

S.