Seul, perdu et errant dans la brume,
Mon sourire s'efface quand vient la lune,
Alors je dois ramasser les débris formés par mon coeur,
Et puis me soigner par l'épine de cette fleur.

Seul, perdu et errant dans la brume,
Je peux enfin me retrouver sous les traces de ma plume,
Décider de mon sort avant la lueur de l'aurore,
Et guérir chaque lambeaux de mon corps.

C'est un poison que je m'impose;
Tout les soirs, sous forme de prose,
Je m'injecte ce doux venin au parfum de rose.

Petite fleur, sur le sol, fanée,
Se repose ainsi à mes côtés,
Victime de mes peurs,
Elle me soulage à chacun de mes pleurs.

Petite fleur, sur le sol, fanée,
Tu es l'objet de mes pensées,
Ta joie se noie dans un triste émoi,
Car loin de toi, je m'efface pas à pas.

C'est un poison que je m'impose;
Tout les soirs, sous forme de prose,
Je m'injecte ce doux venin au parfum de rose.

Tandis que la douleur m'isole, tu a infecté mes veines.
Faisant de ton absence ma plus grande peine,
Je vais vivre cette nuit comme étant la dernière,
Pour finir éternellement aux côtés de ma meurtrière...

Evangéline Mélina - 2013