Bonjour, bonsoir, me revoilà avec cette fois-ci le résultat d'une vraie pulsion. Record, j'ai écrit le temps d'une chanson ! Lonely World de Limp Bizkit, ça m'a tout de suite mis la puce à l'oreille, je voulais écrire vite, taper dans ce que je veux (ce qui a pas trop été le cas mais bon). Donc voilà, c'est très très court, mais j'espère que ça vous plaira. Bon, je suis pas encore faite pour les textes joyeux, désolée... ^^'

Bonne lecture !

Infos:

Nom: Défier les lois

Genre: OS- Spirituel/ Angst

Rating: T

Résumé: Les toits paraissent sans fin, ici c'est toi qui décides. T'es juste en haut, en haut de quoi, va savoir. Y'a d'autres trucs en dessous de toi, pourtant, mais tu dois te contenter de ce que tu as. (...)


Les toits paraissent sans fin, ici c'est toi qui décides. T'es juste en haut, en haut de quoi, va savoir. Y'a d'autres trucs en dessous de toi, pourtant, mais tu dois te contenter de ce que tu as. Tous en rang, en étages... Nan, en fait, tu veux pas de ça. T'ouvres grand la fenêtre, tu sens l'air envahir tes poumons mais cet air est pollué, et toi t'es dans une cage de 20 mètres carrés, ou plus, ou moins, ça, on s'en fout, la taille c'est qu'une excuse pour te dire que soit disant tu as de l'espace. Mais en fait tu étouffes. Et au-delà de ces toits en zinc, il y a quoi ? Une atmosphère conditionnée, un ciel qu'on connait au point de prédire ses variations, et puis après ? Dieu ? Laisse-moi rire. Où est la liberté ? On dit qu'elle commence là où s'arrête celle des autres. Mais où s'arrêtent ces gratte-ciels que l'on fait de plus en plus hauts ? Et quand t'es tout en haut, tu te sens comment ? Les toits te paraitront sans fin, c'est toi qui décideras ? Tu seras en haut, vraiment, comme le roi d'un monde de pierre de taille et de vitres teintées ? On est tous rangés dans des tiroirs et on s'y sent bien. Peu importe le nom qu'on lui donne, à ce tiroir, "maison", "campagne", "immeuble" ou autre, on s'en fout, on est rangés, et triés, qui sait. Toi, tu veux la liberté. Mais c'est quoi, au final, c'est le vide ? En hauteur ou au ras du sol ? Bah, on verra bien.

Tu as ouvert la fenêtre. Sixième étage, chambre de bonne, immeuble haussmannien. Nuages gris. Ça a quelle texture un nuage ? T'aimerais défier les lois de la physique et te retrouver en haut pour le savoir. Mais bon, tu sais que de là t'atterriras sur un bitume refait par les chewings-gums et les mégots ratatinés. Et encore, même en bas on est rangés dans un espèce de millefeuille de sous-sols, caves, parkings, métros, mais ça t'as pas envie de l'atteindre, tu veux la lumière, la vraie lumière, celle que procure le soleil sur ta peau pâle. Tu veux voir ce que ça fait d'être au plus haut, de côtoyer les étoiles, les planètes, et te retrouver tellement haut qu'il n'y aura plus rien à voir. C'est ça la liberté, après tout. Mais tu sais par quel paradoxe il faut passer. Descendre pour remonter.

Une femme te prend par l'épaule. Ah, Marianne, t'es bien conne de t'appeler Marianne.

- ... Tu veux encore défier les lois de la physique ?

- Défier les lois, tout court.

- Tu sais ce que ça va te coûter, encore... Tu la trouveras jamais, ta liberté, tu reviendras ici un jour où l'autre.

- Au moins j'y serais allé.

- Icare...

Ah, ouais, Icare, t'es bien con de t'appeler Icare.

Je me laisse tomber de nouveau du haut de la fenêtre. Enfin j'ai défié toutes les lois au monde, même celle de vivre, et je suis libre, j'ai plus rien.