Poésie sans prétention aucune. Juste un texte écrit comme ça lors d'une petite déprime.

Ecrit le 02/02/13, de 1h30 à 3h00 du matin.

Excusez mes points entre chaque strophe mais ce site n'accepte pas mes espaces...

Bonne lecture. :)

EDIT du 11/04/13 : Changement dans la mise en page. Centré au lieu d'aligné à gauche. Donnez-moi votre préférence :)


"Lui"

Au plus profond de la nuit,

Alors qu'aucune lumière ne luit,

Je pense à ce qu'aurait été ma vie

Si un jour j'avais fui.

.

Many things happen

C'est toujours ce qu'on dirait

Pour que les gens nous comprennent.

Pourtant, rien n'efface jamais

Ces erreurs qui pèsent sur notre conscience,

Un peu plus lourdes, chaque jour.

Horrible récompense.

.

Tu t'étais tourné vers moi,

Les yeux remplis de pluie

Et, le pointant du doigt,

« Lui » oui c'était lui.

.

Il portait cette casquette blanche,

Comme toujours, et un holster sur la hanche.

Ses yeux me souriaient

Pendant que son sourire m'invitait.

Oh ! Et quel sourire !

Pourtant, toi, tu ne bougeais pas.

Tenant une lumière d'où coulait la cire

Qui devenait dure, passant de vie à trépas.

.

Mais tu restais toujours immobile,

Dans tes yeux une lueur impitoyable.

Tu semblais trouver cela incroyable

Et dans ma gorge je sentais monter la bile.

.

Je me souviens : ma main tremblait

Alors que lui, toujours, me souriait.

Mon cœur battait la mesure, vite,

Lui murmurait des paroles, un rite ?

.

Tu avais incliné la tête, m'incitant.

Cependant, cette peur, oui cette peur,

Elle me prenait aux tripes, revenant

Au rythme de tes yeux engageants.

Doucement, pour ne pas encore m'effrayer,

Ta main sur mon épaule pour la caresser.

.

Il me regardait, comme toujours,

Avec ces yeux presqu'innocents

Dans lesquels, tout le jour,

Je me perdais. Ces yeux océans !

.

Gestes ancrés dans la routine,

Pourtant, aujourd'hui, tout venait de changer

Désagréable, tel une grosse épine,

Une lame douloureuse dans le pied.

.

Tu me l'avais déposé dans la paume,

Son froid alors m'électrisait,

Dans ma tête le chant des psaumes,

Mais mon estomac se crispait.

.

Tu m'avais poussé vers lui, oui lui.

Son visage avait lentement compris,

Mais il était cependant resté

Et moi, j'avais continué.

.

Je m'étais approché, légèrement,

Ses yeux m'observaient, sombres,

Mon bras, tendu en avant, tremblant,

Son sourire disparu avec les ombres.

.

Alors, mon geste.

Très facilement, avec douceur.

De sa volonté propre.

.

Dans ses yeux vides, nulle rancœur.

Un simple pardon délivré,

Un sourire triste alors retrouvé

Tandis que de mes yeux coulaient des pleurs.

.

Et toi, me regardant, tu souriais.

Mais mon cœur se brisait, éclatait,

Quand je regardai, un peu étrange,

Couler l'essence de sa vie

Lui ouvrant, comme un ange,

Les Portes du Paradis.


.o.O.o.