Voici ma participation au défi Sex Is Not The Ennemy 6 organisé à l'occasion de la Saint Valentin par Miya Morana (lien vers son live journal plus loin). Bien que l'image que l'on m'ait fourni était inspirante, ce texte a trainé longtemps sur le bureau de mon ordinateur et je n'ai au final, pas vraiment eu le temps de le relire. Je m'en excuse auprès de vous, lecteur. Comme d'habitude, c'est un défi SINTE et donc une image et un texte destiné à un public mature.

Live journal de Miya : miya-morana(point)livejournal(point)com/

Mon image : sexisnottheenemy(point)tumblr(point)com/post/234984088/ateaquitudobem-playhardfuckharder-sofaselflove


Reviens-moi vite

« Je me caresse pour toi, fais vite. »

Audrey fut prise d'une irrésistible envie de rire en envoyant le SMS à son copain. Elle savait qu'il en avait pour au moins dix minutes de trajet avant de rentrer dans leur appartement. Elle plaignit presque les voitures qui se mettraient en travers de la route de son homme.

Elle regrettait peut-être également de ne pas pouvoir voir sa tête lorsqu'il lirait ce message. Après tout, elle n'était pas une habituée de ce genre de choses. Et le mélange de surprise et de désir instantané devait assurément valoir une photo.

Elle déambula d'un pas tranquille vers le salon et son canapé, retirant d'un geste leste son pull. Elle ne portait rien en-dessous. Elle venait à peine de se lever après tout. Tout en se déhanchant pour le plaisir, sur une musique imaginaire, elle ouvrit son jean et s'allongea, à l'envers sur le canapé.

Elle commença par se caresser les flans, fermant les yeux et plongeant dans ses souvenirs pour remplacer la peau douce de ses mains par celle plus rugueuse de son compagnon. Sa réaction fut immédiate et elle ne put retenir un petit gémissement de désir et de plaisir mêlés. Elle démarra cependant calmement, montant et descendant sur ses flans, s'arrêtant sur les côtes, juste sous ses seins lourds, et dans sa culotte, sur le mont de Vénus.

Elle entendit un klaxon dans le lointain. Elle imagina que c'était lui, pressé, le feu aux fesses, et dans le pantalon aussi. Oh oui ! Ce qu'il ferait avec cet obélisque en arrivant ici...

D'un mouvement vif, elle remonta sa main gauche sur son sein gauche et prit le mamelon entre ses doigts tandis que ceux de la main droite plongeaient au-delà du mont de Vénus, dans la douce faille de son intimité. Le contact de ses doigts et la découverte de la chaleur humide qui régnait déjà là lui donnèrent envie de serrer bien fort les cuisses pour augmenter la pression et satisfaire son corps. Cependant, ce n'était pas Lui qui la torturait cette fois, alors elle joua avec son point sensible jusqu'à en haleter. Sa main gauche ne sait plus où se mettre tandis que le plaisir flue et reflue dans une série de vagues sans cesse plus fortes. Elle monte, descend, s'éparpille dans les cheveux, serre un sein, griffe un flan avant de remonter dans une caresse rapide, presque brutale.

Un crissement de pneus dans la rue. Cela ne peut être que Lui. C'est comme une étincelle qui embrase tout son corps. Il arrive, il va la satisfaire au-delà de ce que font ses doigts actuellement. Elle Le connaît, il ne pourra pas s'en empêcher. Même si elle a été très vilaine. Oh oui !

Elle ne peut empêcher un gémissement de lui échapper lorsqu'elle entend la porte qui semble presque exploser. Il ne doit pas s'écouler une demi-seconde avant qu'Il n'apparaisse dans l'embrasure de la porte. Elle tourne la tête vers lui, les yeux rendus flous par le plaisir et le désir qui la malmènent. Elle le voit retirer prestement son haut et ouvrir, à moins que cela ne soit arracher, la fermeture de son pantalon. Docile, elle se retourne pour lui offrir son intimité, trempée et lèche avec un tendre gémissement ses doigts humides. Tiens, elle ne se souvient pas d'avoir enlevé son jean et sa culotte. Tant pis. Ou plutôt tant mieux. Il faut qu'Il soit en elle, maintenant. Il ne lui manque que cela pour décrocher le septième ciel. Elle ferme les yeux.

Elle tremble de tout son corps lorsque deux mains fermes et vigoureuses viennent ouvrir un peu plus ses cuisses. Elle Le veut, maintenant, tout de suite. Il n'y a plus à attendre. Elle va exploser et elle veut qu'Il soit avec elle pour ce moment.
Non !

Elle en aurait gémi de frustration mais son corps, ce traître, a lâché un gémissement qui ne va faire que conforter son homme dans ce qu'il a commencé. Pourquoi juste la langue. Elle est déjà trempée bon sang ! Rah !

Oh. Elle a compris. Il se venge le bougre. Il est tout à fait capable de la maintenir comme cela, au bord du précipice, pendant de longues minutes avant de la prendre et de la faire basculer. Il est trop bon, elle aurait du se méfier. Elle n'a plus le choix maintenant, elle est obligée de se sacrifier au plaisir que cette douce langue lui donne. De toute façon, il viendra à elle. De cela, elle n'a aucun doute.