Coucou tout le monde ^^ Désolée, j'ai du retard. Il n'y aura pas d'autres chapitres cette semaine.

Mais bon, au moins je poste le jour de la reprise, pour finir ma journée en beauté. :)

MyFairLadyRose : Blondie te déçoit ? Pourquoi je sens que tu vas regretter avoir dit ça...? ^^

EstrellaYYa : C'est la fin de l'année, et j'ai mes examens très bientôt... Tu imagines donc que mon emploi du temps est chargé et que mon moral n'est pas au beau fixe... Mais je n'arrêterais pas définitivement, je pense.

Calimero59 : Toujours quelqu'un pour l'énerver, mais aussi pour le protéger... j'en dis pas plus !

Chocolate no Yume : Mouhahaha x) Pour mes post, lis la réponse que j'ai donné à EstrellaYYa, si c'est pas déjà fait ^^

Cookie : Oh! Une nouvelle tête! Bienvenue ^^ Merci pour ton commentaire!

Merci pour vos commentaires, ils m'ont fait énormément plaisir.

Allez, je vous laisse !

Edit : Pas de chapitre la semaine prochaine. Désolée !


• Touché... coulé ! •


En entrant dans le vestiaire, Elias me trouva prostré sur le banc, je n'avais pas bougé. Du moins, je ne sus que c'était lui que lorsque je relevais brusquement la tête, sur le qui-vive, comme une bête traquée. En me voyant réagir de cette manière, il haussa un sourcil perplexe, fit quelques pas.

- Le prof m'a envoyé savoir ce que tu foutais. Ça ne va pas ?

Je grommelais une réponse inintelligible, et détournais le regard. De ce fait, j'étais toujours nu, le maillot abandonné à côté de moi sur le banc. Ma position de martyr attendant le fouet empêchait Elias de distinguer les moindres détails de mon anatomie, mais je me sentais quand même plus qu'exposé. Normal.

N'ayant apparemment pas compris le sens caché de mes borborygmes, Elias s'approcha, suspicieux. Je compris qu'il n'avait pas tout de suite noté ma nudité et, quand il le fit,il plissa les yeux.

- J'ai vu ces trois connards quitter le vestiaire il y a moins de cinq minutes... Me dit pas que...

Je levais les yeux au ciel, faussement exaspéré.

- Non, ils ne m'ont pas violé à trois en m'attachant par un pied dans les douches et en menaçant de tuer mon chien. Tout va bien, ça me fait juste chier d'être là. Casse-toi, je me change.

Elias me fixa un petit moment, comme s'il me passait aux rayons X - ses yeux étaient décidément capable de me donner la sensation d'être épinglé à un mur, comme un vulgaire petit insecte sans défense - puis se détourna avec un soupir amusé.

- On est dans le vestiaire des mecs. Tu ne va pas me faire sortir parce que t'as les fesses à l'air, quand même ?

- Je te fais sortir parce que je sais que tu va mater.

- Et alors ?

- Alors, j'ai pas envie. Fous le camp.

Elias haussa les épaules, donna un coup de pied dans un sac qui dépassait de sous un bain, et rebroussa chemin vers la porte.

- Tu faisais moins le difficile, hier soir.

- Ouais. Parce qu'il faisait noir.

Elias m'adressa un rictus amusé, puis quitta finalement le vestiaire, en claquant ostensiblement la porte. Je soupirais, me relevais, et enfilais finalement ce foutu maillot. Sans me presser, je sortis à mon tour, blasé. J'avais envie de partir, très loin, de m'en griller une, et surtout, de ne plus voir le moindre de ces abrutis, qui, chacun à leur manière, me pourrissaient la journée.

Mal à l'aise, je rejoignis la classe, parquée dans le bassin olympique. Au moins, la piscine n'était ouverte que pour nous, il n'y avait personne d'autre en plus. A peine approchais-je du bassin, les bras instinctivement serrés autour de moi, que le prof me harponna, m'envoyant faire quelques longueurs afin de juger mon niveau. Je fis une démonstration de brasse pas trop médiocre, qui me valut d'être envoyé dans le groupe des "moyens",au-dessus des nuls, mais pas dans les meilleurs. Regardant autour de moi, je remarquais que Morgan, Dimitri, Hugo et Elias étaient dans le troisième groupe, les nageurs confirmés. Si le dernier ne m'accordait aucune attention, le trio gagnant, par contre, me regardait du coin de l'oeil, apparemment très fier de leur petit numéro dans les vestiaires.

Connards.

Les chassant de ma tête, je suivis mollement le mouvement pour les exercices, surnageant pour ne pas me refroidir. Frileux de nature, la température de l'eau était loin d'être optimale. Je m'emmerdais royalement, ayant l'impression d'être revenu à la maternelle. Je lorgnais sans cesse la grande pendule murale, trépignant d'impatience, pour que cette mascarade cesse enfin. Le prof, qui gérait les trois groupes avec le maître-nageur, finit par nous abandonner quelques minutes, le temps d'aller harceler celui des nuls. Agacé par les gloussements des filles, juste à côté de moi, je pris une inspiration, et décidais de faire un peu d'apnée, m'amusant vaguement à nager près du fond de la piscine, mon ventre frôlant le carrelage. Je ne remontais que lorsque mes poumons me demandèrent grâce, et crevais la surface de l'eau avec soulagement, cherchant à prendre une grande goulée d'air.

Au même moment, quelque chose m'entraîna brutalement sous l'eau.

Les poumons toujours vides, déboussolé, je fus happé sous la surface, buvant la tasse par la bouche censée aspirer de l'air une seconde auparavant. Entraîné au fond, voyant la surface s'éloigner de plus en plus sans trop le réaliser, et l'eau envahissant mes poumons, j'étais en train de me noyer, ayant à peine conscience de me débattre, tenter de remonter par automatisme. Lorsque j'amorçais un mouvement de rotation vers celui qui tentait de me noyer, des points noirs avaient déjà envahi ma vue. Il me sembla s'écouler une éternité avant qu'on ne me tire brutalement de l'eau, toussant et crachotant,sonné. Rouvrant les yeux, que je ne me souvenais même pas d'avoir fermé, j'avisais immédiatement Hugo, tout près des flotteurs qui quadrillaient en zones distinctes le bassin, remonter à la surface et m'adresser un sourire narquois, avant de replonger et de disparaître.

Le temps que je réagisse, on m'avait allongé sur le bord, et le prof arrivait au pas de course. Dégoulinants autour de moi, des élèves curieux, et au-dessus de moi, Elias, qui regardait dans la direction où avait disparu Hugo, la mâchoire serrée. Hébété, je me rassis tant bien que mal, toussant toujours, ayant l'impression d'avoir avalé la moitié du bassin. Le prof demanda ce qui s'était passé, une fille répondit qu'elle m'avait vu disparaître sous l'eau. Elias me ramena aux vestiaires, alors que notre professeur se mettait à vociférer, exigeant de savoir qui était l'abruti qui avait fait une blague aussi foireuse. Juste avant de repasser dans le couloir, maintenu au bras par Elias, je vis Morgan frapper Hugo derrière le crâne avec colère, de l'autre côté du bassin.

Apparemment, Hugo avait agit tout seul...

Je laissais Elias me ramener au vestiaire,et m'expédier sous la douche. J'étais gelé.

Tandis que je reprenais lentement des couleurs sous le jet brûlant, il était appuyé contre le mur, juste en face de moi, regardant le plafond, les bras croisés, pensif. Il ne décocha pas un mot, et attendis que je fusse sorti des douches, séché et rhabillé - pas question que je remette un seul orteil dans ce foutu bassin - pour m'abandonner, l'air impénétrable. Je patientais tout seul dans le vestiaire, ressassant des pensées sombres, les poings serrés. Lorsque les autres garçons revinrent se doucher et se changer, on m'adressa des regards curieux, voir inquiets ou méprisants, mais personne ne pipa mot. Dimitri ne m'accorda pas un regard, et Hugo me fixa d'un sale oeil, se tenant à bonne distance de Morgan, qui lui, avait l'air passablement en rogne. Elias me tournait le dos.

Je suivis ensuite la cohue qui repartait vers le car, esquivant le professeur, qui n'avait manifestement pas réussi à élucider le mystère de ma noyade manquée. Pas con. Je ne dénoncerai pas Hugo,étant donné que, fatalement, les représailles seraient pires. J'étais plus du genre à lui faire bouffer des cafards en les lui glissant dans sa purée, à la cantine, plutôt que de balancer au prof comme un gamin de huit ans.

Patience.

Mais, alors que je traversais le hall avec les autres, j'entendis un grand raffut, suivit de cris de filles affolés. Me retournant, je vis Hugo au bas des escalier, le visage rougeaud, pleurnichant en se tenant la cheville. Le prof, pas loin de péter une durite, rappliqua au pas de course. Indifférent à la cohue ambiante, je cherchais des yeux celui qui, je le savais, était le responsable, ne croyant pas au hasard ; tranquillement,Elias descendait l'escalier quatre à quatre,les mains dans les poches.

Adoptant un air de commisération durant quelques secondes, lorsqu'il passa près d'Hugo, il croisa ensuite mon regard, et me fit un clin d'oeil, s'éloignant vers le bus.

Je regardais Hugo, pathétique, au milieu d'une foule de curieux, et encore plus laid que d'habitude.

Puis je rejoignis le car en sifflotant.


Voilà voilà =^-^=

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