Bon, hello tout le monde ! ^^ Alors désolé de l'attente, mais je suis super longue pour les lemons xD en fait j'avais même écrit la fin du chapitre et laissé un (lemon) au début pour m'indiquer que je devais encore le taper... Il est resté deux semaine comme ça x) au final ça m'a saoulé, je voulais simplement vous donner ce chapitre, donc je suis partit sur un truc très simple et voilà, donc j''espère que vous ne serez pas deçus par rapport au temps d'attente

Ceci dit... C'est le dernier chapitre !

Enfin presque ;) je ferais un petit bonus sur les parents de Leïs après, mais pour ce qui est de notre petit couple, laissons les un peu vivre :)

J'espère que vous avez autant que moi aimé suivre leur histoire et prit plaisir à lire les chapitres ^^

En tout cas j'ai beaucoup apprécié vous les donner ^^ vous avez été des lecteurs supers et je vous remercie pour toutes vos review qui m'ont plus que motivée ! :) On se retrouve dans une prochaine histoire ;)

Enjoy this last chapter !


Chapitre 10 :

- Nh.

La respiration de Gaby eut un accro alors qu'il se faisait plaquer contre le mur et embrasser férocement.

Leïs ne savait pas trop ce qui lui prenait, mais ses instincts prenaient le dessus, il voulait juste... Toucher. Embrasser. Lécher.

Les mots de Gabriel avaient remué quelque chose au fond de lui, et sans trop comprendre, il avait ressenti cet urgent besoin de lui.

Animal et possessif.

Qu'il ne soit qu'à lui.

Son Gaby.

Qu'il soit bien avec lui, bien sous lui.

Réalisant où le menaient ses pensées, il s'arracha au baiser et planta ses yeux dans ceux de Gabriel, un peu perdu.

- Je... Ne comprend pas trop ce qu'il se passe avec moi en ce moment, mais tu m'inspires... Des choses étranges, commença-t-il en reprenant sa respiration.

Gabriel eut l'air légèrement exaspéré et le blond eut la vague sensation de l'avoir encore vexé d'une quelconque façon.

- C'est normal tu m'aimes, crétin.

- Mais, cela justifie-t-il réellement toutes les choses que je voudrais faire avec toi actuellement ? Cette... Possession irrationnelle, cette envie bizarre de t'avoir à moi, de faire... Quelque chose de ce bouillonnement qui me prend quand je suis aussi proche de toi.

Les joues de Gabriel rosirent.

Élégante façon de décrire le rouge brûlant qui le consuma du cou aux oreilles.

- Euh, oui, enfin, tant que tu n'as pas envie de m'attacher, m'appeler esclave et me fouetter, ça justifie quoi que tu aies envie de faire... Me faire.

- Et toi ? Tu... Je veux dire.

À court de mot, il expira fortement et posa son front contre celui du brun.

Il avait la sensation que si l'autre n'avait pas les mêmes envies que lui, ça n'aurait aucun sens, que s'il désirait tant que Gabriel soit sien, il devait être à Gabriel, le brun devait le vouloir aussi, où il ne pourrait simplement pas le toucher.

Ses mains volèrent autour des hanches fines, les frôlant sans oser se poser.

Gabriel prit une grande inspiration et commença d'une voix d'abord hésitante.

- Cela m'a très malheureusement échappé, et je ne l'avais en aucun cas prémédité, je n'y avais à vrai dire même pas réellement pas pensé alors je vais le redire en bonne et due forme :
Je t'aime Leïs. Depuis toutes ces années où j'ai vécu seul et avec une prise de contact minimum avec le monde extérieur, je t'avais toi et seulement toi, mon chien, mon amour, ma boule de poil, que j'ai habillé, poussé dans l'eau, rasé, emmerdé, escaladé...

Il vit un sourire pointer sur les lèvres de Leïs mais refusa de s'arrêter là.

- Et j'aurais pu rester ainsi avec toi toute ma vie. Mais une fée débile a décidé de faire du zèle parce que le chômage pointait, et même si au début je l'ai trouvée bien conne, je pense maintenant que je devrais la remercier, parce que tout compte fait, peut-être bien que depuis le début elle savait que c'était la meilleure chose qui aurait jamais pu m'arriver. Que tu étais peut-être le seul humain au monde que j'aurais pu supporter, aimer. Ce fut un peu long, je suis passé par pas mal de stade en très peu de temps, de l'incompréhension au rejet, puis à l'acceptation, la déception, la surprise, puis j'ai pensé que les choses étaient bien, et que rien n'avait bougé, que je t'aimais de la même façon qu'avant... Mais au final, bien que tu sois celui qui te transforme, c'est moi qui ai changé. Je t'aime. Pas comme on aime une sœur ou un animal... Comme on aime la personne qu'on embrasse... Et tout ce que ça implique et qui en découle.

Il entendit Leïs haleter au-dessus de lui.

- Je... N'ai aucune belle déclaration à faire, chuchota-t-il, je te la laisse, tu es l'écrivain.

Sa bouche dériva vers son oreille.

- Juste... Si j'ai bien comprit, tout ce que je meurs d'envie de faire, là, maintenant, n'est que l'expression de mon amour ?

Il sentit l'autre hocher lentement la tête.

- Alors je pense que je vais simplement te montrer...

Ces paroles chuchotées d'une voix rauque dans le creux de l'oreille du brun lui envoyèrent un frisson involontaire et son corps se tendit.

Mais une légère vague de panique le saisit alors qu'il sentait des lèvres se poser sur son lobe.

Leïs savait-il comment ça se passait entre humains ? Ou pire, entre hommes ? Parce que lui n'en avait pas la moindre idée...

Un glapissement l'arracha à ses pensées. Le blond venait de lui mordre le lobe et ses mains s'étaient fermement posées sur ses hanches, le tirant d'un coup vers lui.

Leïs ne cherchait pas réellement à savoir ce qu'il faisait, il obéissait simplement à son instinct guidé par son désir, comme dans une sorte de brume, son cerveau avait arrêté de fonctionner, le remettant à ses sens. À son envie.

Sentir était à présent tout ce qui lui importait. Sentir et faire ressentir Gabriel.

Il déposa un millier de baisers dans son cou, ses mains enfin au contact passèrent sous le haut pour caresser de haut en bas son dos, sa taille, ses hanches et un soupir lui échappa avant qu'il n'écrase le corps du brun contre le sien, plantant son nez dans le creux de son cou, inspirant son odeur comme s'il n'existait qu'elle, arrachant un sursaut à son futur amant.

Sa manière de dire « je t'aime ».

Resserrer ses bras autour de sa taille, mordillant la peau tendre sous lui, gagnant un gémissement, essayant de se fondre si profondément avec l'autre qu'ils ne fassent qu'un.

Gabriel ne comprenait pas les sensations qui l'assaillaient.

Jamais personne ne l'avait tenu, serré, aimé de cette façon.

Il avait beau être celui qui donnait des leçons à Leïs sur la façon dont se comportaient les hommes, ici, il était totalement dépendant de lui, subissant son bon vouloir.

Son esprit commença à s'embrumer lorsque les dents de le Leïs lui marquèrent le cou, sa langue chaude léchant la marque juste faite.

Il eut encore la présence d'esprit de se dire que le hall d'entrer de sa maison n'était pas la place la plus adapté et se dégagea de l'étreinte du blond qui fixa sur lui un regard désireux et perdu.

- Viens.

Et il lui attrapa le bout des doigts pour le tirer jusqu'à sa chambre, sans le quitter du regard il grimpa sur son lit, le bruit des draps se froissant sous son poids rendant chaque seconde un peu plus réelle.

À genoux au milieu de son grand lit, ses yeux gris brûlant, il attrapa le bord de son Tee-shirt déjà désordonné par le passage des mains tannées et le tira, s'en débarrassant d'un geste fluide.

Il n'allait pas non plus se laisser totalement faire...

Il sentait les yeux verts sur lui, dévorer chaque millimètre de peau blanche exposée, et jamais il ne s'était senti aussi désiré.

Avec un sourire provocateur, il joua avec le bouton de son jean sans pour autant le défaire...

Espérant au fond de lui que Leïs lui saute rapidement dessus, parce qu'il ne savait plus trop quoi faire là...

Un grondement animal s'échappa de la gorge dudit blond alors qu'il grimpait à son tour sur le lit.

- Tu ne me provoquerais par hasard là ?

Le brun répondit par un regard innocent qui, combiné à ses joues rouges et sa respiration un peu plus forte maintenant que le visage de Leïs n'était qu'à quelque millimètre de lui fit craquer le blond.

Il agressa ses lèvres et le poussa en arrière jusqu'à le surplomber, collant son corps brûlant à celui de l'autre, caressant encore et encore ses côtés, ses hanches, ses épaules, embrassant sans plus pouvoir s'arrêter ses lèvres, ses joues, son nez, ses paupières, sa mâchoire et tout ce qu'il pouvait atteindre.

À ce stade, Gabriel ne répondait plus de rien, subissant sans se plaindre les attaques sur sa personne, lui-même jouant avec la lisière du haut acheté à Leïs, finissant par tirer dessus, désireux de sentir la peau brûlante contre la sienne.

Lâchant à regret son visage, Leïs se dégagea rapidement de son haut, et faillit se recoucher instantanément sur l'homme aux joues rouges sous lui, mais son jean le serrait beaucoup trop, compressant son érection hurlant d'être libéré.

Il envoya tant bien que mal valser l'objet de torture, gémissant d'être aussi longtemps séparé du corps de Gabriel qui n'avait pas l'air excessivement ravi non plus.

Il se recoucha enfin sur l'autre, un soupir de plaisir lui échappant alors que d'un mouvement brusque il arrachait son jean à Gabriel. Trop perdu dans la satisfaction de retrouver le poids et la chaleur de Leïs sur lui, celui-ci se rendit à peine compte qu'il venait de se faire délester de son vêtement.

Les baisers reprirent, les caresses plus insistantes, et leurs sexes l'un contre l'autre qui se touchèrent leur arrachèrent un gémissement.

Leïs se fichait de mourir asphyxié à l'instant, si c'était pour embrasser Gabriel encore quelques secondes de plus, ses lèvres écrasées contre celles de l'autre, leurs corps si collés qu'on n'aurait pu y glisser une feuille. Il donna un coup de hanche et un hoquet échappa à Gabriel qui s'agrippa un peu plus fort à son dos, sa main tannée sur la peau pâle de l'autre traçant des cercles amoureux sur sa hanche, attrapant ses fesses pour grogner à la friction amplifié.

Il perdait la tête, ses instincts avaient pris le meilleur de lui.

Gabriel était le fautif, il n'avait qu'à pas être si... Si lui.

- Oh... Gabriel... Chuchota-t-il avant de reposer ses lèvres sur celles qui l'appelaient, sa main traçant une ligne régulière dans le dos arqué de son partenaire jusqu'à arriver à l'endroit désiré.

Sans comprendre ce qu'il faisait il entra un doigt en Gabriel qui hoqueta et rejeta sa tête en arrière. C'était tellement étrange et... Ah ! Douloureux ! Gémit-il alors qu'un deuxième doigt entrait en lui.

- Ça fait... Un peu mal... Murmura-t-il en papillonnant des paupières pour retenir la larme qui menaçait de tomber.

Et Leïs lui envoya un regard chargé de tant de désir, d'amour, de reconnaissance et de perdition qu'il laissa la larme glisser sur sa joue et lui sourit.

Je te fais confiance.

Et là-dessus, Leïs bougea ses doigts, effleurant quelque chose.

- Aaahhh...

Le dos s'arqua. Une autre larme coula. Un gémissement rauque quitta la gorge de Gabriel et ses yeux roulèrent vers le haut alors qu'une vague de plaisir jamais ressentit le captura tout entier.

Il n'y avait de place pour rien d'autre que Leïs. Son corps entier surplombant le sien, son poids, ses yeux aux pupilles dilatées, sa respiration erratique, son désir collé au sien, son odeur, ses mèches blondes chatouillant son visage alors qu'il embrassait le front pâle et que son autre main dégageait les mèches noires collées par la sueur.

Ils étaient si emmêlés l'un dans l'autre, si inextricablement liés que même si l'un d'eux avait voulu se dégager, jamais il n'aurait pu.

Avec un gémissement Gabriel envoya ses hanches à la rencontre des doigts de Leïs, profitant de la nouvelle vague de bonheur qui lui étourdit la tête.

Le voir ainsi, sans aucun contrôle de lui, rouge, déjà essoufflé, les yeux dans le vague, une larme perlant encore à son menton... À sa plus grande merci, il se sentit si possédé, comme si en s'abandonnant à lui, Gabriel renforçait encore l'emprise démesurée qu'il avait sur lui.

- Gabriel... Souffla-t-il encore.

- Nnh.

Il retira ses doigts et attrapa le corps chaud pour le coller à lui encore plus si c'était possible, enterrant son visage dans son cou, embrassant, suçant la peau, l'entourant, le noyant de sa chaleur et de lui.

Et finalement il poussa à l'intérieur de l'autre, lâcha un grondement animal.

Il était à lui. Son, son Gaby qui ne gémirait pour personne d'autre que lui.

Sans aucun contrôle sur ses lèvres, il les laissa attraper une larme perlant des paupières closes, détendre le pli que formait le froncement de sourcil de Gabriel, se poser sur ses lèvres crispés par la douleur.

- Ow... Je...

Il prit une grande inspiration et ouvrit ses yeux si gris, si clairs, dans lesquels la moindre des choses ressentie transparaissait.

- Va-y, je ne suis pas en sucre.

Un rire échappa au blond avant qu'il ne plonge encore un peu plus dans l'autre, se mouvant contre lui, en lui. Partageant son amour, sa chaleur, lui. Ses mains ne parvenant plus à se détacher de la peau sous lui, buvant les sons qui échappaient à l'homme sous lui. Gabriel avait oublié même la notion de douleur alors que chaque lent coup de rein de son amant le perdait un peu plus dans les méandres du plaisir.

Leur respiration saccadée, leur souffle partagé, buvant chaque gémissement de l'autre, leurs mains courant tantôt dans les cheveux, sur la peau, se rejoignant, se serrant...

C'était chaud, c'était doux, c'était fort, c'était étourdissant...

Les fées là-haut devaient avoir eu pitié du mal qu'ils avaient eu à se trouver, comment expliquer autrement le divin du plaisir.

Dans un murmure, le nom de Leïs résonnait à travers la chambre comme une litanie infinie avant qu'un gémissement plus fort que les autres ne retentisse, qu'un dos ne s'arque et qu'un grondement l'accompagne alors que les corps se tendaient.

Voilà comment je t'aime.

oOoOoOo

Gabriel papillonna des yeux, profitant de cette délicieuse sensation de sortir à peine de l'inconscience, sentir les draps sous soi, la couverture au-dessus, et savoir que l'on pouvait rester pelotonné là jusqu'à une heure indéterminée, au chaud, roulé en boule contre un... Leïs ? Poilu ?

Oh. My. God.

Il eut soudain eut d'ouvrir les yeux. Que trouverait-il ?

Et si tout n'était qu'un rêve ? Et si en rouvrant les yeux il ne voyait que son chien, jappant joyeusement ? Et qu'il venait juste d'avoir le premier rêve érotique de toute son existence... La honte le submergea lorsqu'il repensa à tous les gémissements, les appels, l'abandon dont il avait fait preuve... Si c'était un rêve, alors ils étaient à la fois totalement fou et incroyablement réaliste...

Un jappement suivit d'un aboiement retenti soudain à sa droite.

Non.

Non, ce n'était pas possible.

Leïs n'était tout de même pas réellement redevenu un chien ? Il n'avait pas pu rêver tout ça ! Ça aurait trop... Trop triste, trop déchirant, comment accepter que le seul humain qu'il ait jamais pu accepter n'ait jamais existé !

Il ouvrit brutalement les yeux pour se retrouver face à une truffe poilue, une langue rose qui lui lécha largement le visage et une patte sur sa joue.

- Eh bien, en voilà des manières ! D'où est-ce qu'on monte sur le lit sans permission ? Je me demande qui t'as donné l'exemple... Lâcha une voix amusée.

Adossé au chambranle de la porte, Leïs regardait le chiot tartiner le visage de Gabriel de sa salive.

- Effectivement, ça n'a pas l'air très agréable, je comprend pourquoi tu n'aimais pas, ricana-t-il.

- Leïs ?! Tu existes ! S'exclama Gabriel en faisant sursauter Esquimau.

- Euh... Oui ?

Le brun rit à sa propre stupidité, comment avait-il put confondre Esquimau et Leïs ?

On est vraiment con quand on aime.

- Rien oublie. Pourquoi es-tu déjà levé ?

- Ton téléphone sonnait, c'était Daphné, elle voulait savoir comment tu gérais avec Esquimau, être sûre que Leïs le chien n'était pas trop jaloux, répliqua-t-il sans pouvoir empêcher le coin de ses lèvres de se relever.

- Oh, il aurait des raisons d'être jaloux mon chien ?

- Pleins... Ronronna le blond en se penchant sur le lit pour embrasser Gabriel. Et quand je lui ai dit que tu dormais encore et que je sortais pour ne pas te réveiller, elle a dit quelque chose à propos de toi ne risquant pas de beaucoup marcher aujourd'hui... Pas tout compris, continua-t-il, ses lèvres toujours collées à celles du brun.

- Bah, elle ne raconte que des bê... Commença-t-il en se redressant.

Oh. Putain.

Il abandonna et se laissa instantanément tomber en arrière.

Il avait tellement mal au bas du dos. Aaargh, ça tuait ce truc.

Il assassina le pauvre Leïs du regard qui ne comprenait guère ce qui se déroulait, mais fut rapidement mis au courant par son amant à coup d'oreiller dans la figure assaisonné d'insultes.

Quelques baisers d'excuses plus tard, Gabriel réussit à s'extirper des draps, aidé d'un blond un peu trop amusé et d'un chiot un peu trop débile.

- Au fait... Commença Gabriel, tu ne t'es pas transformé en chien cette nuit ?

Un sourire resplendissant orna les lèvres du blond.

- Nop. Je pense que je dois pouvoir interpréter ça en déclaration d'amour de ta part.

- Hein ?

- La fée m'a dit que je ne serais réellement un humain que lorsque tu m'accepterais à part entière. Il semble que tu m'aimes suffisamment pour que je ne sois plus qu'humain...

- Oh... Je ne sais pas, mais... Je crois que quelque part, le Leïs chien va me manquer un peu... Commença Gabriel, ne sachant s'il devait se sentir heureux d'avoir gagné un amant ou triste d'avoir perdu un ami.

- Le Leïs qui a été avec toi ces dernières années n'a pas disparu Gabriel, il ne se manifestera simplement plus sous la forme d'une boule de poil chérie d'amour.

- Je n'en reviens toujours pas que durant toutes années tu comprenais ce que je te racontais, grommela Gabriel à travers les mains qu'il avait amenées à son visage pour cacher sa honte.

- C'était fun...

Gabriel n'eut pas le temps de s'outrer qu'Equimau gronda Leïs.

Les deux échangèrent un regard.

- Tu crois qu'il a compris ce que j'ai dit ?

- Je ne sais pas...

Il fixèrent leurs yeux sur la boule de poil noire qui remuait stupidement la queue, la langue pendant et la tête penchée.

- Non. Définitivement non, conclurent-il en chœur.

Et tous les trois se dirigèrent vers la cuisine, Gabriel expliquant à Leïs qu'il était chargé du déjeuner en punition pour s'être moqué de lui, et que de toute façon il devrait bien apprendre un jour où l'autre à préparer des mets humains, car Gabriel n'allait pas passer sa vie entière à le faire pour deux. Car ils allaient bien sûr rester ensemble aussi longtemps que la vie leur permettait... Où les fées.

Perchée sur la fenêtre, une boule rousse tenant une noisette observait la scène avec satisfaction, et soudain, cessant de remuer stupidement la queue, Esquimau se retourna pour lui envoyer un clin d'œil.

Bien joué partenaire.


Et voici ^^ une fin ouverte ;) dîte moi comment vous l'avez interprété chacun :) ça me fera plaisir.

Bon... Que dire de plus a part que je suis me sens déjà nostalgique a l'idée d'avoir terminé... ^^"

Si vous ne savez pas quoi lire maintenant ou que vos avez envie de retrouver Leïs et Gaby, allez donc faire un tour sur ma nouvelle histoire, Witches' Game ^^