Hellooo,
Et un OS tout frais, un ^^
Le défi une semaine, un OS n'est pas fini et donc me revoilà, le thème de cette semaine était crack.
Enjoy.

Warning : M/M
Genre : Humour, romance soft, yaoi.
Disclaimer : tout est à moi et vive la vie.


Shane roman

Coach en répulsion


Comment réagir lorsqu'un trou du cul vous demande de l'aider à séduire votre meilleure amie ? Vous pouvez dire non et être magnanime. Ou alors, vous pouvez dire oui et être un enfoiré…

- Bien sûr, je te donnerai un coup de main sans problème Craig.

N'oubliez pas d'ajouter un sourire stupide et un hochement de tête pour vous faire passer pour plus con que vous ne l'êtes. Regardez votre proie partir et ne matez pas ses fesses, même si honnêtement, Craig a un cul d'enfer – oui, bon, j'ai peut-être jeté un œil… faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Ah, au fait, je me présente : Shane Roman, 17 ans, - dernièrement promu coach en séduction... Non, répulsion!

Etape n°1 : mettez votre proie en confiance en faisant preuve de « bonne volonté »

Mardi matin, le soleil brille les oiseaux chantent, blablabla… sauf que non. On est en automne, il fait frais, l'air est humide et si je n'avais pas l'excuse du style pour cacher mes cheveux bruns sous un bonnet hype, ils auraient commencé à friser. Passons.

Mardi matin donc. Craig – alias la proie – attend, nonchalamment appuyé contre mon casier.

J'avance vers lui avec un air d'innocence toute étudiée et il se redresse à ma vue.

- Alors, demande-t-il dès que j'arrive à sa hauteur, on commence aujourd'hui ?

Oh, petit lapin es-tu si pressé d'être bouffé par les loups ?

- Oui, je réponds avec un sourire. Je te garde une place au déjeuner, on doit habituer Libby à ta présence.

- Ah, ouais pas con, commente-t-il en remontant la lanière de son sac sur sa veste de sport rouge.

Pas con ? Oui, j'attendais ton approbation, connard. Ce n'est pas comme si j'étais en lice pour être major de promo non plus.

Il danse d'un pied sur l'autre sans me regarder avant de soupirer. Ses yeux noisette se vrillent aux miens, une émotion passe en eux comme un éclair, mais je ne saurais pas l'identifier.

- Ecoute Shane, je suis désolé pour les fois où on s'est foutu de toi avec l'équipe… et pour la fois où je t'ai mis dans la poubelle en première année.

- N'en parlons pas.

Ouais, n'en parlons pas. Karma et son bras vengeur – alias moi - attendent juste là.

Les heures de la matinée passent en un clin d'œil et comme prévu, je garde une place pour Craig à notre table au déjeuner.

- Hey Hifi ! me lance Libby en arrivant.

Oh oui, j'ai oublié de préciser que Libby a un humour encore plus mauvais que le mien. Elle m'appelle Hifi parce que mon nom est Shane (Chaine Hifi pour les lents à la détente).

Craig arrive quelques minutes après que je me sois installé et le regard de Libby passe de lui à moi. Bien qu'elle ne dise rien, ses sourcils rejoignant la ligne de ses cheveux sont assez éloquents. Je lui offre un sourire rassurant, mais malheureusement, elle me connait assez pour savoir que je prépare un sale coup. Foutus meilleurs amis qui ne croient pas aux sourires factices.

- Libby, tu te souviens de Craig, je demande d'une voix un peu trop enjouée.

- Oui… répond-t-elle prudemment.

La question c'est qu'est-ce qu'il fout à notre table ? Elle ne pose pas ouvertement la question, mais je me doute que c'est ce qu'elle doit se demander.

- Je dois l'aider pour un devoir de chimie et il est moins con que ce qu'on ne pensait.

- Hey ! proteste-t-il.

Mon coup d'œil dans sa direction lui dit clairement de la fermer, ce qu'il fait. Ça me surprend un peu, mais son air amusé est si bien imité que je commence à me demander pourquoi il n'est pas dans la troupe de théâtre.

Le déjeuner est assez inconfortable, je me force à inclure Craig dans la conversation et je dois me rappeler plusieurs fois que c'est pour la bonne cause – pas la même bonne cause que mère Térésa, mais une putain de bonne cause pour moi.

On répète le processus jusqu'à la fin de la semaine, mais je ne suis pas sûr qu'il gagne des points auprès de Libby. (mouhaha)

Du moins, jusqu'au vendredi.

Comme les autres jours, Craig s'assoit à côté de moi et la discussion est devenue plus naturelle. On est tous les deux penchés vers Libby au-dessus de la table, mon côté droit totalement collé à son flanc gauche. On raconte à Libby la rupture d'Austin et Rena dont on a été témoin en cours de gym et pendant quelques instants, j'en viens même à oublier que Craig n'est pas notre ami.

Il a un rire communicatif, un rire qui résonne et qui vous donne l'impression d'être… quoi ? Heureux ? Non ! Non, pas du tout !

Je suis en pleine autoflagellation lorsque l'un des coéquipiers de Craig l'interpelle et lui fait signe de les rejoindre. On se tourne vers lui tous les trois. Le gars est en train de nous désigner Libby et moi en faisant une grimace clairement destinée à porter un message très subtil : « Mec, qu'est-ce que tu fous avec ces deux tarés, ramène ton cul ». Du moins, c'est ma traduction.

Craig le fusille des yeux avant de secouer la tête et de se tourner à nouveau vers nous pour continuer son histoire.

Etape n°2 : Commencez votre plan de répulsion avec des informations partiellement fausses.

La première info partiellement fausse est sur les goûts sportifs de Libby.

- Elle aime assez le basket (vrai) et elle est fan des Mets (faux, elle adore les Spurs).

- Et toi ?

Je pourrais sûrement mentir là aussi, mais je ne vois pas vraiment l'intérêt, ça ne me concerne pas, alors je réponds un peu distraitement en replaçant des livres dans mon casier à côté duquel il est appuyé.

- Pas vraiment fan de sport, mais si j'avais à choisir, ce serait plutôt le football et les Titans.

- Tu es originaire du Tennessee ?

- Non, Oregon, mais je reste fidèle au Titans, même quand ils sont nuls.

- Tout le temps, donc ?

- Hey !

Ça lui vaut un coup de poing dans le bras. Je n'ai peut-être pas autant de muscles que lui, mais il le sent passer. Son épaule part en arrière et il la masse en essayant de cacher un sourire, mais l'étincelle d'amusement dans ses yeux noisette le trahis.

- T'es violent ! m'accuse-t-il.

- Dit le mec qui m'a balancé tête la première dans une poubelle…

Mon ton est amer, et je ne sais même pas pourquoi j'ai dit ça. Ça pourrait éveiller ses soupçons. Mais c'est sorti tout seul. Son air amusé disparait aussitôt de son visage et il semble coupable. Il fait un pas vers moi et sa main se suspend en l'air comme s'il avait voulu me toucher, mais qu'il avait changé d'avis.

- Je suis vraiment désolé, répond-t-il d'une voix plus basse, j'étais un gosse et je voulais être accepté par les plus vieux membres de l'équipe alors j'ai fait ce qu'on m'a dit, mais…

- Je dois y aller. J'ai un cours d'espagnol.

Je le laisse planté là au milieu du couloir. Je n'ai pas envie de savoir ce qui l'a poussé à le faire, pas plus que je ne veux de ses excuses. Ce que je veux c'est lui en faire baver. J'essaie d'enterrer la sympathie qu'il m'a inspiré toute cette semaine, pour ne plus me souvenir que du pire de lui, mais c'est difficile. On dirait qu'il s'agit de deux personnes différentes.

Je me retiens de ricaner lorsqu'il discute baseball avec Libby et que leur échange fini avec ma meilleure amie me lançant des regards exaspérés.

Les mensonges suivants s'enchainent et il arrive toujours à la même conclusion « je pense qu'elle ne m'aime pas beaucoup, surement parce que j'ai été un sale con pendant la majorité de nos années ici. » Je réponds généralement en hochant la tête.

- Mais toi, tu sais que j'ai changé, pas vrai ?

Il s'arrête au milieu du couloir et je n'ai d'autre choix que de l'imiter pour éviter de lui rentrer dedans. Quand je relève la tête, ses yeux semblent attendre ma réponse, assez incertains, mais pleins… d'espoir ?

Ça me coûte de l'avouer, mais oui, il a changé.

- Ouais, je souffle finalement. J'ai remarqué.

Il m'accorde un sourire qui fait court-circuiter mon cerveau. Foutu sourire.

- On est en retard, je lui rappelle en le bousculant un peu pour avancer vers notre salle de cours.

Etape n°3 : achevez votre proie en lui donnant un rendez-vous catastrophique.

Cette partie du plan aurait dû être la plus marrante, je me suis arrangé pour qu'il ait un rendez-vous avec Libby. J'ai proposé qu'on se rendre aux arcades tous les trois et ce n'est que maintenant qu'ils s'y trouvent tous les deux et que Libby m'appelle pour connaitre la raison de mon retard que je joue les grands malades.

Ils se retrouvent tous les deux en tête à tête, c'est bien ce qu'il voulait, non ? Ce qu'il ne sait pas en revanche, c'est que Libby est une affreuse compétitrice, elle a horreur de perdre. Je souris pour moi-même en imaginant le scandale lorsqu'il va la battre à un jeu.

Le truc c'est que l'après-midi avance et mes pensées commencent à divaguer. Je suis seul chez moi, personne à qui parler, mes devoirs sont bouclés et même internet n'arrive pas à retenir mon attention.

Mon cerveau reste focalisé malgré moi sur leur rendez-vous improvisé. Je me demande ce qu'ils font, si par le plus grand des hasards, il a décidé de la laisser gagner. S'ils s'entendent. Est-ce qu'il l'a embrassée ? Je sens un mouvement dans mes tripes. Saloperie de serpent, ton nom est jalousie.

Je ne sais pas comment j'ai pu en arriver là, comment j'ai pu craquer pour lui ces trois dernières semaines et ne pas m'en rendre compte plus tôt. C'est complètement stupide. C'est un connard. Toi aussi, me répond une voix dans ma tête. Et elle n'a pas vraiment tort. La seule différence c'est que mes plans sont un peu plus étudiés.

Après tout peu importe, il ne s'agit pas de moi. Il ne s'est jamais agi de moi.

Etape n°4 : ignorez vos sentiments pour la proie.

Je passe le reste de mon après-midi à broyer du noir en écoutant Taylor Swift chanter ses mille ruptures. Me moquer d'elle est la seule façon que j'ai trouvée de ne pas déprimer davantage.

Il est environ six heures lorsqu'on sonne à la porte. Je ne vais pas répondre, je sais que ma mère est en bas et qu'elle va s'en charger. Je lance une fléchette sur ma cible au mur, le rond rouge qui symbolise le centre est plein et lorsque je lance la nouvelle, c'est toute la cible qui tombe au sol.

Génial. Pas franchement ma journée.

J'entends des pas dans l'escalier, puis on frappe à ma porte.

- C'est rien m'man, dis-je pour la rassurer, juste la cible qui…

Mes yeux se relèvent avec l'ouverture de la porte et je vois un Craig amusé qui attend dans l'embrasure. Ses cheveux qui d'habitude sont toujours parfaitement coiffés sont à présent plaqués sur son front et son t-shirt gris est orné d'une tâche énorme.

- Salut, dis-je assez mal à l'aise.

Il prend ça pour une invitation apparemment.

- Salut, il répond en entrant. Je t'ai amené de la soupe.

Il me tend un gobelet en carton de chez Ming et je cligne plusieurs fois des yeux.

- Pourquoi ?

- Comme tu as dit que tu étais malade…

Merde !

- Ah merci, c'est sympa, je réponds en acceptant le gobelet de soupe. Qu'est-ce qui t'es arrivé ? demandé-je en désignant sa personne d'un vague geste de la main.

Je le vois grimacer un peu, mais il sourit et le poids qui s'est installé sur mes poumons s'allège un peu.

- Libby m'a renversé son milkshake sur la tête et avant ça elle m'a frappé avec une queue de billard.

Je ne peux vraiment rien contre le rire hystérique qui passe mes lèvres, après un instant, je suis obligé de m'assoir.

- Tu as osé gagner ? je demande d'un ton moqueur.

Sa mine se fait indignée, mais il se laisse tomber à côté de moi, assis au sol. Dos contre le lit.

- Tu le savais ! crache-t-il, mais il n'y a pas vraiment de colère là-dedans.

- Ouais, je réponds en riant toujours.

Mon rire met quelques minutes à me quitter et le silence dans lequel on plonge après ça est assez confortable.

- J'ai une question à te poser, souffle Craig.

- Vas-y.

- Si tu étais Libby, tu sortirais avec moi ?

Le serpent revient s'enrouler à mes entrailles et c'est pire encore quand j'ai le visage de Craig tourné vers moi. Ses yeux noisette attachés à mon visage, ses lèvres pleines pincées par son embarras. C'est étonnement douloureux et je dois me racler la gorge avant de parler. Si j'étais Libby…

- Ouais, je souffle finalement.

Il a un sourire presque content.

- Je vais te raconter une histoire.

Je ne sais pas comment il est passé de l'un à l'autre, mais je me tais et je l'écoute. Il étend ses jambes devant lui avant de commencer à parler.

- Cet été, j'ai flashé sur quelqu'un. Sauf que cette personne me détestait et je me suis demandé comment je pouvais m'y prendre pour changer ça. Je suis donc passé par la personne la plus proche de mon coup de cœur…

- Oui, je sais, j'étais là. Le meilleur ami, dis-je avec un sourire factice en levant la main.

- Presque, répond-t-il avec un demi-sourire. La meilleure amie. Je suis allée la voir et ensemble on a élaboré un plan. (il se penche légèrement vers moi, comme s'il allait me confier un secret, mais mon cerveau est trop occupé à ne pas espérer pour noter à quel point nous sommes proches) Si j'approchais mon coup de cœur directement, il allait me réduire en pièce, il fallait donc trouver un moyen pour l'obliger à passer du temps avec moi… et c'est là que ça devient drôle : Sa meilleure amie que j'ai approchée pour qu'elle m'aide, m'a conseillé de l'approcher lui, en lui demandant de m'aider à la séduire elle. Tu vois où je veux en venir ?

Je me force à hocher la tête. Pendant tout ce temps, je me croyais le plus malin des deux…

Il bouge jusqu'à pouvoir prendre mon visage en coupe et je ne fais rien pour l'arrêter lorsqu'il m'embrasse doucement sur les lèvres.

- Embrasse-moi, souffle-t-il quand je ne réagis pas.

Mes mains viennent s'agripper à ses hanches et je l'attire plus près jusqu'à ce qu'il soit presque sur mes jambes et je lui rends son baiser avec plus de force. L'expression embrasser comme un perdu me vient à l'esprit, mais je ne peux pas m'en empêcher. L'intensité monte encore d'un cran lorsque sa langue envahis ma bouche. Un sourire étire mes lèvres, mais je ne brise pas notre baiser pour autant.

Mes bras s'enroulent autour de lui pour le serrer contre moi et il rit doucement.

- On pourra faire des plans ensemble à l'avenir.

Après tout, on est des connards manipulateurs tous les deux, on devrait bien s'entendre.

Ce soir-là, je suis dans mon lit lorsque je reçois un message de Libby qui annonce « j'ai gagné ! »

Je réponds immédiatement, avec un sourire machiavélique dirigé à l'écran de mon téléphone. « 1-0 pour toi, je me rattraperai »

N'oublions pas que je suis Shane Roman, coach en répulsion... mm nan, manipulation !


Et voilà ^^
Je vous dis à bientôt.
Comme d'habitude, vous pouvez retrouver les PDF et d'autres histoires sur mon blog (l'adresse est sur mon profil)
Hasta la vista.
Ven