C'est moi qui décide du chemin à prendre ici, je vais donc faire une digression, un récit de toute façon est sans cesse entrecoupé de digressions.

L'automne commence à poindre tout doucement les feuilles tombes, l'air se rafraîchit, les gens sont plus moroses et je ne cesse de penser que dans quelques jours je devrais mettre un manteau. J'aime l'hiver mais un peu moins cette saison incertaine. Je suis allée, comme la plupart des noctambules qui se retrouvent le pied au mur quand les distance deviennent trop longues à parcourir, attention lecteurs je parle au sens stricte,m'asseoir dans une salle très peu éclairée d'une auto école pour me voir passer en boucle plus de quatre vingt questions par une voix robotique. mon cerveau est fatigué et je ne cerne toujours pas la logique du code de la route. Est ce un serment d'allégeance passé entre deux chevalier motorisés ou simplement une succession d'obligation et d'interdiction qui s'entremêle dans le décor. A une époque je fuyais beaucoup la réalité endormante. Je m'imaginais sauvais un amis chair des griffes d'une bête féroces, parcourir des terres désolées à la recherche de trésor, découvrir des vérités, à l'instar de Catherine Pozzi, sur l'amour. Ma quête s'est détournée à ce tournant de ma vie mais le fond reste le même, le monde est toujours merveilleux mais la clef est toujours cachée, oserais-je croire que ce pas autobiographique va m'ouvrir l'accé?

La musique berce tendrement mes clapotis sur le clavier, je m'imagine avec saveur la prochaine cigarette sur laquelle je vais tirer, voir mon mari rentrer et lui raconter mes aventures. Une suite catastrophique d'erreurs aux code, un appel de ma mère, un oubli dans l'écriture et la conviction que je l'aime et que nos mots échangés me rendent fébrile.

Le langage est l'outil secondaire après ma pensée qui va me servir à verbaliser, j'essaye de construire mes pensées parasites à mes oreilles et vous lecteur avertis vous me lisez. Ici aussi nous avons encore un code qui fait partie de la communication et non je ne développerais pas en parlant de doctrine.

Plus jeune j'avais une solution, pour ne pas être handicapée par mon monde onirique qui se positionnait des fois avec tant de force, que j'en venais à douter de ma réalité, je m'enfermais des heures durant et je posais tout sur papier avec rapidité comme un devoir d'écolier ennuyant qu'il faut expédier. Une écriture de dernière de la classe qui malgré de longues études n'a jamais voulu voir clair dans les règles de grammaire et d'orthographe et qui aujourd'hui encore ne sait pas tenir la plume normalement.