Swords of Tsuki

"More ,more, please more, I want more ... The first step in the Hell"

Door 1

Mes yeux se lèvent vers ce désert ocre et le ciel infini pour observer les innombrables lumières dans ce vaste univers. Mais une brille encore plus dans mon esprit qui ne veut pas croire au jour où elle cessera d'éclairer ce monde lugubre où nous ne pouvons n'être que des prisonnières...


Ce jour-là avait été un jour normal, du moins c'est ce que je pensais. Je venais tout juste de sortir de ma Fac et le cours avait été quelque peu fatigant. Au moins cela s'était terminé assez tôt, pensai je en soupirant. Je marchais donc tranquillement, regardant les gens qui passaient en redressant discrètement mes lunettes qui cachaient une partie de mon visage fin et peu attirant, de couleur tannée. Une mèche noire et ondulée me tombait un peu sur les yeux et je la poussais discrètement. Mes cheveux mis-longs et en bataille, me gênaient parfois un peu, je devrai songer à les attacher, chose que je ne faisais que très rarement. Le soleil était haut dans le ciel et j'avais levé les yeux fixant un moment cette immense étendue bleue... L'automne était arrivé et je pouvais percevoir les feuilles couleurs ocre qui s'envolaient dû à la brise qui me fit trembler légèrement. Je m'étais arrêtée un instant sur le chemin, en voyant une petite fontaine au loin, derrière des feuillages. Elle était éloignée, mais les feuillages étaient quand même voyants, or personne ne semblait discerner ce petit parc. Etrange... Instinctivement je traversais la route et partis voir de plus près. Une fois arrivée je m'asseyais sur le bord de la fontaine et fixais l'eau claire qu'elle contenait. Je n'avais jamais vu une eau pareille.

Curieuse et attirée je plongeais un doigt dans cette eau, elle était très froide et me fit un peu frissonner. J'enfonçais ensuite ma main jusqu'à apercevoir l'eau se troubler et devenir noir. Mes yeux montrèrent de la surprise et la panique prit le dessus lorsque je sentis une main, au fond de l'eau prendre la mienne. Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un cri, tentant de fuir tant bien que mal mais rien à faire. Je la sentis enfin me lâcher et j'en profitais pour tout de suite faire demi-tour, mais avant même que j'eu le temps de courir une main géante sortie de la fontaine et me captura. Je me débattais comme une folle, criant désespérément de me lâcher mais je doutais que cela soit humain... Ou bien peut être que je rêvais. Oui c'était surement ça! Je me retrouvais donc plongée dans la fontaine. Je sentais mes poumons se vider d'air et mes membres s'atrophier dû à l'eau glaciale... Tout cela me semblait si réel... Si c'était le cas alors je mourrais... Je fermais les yeux tandis que la douleur était présente, voici donc la fin de Reah Lyra... De toute façon il faut bien une fin à tout non ? Et puis ma vie n'était pas si importante... Mais j'avais quand même envie de vivre, je ne voulais pas mourir maintenant peu importe à quel point ma vie était misérable et pitoyable.

Je ne savais pas ce qui s'était passé, ni pourquoi j'avais réussi à ouvrir les yeux, mais je sentais mon cœur battre et mon corps n'était pas translucide. Je n'étais donc pas morte, du moins à première vue. Je pris mes lunettes sur un chevet et les posais sur mon nez, en me rendant compte que j'étais surement chez quelqu'un. Il y'avait un lustre et la salle était immense. La décoration était de style arabique mais aussi un peu asiatique. En tout cas cela me semblait luxueux. Le lit dans lequel j'étais couchée était extrêmement grand. Je me tournais ensuite de l'autre côté ne voulant pas me lever, tellement ce lit était confortable et apercevais un homme. Je sentis mon cœur dérailler et mes sourcils se froncèrent très vite. Que faisait cet homme dans le même lit que moi ?! Peut-être avais-je atterris dans un endroit dangereux, me dis-je en pensant aux pires choses qui pouvaient arriver. Il fallait que je fuie! Je me levais donc mais aperçue du coin de l'œil que ce simple mouvement l'avait réveillé. L'homme ouvrit les yeux et tint mon bras. Je le regardais un moment outrée et un peu perdue... Je ne savais plus trop ce qui se passait et la beauté de cet homme était assez déroutante, surtout qu'il était nu mais au moins couvert d'un drap. Il possédait de longs cheveux mauves foncés et ses yeux étaient d'un vert glacial et sombre. Il ne disait rien et je ne pus m'empêcher de baisser les yeux en rougissant. Sa peau était diaphane, il était si blanc qu'on aurait pu le confondre avec un fantôme mais étrangement cela lui allait. Malgré le fait que j'étais complètement perdue je pu prononcer quelques mots.

« Qui êtes-vous ? Je ne vous connais pas ! Et pourquoi suis-je dans le même lit que vous ?! Je voudrai bien qu'on m'explique ce que veut dire tout ce cirque ! »

Mes joues étaient si rouges que malgré ma peau café au lait on pouvait très nettement les percevoir. Il ne répondit pas, il était toujours sans expression, jusqu'à ce que je vois un très discret sourire en coin sur son visage qui m'avait paru si impassible. Il ne me rassurait pas vraiment à vrai dire.

« L'impolitesse n'est pas une chose dont vous avez le droit de m'accuser demoiselle. Vous êtes bien plus grossière que moi... Pas même un bonsoir ni même une présentation »

Dit-il, en ayant tout de suite effacé son sourire et en me parlant sur un ton calme mais tranchant.

« Je ne vois pas pourquoi je le ferai... Après tout vous non plus vous ne l'avez pas fait ! »

Il se rapprocha de mon visage et je reculais brusquement sans le regarder.

« Eh bien je vais le faire... Mon prénom est Ayame et je suis l'un des fils du nom de Farinbald Aslaam. Ici vous êtes dans le monde de Yurah.

-Le monde de Yurah ? Mais il n'existe pas d'autres mondes... Du moins les humains ne peuvent pas y aller... A moins que je sois vraiment morte...

-Vous n'êtes pas morte... »

Cela me soulageait mais qui me disait qu'il ne me mentait pas ? Toutefois je ne pus m'empêcher de rougir légèrement à son ton blasé, il semblait trouver stupide ce que je venais de dire. En tout cas, tout ça était étrange et difficile à croire, bien que je fusse forcée car rien ne ressemblait à mon monde. Je n'avais pas regardé l'homme à mes côtés, bien trop gênée, même lorsqu'il parlait je fixais un coin de la chambre. D'après ce qu'il m'avait dit il se nommait Ayame mais il possédait un drôle de nom, cela ressemblait aux noms de princes arabes. J'allais m'extirper du lit jusqu'à ce que je le vois se lever et sortir du baldaquin, je fermais alors instinctivement les yeux, très gênée en marmonnant.

« Il aurait pu se rhabiller ! »

Je sentis un regard pesant sur moi et savait bien qu'il m'avait entendu, mais je n'osais pas lever les yeux.

« Je ne l'ai pas vraiment fait par plaisir demoiselle Lyra... Mes vêtements se sont mouillés lorsque je vous ai porté jusqu'ici... Il est rare qu'il pleuve dans cette région et pourtant aujourd'hui la pluie est tombée en trombe depuis cet après-midi...

-Vous auriez pu vous rhabillez rentrer ici... Et puis comment connaissez-vous mon nom ? »

J'attendis la réponse mais n'entendis plus rien à part un petit soupir d'agacement qui m'énerva quelque peu, j'avais le droit d'avoir une réponse à mes questions ! Cependant je décidais de me taire. Je l'écoutais ensuite parler, tandis que je levais un œil remarquant qu'il était maintenant habillé. Il portait une tunique noire, montée jusqu'au cou, dont il y'avait une broderie représentant un dragon en or. Ses deux manches étaient longues mais il y'avait une ouverture de chaque côté qui laissait entrevoir ses épaules et le rebord de ses manches étaient couleur or. Son sarwel quant à lui était blanc. C'était un style asiatique mélangé à celui de pays arabes. Il portait aussi un bracelet or, serti d'une pierre mauve à sa main droite et ses cheveux lui tombaient en de fines mèches, ils lui arrivaient au-dessous du dos et étaient vraiment magnifiques, en tout cas plus que les miens pensai je désespérée de constater qu'un homme avait de si jolie cheveux longs. Il avait aussi de longs cils et était d'une beauté effarante mais froide.

« Vous devriez vous habiller vous aussi au lieu de me fixer comme vous le faites... »

Je rougis jusqu'aux oreilles en faisant une petite moue, mais ne dis rien face à sa remarque. Il ouvrit unes des armoires et je remarquais le nombre impressionnant de vêtements qu'il y'avait. L'homme scruta attentivement chacun des vêtements puis en prit un et le posa délicatement sur le lit.

« Mettez cela, je reviendrai lorsque vous aurez finit de vous changer... Il faut que je vous présente aux autres.
-Aux autres ?
-Oui... »

Il se dirigea vers la porte et avant qu'il ne parte je m'exclamais

« Attendez ! Je voudrai savoir, pourquoi suis-je ici ? Et quelle était cette main qui...
-Vous saurez bientôt quelle est la raison de votre venue et cette main n'était autre que la magie que j'ai usée pour vous faire venir ici...
-Alors c'était vous ?! Ramenez-moi !
-C'est impossible. »

Je le vis froncer les sourcils et avant même que j'eu le temps de protester il referma la porte derrière lui. Il avait bien du toupet celui-là ! Mais il m'avait ramené ici sous la pluie... Alors qu'il aurait très bien pu me laisser là-bas, le temps que je me réveille. Malgré tout pourquoi m'avait il fait venir dans son monde ? Je sortais du lit et regardais les vêtements... Il y'avait un pantalon large vers la fin comme celui d'Ayame et un haut sertie de broderie en or et à manche mis-longues, de couleur blanc. Mais jamais je n'avais mise de si jolie vêtement et cela ne m'ira certainement pas pensai je intérieurement. Je le mis quand même puis jetais un œil au miroir et remarquais que cela me changeait... Mais quelque chose me gênait. Cette tunique avait un décolleté qui ne me plaisait pas du tout. Je rougis à l'idée qu'Ayame ait pensé que je puisse mettre une telle chose et tout en rageant, j'ouvrais l'armoire en cherchant quelque chose. Je mis la main sur un voile qui allait parfaitement bien avec le reste de mes habits et m'y drapais en cachant ainsi le décolleté, même si il n'y avait rien à voir. Je mis ensuite des chaussures et attendis sur le lit qu'Ayame revienne. J'entendis toquer à la porte après un moment et savais que c'était lui. Je lui dit qu'il pouvait entrer, il ouvrit la porte et me dit d'un ton neutre.

« Qu'as-tu fait à tes vêtements ? »

Mes joues devinrent pourpres et je lui répondis en tentant de ne pas m'emporter par la colère qui prenait petit à petit possession de moi.

« Je n'allais pas porter ça ! Je n'aime pas les décolletés »

J'allais le traiter de pervers mais je me retins... Il ne dit rien de plus à part de le suivre chose que je fis, me sentant obligée d'obéir. Sortie de la chambre, j'eu conscience de l'immensité du manoir dans lequel je me trouvais. Les couloirs étaient si grands que l'on pouvait se perdre facilement et les lustres et meubles étaient de styles arabes mais aussi parfois japonais. Je vis soudainement Ayame s'arrêter à une porte et en fis de même, il ouvrit la porte et une grande salle apparue sous mes yeux. Il y 'avait un petit salon, quelques vases et plantes et une table où était posée des tasses. J'eu alors la surprise de voir devant moi un jeune garçon, bien moins âgé que moi. Peut-être avait-il douze ans ou treize ans. Il arqua un sourcil en me voyant et avait un air fier sur son visage... Ayame à côté de moi semblait tout à fait impassible mais fronça un peu les sourcils en voyant le garçon.

« Ayame ! Tu n'es pas content de me voir ?
-Ce n'est pas ça... Je me demandais juste où se trouve cet idiot, je lui ai pourtant demandé de venir ici à l'heure exacte.
-Tu es trop sévère Ayame... »
Ce petit garçon n'était pas le seul, mais l'autre personne était trop loin pour que je puisse le voir.
En tout cas ce garçon devant moi, n'était pour l'instant pas très grand mais il semblait avoir du caractère. Ses grands yeux étaient d'un doré, vif et plein de vie et son regard me fixait sans aucune gêne, ce qui me fit un peu baisser les yeux. Je me demandais presque si c'était la véritable couleur de ses yeux ou si il avait mis des lentilles... Ses cheveux étaient quant à eux d'une jolie couleur bleu azur coupé court et un peu en bataille. Il portait une tunique beige ouverte, qui laissait entrevoir son torse de jeune garçon et possédait aussi une écharpe noire, négligemment posée autour de son cou. Sa peau quant à elle était un peu plus bronzée que la mienne et il était vraiment mignon. Ce dernier me fixait toujours, jusqu'à me demander.
« Tu es qui ? »

Sa question fut si brusque et son regard si méfiant que je ne fis que me renfermer encore plus. Pourtant je n'avais pas l'habitude d'être intimidée par des enfants, mais celui-ci me semblait un peu différent.

« Je suis Reah Lyra...
-Haru va t'assoir avec les autres et ne la brusque pas trop... C'est la jeune fille dont nous avons parlé la dernière fois... »
Haru ? Ce garçon portait un nom de fille ce qui me fit légèrement sourire il fronça les sourcils et me dit l'air mécontent
« Ne ris pas ! Tu es mal placé pour le faire ! »
J'effaçais, tout de suite mon sourire ne disant rien mais pensant que je n'avais pas voulu me moquer de lui... Haru était un très joli prénom, il signifiait printemps... On avança ensuite dans le grand salon jusqu'à ce que j'aperçoive un autre homme assis, les jambes croisées tandis qu'il buvait calmement du thé. Ses cheveux étaient de couleur rougeâtre, un peu long mais moins que ceux d'Ayame, de fines mèches lui tombaient jusqu'à l'épaule et il les avait bien attachés. Sa peau était un peu cuivrée et ses yeux étaient d'un vert clair déstabilisant. Il portait une longue tunique un peu ouverte, de couleur noire et un sarwel blanc cassé. Ayame me dit de m'asseoir ce que je fis un peu gênée face à ces étrangers en face de moi... Ayame s'était assis à côté de moi, mais avait laissé une distance convenable entre nous deux. Entre les trois c'est lui qui me semblait le moins conciliant. J'entendis ensuite une voix et remarquais que l'homme aux yeux verts clairs avait pris la parole. Mais je semblais juste un peu perdue car le salon était magnifique et imense, j'avais d'ailleurs remarquer le fait qu'il était plus de style européen que arabique.

« Enchanté, je me nomme Ryuzei et vous si je ne me trompes pas, votre nom est Reah ? » Il me fit un sourire aimable et je fus contente de constater qu'il y'avait au moins quelqu'un qui semblait sympathique.

« Oui c'est bien ça... Je suis enchantée aussi »

Dis-je poliment en tentant de sourire un peu. Ayame quant à lui semblait irrité mais je ne savais pas la raison de son agacement qui se voyait quelque peu, dû au mouvement de sa jambe qui ne cessait de gigoter et à son regard sévère.

« Patience Ayame... Tu sais bien comment est notre frère. »

L'homme ne répondit pas à Ryuzei qui n'avait pas perdu son sourire. Ils étaient donc frères ?! Je l'avais marmonné sans m'en apercevoir et Haru me répondit avec un grand sourire.

« Oui nous sommes tous frères !
-Je confirme ce qu'Haru dit même si nous ne nous ressemblons pas toujours... »

Répondit l'homme aux cheveux rougeâtres. Alors ils étaient tous des frères... Je recherchais instinctivement les ressemblances ce que semblait avoir remarqué Ayame.

« C'est tout à fait normal vu le nombre auquel nous sommes...
-C'est vrai que quatre frères ne peuvent se ressembler goute pour goute »

répondis-je à Ayame même si en fait je trouvais qu'ils avaient tous un trait de ressemblance, c'était peut-être leurs yeux ou leurs nez, je ne savais pas trop. J'entendis par la suite des pas derrière moi et me retournais surprise de voir un autre homme apparaitre. Celui-ci partit d'un pas lourd, s'asseoir sur le fauteuil d'en face au milieu de ses deux frères, Haru et Ryuzei. Il me vit ensuite et son expression s'éclaira soudainement.

« Nee bienvenue ! J'espère qu'on s'amusera bien ne ? »

Un peu déroutée par un accueil si chaleureux et son grand sourire je me contentais d'hocher la tête.

« Sasa ! Tu es enfin arrivé !
-Calme toi Haru notre frère est surement fatigué, ne lui saute pas au cou ainsi
- Ca ne fait rien Ryuzei ha ha »

Haru s'était accroché à l'homme qui venait d'apparaitre, mais il le lâcha un peu boudeur, suite aux réprimandes de Ryuzei et resta ensuite dans son coin tandis qu'Ayame ne semblait pas réagir.

Le nouveau frère avait gentiment frotté la tête du plus jeune et garda son sourire, en me scrutant. Mais je n'avais pas l'intention de rester ici !

« Je n'ai aucunement l'intention de rester ici. »

Le sourire de l'homme devant moi, disparu et il eut une petite mine triste. Il ne semblait vraiment pas méchant, peut-être n'aurais-je pas dû être si autoritaire... Il se leva avant de s'approcher de moi et avança brusquement son visage qui faisait une petite moue, vers le miens, qui arquait un sourcil et qui avait brusquement reculé du à son rapprochement soudain. Bien trop soudain pour mon pauvre coeur.

« Tu es bien méchante ... »

Ses yeux se firent sévères puis j'entrevis un sourire en coin et il s'approcha de mes lèvres, avant de descendre vers mon cou. Mes joues s'empourprèrent et je sentis ses lèvres frôler ma peau. J'eu à peine le temps de le repousser que je me sentis tirer vers la droite. Ayame avait pris ma main, il approcha ses lèvres et embrassa l'un de mes doigts. Inutile de dire à quel point j'étais gênée, jamais aucun homme n'avaient agis ainsi avec moi. Et j'étais complètement paralysée, aucun de mes membres ne semblaient vouloir bouger...

« Une demoiselle ne devrait pas être trop proches de quelques rares méchants loups.
-Nee Ayame chan... Je ne suis pas un loup ! »

Haru et Ryuzei voyant que je me sentais mal à l'aise entre Ayame et Saariya, me firent s'asseoir près d'eux en m'écartant de leurs deux ainés. Mon cœur déraillait et j'entendis la voix calme de Ryuzei me chuchoter doucement.

« J'espère que tu vas bien ? »

J'hochais simplement la tête tandis qu'Haru me tapota l'épaule en riant un peu. Je ne comprenais rien à ce qui se passait mais j'avais vaguement l'impression que je m'étais fourrée dans un gros problème !

« Saariya... je n'ai pas oublié le fait que tu sois en retard
- Ayame après la venue de notre joujou tu pourrais oublier mon petit retard neee ?
- Reste à voir Saariya si cela sera le jouet de tout le monde ici, ou de ceux qui le méritent »
Ayame le regarda un moment en ayant un sourire en coin tandis que l'homme à côté de lui fronçait les sourcils. Très vite Haru réagit

« Reah n'est pas un jouet ! »

Alors ils parlaient de moi ? Ryuzei protesta lui aussi calmement

« Cessez votre petit jeu, je trouve ça malsain et Haru a raison. De plus Reah est là car elle est importante c'est le joyau même de notre groupe... Alors traitez-la convenablement »

Je rougis aux mots de Ryuzei ne comprenant pas de quoi il parlait, mais je ne pus m'empêcher de lui sourire gentiment. Il me regarda un instant puis détourna les yeux et je pu percevoir quelques rougeurs sur ses joues. J'avais l'impression qu'il était en fait quelqu'un de timide. J'entendis deux soupirs et regardaient d'un air mécontent les deux hommes qui étaient maintenant en face de moi.

« Je ne suis pas un jouet et je veux juste retourner chez moi ! Et puis je ne comprends absolument rien à ce que vous racontez ! »

Je vis l'homme dont le nom me semblait être Saariya froncer un peu les sourcils et s'adresser à Ayame d'un ton autoritaire qui me surpris un peu venant de sa part.

« Heee ! Tu ne lui as rien expliqué ?
-Pourquoi serai ce moi qui devrait tout faire ?
-Tu l'as ramené ici tu aurais bien pu lui en toucher quelques mots neee?
- Eh bien au lieu de parler inutilement fais-le... Mais peut être es-tu tellement stupide que tu ne saurais pas comment tout lui expliquer ? » Dit Ayame avec un petit sourire mesquin. Son interlocuteur fronça les sourcils encore plus et eu un sourire crispé. On pouvait deviner qu'il se retenait de toutes ses forces de s'énerver tandis que l'autre semblait avoir un malin plaisir à le voir ainsi se retenir. Saariya détourna les yeux de son frère et me fixa avec un air peiné.

« Nyuu, Gomen Reah chan ! Je ne me suis pas présenté il me semble... Je suis Saariya et nos noms à tous est Farinbald Aslaam. Nous sommes tous les fils d'un empereur mage mais avons des mères différentes. Nous serions donc plus exactement des demi-frères. Mais pour moi frères ou demi- frères c'est la même chose.»

Je remarquais alors le doux sourire qui apparut sur le visage d'Ayame, Ryuzei et Haru aux mots de Saariya qui avait toujours ce grand sourire aux lèvres. J'eu alors le sentiment qu'ils étaient très soudés... En tout cas je ne pouvais m'empêcher de penser qu'ils étaient vraiment beaux. Saariya avait des cheveux mis-longs, de couleur noir dont quelques mèches faisaient quelques ondulations, tandis que ses yeux étaient d'une couleur que je n'avais jamais vu à bien y regarder, un mélange de bleu et de gris, non en fait cela ressemblait presque à la couleur qu'aurait une bulle multicolore, mais ce bleu grisâtre en restait quand même la couleur dominante... Il semblait être plus jeune qu'Ayame et devait avoir à peu près le même âge que Ryuzei. Son visage était fin et sa peau sans défauts, mais je ne saurais lui donner un âge, car il avait un air presque enfantin et malicieux. Il possédait lui aussi la peau très légèrement bronzée mais moins que la mienne et que celles d'Haru et Ryuzei. Saariya portait un T-Shirt à manches longues et de couleur azur, alors qu'une partie en était un peu déchirée laissant entrevoir un peu son abdomen. A sa taille il y'avait une ceinture de couleur rouge vive et il portait un pantalon taille basse couleur vert militaire qui s'arrêtait plus haut que sa cheville. A son oreille droite il y'avait un pendentif de couleur bleu foncé, ce qui ressortait avec son œil. Quant à ses bottines elles étaient ébène et lui remontaient un peu plus haut que ses chevilles cachant ainsi la partie que le pantalon aurait laissé à découvert. Saariya était sans nul doute le plus excentrique... Il ne semblait pas méchant mais était un peu trop beau à mon gout, il en était de même pour Ayame et mon coeur faible ne le supporterait pas longtemps...

Je repris très vite mes esprits en rougissant un peu, du au fait que j'avais fixé un instant Saariya, tout en me reconcentrant sur ce qu'il m'avait dit... Ils avaient donc différentes mères, j'arrivais mieux à comprendre pourquoi Ayame avait cette peau si blanche ce qui n'était pas le cas de ses autres frères, mais ils possédaient tous la même beauté. Saariya continua tout en se vautrant dans le canapé et en mettant ses deux mains derrière la tête.

« Nous ne sommes qu'une partie des frères... Les autres ne sont pas ici
-Quoi ? Il y'en d'autre ? »
Dis-je surprise. Ayame me répondit d'un ton tranchant et sec.
« Nous sommes douze au total.
-Sauf que les autres on ne les aime pas beaucoup... »

Me dit Haru en ayant un air très sérieux alors que Ryuzei avait un air un peu attristé. Ils étaient une grande famille mais je me demandais bien pourquoi ils ne s'entendaient pas avec les autres.

« Eeeh ! Ne me faites pas ses têtes d'enterrements !» Dit Saariya paniqué il reprit ensuite en me souriant.
« Je suis l'ainé des douze et Haru en est le cadet. Quant à Ayame il en est le troisième et Ryuzei le huitième »

J'ouvris alors de grands yeux fixant Saariya, il était plus âgé qu'Ayame ?! Ayame n'était donc que le troisième et Saariya... le premier... Et l'ainé de douze frères ?! Il ne faisait vraiment pas l'ainé d'autant de frères et je me demandais maintenant quel âge avait cet homme. Il avait surement compris ma surprise car son sourire s'était élargi.

. « Tu rencontreras surement nos autres frères, mais ils ne seront certainement pas tes amis alors fais attention, ne ? Ici nous sommes dans un monde parallèle à celui de la Terre. Le monde d'où tu viens est le centre mais il existe autour de ce centre de multiples dimensions. Je connais surtout celle de Mei et la nôtre, Yurah. Ton rôle est important nous avons besoin des pouvoirs qui sommeillent en toi, c'est Ayame qui t'as choisi parmi tant d'autre et j'espère juste qu'il ne s'est pas trompé... Ton but est de nous servir pour faire court, un autre que moi pourra te l'expliquer plus clairement, mais tu es un peu notre source d'énergie dans cette lutte qui approche.

-Saariya toujours aussi lent...
-Ayame chaaaan ... » Dit Saariya l'air boudeur avant de continuer

« Enfin bref tu comprendras petit à petit de par toi-même. Mais je vais quand même te dire un peu qui nous sommes. Nous sommes les fils du roi et mage de ces terres. Eh oui entre autre je suis un prince ! ha ha !

-Saariyaaa si tu voudrais bien cesser de faire le clown. En plus tu l'as déjà dit ça..
-Hai hai Ayamee chaaaan. Mes trois frères et moi nous sommes alliés dans le but de pouvoir devenir les protecteurs de ces terres menacées... Nous avons comme but de neutraliser les criminels dont la milice ne peut arrêter. Pour être plus exact nous chassons des angels, tu comprendras un jour ce que sont ces « angels » mais nous recherchons aussi la personne derrière tout ça... Et nos autres frères sont aussi nos ennemis... Hum, enfin bref, Ayame, Ryuzei,Haru et moi faisons partie du quartier number one ! hé hé. Nous avons tous des pouvoirs et sommes nés sous le signe d'une étoile. Haru est né sous le signe du taureau, Ryuzei celui du cancer, Ayame est vierge»

Je vis un léger sourire sur les lèvres de Saariya et compris très vite son insinuation qui me fit rougir.

« Cesses tes plaisanteries stupides Saariya... Je ne vois pas en quoi cela est si drôle
-Nee ? » Dit le brun en dodelinant la tête l'air interrogatif.

« Saariya... J'ai oublié que tu souriais pour un rien...» Ayame eu un air froid puis chuchota quelque chose aux oreilles de son frère qui resta un moment de marbre alors que son jeune frère le regardait avec un sourire. Saariya quant à lui semblait perplexe...
« Hein? ...Ie ie ie ! Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Ayame hentaaii, tu as l'esprit détourné! » Dit l'ainé alors que ses joues virèrent au rouge.

J'avais vraiment cru que Saariya avait insinué cela mais en fait il ne voulait en aucun cas dire ça... Je rougis encore plus me disant que j'avais moi aussi un esprit détourné. Ayame lui jeta un regard froid et lui donna un coup à la tête à l'aide de sa main. Haru et Ryuzei rirent un peu alors que Saariya faisait semblant de sangloter et se plaignait comme un enfant. Il avait un drole de caractère mais au moins je n'avais pas à me méfier de lui pensai je en souriant quelque peu.

« Iteeeee Ayame chaaan! » Je ne pus m'empêcher de rire un peu devant un tel spectacle, alors qu'Ayame restait de marbre et que son ainé avait une mine faussement attristée.

« C'est toujours comme ça Reah chan »

Me dit en souriant Haru, tandis que Ryuzei me chuchota doucement.

« Depuis tout petits on a toujours entendu Saariya taquiner Ayame, mais à la fin Saariya perdait constamment, car Ayame se met rarement en colère et lui assène toujours des pics or notre ainé est loin d'être quelqu'un de calme... Il se mettait soit à pleurer ou bien se mettait très en colère.
-Neee ! Vous êtes pas gentils de raconter tout ça, n'oubliez pas le grand oji sama de la virilité ne pleure jamais ! »
Cela fit sourire Ayame qui ajouta
« Ce ne serai pas plutôt, prince de la stupidité?
-Neee ?! Je ne suis pas stupide ! »

Dit Saariya en faisant la moue. Ayame reprit ensuite son air impassible alors que son ainé lui jeta un mauvais regard.
« Et donc comme allait le dire Saariya il est du signe du scorpion »

Dit Ayame d'un air sérieux. Mais je ne comprenais pas pourquoi leurs signes astrologiques semblaient si importants...

« Nos pouvoirs sont liés à la constellation dont nous venons. Pour nous renforcer nous avions besoin d'un élémentaire. Un signe complémentaire, qui pourra s'accorder à nos pouvoirs et ainsi nous rendre plus fort. Ce signe c'est toi, ne. » M'expliqua Saariya en me souriant alors que je rougis un peu encore intimidée devant ces hommes.

« Vu ton esprit il me semblerait que ton élément soit l'eau, je pense que tu serai de la constellation du poisson... Même si Haru et Ayame sont de l'élément de la terre, tu les complète aussi car les signes de la vierge et du taureau s'accordent avec ceux de ta constellation... »

Tout s'embrouillait dans ma tête mais j'avais quelque peu comprise. Malgré tout ma place n'était pas ici, je ne me voyais pas vivre au milieu de ces quatre garçons, moi qui était si méfiante, si renfermée et je n'aimais pas les hommes... Si ça se trouve Ayame s'était certainement trompé.

« Je crois comprendre mais Ayame s'est certainement trompé dans son choix, je ne suis pas la bonne personne, je suis une fille qui n'a jamais servie à rien, je n'ai aucune capacités spéciales ni de dons particuliers.» Saariya souriait toujours sans rien dire, tandis que Ryuzei et Haru avaient un air un peu triste, mais un regard me donna des frissons dans le dos, celui d'Ayame, qui me fixait depuis un bon moment. Je baissais la tête et il dit d'une voix glaciale.

« Je ne me trompes jamais... Et tu ne pourras de toute façon pas retourner tant que tu n'auras pas accomplis ton but.
-Je ne suis pas la bonne personne ! Vous m'avez vu non ?! J'ai l'air de ressembler à une héroïne ou à truc de ce genre ? Non ! Je suis une bonne à rien ! Je n'ai jamais rien su faire !
-Tu n'iras nulle part. »

Ne supportant plus le ton froid d'Ayame et son regard si sûr de lui, comme si il était persuadé que je ne pourrais pas faire ce dont je souhaite, je me levais et me dirigeais vers la grande porte, avant que Ryuzei ne me bloque le passage. Je le regardais surprise et il me prit froidement par le bras et me remettant sur le fauteuil. Contrariée j'allais protester jusqu'à entendre le bâillement d'Haru qui me dit avec un sourire malicieux.

« Tu n'iras pas bien loin comme ça. En tout cas tu es marrante. »

Me dit-il avec un sourire sincère. En tout cas Ryuzei pouvait lui aussi faire peur en y réfléchissant.
« J'ai sommeil ! » s'exclama Haru. Je n'avais pas vraiment envie de dormir vu que je venais de me réveiller mais c'est vrai qu'il faisait nuit. Le scorpion se leva donc et dit d'une voix haute en tapant dans ses mains. « La journée va être longue donc partez-vous reposer, ce conseil vaut aussi pour toi Reah chan, même si tu viens de te réveiller. » Haru ne se fit pas prier et fut talonné par le cancer qui tenta tant bien que mal de me faire un discret sourire avant de partir. Ne pouvant résister à ce sourire sincère, je rougis timidement, n'oubliant quand même pas la façon dont il m'avait ramené au fauteuil et posant avec discrétion un doigt là où sa main m'avait tenue sans aucun ménagement.

« Bien Ayame nos deux frères ne nous ont pas attendus partons donc nous coucher nous aussi. Nee ?
-Je n'ai pas besoin que tu me le dises pour le faire Saariya... »

Ils se levèrent et me laissèrent seule dans la salle tandis qu'Ayame me souhaita un discret, bonne nuit. Et que l'autre semblait avoir un sourire en coin. J'en fis de même et soupirais en me disant que je ne pourrais fuir. Je me levais et jouais avec mes cheveux nerveusement, j'allais rater des jours à ma fac et mes parents s'inquièteraient de ne plus recevoir mes appels et puis rester ici entourée de ces loups ! Si ça se trouve ils étaient des tueurs ! Je m'avançais donc en me rappelant brusquement que je ne savais pas où se trouvait ma chambre... Je restais un moment tétanisée et la colère m'envahit je grognais un peu et sifflais entre mes dents « Je les déteste » Au pire je dormirais ici. Je pensais m'allonger jusqu'à entendre un bruit à coté, comme quelque chose qui s'était brisée. Ayant peur je fis tout de suite demi-tour me disant que ce manoir n'était pas rassurant en fait... Je marchais donc méfiante le long des couloirs en prenant mon courage à deux mains. Jusqu'à me heurter à quelqu'un. Je reculais brusquement et émis un petit cri de surprise. Je levais les yeux et remarquais horrifiée un visage peu rassurant, je crue perdre mon cœur jusqu'à entendre un rire et une voix que je reconnaissais.

« Je t'ai fait peur hein ?
-Vous l'aviez fait exprès ?
-Un peu ha ha
-Ce n'est pas drôle !
Enfin bref tu t'es perdue nee? »
C'était Saariya... Je fronçais les sourcils et lui dit.
« Bien sûr que je me suis perdue !
-Ne crie pas ! Je ne suis pas sourd ! nyaah mes pauvres oreilles, il faut les épargner, tu sais mes oreilles sont fragiles !
-Vous criez plus fort que moi... »

Chuchotais je, mécontente alors qu'il eut un sourire crispé. Il soupira et marcha un peu devant moi en disant. « Je vais te montrer ta chambre... Mais au moins c'est bien tu aies pu visiter un peu » Dit-il en riant, je ne dis rien mais tentais d'apaiser ma colère. Après à peine quelques minutes il ouvrit une porte et me montra ma chambre. Celle-ci était moins grande que celle dans laquelle j'étais arrivée et tant mieux je m'y sentirais plus à l'aise. Il y'avait une grande fenêtre, un chevet et un bureau, une bibliothèque et le lit était une sorte de grand baldaquin, il y'avait aussi un miroir et des gravures dans une langue que je ne connaissais pas vraiment. J'avais presque l'impression de me retrouver dans un livre fantastique, là où on décrivait des chambres fabuleuses et magiques. Ou plutot dans un conte... Alors que je contemplais ma chambre j'entendis ensuite un chuchotement à mes oreilles et sursautais.

« Elle ne te plait pas ?
-Si beaucoup ! » M'empressais je de répondre en calmant le rythme de mon coeur.
« Tant mieux. Ne ! Si tu veux je peux dormir avec toi si tu as peur.. » Dit-il en ayant l'air très sérieux. Je rougis et m'éloignais sentant l'énervement s'emparer de moi.
« Non merci et ne vous moquez pas de moi... Je suis assez grande pour dormir toute seule
-Ooh hai hai, désolé Reah chan...
-Ça ne fait rien. » Répondis-je en ayant un discret sourire tandis qu'il se rapprocha de moi.
« Pourquoi tu as mis ce voile horrible... Il fait chaud ici tu n'en as pas besoin. »

Le voile était entre ses mains et je n'aimais pas du tout la tournure des choses. Alors ce n'était pas Ayame qui avait choisi ces vêtements... Les apparences étaient parfois trompeuses, je n'aurais pas du m'arrêter à une première impression.

« Cette tunique ne me plaisais pas vraiment...

- Moi je l'aime beaucoup. Je la trouvais jolie il y'a plein de broderies, d'une jolie couleur»

Me dit-il en ayant une mine candide. Cela suffisait à me dire que Saariya ne me l'avait donc pas donné à cause du décolleté, j'eu un petit air attristé dû à mon comportement agressif, mais avant que je ne m'excuse, je le vis s'approcher rapidement de mon visage et reculais instinctivement en rougissant, me disant qu'il voulait ma mort.

« Euh je... Elle est jolie Saariya san mais je hum... enfin bref je l'aime bien mais si vous pouviez juste reculer.»

Dis-je en me faisant la plus petite possible. Il était trop proche, beaucoup trop proche! Mais il semblait ne pas avoir compris un traitre mot de mon bégayement et s'approcha encore plus. Oh malheur! Kami sama sauvez moi, je n'avais aucune envie de perdre ma vie maintenant!

« Alors tu l'aimes bien ? Je savais ! J'ai bon gout après tout ! »

Je fronçais un peu les sourcils tout en essayant de mettre de la distance entre nous malgré le mur qui m'empêchait de reculer plus. Il rit un peu et Saariya s'éloigna en ayant un sourire enfantin sur son soupirais de grand soulagement, me relaxant petit à petit. Il me tourna le dos et dit le plus simplement du monde. « Mais c'est vrai que ce haut ne te va pas vraiment vu ta morphologie, oublions ce genre de vêtements. Nee Oyasumi !» Il referma la porte et je me sentais tout d'un coup très fatiguée. Quel goujat... J'avais compris son insinuation... Ma morphologie... J'étais une planche mais et alors ? En tout cas ce Saariya n'était pas si innocent que je ne le croyais ! A moins que j'avais compris de travers, ce qui ne m'étonnerait pas car Saariya ne me semblait pas vraiment être un goujat et encore moins un pervers, il me semblait plus innocent que les autres et moi... Je m'allongeais sur mon lit après avoir ouvert l'armoire pour chercher un vêtement afin de dormir et enfilais une longue robe blanche. Je m'endormis petit à petit me demandant où tout cela me mènerait.


« Saariya... Je suis juste venu te dire que je ressens de plus en plus la présence d'Uro et Asman. Le second de la famille semble avoir un plan derrière la tête sans compter sur ce stupide bélier...
-Ha ha, alors comme ça le gentil chien chien refait son apparition... Hum ne t'en fais pas Ayame... Pour l'instant allons-nous reposer demain sera une longue et rude journée.
-Bien Saariya... Juste une dernière chose. Ne fais pas fuir notre jouet...
-Je n'ai pas l'intention de la faire fuir neeee. Pourquoi dis-tu cela Ayame chaaan ?
-Pour rien Saariya et cesse de mettre chan à la fin de mon prénom. En tout cas, tu es bien cruel... L'avoir fait dormir dans la chambre d'une servante
-Ton sourire n'est pas rassurant Yaya chan,tu sais? Et il ne signifie qu'une chose que tout ça t'amuse. Et puis sa chambre d'avant devait être pire et il n'y en avait aucune autre de libre dans le manoir.
-Je l'aurais accepté dans la mienne mon cher Saariya
-Ie ie ! Je n'aurais jamais toléré cela sous ce toit Ayame !
-Tu es bien autoritaire... et rabat joie... Mais cela te ressembles. Je vais dormir bonne nuit à toi.
-Bonne nuit Yaya chan !
-Je déteste ce surnom... Saariya tu resteras irrécupérable... Nous sommes opposés l'un à l'autre et pourtant...»

Ce soir-là j'avais fait un étrange rêve pas très rassurant non plus, celui d'être enfermée à jamais avec quatre démons... Que deviendrai-je ici ?