Et voilà, je vous souhaite une bonne année 2014 à toutes et à tous. Voici la nouvelle de décembre. Les mots du mois étaient : Souris d'agneau, Comptine, Peluche, Saperlipopette, Apodictique.

J'espère que la nouvelle vous plaira. Bonne lecture et au plaisir d'avoir vos retours :)


Un Noël en famille

— Aloïs, arrête de bouder.

Je croise les bras et me renfrogne un peu plus dans le canapé. Je ne boude pas, je réfléchis. C'est totalement différent.

Si Médéric n'avait pas été un loup, je l'aurais transformé en vampire et nous n'en serions pas là aujourd'hui. Et si Médéric avait été un vampire au lieu d'être un loup, à l'heure actuelle nous serions débarrassés de sa famille et je ne me retrouverais pas avec une gamine de 5 ans en face de moi, le pouce dans la bouche et sa peluche sous le bras en train de me fixer. Mais Médéric est un loup. Un loup de 122 ans qui plus est. Je vous laisse imaginer l'étendue de sa famille…

Alors oui, peut-être bien que je boude, mais alors un tout petit peu. Mais entendons-nous bien, c'est parfaitement justifié.

Vous le savez déjà, Médéric est mon animal de pouvoir. Au début de notre lien, notre relation était plutôt houleuse. Je suis un maître vampire et lui un alpha, autant dire que chacun d'entre-nous essayait de prendre le dessus sur l'autre. Et je ne cache pas que si l'établissement de ce lien était, dans un premier temps, un pur hasard, j'ai rapidement fait des plans sur la comète et tenté d'en tirer profit. Médéric était à l'époque en bonne position pour devenir le chef alpha. Et si ça avait été le cas, j'aurais à l'heure actuelle, toute une meute à mon service, faisant de moi l'un des vampires les plus puissants de la ville. Au lieu de quoi, Médéric, avec son immortalité toute neuve, s'est déclaré Solitaire ce qui ne l'a pas exclu de la meute comme il le pensait, mais fait de lui le doyen et le sage de la meute. Son frère étant le mâle alpha à l'époque, ceci explique cela.

Toujours est-il, que 90 ans plus tard, au lieu d'être isolé, Médéric est au contraire très sollicité par la meute, notamment en cas de problème. Ce qui nous amène à la gamine présente devant moi et qui me fixe toujours de son regard ambré de loup.

— Médéric, rappelle-moi ce qu'elle fait ici ?

Je l'entends soupirer dans la cuisine.

— Je te rappelle que c'est Noël.

— C'est justement. Pourquoi est-ce qu'elle n'est pas avec le reste de sa famille ?

Habituellement, la meute est très protectrice vis-à-vis des petits cela me surprend qu'ils aient laissé une enfant seule pour Noël, et encore plus en présence d'un vampire, même si celui-ci est lié au grand-oncle de la gamine en question.

Depuis tout à l'heure mon regard est autant fixé sur elle, que le sien sur moi. Elle semble à la fois interloquée et aux aguets, mais n'éprouve visiblement pas la moindre peur ou animosité à mon égard. De l'autre côté, j'entends Médéric poser l'ustensile qu'il tenait, et venir nous rejoindre dans le salon. Il se stoppe en nous voyant nous dévisager l'un l'autre et pose ses mains sur ses hanches.

— Non mais t'as pas bientôt fini de la regarder comme ça ?

Je détourne mon regard de l'enfant.

— C'est elle qui me fixe depuis tout à l'heure.

Médéric lève les yeux au ciel.

— Non mais quel gamin, je vous jure.

Il s'approche de l'enfant et se baisse à sa hauteur.

— Luana, je te l'ai déjà présenté, c'est Aloïs. C'est un vampire mais il n'est pas méchant, tu n'as pas besoin d'avoir peur.

Celle-ci tourne les yeux un instant vers Médéric.

— J'ai pas peur.

Son regard revient juste après sur moi et n'en démord plus. Médéric soupire et se relève. Il me lance un regard noir.

— J'espère que tu n'as pas utilisé tes pouvoirs sur elle.

Je me redresse d'un bond et lève mes mains en signe de défense.

— Je n'ai absolument rien fait. Depuis qu'elle est arrivée, elle a scotché sur moi. Tu vas finir par m'expliquer ce qu'elle fait là à la fin ?

— Je pensais attendre qu'elle soit couchée pour t'en parler.

Je me tourne vers la gamine et tend mon doigt vers le canapé.

— Va faire dodo.

Au lieu de m'écouter, elle penche la tête légèrement sur le côté et continue à me fixer. Je soupire. Je sens que ça ne va pas être une sinécure.

— Bon tu restes là. On doit parler entre adulte. Pas bouger.

Je prends Médéric par le bras et l'entraîne vers la cuisine. La gamine semble avoir compris, parce qu'elle ne nous suit pas. Une fois seuls, je croise les bras et regarde Médéric.

— Alors ?

— Décidément tu n'apprendras jamais la patience.

— Tu ramènes chez nous une gamine d'à peine 5 ans qui devrait être avec sa famille à l'heure actuelle. Excuse-moi de vouloir savoir ce qu'il se passe.

Médéric se passe une main dans les cheveux, je le sens gêné, et en colère. Et tout ça dirigé contre sa meute. C'est une première.

— Mon neveu m'a demandé de l'accueillir quelques temps…

Je fronce les sourcils.

— C'est combien quelques temps ?

— Jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se défendre dans la meute.

Des années quoi. Mais avant même que je puisse en faire la remarque il ajoute :

— Ecoute, je t'explique. Luana est la fille de Thomas, mon neveu le plus jeune. C'est son frère aîné, Louis qui est l'Alpha maintenant, et sa femme est une vraie garce. Quand Luana est née, elle n'était déjà pas ravie, mais elle n'a rien dit car elle était elle-même enceinte et a accouché quelques semaines après d'une fille. Cela n'a posé aucun problème jusqu'à il y a quelques mois.

Alors là je suis complètement perdu. Je sais que je devrais être un peu plus au fait du fonctionnement d'une meute, et particulièrement de cette meute, mais le seul qui m'intéresse réellement c'est Médéric, pas sa famille.

— Je croyais que le loup ne faisait surface qu'à l'adolescence, alors où est le problème ?

— Tu as vu ses yeux Aloïs. La louve de Luana est clairement éveillée. Pour le moment ce n'est qu'un louveteau, mais c'est déjà une alpha. Je te laisse imaginer la puissance qu'elle aura quand elle sera plus grande.

— C'est plutôt une bonne chose non ?

— Pour la meute oui, mais pour la louve alpha absolument pas. Elle se sent menacée par Luana, et est en position de pouvoir la tuer. Ca fait partie de ses prérogatives de louve alpha. Dans le fonctionnement de la meute, personne n'aurait rien à y redire.

— Mais bon sang, c'est tout de même sa nièce, et celle de Louis. Ca ne lui pose aucun problème à lui ?

— Si, c'est pour ça qu'il nous a prévenu Thomas et moi. Nous en avons conclu que le meilleur moyen de la protéger était qu'elle reste avec nous deux. Sabine n'osera jamais s'en prendre à elle si Luana est sous ma protection.

— Putain mais quelle sa… — Je m'arrête sentant un regard posé sur moi, et me retourne pour découvrir Luana à la porte de la cuisine en train de m'observer et du coup je me reprends — quelle saperlipopette !

J'entends le petit rire discret de Médéric et soupire.

— C'est bon elle peut rester.

Ok je l'admets, l'histoire de Luana m'a touché. Décidément avec le temps je m'attendris. Médéric s'approche de moi et m'enlace la taille pour venir déposer un baiser dans le creux de mon cou.

— Merci.

Je me retourne à demi et le regarde en fronçant les sourcils.

— T'es sûr que c'est pas ta gamine ?

Médéric éclate alors de rire et m'assène une taloche avant de m'embrasser, toujours sous le regard de Luana.

— Idiot.

Je le repousse.

— Remets-toi au boulot, le repas de Noël ne va pas se faire tout seul.

Je me dirige vers la porte et pose ma main sur la tête de Luana.

— Aller, viens. On va mettre la table pendant que ton oncle finit de préparer le repas.

Elle me suit, la tête toujours levée vers moi. Elle va finir par attraper un torticolis à force de lever le nez comme ça.

— On mange quoi ?

— Vous, des souris d'agneau.

— Et toi ?

— Du sang.

Je m'attends à ce qu'elle fasse la grimace, mais rien. Elle penche juste de nouveau la tête sur le côté. Je lui fourre deux assiettes dans les mains et m'occupe des verres et des couverts.

— Pourquoi ?

— Parce que je suis un vampire.

— Pourquoi t'es un vampire ?

— Parce que je suis mort et qu'un autre vampire m'a transformé pour ne pas que je meure.

— Et pourquoi ?

On a terminé de mettre la table et ses questions incessantes me fatiguent déjà. Je soupire et me tourne vers elle.

— Pourquoi quoi ?

Elle fronce ses petits sourcils, comme si elle cherchait quelle question elle voulait vraiment me poser. Puis elle a un petit hochement de tête et demande en appuyant chacun de ses mots, genre mademoiselle commence à s'impatienter.

— Mais pourquoi un vampire boit du sang ?

Bon je pourrais très bien lui répondre la vérité, entrer dans les détails et tout lui expliquer, car je sais très bien que ses « pourquoi » sont sans fin. Mais avouons le franchement, je n'ai aucune envie de continuer ce petit jeu.

Je me mets donc à sa hauteur, pour que nos yeux se croisent et je lui réponds :

— Parce que c'est comme ça et pas autrement. Un vampire boit du sang. Point. C'est apodictique.

— Apo quoi ?

— Apodictique. Ca veut dire que tu auras beau me poser des questions, la réponse sera toujours la même : c'est parce que je suis un vampire.

Elle semble réfléchir encore un moment, puis finit par me sourire de ses petites dents un peu trop pointues pour une humaine.

— D'accord. Aloïs est un vampire.

Je lui souris en retour et me redresse. Voilà une bonne chose de faite.

— Si nous sommes d'accord, va voir ton oncle.

Elle secoue la tête.

— Non. Je veux rester avec Aloïs.

J'hausse un sourcil. Mais qu'est ce que j'ai fait pour qu'elle me colle comme ça ?

— Et pourquoi tu ne veux pas aller avec ton oncle ?

Elle me sourit, et lâche avec un petit rire.

— Parce qu'Aloïs est un vampire.

D'accord, elle m'a pris à mon propre jeu. Je soupire et vais m'asseoir sur le canapé. Luana me suit, et cette fois, elle m'a visiblement totalement adopté, parce qu'elle monte également sur le canapé et vient se coller à moi. Je me crispe légèrement.

— Médéric…s'il te plait…t'as bientôt fini ?

Je l'entends qui rigole dans la cuisine. Bien entendu, il sait tout ce qu'il se passe dans le salon et est parfaitement au courant de la moindre de mes émotions.

— Vous pouvez vous mettre à table, j'arrive.

Je bondis du canapé et l'ombre à côté de moi en fait de même, puis elle court s'installer à table et s'assoit à la place que je lui désigne. Médéric arrive, nous sert pour lui et Luana une souris d'agneau rosé, pour moi, 500 ml de sang AB négatif, mon préféré, après celui de Médéric bien sûr. Nous commençons le repas. J'en viens presque à me dire que ma soirée de Noël n'est pas gâchée et que je vais pouvoir en profiter pleinement — à commencer par manger une souris d'agneau par procuration — quand Luana se met à babiller, les phrases sans queue ni tête s'enchaînant les unes après les autres.

Bien entendu, je voudrais dire quelque chose pour la faire taire. Mais l'idée m'a à peine effleuré l'esprit, que Médéric m'a lancé un regard noir et m'a clairement fait comprendre que je pouvais oublier toute idée de câlin si je l'ouvrais. Donc je me tais et je subis, pauvre de moi, les histoires d'une gamine de 5 ans et la vue de son oncle béat d'admiration.

Fort heureusement, et comme je viens de le signifier, elle n'a que 5 ans, et finit par fatiguer. Elle dort à présent à moitié, sa tête dodelinant de droite à gauche, d'avant en arrière, tandis que ses yeux papillotent au fur et à mesure qu'elle lutte contre le sommeil.

— Luana, c'est l'heure de se coucher.

Elle semble à nouveau complètement réveillée. Médéric sourit et continue.

— Va te brosser les dents, te mettre en pyjama et te coucher. J'arrive pour te raconter une histoire.

Elle secoue la tête.

— Je veux que ce soit Aloïs.

J'hausse un sourcil, Médéric, lui, sourit. Puis avant qu'on lui pose la question elle ajoute :

— Parce qu'Aloïs est un vampire.

Médéric éclate de rire. Je savais que cette histoire ne pouvait que me retomber dessus. J'aurais mieux fait de me noyer sous ses milliers de « pourquoi ». Sur ce, elle se lève et disparaît dans la salle de bain.

Je supplie Médéric du regard alors qu'il continue à rigoler.

— Tu sais ce qu'il te reste à faire.

— S'il te plait, tout mais pas ça. Je ferai la vaisselle et le ménage.

— Pas la peine, tu es complètement nul. A chaque fois je repasse derrière toi.

— Je te ferai à manger alors.

Il secoue la tête.

— Non merci, je n'ai pas envie d'être malade.

— Médéric, s'il te plait je t'en supplie…

— Tu ne comptes tout de même décevoir une enfant séparée de sa famille un soir de Noël…

Et voilà qu'il joue sur mon sentiment de culpabilité ; sentiment qu'il déclenche à travers notre lien en plus, le fourbe. Je lui lance un regard noir et il rigole.

— Aller, ce n'est pas si terrible. Dans vingt minutes tout au plus elle sera endormie et nous serons alors seuls tous les deux.

Il sait que je ne peux pas dire non et affiche un sourire vainqueur.

— Je t'attendrai dans la chambre.

J'espère bien. Je me lève et vais rejoindre la gamine qui a commencé à m'appeler. Elle s'est déjà glissée sous les draps, sa peluche serrée contre elle. Elle semble encore plus petite dans le lit de la chambre d'ami… qui, en y réfléchissant, va devenir sa chambre. Je m'assois sur le bord du lit. Elle ne me quitte pas des yeux.

— Je veux une chanson.

— Je connais pas de chanson.

Elle fronce les sourcils, et me regarde d'un air sceptique.

— Tu connais pas Bonsoir les loups ?

— Ca, ce n'est pas une chanson, mais une comptine.

Elle croise les bras sur sa poitrine.

— C'est pareil.

— Non absolument pas, et puis de toute façon je ne la connais pas.

— Pourquoi ?

Je lui réponds alors du tac au tac :

— Parce que je suis un vampire.

Elle glousse d'un rire d'enfant, mais ne perd pas le nord et ajoute :

— Alors je veux une histoire.

— D'accord, mais tu te tais et tu fermes les yeux.

Luana obéit immédiatement, les bras croisés sur sa petite poitrine, les yeux fermés et le menton dressé vers moi pour me signifier qu'elle attend que je commence. Alors je m'exécute et lui raconte une histoire. Avant même que je ne finisse, elle s'est endormie profondément.

Je ne m'attarde pas dans sa chambre et sort en fermant la porte avant d'aller rejoindre Médéric qui m'attend dans le lit.

— Elle dort ?

— Ouais, enfin. Elle voulait que je lui chante Bonsoir les loups, mais je la connais pas. La prochaine fois tu t'y colles.

Médéric a un petit rire.

— Je te l'apprendrai, je suis sûre que Luana sera ravie que tu la lui chantes.

— Oui mais moi, pas.

Je me déshabille et le rejoints dans le lit.

— Arrête de jouer les acariâtres, j'ai bien senti que tu l'aimais bien.

— Absolument pas. Je déteste les enfants, encore plus les enfants loups.

Médéric sourit et vient m'embrasser.

— Et les hommes loups ?

— Ca, ça me dérange beaucoup moins.

Médéric a un petit rire coquin. Il vient se coller contre moi, sa tête se calant dans le creux de mon cou et sa main caressant distraitement mon torse.

— Au fait, les parents de Luana passeront demain apporter le reste de ses affaires et passer la journée de Noël à la maison.

— Ce ne sera pas la première fois que tu accueilles du monde pendant que je dors. Tu n'auras qu'à t'assurer que Luana ne rentre pas ici en pleine journée.

Médéric acquiesce et le silence s'installe alors que nos corps sont collés l'un à l'autre. Au bout d'un moment, il ajoute :

— En tout cas, elle t'adore.

Je souris et répond :

— Ouais c'est parce que je suis un maître des loups… Sa louve doit sentir que c'est moi l'alpha ici.

Médéric se redresse et se retrouve en quelques secondes sur moi. Il me surplombe de toute sa force. Il faut dire que je ne résiste pas beaucoup non plus.

— Un alpha ? Bin voyons. Tu es tout au plus un louveteau ; c'est pour ça que ma nièce t'aime bien, tu es un bon compagnon de jeu.

Je bouge légèrement mes hanches et caresse le centre de son plaisir à travers notre lien. Je le sens directement s'émoustiller.

— Il n'y a pas que pour ta nièce que je suis un bon compagnon de jeu.

Médéric rigole tout en se passant la langue sur ses lèvres avec appétit.

— Pervers.

— Moi ? Absolument pas. La preuve, ce n'est pas moi qui suis déjà tout excité.

Médéric se penche et m'effleure les lèvres.

— Laisse-moi le temps d'arranger ça.

Il sourit et abaisse les barrières du lien. Nous ne sommes plus alors deux êtres distincts mais une seule et même entité, nos sensations, nos envies se mêlant. Je sens son loup caché au creux de notre esprit et je le caresse, le cajole comme un vieil ami. Un grognement nous échappe et Médéric ondule, pressant son bassin contre le mien. Enfouissant sa tête dans le creux de mon cou, ses dents mordillent ma chair.

— J'ai faim.

Riant, je le fais rouler sur le dos, inversant nos positions.

— Tu confonds, ça c'est moi.

Et je souris, mes crocs tout grands sortis.


Nous profitons de cette communion, encore entrelacés, lorsque nous entendons la porte s'entrebâiller. Nous sursautons de concert et nous redressons. Luana est au pas de la porte et nous regarde, ses sont encore pleins de sommeil.

— Vous faites quoi ?

— Ton oncle et moi jouions.

Médéric se penche pour récupérer son caleçon et l'enfiler sous les draps, moi je ne bouge pas, mais continue à regarder Luana, qui fort heureusement n'a pas compris ce qu'il venait de se passer.

— Mais Luana qu'est ce que tu fais debout à cette heure là.

Comme si elle venait de se rappeler, la gamine se met à se tortiller.

— Je veux faire pipi.

Je regarde Médéric. C'est à son tour de s'en occuper, moi je suis trop crevé. Il se lève et va la rejoindre.

— Aller viens.

Ils disparaissent dans le couloir et je me laisse retomber dans le lit. Mais dans quelle galère on s'est encore embarqués ?