Titre : Remember Yesterday

Résumé : Dans la vie, on n'a rien sans rien. C'était la phrase préférée de mon père. Ma mère, mon frère et moi-même l'entendions sans arrêt. Comme si cette stupide réplique pouvait justifier toutes ses erreurs. Mon père, c'était mon modèle, il avait réussi il réussissait tout ce qu'il entreprenait. Du moins c'est ce qu'il essayait de nous faire croire. J'avais huit ans quand tout s'est produit, mon frère en avait onze. Oh oui mon cher père, sur ta vie régnait le succès. Tu étais un très grand homme d'affaire. Le monde entier t'admirait. Tu avais vaincu tout ce qui te barrait la route, sauf une chose. La plus importante, celle que tu devais absolument anéantir : ta famille. Tu as échoué, je suis le seul que tu n'as pas réussi à tuer, juste moi, âgé de huit ans. Jamais je ne pourrais te pardonner de m'avoir enlevé mes êtres chers, jamais. A l'aide des dons que m'a transmis ma défunte grand-mère, je te tuerais, sans pitié ni remords.

Je te tuerais comme tu les as tous tués.

Disclaimer : Tout m'appartient : l'histoire, les personnages, l'environnement. Sauf une chose, le nom de famille de Matthew. « Covey » est tiré du roman La déclaration d'Anna de Gemma Malley. Je l'avais emprunté lorsque j'ai commencé à écrire, et j'ai continué de l'utiliser. Ma compétence pour trouver des noms de famille est décidément médiocre !

Rating : T en grande majorité pour la violence, les meurtres, la mort, et l'allusion aux relations sexuelles.

Genre: Romance, Surnaturel (en raison des dons de Matthew), Drame et Friendship… (J'ai jamais été douée pour la classé cette histoire !)

Pairing : Vous le découvrirez bien assez vite !

Rythme de publication : J'ai quatre chapitres de finis entièrement. Alors pour le moment ce sera un chapitre tous les quinze jours et après… Plus occasionnellement, en raison de ma prépa, je n'ai pas beaucoup de temps à accorder à l'écriture. Donc je m'y consacre principalement pendant les vacances…

Note de l'auteur : Voici le premier chapitre. J'espère qu'il vous plaira. C'est toujours difficile de faire un premier bon chapitre. J'ai du faire environ trois versions différentes pour cette histoire. Et à présent, c'est celle-ci que je préfère ! N'hésitez pas à me donner vos avis et remarque, je ne cherche qu'à progresser. J'espère que le chapitre ne contiendra pas beaucoup de fautes, je m'excuse, étant en prépa scientifiques, le français n'est pas trop la priorité là-bas .

Chapitre 1 : Rumeurs

Il était une fois, un prince charmant qui se baladait sur son beau cheval blanc. Il avait les cheveux de la couleur d'un champ de blés ; il incarnait la beauté à l'état pur. Toutes les demoiselles qui avaient la chance de le rencontrer, tombaient sous son charme. Mais lui, il s'en moquait ; en effet, il était éperdument amoureux de la princesse du pays voisin. Il était d'ailleurs à sa recherche. La douce et tendre Elod...

Stop.

On arrête tout. Pouvez-vous être assez naïf pour penser que le livre que vous venez d'ouvrir puisse commencer ainsi ? Surtout si vous avez lu le résumé sur la quatrième de couverture ! La vie n'est pas un conte de fée ; alors ne vous faîtes pas d'illusions, ce roman ne le sera pas non plus.

Dans une famille, il y a deux parents aimant et s'aimant, un enfant, parfois plus, se chamaillant. Les journées sont remplies de joie, les enfants vont à l'école, les parents travaillent. Le soir tout le monde dînent ensemble autour d'un repas chaud préparé avec amour. Chacun raconte à tour de rôle sa journée, parlant de leur péripétie quotidienne. Le week end, la famille passe du temps ensemble, sortant dans les parcs, jouant tous ensemble, allant voir les grands-parents. C'est le cliché simple d'une famille. La vie idéale entourée des gens qu'on aime. Sans aucuns soucis apparents. C'était l'image que donnait la famille Covey il y a plusieurs années. Rose Covey: une mère aimante, pianiste professionnel, mais refusant de faire des concerts à l'autre bout du monde afin de rester avec ses enfants. Son mari, Charles Covey : un père parfois absent à cause du travail, gérant une entreprise qui prend de plus en plus de vigueur, et qui des années plus tard deviendra l'une des plus grande du pays, C&C Company. Un premier enfant, Lucas, puis un deuxième, Matthew. Une petite famille vivant heureuse aux yeux de tous, semblant parfaite, sans aucuns soucis.

Et tout se renversa. Les journaux publièrent en première page l'assassinat d'un garçon par sa mère qui se suicida ensuite. La police serait intervenue à temps avant la mort du deuxième garçon. Le pays est sous le choc. Comment une mère pouvait-elle tuer son fils ainsi ? Son pauvre mari devait être renversé, lui qui ne se doutait de rien. « Quelle tragédie ! » répétaient les passants. Qu'allait devenir le plus jeune ? Seulement âgé de sept ans ? Une rumeur courue comme quoi il fut recueilli par sa grand-mère maternelle. En effet, son père était sous le choc, il ne pouvait donc pas s'occuper correctement d'un enfant ayant vécu pareil traumatisme.

Des années plus tard, la famille Covey revint à la une du journal. Le dernier rejeton de la famille avait tué sa grand-mère, reprenant le flambeau de sa mère. «Une famille mit sous le signe d'une malédiction» dit la rumeur. Seulement, le garçon âgé de seize ans s'est enfui. Son père se dit choqué, et lance un avis de recherche. Même si c'est son fils, il faut l'enfermer avant que d'autres victimes n'arrivent.

C'était donc l'image que la famille Covey renvoyait au monde; une famille touchée par un mauvais sort qui rend chacun de ses membres fous et les poussent à tuer.

La vérité est en fait tout autre. Personne ne le sait. Personne, sauf deux personnes: le tueur/fou en cavale : Matthew, et son père Charles : celui qui échappa à la malédiction. Seulement le chef de famille était l'homme le plus influant de la ville. Qui croirait un gamin, âgé d'aujourd'hui de vingt ans ? Selon ce dernier, Rose Covey ne s'est pas suicidée, elle n'a pas non plus tué son fils ainé Lucas. Matthew annoncerait également que sa défunte grand-mère n'est pas morte de ses mains, et que le seul responsable est son père.

Un avis de recherche circule sur le jeune homme depuis quatre ans, la population le pense cacher dans un pays étranger. A vrai dire, aucun d'eux ne se doute qu'il n'a jamais quitté sa ville de naissance. Personne n'imagine un seul instant, que chaque jour, il fuit des hommes armés, employés par son père.

On l'accusait d'être un assassin en ayant tué sa dernière parente, comment pourrait-on l'appeler? Alors qu'aujourd'hui, il est dans l'obligation de tuer ses hommes qui le pourchassent ? Un tueur en série, ou un homme qui agit sous légitime défense ?

C'est surement la question que se posait la personne cachée derrière les rideaux d'une fenêtre d'un vieil immeuble. Que faisait-elle là ? Derrière une vitre qui ne donnait que sur une impasse sombre et sale où demeurait les poubelles du quartier ? Certainement rien de bien méchant, sauf lorsqu'elle devient le témoin d'une scène que la population de la ville n'est pas censée connaître.

Un homme se précipita dans l'impasse, souhaitant profiter du faible taux de luminosité. Un deuxième le rejoins, un peu plus essoufflé, il ne fut pas long à prendre un objet accroché à sa ceinture : une arme à feu, un révolver pour être plus précis. L'homme le pointa sur l'autre en tentant de récupérer son souffle. Le garçon visé s'immobilisa en fixant son agresseur, il possédait un drôle de sourire, comme si cela l'amusait, ou bien comme un prédateur heureux de la tournure des évènements.

Seulement, il semblait attendre quelque chose, ou plutôt quelqu'un. En effet, son poursuivant n'était pas seul normalement. Lors de leur rencontre, quelques minutes plus tôt, un autre homme s'était joint au premier pour l'attaquer. Ce fut à ce moment qu'il arriva.

Peu sportif, il s'était arrêté de courir après avoir eu un point de côté. Mais heureusement pour lui, il avait rapidement retrouvé son compatriote, et à présent tout deux pointaient leur arme sur le jeune garçon, lui non armé.

Souhaitant en finir au plus vite avec sa mission, un des hommes tira sur le jeune homme. Le projectile fila à toute vitesse vers sa cible. Celui-ci gardait son sourire, et ceci malgré sa mort imminente. Il pencha sa tête au dernier moment, si bien que la balle ne frôla que sa joue. Un léger coulis rouge glissa sur sa joue. Il avait été touché, mais pour lui, ce n'était qu'une vulgaire égratignure. Pourtant, il fit un geste qui surprit ses assaillants.

Le jeune homme mit doucement ses mains en l'air, en gardant son sourire. Il semblait avoir l'habitude d'être ainsi menacé et attaqué. C'est sous le regard ahuri de ses poursuivants qu'il déclara finalement :

« Je cesse de m'enfuir, je me rend à présent. »

Les deux hommes se regardèrent, ils ne comprenaient pas. Ce garçon était pourchassé depuis longtemps s'ils s'en référaient à la description du profil. Sur cette même fiche, il était indiqué qu'il devait être rapporté mort, et qu'en vie, il ne servait à rien. C'est donc avec peu d'assurance que l'un d'eux lui répondit :

« Te rendre ne sert à rien, tu n'es pas sans savoir que nous devons te tuer non ? »

Le regard du jeune homme se mit à pétiller d'amusement. Ses bras se baissèrent naturellement et allèrent se loger dans les poches de son pantalon. Il fit un pas vers ses assaillants qui eux, avaient déjà reculé de quelques pas.

« Vous avez été mis au courant du sort de vos prédécesseurs ? Savez-vous au moins qui je suis, mes caractéristiques ? Les raisons pour lesquels je suis encore libre après quatre ans de poursuite ? »

C'est alors, que les deux hommes s'immobilisèrent. Pour la première fois depuis leur rencontre, ils prirent le temps de l'observer. Le jeune homme devait avoir environ vingt ans, ses cheveux châtains étaient ébouriffés, et son visage s'animait par ses yeux gris pâle. Il devait bien faire un mètre quatre-vingt et son style était un mélange entre classe de décontracté : Un pantalon noir et une chemise blanche dont les premiers boutons étaient ouverts. Pour un homme en cavale depuis quatre ans, il était plutôt bien habillé !

Le garçon observé leur apporta un petit commentaire :

« J'ai un peu d'argent pour paraître un minimum correct, sinon, comment séduire les jolies filles ? ajouta-t-il avec un clin d'œil. »

Puis en voyant l'air perplexe de ses poursuivants, il reprit la parole :

« Bon, puisque vous ne réfléchissez pas très vite, je vais vous le dire. Je suis Matthew Covey. »

Il eu un sourire en voyant la surprise dans les yeux des hommes.

« Oui, vous situez ? J'ai fais la une du journal ! J'aurais apparemment tué ma grand-mère, seule parente qu'il me reste sous un excès de folie. »

Matthew ne pu s'empêcher de lâcher un rire sarcastique.

« La bonne blague... Enfin bref, vous n'avez pas besoin de connaître tout ça, vous allez bientôt mourir. Donc, mon père, Charles Covey est votre employeur. Il cherche à me tuer afin que je ne révèle pas son secret. Et depuis quatre ans, des hommes, comme vous, me pourchassent dans toute la ville afin de m'ôter la vie. Sauf que... Ils sont tous morts ! »

Il resta un instant silencieux, savourant les diverses expressions qui traversaient les deux hommes. Décidément, il adorait faire son sadique ainsi.

« Je sais ce que vous pensez. Que vous, vous êtes armés, que moi, je n'ai rien pour me défendre. Mais encore une fois, vous faîtes erreur ! Alors je vais me servir de vous pour envoyez un message à mon père, le même depuis toute ses années. Le genre de spam que vous recevez sur votre boîte mail et qui dis « Après eux, ce sera toi. ». Alors, soyez gentils, essayez de me divertir un minimum ! »

A la fin de son monologue, Matthew inspira avant d'agiter légèrement ses mains. Ses yeux habituellement d'un gris innocent, prirent la couleur de l'acier : froid et dur. Dans ses prunelles semblaient se lever une tempête. Au bout de ses doigts, une lumière bleue illumina l'impasse, faisant ainsi ressortir le visage à présent terrifiant du garçon. Un grand coup de vent bouscula les deux hommes, puis une deuxième, et un troisième.

Matthew eu un sourire machiavélique.

« Souvenez-vous de ce jour comme étant votre dernier »

Une tornade l'entoura, il ne ressemblait plus à un humain. Son apparence et sa puissance aurait pu être comparé à celle d'un Dieu. Le Dieu du vent. Toutes les idées selon lesquelles la magie n'était qu'une idiotie ou que les Dieux n'existaient venaient de s'échapper de l'esprit des deux hommes. L'homme qui avait un visage d'ange innocent s'était en quelques secondes diabolisé.

Ils voulurent s'enfuirent en se retournant vers la sortir, mais Matthew avait prévu le coup. Un grand mur d'air s'éleva à la sortie de la ruelle, empêchant toute entrée et toute sortie. Ils étaient piégés. Leurs genoux se mirent à trembler jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus les soutenir. Les hommes tombèrent au sol, suppliant pour leur vie.

« Laissez-nous, nous sommes mariés et avons des enfants. Nous ne faisions qu'appliquer les ordres ! S'il-vous-plait... »

Matthew les fit taire en envoyant un vent violent percuter le mur. Un filet bleu avait jailli de ses doigts avant de créer une fissure sur le mur de la bâtisse. La vitesse était telle, qu'un son strident retentissait à chaque brise magique. Les deux hommes protégèrent leur visage de leurs mains. Le jeune magicien, lui, les regardait avec mépris.

« Je me moque de votre vie. Vous vous moquiez de la mienne lorsque vous avez commencé à me poursuivre ! Vous n'alliez pas m'épargner, quelque soit ma situation ! A cause de votre employeur, n'espérez pas une once de pitié à votre égard. »

Les adultes se regardèrent et se mirent d'accord sans une parole. D'un même mouvement, ils pointèrent leurs armes sur Matthew et lui tirèrent dessus, vidant toutes leurs recharges. Le garçon n'esquissa pas un seul mouvement. Puis, il fit un léger geste de mains et les projectiles s'arrêtèrent à quelques centimètres de son visage.

« Ca ne fonctionne plus sur moi. »

Matthew agita une nouvelle fois ses doigts et les balles tombèrent au sol. Les deux victimes de la colère du magicien se mirent à trembler. Ils comprirent que rien ne pourrait les sauver à présent. C'était la fin. Ils abandonnèrent leurs armes au sol et se mirent à fixer le ciel, dans l'espoir d'un miracle.

« Il n'y aura pas de miracle messieurs. »

Matthew créa alors une brise, qui avec la pression coupait tout sur son passage. Il la dirigea vers les deux hommes et commença à les ouvrir, faisant gicler leur sang sur le sol. Provoquant cris et pleurs. Ils devenaient faibles à cause de leurs entailles, il baignait dans une mare rouge et poisseuse. Des larmes coulaient le long de leurs yeux, ils continuaient de fixer le ciel, se demandant à quel moment allaient-ils mourir.

Matthew abaissa ses mains, faisant ainsi disparaître son vent magique. Il s'approcha des hommes allongés et il s'assit à leur côté. Sa voix devint plus douce, et il les regardait d'un air désolé.

« Quels sont vos prénoms messieurs ? »

Celui qui était le plus en forme répondit après avoir craché du sang.

« A-Allan... Et lui... Tom... »

Matthew hocha la tête, signe qu'il avait entendu.

« Depuis quatre ans, je tue les hommes comme vous qui me sont envoyés par mon père. Et de jours en jours, je deviens comme lui : un assassin. Je suis désolée que vous soyez tombés sur un employeur comme lui... »

Il poussa un soupir, ne recevant aucune réponse des deux hommes. Mais que pouvaient-ils répondre après tout ? Ils allaient mourir quoiqu'ils disent.

« Vous ne souffrirez plus longtemps, je vous le promets. Adieu messieurs, si vous croyez à Dieu, j'espère que vous irez auprès de lui. »

Il ignorait pourquoi il avait ajouté cela, lui-même ne croyait pas à Dieu, alors pourquoi leur souhaiter d'aller vers une entité qui n'existait pas ? Il ne le savait pas, mais si ça pouvait leur apporter la paix...

Ses doigts s'illuminèrent à nouveau de magie. Matthew s'infiltra doucement dans le corps de ses victimes, remplissant ainsi leur organisme de vent magique. Le magicien ferma ses yeux en se concentrant. Il sentit leur cœur battre faiblement, avec précaution le jeune homme entoura leur organe vital de sa magie puis referma doucement le poing. Les deux cœurs furent réduits en poussière sous la pression. Les yeux des hommes tournèrent au blanc, et leur souffle se coupa. Leurs muscles lâchèrent leur corps, et ils retombèrent platement sur le sol.

Matthew rouvrit les yeux pour observer son œuvre. Il soupira avant de baisser les paupières des deux défunts. Il éteignit complètement sa magie, Le mur de vent disparut ainsi que la lumière au bout de ses mains. Il se releva difficilement et regarda les deux cadavres aux sols. A chaque fois c'était la même chose, il finissait par tuer, sans remords ni regrets. Enfin presque... Il était devenu un monstre, comme son père. Et Matthew haïssait cette partie de lui. Mais il ne pouvait rien faire d'autre.

Il resta silencieux avant de pousser un soupir et de tourner les talons et partir. Personne ne saura jamais ce qu'il s'est passé. Personne ne saura qui et comment ce meurtre a eu lieu. Sauf son père en recevant ce nouveau message.

Ou peut être la personne postée à la fenêtre qui n'avait loupé aucun instant de cette scène. La chaîne du secret de la famille Covey venait de s'ébrécher.

Et voilà, j'attends vos avis en review et je vous souhaite une bonne journée :).