Après avoir regardé sa montre, Lucas lâcha un long soupir. Ses doigts martelaient avec pénibilité le plastique orange de la chaise sur laquelle il était assis depuis trente minutes. D'après son visage au teint blafard, il ne semblait pas satisfait. L'homme rabattit sa manche avec dédain, et se concentra sur les autres personnes présentes dans la patinoire. Ses yeux parcoururent le reste des gradins avec une certaine lenteur, qui traduisait son plaisir à juger les autres. Lucas n'était en rien quelqu'un de méchant, il ne s'agissait là que d'une couverture pour cacher son cœur fissuré, brisé, broyé. Il ne savait pas ce qu'il faisait dans cette patinoire, et d'ailleurs il n'avait jamais éprouvé un quelconque intérêt pour le patinage artistique. Il préférait à cela sa solitude, et ne voulait pas d'autre ami que cette sombre atmosphère pesant au dessus de lui. Il ne désirait qu'une chose, enterrer sa tête sous terre afin de nier ses ennuis. Lucas savait qu'ils ne demeuraient pas nombreux, mais bien assez pour fracasser son cœur à de nombreuses reprises. L'amour, comme pouvait-il y croire ? Son couple était voué à l'échec depuis le début, et il ne pouvait l'ignorer. Le travail ? Il lui assurait un salaire confortable mais ne lui procurait rien de plus d'un point de vue personnel. La famille ? Chercher la définition dans le dictionnaire figurait dans sa liste de chose à faire à peine entamée. Alors qu'attendait-il ? Le courage de mettre fin à ses jours ? Lucas n'en était pas capable, la moindre écorchure déclenche chez lui une véritable tempête de douleur, tant il est douillet.

À vrai dire, il ne se trouvait pas là par simple hasard. Ces derniers jours se ressemblaient tous et donnaient le cafard à Lucas. Pire encore, sa petite amie avait profité de lui, et il en avait des preuves. Le tout combiné donnait un Lucas déprimé. Et ça, son meilleur ami Lorenzo le savait. C'est pour cela qu'il lui avait donné rendez-vous ici, dans cette patinoire. Seulement, ce dernier devait s'absenter et arrivera un peu plus tard que prévu. Lucas aurait pu partir, mais rester cloué à sa chaise. Il ne sortait qu'à de rare exception, autant en profiter, avisa-t-il.

Dix minutes plus tard, Lucas soupira de soulagement lorsque la lumière des gradins s'éteignit. Seule la piste gelée demeurait éclairée. L'homme sentit déjà venir les tensions dans ses jambes, et se demanda ce qu'il en sera après une bonne heure sur une chaise en plastique dure. Il fut arraché de ses pensées par l'arrivée d'une femme sur la glace. Il la scruta d'un œil expert et critique, et avisa qu'elle n'avait pour elle que sa longue chevelure rousse et bouclée. Sa robe bleu nuit scintillait de mille feu sans pour autant mettre en valeur son corps dénué de toute forme sensuelle. En même temps que son entrée, gronda une musique. Cette intro, Lucas la connaissait par cœur, celle de The Ghost Of You de My Chemical Romance. Il se laissa vite emporter par la mélodie, tout en observant l'entrée du second patineur. L'exact opposé de sa partenaire, il attirait d'avantage le regard par son élégance et son charme. Et même s'il ne voulu pas se l'avouer, Lucas le regardait avec des yeux qui ne trahissaient pas.

Il sentit soudain son téléphone vibrer dans sa poche. Trop curieux, il lut le message de son meilleur ami avant de grommeler, mécontent.

Hey mon pote, j'suis desolé mais j'arriverai dès que possible.

Le premier patineur s'appelle Camille, c'est un ami de longue date. Regarde le bien,

tu me diras s'il patine bien.

;)

Lucas rangea son téléphone en vitesse, l'air songeur. Camille ? Ce prénom collait bien avec le physique du patineur. L'homme n'y connaissait rien du tout en patinage mais il devait avouer qu'il trouvait pas ça mal trop mal. Le couple bougeait avec grâce et élégance. Lucas ne se concentra plus sur la musique, mais sur ces deux silhouettes se cherchant sur la glace. Il n'avait aucune idée sur le nom des différentes figures réalisées mais cela lui importa peu. Une seule personne sembla attirer son regard.

Non non non Lucas… Tu branles quoi ? Tu es censé reconquérir Clara, et ça s'arrangera avec elle d'ailleurs… Arrête de baver devant un homme, ce ne sont que ses vêtements près du corps qui lui donnent ces formes à croquer… Merde !

Lucas se tapa les joues comme pour se réveiller, non pas ennuyé par le spectacle mais plutôt car il se surprenait à examiner Camille en profondeur. Son regard ne se lassait pas de ce buste aux muscles très facilement devinable sous sa chemise noire, ainsi que la longueur de ses jambes mis en valeur par un pantalon en coton noir lui aussi. Le foulard blanc présent autour de son cou donnait cette touche si particulière à la tenue. À aucun moment Lucas ne détailla ainsi la femme. La deuxième chanson fut Another Love de Tom Odell et encore une fois Lucas connaissait cette musique. Il trouva cette fois ci le moment bien plus passionnant.

Il ne reprochait rien au patinage artistique mais cela n'était pas sa tasse de thé. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais éprouvé un quelconque intérêt pour le sport, et encore moins pour le patinage artistique. Il songea que si chaque homme pratiquant cette discipline ressemblait à Camille, alors il se laisserait tenter une prochaine fois à regarder les jeux olympiques.

Après une bonne heure de spectacle, Lucas commença à s'ennuyer mais tint bon jusqu'à bout. D'autres couples virevoltaient sur la glace mais personne d'autre ne réussit à attirer l'attention de Lucas. Le final en revanche l'éblouit tant il fut grandiose et lui rappela celui des feux d'artifices. Les lumières des gradins à nouveau allumées, il ne tarda pas à se lever et se rua vers la sortie. Tout le monde se pressa pour partir en premier de l'immense salle mais ainsi attroupé, l'extraction dura plus de vingts minutes. Agacé, Lucas sortit finalement en dernier. Le hall de la patinoire se vida petit à petit, et il perdit vite patience. « Putain, c'est pas possible d'être aussi lent !

Excuse moi…

Quoi ?! S'énerva Lucas.

Tu as oublié ton écharpe. »

Les joues de Lucas s'empourprèrent lorsqu'il leva les yeux vers son interlocuteur. Beaucoup plus grand que lui, les cheveux noirs, la peau au teint halé et le regard sombre. Lucas n'eut aucun doute, il s'agissait bel et bien de Camille. Il baissa la tête vers le sol afin de masquer sa gène mais ce fut vain. Il entendit le léger rire de l'homme retentir autour de lui, et celui-ci augmenta les battements de son cœur.

Me… Merci.

Il ne put s'empêcher de repenser à la grâce de Camille sur la glace, à la fluidité de ses mouvements et à la beauté de l'homme dans sa tenue de scène.

Tu es Lucas non ? Le meilleur ami de Lorenzo ?

Euh, oui… C'est moi. Pourquoi ? Comment est-ce que tu me connais ?

Il m'a envoyé un texto pour me dire de l'attendre au café en bas de la rue. Et il m'a aussi dit de te retrouver et de t'emmener aussi dans le café.

L'homme observe le patineur en écarquillant les yeux. Lorsqu'il regarda à nouveau son téléphone, il constata avoir reçu le même message. Il haussa les épaules et se força à lancer un sourire à Camille. Lorenzo allait passer un sale quart d'heure !

Euh.. Ben je crois qu'on a pas le choix… On y va ?

Oh, on est samedi donc ça va, et puis tu m'as l'air triste alors ça te changera les idées. Suis-moi, on passe par les loges. Ça sera beaucoup plus rapide.

Après un court instant d'indécision, Lucas confirma par un hochement de tête avant de suivre le patineur. Durant le trajet, il se surprit à l'examiner à nouveau. Même dans ce survêtement noir et gris, Camille restait élégant.

Le café ne se situait pas très loin de la patinoire et en soir de représentation celui ci fermait plus tard que d'habitude. Lucas ne connaissait pas cet endroit et dut reconnaître qu'il n'était pas désagréable du tout. Dans celui-ci régnait une ambiance chaleureuse, en partie grâce aux boiseries. Sur les murs trônaient multitude de photographie, où figuraient le patron et les employés en compagnie de groupes de rock cultes, de metal etc. L'album Master of Puppets de Metallica tournait en guise de fond sonore. Lucas observa tout autour de lui mais ne vit pas Lorenzo. Les deux hommes s'installèrent donc à une table sans dire un seul mot. Par chance pour Lucas, un serveur arriva pour rompre le silence.

Que voulez vous boire messieurs ?

Je veux que mon ami goûte à la spécialité de la maison.

Ami ? Euuuuh… Ok…

Lucas hésita avant de donner son accord, il ne voulait pas froisser Camille dès le début. Néanmoins, lorsque le serveur partit préparer la commande, il se risqua à demander les ingrédients de cette boisson maison. Camille ne sembla pas sûr, et donna quelques ingrédients d'un ton hasardeux. « Euuh, du gingembre déjà, et du poivre. Je suis sûr de ces deux là car ils ne se ratent pas. Ensuite, je ne me souviens plus... » Malheureusement pour Lucas, Camille avait commandé la boisson du diable. Lorsqu'il eut enfin son verre en main, il regarda la mixture avec un drôle d'air. La couleur jaune délavé du mélange ne lui inspira pas confiance mais il ne recula pas, souhaitant découvrir cette boisson encore inconnue à ses yeux. Dès la première seconde, une sensation acre se répandit dans sa bouche, et il eut même l'impression de goûter à du détergeant. Mais l'arrière goût passa mieux au bout de quelques gorgées, voir même de quelques verres supplémentaires.

Trente minutes plus tard, toujours pas de Lorenzo à l'horizon, mais une bouteille déjà bien entamée. Lucas ne regretta pas d'avoir accepté cette boisson, elle lui retirait toute once de timidité.

Tu as une petite amie sinon Lucas ?

Non… Enfin, c'est compliqué. Parce qu'elle en aime un autre… Elle me l'a fait à l'envers, et je n'acceptes pas ça.

Tu arrives à l'oublier ?

Bien sûr que oui… Non, en fait j'ai un peu de mal…

Je connais un excellent moyen d'oublier ses soucis, tu veux que je te montre ?

Lucas déglutit avec peine sa salive et attendit une bonne minute avant de donner sa réponse. Finalement, il sortit un oui des plus timide. Camille lui sourit tel un ange, avant de se rapprocher de lui. Sous l'effet de l'alcool, l'homme le laissa faire et ne se recula pas. Il n'avait jamais embrassé un homme, mais il n'était jamais trop tard pour de nouvelles expériences. Leurs deux visages se frôlèrent avec dangerosité, ils voulaient savoir qui craquerait en premier. Et sans aucune surprise, ce fut Lucas qui ne tint pas. Il s'empara des lèvres de Camille, sans leur laisser de chance. La sensation fut plutôt agréable mais il se retira vite dans un instant de lucidité. « Excuse-moi Camille… Je… C'est l'alcool…

Et alors ? »

Lucas eut à peine le temps de s'interroger sur la question que Camille le rejoignit à nouveau dans un baiser bien plus fougueux que le précédent. Dans cette étreinte, le patineur chercha la main de Lucas et s'en empara aussitôt il l'eut trouvé. Quant à ce dernier, tout lui sembla si flou. Lorsqu'il se rendit compte qu'il faisait peut-être erreur, il poussa avec brutalité Camille loin de son espace vital. Le patineur le regarda d'un air interloqué, ce à quoi Lucas ne répondit pas. À la place, il chercha à fixer autre chose, les joues rouges et brûlantes. Après deux minutes de silence, il tenta enfin de s'expliquer, mais bafouilla à cause de l'alcool. « Je… C'est… Il y a trop de monde ici… Ça me gène… Pas ici... » Camille se leva sans attendre la fin de sa phrase et l'empoigna avec force. Lucas voulut résister mais il n'avait pas la force de ce sportif. Il haussa des épaules, avisant qu'il n'avait rien d'autre à faire que de le suivre. Les deux hommes quittèrent le bar et marchèrent durant une dizaine de minutes avant d'arriver au pied d'un immeuble. Camille chercha ses clefs dans la poche de son sac de sport, et ouvrit avec rapidité la porte. Il habitait au rez-de-chaussé et les deux hommes arrivèrent vite dans l'appartement du patineur. Lucas aurait voulu déguerpir sans dire un mot mais la curiosité lui vissait les pieds au planché. Camille prit le temps de retirer son manteau, sa grosse écharpe en laine grise et sa veste, avant de reporter son attention sur son invité. Il lui somma de le suivre et l'emmena dans une pièce plongée dans le noir. Il chercha à tâtons l'interrupteur et lorsqu'il le trouva, Lucas put constater qu'il s'agissait de la chambre de l'homme. Des papillons envahirent son bas ventre, et il demeura silencieux. Rien ne changea lorsque Camille le poussa sur le grand lit deux places. La sensation des draps encore frais le fit frissonner, mais il ne s'en occupa pas, la présence du sportif à ses côtés attira toute son attention.

Tu souhaites toujours que je te montre ?

Quoi ?

Comment oublier ton chagrin…

À nouveau, Lucas hocha la tête mais cette fois-ci sans aucun flottement. « Et Lorenzo ? » Demanda-t-il avant que le patineur ne s'empare de ses lèvres. Celle-ci avait encore le goût de gingembre, mais cela lui importa peu. Il n'hésita pas à lui rendre l'étreinte, s'accrochant à son cou comme s'il allait l'abandonner dans l'instant. Signe de son audace, Camille fut beaucoup plus entreprenant que lui en jouant avec sa langue. Lucas frémit mais ne le repoussa pas. En revanche, une panique naquit en lui. Il se demanda s'il n'était pas fou de laisser cet homme l'embrasser, le toucher et pénétrer son intimité. Je ne sais rien sur lui, mais lui, sait-il quelque chose sur moi ? Finalement, il s'abandonna à lui, le laissant retirer son tee-shirt en silence. « Tu as déjà fais l'amour avec un homme Lucas ?

Non…

Tu voudrais essayer ?

Pourquoi pas… »

Ses pensées divaguèrent lorsqu'il sentit le sportif le caresser sous la ceinture. Cette situation qu'il ne connaissait pas lui faisait peur, mais Camille agissait tel un médicament. Dans cet instant, il oublia son chagrin comme promit par Camille, savourant chaque vas-et-viens produit par ce dernier sur son imposante envie. Lorsqu'il voulut à son tour le toucher, le patineur le repoussa. « Pour le moment, je m'occupe de te soigner. Tu fera ce que bon te semble ensuite. » Lucas hocha la tête, se sentant égoïste durant un court instant. Jamais il n'aurait pu deviner que sa soirée se finirait ainsi, et bien que cela sembla confus dans son esprit, il n'y avait rien de déplaisant ou de mal à prendre du plaisir avec un étranger, même si celui-ci n'était autre qu'un homme.

Lorsqu'il eut enfin l'autorisation, Lucas fut surpris de la tâche confiée par Camille « Je suis à toi ce soir, fais ce que tu veux ». Il hésita, puis franchi l'impénétrable de ses doigts. Lucas fut d'abord doux, mais plus bestial par la suite, usant en abondance du lubrifiant. Une fois prêt, il put découvrir les sensations d'une première fois avec un homme, cette chaleur lui serrant l'estomac. C'était beaucoup plus étroit qu'une femme mais pas moins bon. Lucas oublia vite l'identité sexuelle de Camille et lui assena de violent vas-et-viens, entrant dans un état second. Chaque coup de boutoir l'enivrait, sentir peser sur lui le regard sombre et bienveillant de Camille l'exalta d'avantage. Les yeux embués par ces nouvelles sensations, Lucas laissa de côté ses ennuis. Il oublia cette fille, cette trahison, et sa vie peu intéressante remplit de papier et de facture. Seul comptait Camille, et le moment si intime qu'ils passaient à deux.

Le lendemain matin, Lucas fut réveillé par les rayons de soleil traversant les volets ajourés. Il se frotta les yeux afin de sortir de sa torpeur mais constata que cela ne changea pas la pièce dans laquelle il se trouvait. Un soupir se fraya à travers ses lèvres, puis il haussa des épaules. Il chercha à tâtons une présence à ses côtés mais la place était vacante. « Camille ? » Lucas comprit vite qu'il n'aurait pas de réponse, et laissa à nouveau sa tête retrouver le creux de l'oreiller. Un bruissement d'eau l'emporta dans un autre monde, avant qu'une vibration ne le sorte de ses rêves. Quand celle-ci fut fini, il referma à nouveau les yeux mais le téléphone de Camilla vibra une fois de plus. « Tsss, ça va faire ça jusqu'à ce qu'il lise le message ? » Grommela-t-il, souhaitant une grasse mâtiné. Et il n'avait pas tord, le téléphone vibra une troisième fois, celle de trop. Sous le coup de l'impulsivité, il s'empara de l'appareil afin de lire le nom de celui qui osait le réveiller à huit heures du matin un dimanche. « Tiens, Lorenzo ? Hm, je ne devrais pas le lire… » Ce fut plus fort que lui, il ouvrit le message après une seconde d'hésitation.

Salut Cam', j'espère que l'after avec Lucas aura été à la hauteur de tes espérances. C'est un gars bien, alors j'espère que tu as été cool avec lui. Mais j'en doute pas, vu ton engouement pour lui. J'te laisse, à + mon pote.

Lucas déglutit avec peine, ne comprenant pas où voulait en venir son ami. Il décida d'attendre Camille, afin d'obtenir des explications. Et celles-ci ne tardèrent pas, le patineur réapparut quelques secondes plus tard dans la chambre. « Ça va Lucas ? Ça n'a pas l'air…

Explique moi ce message. »

Camille attrapa avec rapidité son téléphone, et son visage blanchit à la lecture du sms envoyé par Lorenzo.

Très bien. En fait, c'était organisé à l'avance. Tu ne me connais sûrement pas, mais on s'est déjà croisés à deux ou trois soirées dans le passé. Tu avais toujours des filles accrochées à ton cou comme des moules à un rocher alors je n'ai jamais pu venir t'aborder. Mais là, Lorenzo m'avait dit que tu avais eu une rupture pas facile. J'ai saisis ma chance, et voilà.

Donc tu me connaissais…

De vue Lucas. Mais pourquoi tu fouilles dans mon téléphone ?

Je ne fouille pas dans ton téléphone, il m'agaçait à vibrer sans cesse… Alors comme ça je t'intéresse vraiment, je ne suis pas un coup d'un soir ?

Non. Mais je comprendrais que tu veuilles en rester là.

Non… Non je veux apprendre à te connaître, et en toute sincérité… Tu me plaît. De plus, tu es un bon médicament, alors tu as une chance…

Bien qu'il s'agissait de ses propres mots, les joues de Lucas s'empourprèrent mais très vite, il s'empara des lèvres de Camille. Touché d'avoir une telle importance aux yeux d'une personne, il ne voyait pas de mal à laisser une chance à cet homme.

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