Seul ici...


Ils emportent leur victoire au cœur de mon désastre
Auraient-ils crevé les yeux de tous les astres ?
Ils emportent mon soleil dans leur obscurité ;
L'astre gémit, taraudé de sa nouvelle cécité.

Torturé, écorché, damné, décroché de son ciel,
Mon astre perdu, emprisonné dans l'abysse sans ami,
Pleure les rayons arrachés à son monde éternel
Et péris sans espoir alors que l'ombre sourit.

La nuit a muré mon soleil dans sa cruauté célèbre !
Elle le perce d'acier sans qu'il n'y puisse rien
Et son sang d'or coule dans un tourment sans fin.

Non ! Ne m'abandonne pas aux ténèbres !
Je ne veux pas mourir seul ici,
Je ne veux pas mourir seul ici...