Bonjour Bonjour ! Voilà donc ma première publication sur ce site ! J'espère que cela vous plaira, je sais que c'est assez court mais a vrai dire, a l'origine, c'était un prologue et finalement ça s'est transformé en One Shot. Donc bref, en tout cas, si jamais l'univers vous plaît, il est possible que j'écrive sur ce même monde.

L'histoire ainsi que les personnages sont de moi-même si c'est inspiré de la mythologie – a vrai dire, ce n'était pas voulu mais finalement, je le suis dit que ça pouvait être pas mal. –

Bonne lecture !

Calme. Aller, respire un coup, il n'y a rien. Ça ne sert à rien. Tu auras beau te retourner, rien ne sera apparu dans ta chambre. Non, ce bruit ne vient pas de la porte. Personne ne l'ouvre. Il n'y a personne. Aller, ferme les yeux et dors. Aller Dorian, tu peux te le faire. Demain, tu vas te réveiller et tout ira bien. Inspiration. Expiration. Non Dorian, ça ne sert à rien d'allumer la lumière, tu sais qu'il n'y a rien. C'est dans ta tête. Tout est dans ta tête. Non, il n'y a rien qui vient d'apparaître. La silhouette que tu vois n'est que le fruit de ton imagination. Ferme les yeux. C'est bien, calme toi, cale ta respiration sur la caresse que tu sens. C'est bien, continu. Sombre dans le sommeil, Morphée sera ravis de te prendre dans ses bras.

Pour toujours …

La première chose que tu remarquas quand tu te réveillas fut la chaleur anormalement élevée de la pièce. D'un geste rageur, tu retiras le drap qui te couvrait en grognant, enfonçant ta tête dans l'oreiller. Il n'y a rien qui te choque Dorian ? Rien ? Vraiment ? Pas même la température étouffante frôlant les trente degrés alors qu'on est en plein hiver ? Voilà, enfin tu te réveilles.

Ça fait un choc, n'est-ce pas ? Paniqué, tu bondis hors du lit et regarde partout autours de toi. Ce n'est pas chez toi. La pièce dans laquelle tu es est assez petite mais surtout vide. Il n'y a qu'un lit. Ne sachant quoi faire d'autre, tu ouvris la porte pour tomber directement sur la rue. Et bordel. Je trouve ça magnifique, toi flippant. Chacun ses goûts. Toutes les maisons sont faites de parpaing recouvert d'une étrange substance noir. Impossible de dire ce que c'est. Ça ne vient pas de chez toi ça … Le ciel est violet, a vrai dire, il n'y a que deux couleurs dans cet étrange paysage : le noir et le violet.

Calme toi Dorian. Ce n'est rien. C'est juste un lampadaire qui vient de casser. Un étrange liquide mauve s'en échappe et se dirige vers toi. Oups. Tu as raison, c'est mieux de courir. Plus tu essayes de t'enfuir, plus le bruit de clochette que tu entendais se fait fort. Comme s'il t'attirait. Tu as raison, vas mon enfant. Vas vers ce son…

« Qu'est-ce que tu fais du con ?! »

Non Dorian, ne le laisse pas t'emmener. Dégage-toi de sa poigne, il veut t'éloigner de ce bruit… Dorian … Malgré tes maigres protestations, le nouveau venu continue de te broyer le poignet en t'entraîne je ne sais où. Ne soit pas faible ! Bat toi ! Mais non, tu ne fais rien. Fils indigne ! Moi qui t'aime tellement, tu ne m'écoute pas ?

L'importun te traîne à l'opposé de là ou tu étais jusqu'à finalement t'entraîner dans une ruelle plus sombre que les autres. Sans te laisser le temps de faire ou dire quoi que ce soit, il se plaque contre toi et met sa main sur ta bouche pour t'inciter à te taire. Il semble furieux mais ne cri pas, au contraire, il murmure.

« Tu veux crever ou quoi ? Jamais, tu m'entends ? Tu ne dois jamais t'approcher des clochettes. Tu comprends ? Il va t'attraper sinon ! Il a l'air gentil, il prend une apparence agréable mais ne te laisse pas faire ! Même s'il t'attire, résiste. C'est ça ou tu resteras ici à tout jamais. »

Sans attendre la moindre réponse de ta part, il te reprend par le poignet et t'oblige une nouvelle fois à courir. Ne l'écoute pas. Ne le suis pas. Il dit juste ça pour te faire peur. Il dit ça parce qu'il ne veut pas que tu prennes sa place dans ce merveilleux monde. Il est égoïste. Il s'en fout de toi. Tu n'es absolument rien pour lui. Ne le suis pas ! Laisse-toi bercer par le son des cloches. Tu verras, ce sera génial si tu vas là-bas. Il te veut du mal.

« Pourquoi tu t'arrêtes ?

- La voix … Elle me dit d'aller là-bas … »

Poussant un soupire de dépit l'homme te scrutas de ses beaux yeux bleus avant de passer sa main dans ses cheveux. J'ai gagné et il le sait. Le sourire vainqueur qui s'afficha sur ton visage était le mien.

« Vas crever alors »

Tss… Mauvais perdant. Sans dire un mot de plus, il continue sa route, te laissant tomber. Voilà, enfin seul. Aller Dorian, maintenant écoute moi, bientôt, on pourra se voir. Docile, tu suis avec application chaque indication que je te donne, ignorant pourtant le but de cette marche. Le son des clochettes se fait de plus en plus fort puis tu t'arrêtes en plein milieu d'une rue.

Je suis beau, n'est-ce pas ? A quelques mètres de moi, je te vois m'observer de haut en bas. Oui mon garçon, admire mon visage parfait. Je te fais envie. Ne rougis pas, c'est normal. Je suis l'être qu'il te faut. Aller, rejoins-moi. Laisse-moi te prendre dans mes bras, toucher ce corps qui m'appartient désormais.

Tu fais un pas. J'en fais un à mon tour. Tu meurs d'envie de me toucher. Pourquoi ne le fais-tu pas ? Plus rien ne te retiens, aller, viens dans mes bras. Ton corps se colle au miens, je caresse ta joue et nos lèvres se joignent.

Un bel homme, âgé de la trentaine environ s'arrête devant une tombe. Un sourire tendre sur le visage, il dépose une fleur de pavot avant de lire l'inscription :

« A Dorian, mort dans son sommeil. »

Petite note venant de Wikipedia pour vous aider à comprendre :

« Morphée est souvent représenté par un jeune homme tenant un miroir à la main et des pavots soporifiques de l'autre, avec des ailes de papillon battant rapidement et silencieusement, qui lui permettent de voler. Il donne le sommeil en touchant une personne avec ses pavots. Il lui donne également des rêves pour la nuit .»