Exil

La pluie ruisselle, et tombe l'encre
Jamais tout à fait comme on veut
Des traces telles des aveux
Qu'on jette à terre comme une ancre

Qui s'enfonce, et vient déchirer
La pureté des profondeurs
A l'émoi, succède l'horreur
De ne cesser de dériver

Et l'effroi vous remplit le cœur
Face à l'exil du désiré
Il ne reste qu'à déchiffrer
L'errance, n'est-elle autre qu'erreur ?

Si tout me glisse entre les doigts
Le temps, le vent, le sens, le sang
J'avance inexorablement
D'un trait intense et maladroit