11h12

C'est fou comme c'est cliché de commencer un texte par l'heure où l'on écrit ce dernier. Comme si ça pouvait signifier quelque chose...

Le truc, c'est que depuis qu'elle le connaît, tout semble avoir un sens. Le moindre petit détail est sensé. C'est flippant quand on y pense.

Dans 28 minutes à présent, il sera 11h44, et peut être qu'elle voudra bien écrire quelque chose de signifiant. Quelque chose de beau. Pas un texte un peu trop long et pas assez bien écrit entre deux moments de désespoir.

Dans 20 minutes... dans 20 minutes tout changera. Tout changera parce qu'il sera 11h44. A 11h44, il n'y aura plus rien. Ou si, il y aura tout. Tout ce qu'il faut dire.

Il doit rester 17 minutes, ou peut être 16, ou peut être plus. On attend tous 44. En 44, les premiers camps de concentration ont été libérés. Et c'est là qu'elle se dit qu'elle est peut être un camp de concentration.

Et à 11h44, elle sera libérée.

Il reste 13 minutes. Putain qu'est ce que ça passe vite. 13 petites minutes et il sera 44. Et son être paniquera. Pourquoi ?

Il reste 12 minutes, elle rit parce qu'elle s'est comparée à un camp de concentration auparavant. C'est ridicule.

Il reste 11 minutes et putain ce texte est merdique. C'est quoi, au juste ? Un décompte? Avant quoi ?

Il reste 9 minutes. Elle a peur.

Il reste 5 minutes. Elle sait ce qu'elle a envie d'écrire, de dire. Elle ne l'a jamais dit, à personne. en soit, ça lui fait peur.

3 minutes

2 minutes

1 minute ...

Il est 11h44

C'est 44

Partons vers l'infini

Je t'en supplie


C'est par ce texte écrit par 'jim que se conclut ce quatrième "tome" de "If you know what I mean". Je suis vraiment ému et bouleversé par ce que cette aventure m'a apporté et m'apportera encore pendant, je l'espère, l'éternité.