Cette histoire est une Romance ! logiquement elle aurait d'ailleurs due figurer dans la catégorie romance maiiis, je ne suis pas logique, et elle à fait son nid ici dans fantasy u_u

J'ai décidé de poster le 1er chap pour voir s'il intéresse quelqu'un. Je vais faire de même avec mes autres projets quand j'aurais édité.

Bonne lecture petites créatures !


I

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"J'ai tout ce qu'il me faut, Sire," annonça Den en prenant le sac de légumes des mains du marchant.

"Finalement, j'ai les bras en feu," se plaignit Cali en repositionnant une cagette sur sa hanche.

Orodos sourit à la jeune femme, "Il nous reste une dernière chose à faire avant de rentrer, suivez-moi."

Il tourna les talons, ignora le soupir de Cali et continua son chemin, n'offrant pas un regard aux vendeurs les haranguant.

"Tu penses trouver un esclave qui vous plait ?" demanda Amon en en arrivant à rester à sa hauteur malgré le monde aux alentours. Son épée et son visage de marbre devait y aider.

Orodos émit un 'hum' fredonné puis offrit un sourire conspirateur à son garde et ami.

"Je le sais."

Les Murmures le lui disaient. Pour un esprit non habitué à eux ils n'étaient que nonsense, se contredisaient et parlaient parfois une toute autre langue. Mais Orodos en avait appris les nuances, quand il fallait les croire à la lettre et quelles voix ignorer.

Ils arrivèrent à la Place aux Esclaves, bien nommée. La place était remplie, de nouvelles arrivées faisait qu'il y avait au moins quinze esclaves pour un maître acheteur aux alentours. Orodos drapa sa cape d'un bleu impérial autour de ses épaules et scanna la place à la recherche de ce qui attirait les Murmures. Ceux-ci se virent plus insistants sur un étale et Orodos se dirigea vers l'endroit sans attendre.

Il ignora les compliments de certains vendeurs et les harangues faites pour l'attirer. Son groupe toutefois n'attirait pas que l'attention des vendeurs mais aussi celles de Maîtres venus pour acheter. Vers l'étale où ils se dirigeaient ils entendirent des Maîtres se dépêcher de finir leurs transactions de peur qu'Orodos leur vole leurs trésors.

Il se sourit à lui-même. Il savait ce qu'il voulait et cela n'avait rien à voir avec leurs stupides critères.

Orodos s'arrêta devant l'étale et parcourra le visage des onze hommes et femmes. Ils avaient tous une peau pale caractéristique des plaines du nord, certains avaient les cheveux noirs des tribus des montagnes. Mais une seule avait la peau noire de l'ébène. Elle dénotait particulièrement et Orodos tutta. Cela devait faire des mois, si ce n'est une année qu'elle était avec le vendeur. Elle avait dû voir les autres gens de son peuple se faire vendre et la laisser seule.

Orodos ne doutait pas que son âge était le facteur dominant du rejet des acheteurs. Elle ne devait pas avoir plus de douze ans mais malgré la dureté de la vie en tant qu'esclave elle avait un corps solide, un plus. Le vendeur l'avait vu aussi pour s'attacher à elle si longtemps.

Un petit homme gras avança vers Orodos, son sourire content n'échappa pas à l'homme. Des murmures inquiets se propagèrent chez les personnes à la peau pale dont les mouvements firent cliqueter les chaines accrochées à leur collier de fer. La petite fille ne bougea pas d'un poil.

"Cent dimes pour la grande et belle brune," dit le vendeur en voyant le regard d'Orodos sur la femme.

Cali renifla derrière Orodos et murmura un "belle, ça ?" qui le fit sourire. Orodos reposa son regard bleu sur la petite qui détournait les yeux. Il sentit son regard dériver de nouveau vers la grande femme brune. Il cligna des yeux, surpris, puis se concentra sur les Murmures. Son sourire revint aussitôt. Il y avait de la magie là-dessous.

"Est-elle la plus cher ?"

Le vendeur parut surpris puis secoua négativement la tête, "L'homme aux bras faisant deux fois votre tête est le plus cher. Deux cents dimes."

"Cinquante dimes seront suffisante pour la presque femme donc."

Orodos sortit une sacoche et la laissa tomber dans la main de l'homme.

"Maître attendez !" s'exclama le petit homme en repoussant l'argent dans sa main.

"Valait-t-elle moins ? Eh bien garder le surplus," Orodos annonça en ignorant le bafouillement de l'homme. "Détachez là moi maintenant."

La petite l'observait avec peur mais Orodos ne s'inquiétait pas, il aurait tout le temps de lui apprendre qu'elle n'avait pas à le craindre.

"Par ici petit démon ! Crois-tu pouvoir nous échapper ? Tu es un esclave maintenant !"

Orodos tourna aussitôt la tête vers la voix qui s'approchait d'eux. Un homme musclé portant les mêmes couleurs que le vendeur face à lui trainait un jeune homme par le cou.

Un grand éclat retentit dans la tête d'Orodos et il ne put cacher sa grimace.

"Maître ?" appela Cali en frôlant son bras, utilisant le titre seulement pour les hommes face à eux.

Il cligna des yeux, tentant d'ignorer les clameurs des voix normalement simples Murmures. Elles lui disaient de s'éloigner du garçon. Sur le champ. Tout de suite. Maintenant !

Orodos ferma les yeux et serra la mâchoire. Il voulut tapoter la main de Cali pour la rassurer mais une pique de douleur le fit l'agripper durement. Orodos rouvrit un œil, fixant la main pale tenue par la brune entendant distraitement l'homme et l'esclave fuyeur approcher. Il inspira et s'excusa auprès de Cali en relâchant sa main, fermant à nouveau les yeux.

En rouvrant les yeux il croisa ceux du fuyard. Celui-ci le fixait et un sourire langoureux s'étala sur son visage. Il se dégagea de l'homme et s'approcha d'Orodos, la tête levée pour compenser leur différence de taille.

Lui était fasciné. De par la réaction que le jeune homme tira des Murmures et par sa beauté. Ne portant qu'un pagne blanc Orodos pouvait voir les muscles sinueux sous la peau légèrement hâlé, plus claire que la sienne. Des tatouages ornaient ses épaules et descendaient sur ses bras, s'arrêtant aux coudes. Orodos pariaient qu'ils allaient jusque dans son dos. Son visage était ovale, orné d'yeux sombres cachés sous des cils longs. Ses cheveux noirs étaient soyeux et imitaient le plumage des corbeaux en présentant une teinte bleutée sous le soleil.

Il avait peut-être la peau pale des gens du nord mais il avait les cheveux noirs de ceux des tribus plus haut sur les montagnes et il ne portait pas leurs visages durs ou leur carrure. Orodos aurait pu se dit que le jeune homme avait encore du temps pour développer ses muscles s'il n'affichait pas déjà ceux-ci dans une disposition dénotant clairement l'agilité, la rapidité et peut-être un manque de nutrition. Ce qui n'était pas étonnant s'il était esclave, les vendeurs ne les nourrissaient qu'à peine.

Orodos avait l'impression que le jeune homme mince pouvait bouger plus vite qu'Amon, son garde, et lui arracher la gorge avec ses dents. Il comprenait l'agitation des Murmures.

"Je ne vous le conseil pas, Maître. Cet esclave vous attirera des ennuis," dit le premier vendeur.

"Je ne suis pas un esclave."

Un frisson remonta le long de la colonne vertébrale d'Orodos à cette voix veloutée. Et en effet le garnement ne portait pas de collier d'esclave ni même de tatouages rudimentaires des chasseurs d'esclaves du sud.

"Et ces tatouages dans le dos et sur les bras ? Tu es un esclave et tu es à moi maintenant," répondit le vendeur.

Orodos roula des yeux, "Ces tatouages n'ont rien de ceux d'esclavagistes. Ils sont bien trop travaillés. Ou il appartient à un Maître très riche qui aimerait son retour. Dites, moi : quelle est la sentence pour un vol d'esclave ?"

Le vendeur bafouilla et le tua du regard, "Je ne l'ai pas volé ! Il était nu au bord de la route et demandais à aller à Vierra. Ce que j'ai fait."

"Donc vous ne verrez aucun inconvénient à ce que j'héberge ce jeune homme pendant que je cherche son Maître ?"

"Je ne suis pas un esclave," dit à nouveau le trouble fait.

Orodos pencha la tête vers lui et lui fit les gros yeux, le petit sembla comprendre la commande.

"Peut-être devrais-je donner votre nom et vos couleurs à la Princesse, j'ai entendu dire qu'elle allait interdire l'entrée des villes alentour à tout nouvel esclavagiste. Petit à petit. Vous savez, pour tuer le commerce."

L'homme rougit de colère, il savait que son nom donné son entreprise serait tué dans l'œuf. L'homme en bleu l'avait cerné rapidement, réalisant sa jeunesse et donc le fait qu'il n'avait aucune relation.

"Considérez que le surplus donné pour la petite vaut pour ce jeune homme. Sur ce, adieu. Que notre déesse vous guide."

"Que notre dieu vous défende," grommela le vendeur.

Orodos fit signe à ses nouveaux protégés de le suivre. Derrière eux Den et Cali fermèrent la marche.

Les Murmures ressemblaient toujours à des cris de harpie mais Orodos souriait en nonobstant la migraine qui approchait. Il n'avait jamais entendu ses étranges compagnons de pensées être aussi bruyant. Et ils ne semblaient pas craindre pour sa vie. Il avait déjà eu plusieurs expériences où il risquait la mort et les Murmures étaient resté des aides calmes sur qui il pouvait compter.

Non, là les Murmures semblaient outrés.

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