Message d'introduction :

Pour le cinquième anniversaire de la Ficothèque Ardente, des auteurs ont proposé un texte autour d'un thème défini. Ce recueil d'OS disponible sur Archiveofourown, regroupe une diversité de styles, de fandoms et d'approches sur le thème de la fête.

Plutôt que de vous passez un lien, je vous propose autre chose. Vous le trouverez plus simplement, si vous tapez sur votre moteur de Recherche :

Sensuel recueil Ficothèque Ardente (Sangdelicorne)

Surtout n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à ce recueil et surtout aller découvrir la Ficothèque Ardente ! (Tapez aussi le nom sur votre moteur de recherche si vous ne connaissez pas ! xD) C'est un forum de repérage, archivages de fictions M et aussi un lieu d'échange et de discussions.

Bien pour en revenir à ma participation, il s'agit d'un petit texte sans prétention que j'espère plein d'humour et de romance. Kitty Madness m'a motivé et encouragé comme un pro pour que ce texte paraisse pour Septembre 2016 et j'ai eu de la chance d'avoir Odea Nightingale en super power-bêta lectrice xD Sangdelicorne m'a fait une superbe image en lien avec mon texte mais hé hé vous la découvrirez si vous allez voir le recueil...(Promis, ça vaut le coup). Allez les lire sur Fanfiction si ce n'est pas déjà fait.

Je vous laisse lire à présent ! Bonne lecture.


Per aspera ad astra

Les élèves ayant déjà quitté le cours, la salle était à présent vide pour le reste de la journée. Le lendemain matin à la première heure, ce serait lui qui irait l'occuper et depuis deux semaines, Sam prenait les devants.

Comme tous ces derniers soirs, il attendait qu'il n'y ait plus âme qui vive pour se tourner vers ce tableau, gribouillé de craie jusqu'en haut par l'enseignant de latin. Sam s'humiliait toujours à devoir grimper sur une chaise pour nettoyer devant ses élèves. Le jeune professeur de mathématiques avait donc pris l'habitude de venir la veille au soir le faire en toute discrétion.

Il tira la chaise vers l'extrémité gauche du tableau, prit l'éponge légèrement humidifiée au préalable et grimpa. Il nettoya cette maudite date en langue latine qui le lendemain le mettrait dans l'embarras ainsi que l'intitulé du cours complètement opposé au sien. Quel ennui de faire un cours avec ces écrits incompréhensibles et aucunement en lien avec sa matière... Ses élèves s'en étaient beaucoup amusés les premiers temps.

Il avait toujours un peu de regret à l'idée de devoir effacer une si belle calligraphie... Des lettres bien formées, aux pleins et aux déliés gracieux comme si elles avaient été écrites à la plume. Sam secoua la tête : son prédécesseur était un malotru. Lui faire le coup des écrits à une hauteur vertigineuse était clairement un complot et un signe de moquerie vis-à-vis de sa petite taille. Il devait s'en rappeler. Que le propriétaire de cette écriture soit un homme aux yeux d'un bleu somptueux n'avait aucune importance. C'était un être détestable. Que son écriture soit aussi belle que son corps grand et magnifiquement sculpté n'avait aucune importance. Aucune.

Il secoua la tête, ses boucles brunes voletant dans son champ de vision. Il les chassa avec rage, descendant de la chaise pour la tirer vers la droite. Il remonta dessus et entreprit encore de faire de plus amples mouvements, autant qu'il le pouvait, pour effacer les mots sur la partie centrale supérieure du tableau. Devoir nettoyer à chaque fois cette immense surface crayonnable et crayonnée l'irritait au possible. Ses autres collègues ne lui faisaient pas ce genre de misères mais Monsieur McAllistair si.

- Même le jour de la Saint Valentin, ce sadique recommence. Si jamais je l'attrape encore celui-là, je le..., marmonna t-il avec rage et amertume.

- Tu me... ?

Samuel sursauta et en voulant se retourner trop vite, vacilla de sa chaise. Deux mains fermes et chaudes agrippèrent ses hanches et le stabilisèrent. Un homme aux cheveux d'un noir d'encre et aux yeux d'un bleu presque gris le regardait avec une lueur moqueuse.

- Toi, gronda Samuel, bas les pattes !

- Tu es sûr ? demanda le fameux enseignant de latin, un sourcil haussé en signe d'amusement.

Finalement, Samuel remua la tête de droite à gauche puis de gauche à droite en réalisant que si son tourmenteur le lâchait, il chuterait. Il tenta de reculer pour reprendre son équilibre mais Monsieur McAllistair le maintenait fermement et avec aisance au bord de la chaise. Bloqué, sur la pointe des pieds et le corps trop en avant, il avait le choix de tomber entre les bras de l'homme ou rester immobile. Il planta ses doigts dans l'épaule de son interlocuteur, puis plongeant son regard noisette dans ses yeux azurés lui susurra :

- Oh Monsieur McAllistair, si vous ne me laissez pas tranquille, je vous ferai très mal.

- Je serais curieux de voir ça, chéri... et cesse de m'appeler ainsi, nous sommes mariés je te rappelle. Nous avons le même nom à présent. Par contre, tu peux continuer à me vouvoyer, ça m'excite.

Samuel serra les lèvres en une moue de contrariété et enfonça ses ongles dans les épaules de son époux jusqu'à ce que celui-ci grimace. Le professeur de mathématiques eut alors un léger sourire prouvant qu'il savourait cette petite victoire. Le bienheureux latiniste se contenta de lever les yeux au ciel et d'attirer à lui son époux récalcitrant. Celui-ci le laissa faire jusqu'à sentir le sol sous ses pieds. Il tenta aussitôt de se dégager mais son immense adversaire l'avait emprisonné dans une étreinte d'ours.

- Tu sais que je ne te relâcherais pas tant que tu continueras de bouder.

- Je ne boude pas.

- Si. Tu boudes... et je déteste dormir sur le canapé. Allez, mon cœur, c'est la Saint Valentin...

- Tu y penseras la prochaine fois Dyc avant d'aider avec tant d'enthousiasme ta collègue blonde tous ces derniers soirs.

- Sam...On travaille pour préparer une conférence très importante. Et toi, tu es parti à l'autre bout du pays pour soi-disant réconforter ton meilleur ami le jour de notre anniversaire de mariage... Tu m'avais complètement fait passer à la trappe et c'est moi qui dors sur le canapé !

- Oui et bien toi, tu n'arrêtes pas de griffonner ce fichu tableau jusqu'en haut exprès, tu peux donc continuer encore longtemps à dormir sur le canapé.

- Mais quelle tête de mule... Tu es infernal !

Samuel eut une exclamation de colère, relevant des yeux brillants vers son insupportable interlocuteur. Ce dernier fut incapable de résister à cela et vola un baiser qui s'enflamma aussitôt. Samuel avec une ténacité propre à son caractère répondit avec rage, tentant de prendre le dessus et de faire passer sa fureur dedans.

Dyclan souleva son époux qui enroula aussitôt ses membres autour de lui et lui mordit brutalement la lèvre inférieure. En réaction, celui-ci le plaqua contre le tableau encore saturé de lignes blanches et étouffa la remarque acerbe de son cher et tendre entêté en reprenant le ballet de leurs langues. Lorsqu'ils durent se séparer par manque d'air, Dyclan haleta :

- Ce serait plus simple, une réconciliation sur l'oreiller... Nous pourrions très bien fêter la Saint Valentin en amoureux tous les deux... dans ce grand lit qui nous attend à la maison.

- Tu ne t'approches pas du lit, tant que tu me nargues avec ta blondasse... et arrêtes d'écrire en haut de ce fichu tableau...

- Et sinon la table là…? lui murmura t-il lascivement.

- Rah Dyclan, souffla avec exaspération Samuel.

Le dit Dyclan laissa échapper un rire de gorge qui remua quelque chose en son époux, avant de l'embrasser tendrement.

- J'adore quand tu es en colère...

- Tu es masochiste Dyclan.

- Je croyais que j'étais sadique ?

Une toux se fit entendre à quelques pas d'eux avant que Sam n'ait pu dire quoi que ce soit. Les deux époux pris sur le fait tournèrent simultanément la tête vers l'intrus.

- Messieurs McAllistair, la salle de classe n'est pas le lieu pour régler vos affaires de couple, même en ce jour. Dyclan, je vous attends dans mon bureau.

Samuel jeta un regard noir à la femme blonde au regard sévère qui tourna les talons avec élégance.

- Franchement, je ne vois pas ce que tu trouves à cette blondasse alors que tu m'as moi dans ton lit...

- De un, puisque je ne suis plus le bienvenu dans notre lit, je suis actuellement piégé sur un canapé. Non ne me coupes pas, je n'ai pas fini de parler. De deux, je ne suis pas intéressé par elle... Vraiment... Et tu le sais. Cesse donc d'être jaloux de tous mes collègues... C'est toi que j'ai épousé, pas eux.

Samuel fit une moue boudeuse avant d'affermir sa prise sur son mari. Il l'embrassa pour toute réponse avant de reculer un peu la tête et de souffler :

- Finalement... je ne suis pas contre une réconciliation festive sur cette table. Tu crois que si on fait durer les choses, elle viendra encore te chercher ici ?

Dyclan ne put s'empêcher de rire encore. Décidemment, il adorait son époux caractériel, qui jaloux comme un pou et têtu comme une mule, ne lui permettait jamais de s'ennuyer.

-~-~-o-~-~-~-~-~-~-~-O~-~-~-~-~-~-~o-~-~-~-~-~O-~-~-~-

J'espère que ça vous aura plu ? (Toutes fautes repérées est de ma responsabilité, sorry)

Samuel a un sacré caractère de cochon, vous ne trouvez pas ? Que pensez-vous de leur relation ? Je suis curieuse de le savoir.

N'hésitez pas à me laisser une petite review !

Bonne soirée ou journée !