Silence

L'impitoyable Parque t'a soustrait à mes bras

Chère âme sœur mais ton sang, en moi, coulera

Même à travers ce voile et plus loin que ce pont

Dont on ne revient pas, je hurlerai ton nom

Et personne, personne ne brisera ma foi

Plus forte que l'acier, lien de chair et de soie

Ange protecteur, on t'a astreint au sommeil

Seule lueur dans ce vaste et profond silence

Cette nuit de juillet, l'unique cri déchire

Le calme solitaire, seul fragment à survivre

Nom hurlé dans le noir mais contraint à rester

Sans retour, sans espoir, seul dans l'obscurité

Mon cœur ne cessera de rechercher en vain

Un écho synchrone à la musique du mien

Mais je pourrai fouiller et bien tendre l'oreille

Je n'entendrai jamais que ce vide cruel

Et ce rire obsédant, le rire sans fin

De ce fichu destin, voleur et assassin

Qui prend sans sentiments et arrache les fils

Ce filament de vie, qu'il t'a pris, si vil !

Profil familier, mais si inconnu enfin,

Jamais tes pas légers ne prendront mon chemin

Ô j'exècre, hais et déteste ce silence !

Qu'aurait remplit de joie de vivre ta présence