Bonjour,

Je voudrais en premier dire merci à Sangdelicorne qui a permis en supportant mes élucubrations de voir naître ce projet d'écriture.

Ensuite je remercie Odea qui m'a conseillé Nathdawn qui est une bêta d'enfer xD

Je dis ensuite chaleureusement merci à Nathdawn des Lilas pour son efficacité, sa rapidité et la qualité de ses remarques et de ses corrections. Tu es une bêta-lectrice et correctrice de valeur, je risque de ne plus me passer de toi. *fuit* Je vous conseille aussi ses livres géniaux que vous pouvez trouver sur Amazon ou vous pouvez la lire aussi sur FP ou FF.

Merci à Saulemarron19427 pour m'avoir aidé à prendre une décision finale pour le titre... Car oui je suis nulle en titre.

Dernière chose, sachez que toutes potentielles erreurs qui resteraient sont de mon fait.

Bien sûr je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à laisser votre avis !


Chapitre 1: Concours de circonstances

L'après-midi allait bientôt toucher à sa fin et Mylann était en retard pour rentrer chez lui. Il revenait des courses qu'il avait faites pour lui et ses jeunes pupilles qui ne tarderaient pas à rentrer. Les bras chargés et le pas rapide, il avait littéralement rebondi contre un parfait inconnu encombré de papiers, alors qu'il atteignait la fin du couloir menant à l'entrée de son appartement. Une multitude de papiers se mirent à voleter autour d'eux alors que Mylann réussissait à empêcher ses sacs de répandre leur contenu.

Il posa les paquets sur le sol, s'excusant et commençant à ramasser avec une célérité due à l'habitude – il vivait avec des enfants après tout. L'homme n'avait toujours pas eu le temps de réagir que Mylann lui remettait un paquet de paperasses mélangées dans les mains et lui offrait un grand sourire. Ce fut à ce moment-là qu'il put vraiment l'observer.

De la même taille mais beaucoup plus large, il donnait une impression de solidité et de force. Ses cheveux courts d'un noir profond et la fermeté de ses traits étaient adoucis par ses yeux couleur caramel et la timidité de son expression. L'inconnu le remercia timidement, réussissant à prendre sa clé dans l'intention claire et nette de se faufiler dans son appartement. Mylann ne put s'empêcher de le trouver adorable, ce qui était paradoxal au vu de sa carrure.

-Oh, c'est donc vous le nouveau voisin ?

Mylann connaissait très bien les gens de son étage et savait que cet appartement en face du sien avait été vidé depuis quelques semaines. Il n'avait pas eu le temps d'y mettre son nez depuis, mais sa curiosité naturelle se réveillait déjà, ainsi qu'une certaine excitation.

- Enchanté, je m'appelle Mylann. Je suis votre voisin d'en face.

-Salak… Bonjour, fit le nouveau voisin en mettant sa clé dans la serrure sans cesser de surveiller son interlocuteur.

Mylann lui fit un grand sourire engageant, se redressant presque sur la pointe des pieds dans son excitation.

- Vous n'avez pas fait de pendaison de crémaillère, n'est-ce pas ? Vous allez en faire une ? Il faut que l'on fête votre emménagement en tout cas, ce serait super ! Nous sommes un étage très soudés et cela faisait un moment que nous n'avions pas eu de nouvel arrivant. Qu'en pensez-vous ?

L'homme en face de lui semblait avoir l'air de vouloir rentrer dans un trou devant le regard intense et curieux dont il était l'objet. Mylann ne s'était jamais senti particulièrement impressionnant, même lorsqu'il grondait ses pupilles, mais à cet instant, il aurait pu en douter. Le nouveau voisin bafouilla que ce n'était pas la peine, bien que l'intention soit louable et s'excusa maladroitement avant de se faufiler dans son logement. Mylann resta un instant figé devant la porte avant qu'un lent sourire ne se dessine sur son visage.

Il rentra dans son propre appartement en s'extasiant sur le côté adorable de son voisin avant de se rappeler les courses dans le couloir et d'aller les récupérer. De nature sociable et communautaire, Mylann et ses petits s'étaient vite liés avec les autres résidents permanents de leur étage. Et en bon voisin, Mylann avait bien l'intention de faire son devoir de rapprochement auprès de Salak... Bon d'accord, qui essayait-il de convaincre, songea-t-il en grignotant, il était clair que le voisin lui avait tapé dans l'œil. Il allait falloir l'apprivoiser, mais il ne doutait pas d'y arriver.

A force de persévérance, Mylann avait réussi à l'amadouer plus ou moins. Ils s'étaient revus de plus en plus souvent, se rendant de petits services de voisinage, discutant dans le couloir en face de leurs appartements ou dans ceux-ci même. Au moins avait-il échappé à la fête que voulait organiser de prime abord Mylann pour lui avec les voisins et de toutes les manières Mylann était assez accaparant pour plusieurs.

Pour Salak, carnivore, le fait qu'un végétarien affirmé et confirmé vienne le voir pour demander toutes sortes d'aliments de cuisine était une aberration. Bon il était vrai qu'à force de voir Mylann frapper à sa porte pour du persil, du thym, de l'huile, du blé, du riz ou d'autres éléments non conventionnels et en profiter pour lui poser milles et une question pendant qu'il cherchait à dénicher cela dans sa cuisine, Salak avait fini par s'y faire et à se pourvoir de denrées pour un régime alimentaire qu'il ne suivait même pas.

En outre, cela avait contribué à augmenter les visites, puisque Mylann n'avait même plus besoin d'acheter ses éléments que Salak stockait pour lui sans y toucher. Quand Salak se demandait pourquoi il faisait cela, il se rappelait que Mylann était quelqu'un de sociable, curieux, drôle, chaleureux et tellement déterminé. Comment lui résister après tout ? Même en laissant de côté son caractère, Salak ne pouvait pas non plus faire abstraction des yeux clairs et pétillants, du corps fin et élancé, des longs cheveux d'un blond ensoleillé et de ses fossettes lorsqu'il souriait. Salak avait beau tenter de résister et de garder ses distances, il finissait par s'inquiéter lorsqu'il ne le voyait pas toquer à sa porte plus de deux jours d'affilé.

Face à sa solitude permanente, Mylann représentait un petit ouragan rafraîchissant, enthousiasmant et séducteur. Il n'avait même pas besoin de discuter beaucoup, Mylann parlait pour deux, sauf lorsqu'il interrogeait Salak en l'observant comme s'il était la créature la plus fascinante du monde. Le courant était passé de mieux en mieux alors qu'ils apprenaient à se connaître au fil de leurs discussions de plus en plus longues et personnelles.

Ainsi Salak avait découvert que Mylann avait pour seule famille trois jeunes enfants et un adolescent timide à sa charge alors que lui-même tenait à l'écart ses semblables. Il apprit qu'en plus de ses propres protégés, Mylann aimait s'occuper des enfants des autres en travaillant en crèche comme auxiliaire de puériculture alors que lui se satisfaisait de son travail de traducteur à domicile et de minimiser ses contacts avec les gens.

Pour Salak, qu'une personne aussi sociable, énergique et protectrice s'intéresse à lui était vraiment étonnant. Surtout quand ils étaient opposés sur de nombreux points dont le fait que Salak soit un solitaire et un carnivore… avec un petit appétit. En clair, Salak n'aurait pas dû apprécier et attendre autant les visites animées de Mylann, car cela ne pouvait pas durer.

Lorsque Mylann n'était pas venu plus de cinq jours d'affilé, c'était lui finalement qui avait toqué timidement à la porte avec un paquet d'un kilo de céréales en offrande. Mylann ne lui avait pas fait remarquer qu'il y en avait beaucoup trop car eh bien, c'était un très bon choix de cadeau. Et puis franchement, c'était adorable et touchant de le voir oser une approche. Sauf que cela tombait au moment où Mylann se convainquait de prendre du recul avant de s'éprendre totalement de son voisin. Le voir si beau et timide venu s'enquérir maladroitement de sa santé le touchait et lui rappelait qu'il ne pouvait résister à son attraction et que visiblement Salak non plus.

Salak était à croquer selon les goûts de Mylann qui n'avait plus regardé un homme ainsi depuis la tragédie cinq ans plus tôt et les responsabilités auxquelles il avait dû faire face. Si les garous pouvaient se transformer lorsqu'ils le désiraient, les nuits de pleine lune voyaient leur nature animale remonter à la surface sans qu'ils aient de contrôle dessus et forcer la transformation. Mylann ne s'était jamais rendu compte à quel point lors de ces nuits ils étaient vulnérables aux autres jusqu'à ce que des chasseurs renégats attaquent leur petit village à cette occasion.

Normalement, des accords avaient été passé depuis que le monde des humains connaissaient celui des métamorphes pour que seuls ceux les plus dangereux et ingérables soient éliminés. Souvent c'était les garous les plus connus et de nature prédatrice comme les crocodiles garous, les serpents-garous, les tigres-garous, les lions-garous, et les plus insupportables : les moustiques-garous... D'ailleurs ces derniers avaient éhontément surfé sur la légende des vampires. De vraies sangsues.

Mais certains chasseurs considéraient tous les garous comme des nuisibles et les rongeurs garous étaient une cible comme une autre. La petite communauté vulnérable de gerbilles avait donc été piégée alors qu'elle était réunie sous leur forme animale. Cela avait été un véritable génocide et parmi les quelques survivants, beaucoup avaient péri des suites de leurs blessures. Cachés et dissimulés par des humains, les rescapés furent aidés avant que Mylann soit chargé de partir avec eux chercher un nouveau territoire. Leurs alliés leur donnèrent assez de moyens pour survivre le temps de trouver un nouvel endroit pour vivre.

Mylann s'était retrouvé orphelin et tuteur de trois jeunes gerbilles garous grâce à l'aide de leurs alliés humains et du maire de Leychan. Lorsque certains humains s'étaient plaints de l'attention néfaste sur leur région, surtout pour la disparition de rongeurs garous, Mylann décida de prendre la poudre d'escampettes avec ses protégés. Ce fut le début de leur exil de leur terre de naissance à la recherche d'un nouveau lieu de résidence.

Rendu prudent, Mylann avait décidé qu'ils ne révéleraient pas leur nature, sauf à quelques rares personnes de confiance. Lorsqu'il s'était installé ici avec ses pupilles, ils avaient repris le cours de leur vie avec précaution. L'arrivée inopinée et inespérée d'un joyau de douceur, de timidité et de charme inconscient dans la vie de Mylann était une tentation auquel il ne pouvait et ne voulait résister. Et il réalisait, au regard si transparent de Salak sur lui que son intérêt était réciproque, même si Salak était bien trop réservé pour sans doute l'envisager. Ce fut à ce moment-là qu'il décida de le séduire et de l'inviter plus largement dans sa vie. Il lui proposa donc pour la première fois de venir dîner avec lui et les enfants.

Bien que dans un premier temps méfiants, Salak était à ce point inoffensif et anxieux que même les jeunes s'étaient laissés conquérir et avaient fait de leur mieux pour lui plaire et le rassurer. L'amitié de Mylann et Salak s'était renforcée avant qu'ils osent des sourires partagés et des regards qui s'attardaient sur l'un ou sur l'autre plus que cela ne devrait, des rapprochements tactiles et des effleurements. Le premier baiser, chaste et doux, avait été donné par Mylann lorsqu'il avait raccompagné Salak devant sa porte.

Les yeux caramels s'étaient attardés un peu plus longtemps qu'habituellement sur ses lèvres et Mylann en avait souri avant de lui dire au revoir et de l'embrasser furtivement. Le rougissement de Salak et le fait qu'il y réponde maladroitement l'avait surpris et lui avait beaucoup plu. Mais c'était la question du nous posée avec prudence et espoir qui l'avait à la fois attendri et décidé à ne jamais laisser cet homme lui échapper.

Ils étaient devenus un nous, Salak prenant soin d'essayer de passer du temps avec les enfants aussi. Il pouvait ainsi aider l'adolescent dans ses cours de langue ou les plus petits dans leurs activités de coloriage, d'exercice d'écritures ou de lecture. Au final, cela avait pris une année complète pour réussir à entraîner Salak dans ses filets et Mylann était on ne peut plus heureux du résultat.

Leur secret était encore le seul bémol de cette relation de plus en plus solide et familiale. Bien sûr, Mylann et les siens, échaudés par leur vécu, ne voulaient pas révéler leur véritable nature de suite sans être sûrs que Salak ne risquait pas de les rejeter. Ils n'eurent pas besoin de le faire cependant.

Salak avait mangé chez les gerbilles qui l'avaient convaincu de rester pour regarder un film bien que cela n'ait pas été prévu. Un nouveau dessin animé passait à la télévision ce soir-là et la petite famille agrémentée de Salak s'était agglutinée sur le canapé pour le regarder. L'humour était présent, les petits gloussaient joyeusement des péripéties du héros jusqu'à ce que celui-ci tombe dans un piège. Le personnage parlant aux animaux appela aux secours et ce fut un nid de serpents qui lui répondit. Lorsque ceux-ci en brisant le quatrième mur proposèrent aux spectateurs de les aider à faire une chaîne pour remonter le petit, ce fut alors la panique pour Lilou la plus jeune.

La benjamine, terrifiée, s'effondra en larmes en pensant que les reptiles de la télé pouvaient traverser l'écran. Mylann ramena la plus jeune contre lui, caressant ses cheveux couleur miel tout en lui expliquant que ce n'était pas possible, que c'était un dessin animé, que les serpents ne s'adressaient pas vraiment à eux. La petite tremblait tellement que Mylann craignait qu'elle se transforme devant son petit copain. Celui-ci essayait aussi de la rassurer. Salak avait fini par s'attacher à chaque membre de cette petite famille et ses instincts de protection ne pouvaient rester indifférents face à la peur de la mignonne petite fille.

- Tous les serpents ne sont pas méchants. Certains sont même totalement inoffensifs, comme dans le dessin animé. Et comme on dit, ce n'est pas la petite bête qui va manger la grande !

Même si Mylann trouva charmante l'attention de vouloir rassurer sa princesse, il ne put s'empêcher de se crisper en entendant la fillette nier fortement :

- Si, ils peuvent nous manger quand on devient tout petit ! Et ...

Lilou s'était remise à trembler et Mylann se leva précipitamment, l'emmenant dans la chambre juste à temps. Une gerbille minuscule, couleur de sable, apparut blottie dans la paume de sa main. Salak avait senti l'odeur du stress de Mylann, mais fut encore plus surpris d'entendre les couinements et les battements de cœur d'un rongeur et de flairer l'odeur délicieuse d'une proie. Son instinct de prédation était mis en alerte face à ces stimuli.

L'adolescent à côté de lui s'était figé de nervosité et avait reculé. Salak comprit qu'il n'avait pas pu s'empêcher d'user de ses sens et que des attributs reptiliens le trahissaient.

- Mylann ! gémit le garçonnet d'un ton terrifié, ne quittant pas des yeux Salak.

La peur dans la voix fit revenir aussitôt l'interpellé, la petite gerbille accrochée de ses petites griffes contre son torse. Mylann resta lui aussi figé devant les pupilles noires de Jais et la langue bifide flairant l'air. Les enfants en quelques instants étaient allés se faufiler derrière leur tuteur, observant avec prudence Salak reprendre son calme et son apparence totalement humaine.

Salak jeta un regard à la petite gerbille que Mylann serrait de manière protectrice avant de relever les yeux vers son amant qui était tendu. Si les enfants semblaient terrifiés et choqués par la découverte de la nature de Salak, Mylann tentait juste de garder la tête et son cœur hors de l'eau. Avec prudence, il recula, incitant les enfants à faire de même et confia la petite à Dan. Les enfants se réfugièrent dans la chambre, alors que Mylann observait le serpent qu'il avait fait entrer dans le nid.

- Qu'est-ce que tu es ? souffla Mylann bien qu'il n'ait pas réellement besoin de confirmation.

Son instinct lui hurlait de protéger les petits, d'éloigner le danger et son cœur semblait se tasser sur lui-même douloureusement. Seul son cerveau était comme engourdi.

- Un garou comme toi. Enfin un serpent... Un python royal pour être précis.

Salak, avec un soupir voulut faire un mouvement vers Mylann, mais tout le corps de celui-ci se tendit alors qu'il faisait barrière entre la chambre et le prédateur.

- Je devrais y aller, murmura finalement Salak avec prudence, sans lâcher du regard la gerbille garou.

Mylann hocha simplement la tête, reconnaissant malgré tout que son... que Salak comprenne qu'il avait besoin d'espace pour digérer la situation. Le serpent garou recula lentement et sortit de l'appartement en sentant son estomac se nouer de chagrin. Cette soirée était une vraie catastrophe. Il n'imaginait même pas la tête de ses frères en apprenant qu'il était sorti avec de la nourriture. L'image de Mylann dévoré par un des siens lui tordit l'estomac, mais le pire était peut-être que pendant quelques secondes, il avait eu faim de la benjamine sous sa forme de gerbille. Il était dégoûté de lui-même, car il était une menace pour ceux qu'il avait fini par aimer. L'image lui était insoutenable. Pas seulement parce que la gerbille en question était un garou, mais parce que... Malgré sa nature, il s'était vraiment épris de cet homme courageux, protecteur et rayonnant. Et il venait de le perdre. Parce qu'il était un serpent et que Mylann et les siens étaient des gerbilles garous.

Mylann était en proie à un dilemme, tentant d'associer ce qu'il avait découvert de l'homme qu'il aimait avec le danger que représentait sa nature. En son âme et conscience, il savait que la partie humaine de Salak ne leur ferait pas de mal et s'était vraiment attaché à eux. Mylann ne pouvait pas lui reprocher d'avoir caché sa nature, car lui-même le faisait. C'était lui qui était passé par-dessus ses barrières de protection et de réserve et l'avait intégré dans leur univers, en même temps que ses sentiments grandissaient. En outre, il avait bien vu que Salak avait autant été pris au dépourvu qu'eux.

En réalité, même lorsque sa véritable nature avait été révélée, Salak n'avait pas été agressif ou menaçant. Il s'était aussitôt mis en retrait et l'affliction dans son regard avait fini par atteindre Mylann une fois qu'il avait réussi à faire face au choc de la révélation. Mylann n'arrêtait pas de s'accrocher à cela… Car l'évidence restait pourtant : Salak était un serpent garou. C'était même étrange que leurs instincts respectifs ne les aient pas alertés. Quoique s'il se remémorait bien, les petits avaient été très méfiants au départ et Salak très maladroit et timide face à eux…

Était-il possible que leurs sentiments respectifs aient faussé leurs instincts et endormi les alertes de leurs parts animales ? Même face à un Salak plus serpent qu'humain, sa gerbille intérieure avait ressenti le besoin d'abriter les petits apeurés, mais pas de se protéger lui-même. Mylann était perdu et ne savait pas s'il devait envisager le déménagement. Il espérait que non, car ils avaient vraiment reconstruit leurs vies ici. Il soupira et décida qu'il mettrait au clair les intentions de Salak face à cette révélation la prochaine fois qu'il le verrait et s'occuperait de rassurer et veiller ses enfants de cœur, si ce n'est de sang.


Voilà,

N'hésitez pas à laisser votre avis. Je vous mets la suite (et fin) dans quelques jours.