Coucou à tous !

Non, je ne suis pas morte, et cette histoire non plus ! Désolée d'avoir mis autant de temps, je suis absolument navrée, mais des projets me prennent beaucoup plus de temps que prévu ! En tout cas, sachez que je n'abandonne pas Brice et Greg !

Je vous embrasse, et je remercie fort ceux qui sont encore là 3

Chapitre 12 :

Brice titubait quand il rejoignit Gregory dans le jardin avec deux verres à la main. Il avait peut-être un peu trop bu, mais ils avaient quelque chose à fêter. Bien sûr, ils devaient garder le secret, cependant cela ne les avaient pas empêché de savourer leur victoire. Lui qui buvait très peu avait trinqué une fois avec Greg, puis une deuxième, une troisième et il avait arrêté de compter ensuite. De toute façon, il n'était pas le seul à être totalement ivre. Son compagnon de beuverie ne l'était pas moins que lui.

Il tendit l'un des deux mélanges de jus d'ananas et de rhum à Gregory qui était installé dans l'un des canapés du jardin, sous une couette épaisse pour se protéger de la fraîcheur de la fin de la nuit. Le ciel n'allait plus tarder à rosir et ils n'avaient pas fermé l'œil. Petra aurait pesté contre les cernes sous ses yeux. Un mannequin devait dormir. Mais bon, c'était bien à cause d'elle qu'il était enfermé là, alors elle pouvait bien aller se brosser ! Brice en avait marre de tout contrôler. Son alimentation, son corps et depuis qu'il était devant les caméras dans la Villa, le moindre de ses mots et de ses geste. Il n'en pouvait plus. Juste pour cette soirée, il avait arrêté. Il s'était relâché pour profiter.

Brice se laissa tomber à côté de Greg. Le reste des candidats étaient partis se coucher ou comataient dans le salon. Plus personne n'était vraiment sobre et pour la première fois depuis qu'il était entré dans la Villa, il avait vraiment l'impression d'être comme les autres et ne plus seulement être un spectateur de leur beuverie. Il se lâcha enfin un peu. Il avait le sentiment d'être bien dans sa peau, à l'aise.

— Je crois que j'ai trop bu, murmura-t-il à son voisin.

— Moi aussi.

Ils étaient seuls dans le jardin et tout était calme. Gregory bougea maladroitement pour tirer sur la couette qui couvrait ses jambes et la faire retomber sur celles de Brice.

— Tu vas attraper la mort...

— Mais non, j'ai super chaud en plus !

— C'est l'alcool.

— Ouais, raison de plus pour boire encore.

— Je crois qu'on devrait arrêter. Je suis torché, putain demain je vais avoir mal aux cheveux.

— Ce n'est pas grave… On s'en fout, on est bien là…

Brice avait l'impression de flotter sur un nuage de coton. Il se sentait bien. Il ne se souvenait même pas qu'il avait pu vivre mal son séjour dans la Villa. Il était là, assis aux côtés de Greg, à s'enivrer sous l'œil des caméras, et il s'en fichait. Il était juste bien. Il prit une gorgée de son verre. Comme d'habitude, l'alcool lui brûla la gorge. Il se lécha les lèvres et surprit le regard de Greg sur lui. Il sentit une boule d'envie se former dans son ventre et son sexe se trouver à l'étroit dans ses vêtements.

— Oui, on est bien…

Gregory se pencha pour lui retirer son micro, puis coupa le sien avant de les lancer sans y faire attention. Il murmura ensuite à son oreille :

— J'ai envie de toi…

Cela faisait trop longtemps qu'ils attendaient. Sous la couverture, Greg glissa sa main sur sa cuisse, la serrant un peu entre ses doigts. Ils échangèrent un regard... Brice oublia. Il oublia les téléspectateurs pour faire ce dont il avait envie depuis plusieurs semaines. Il posa ses lèvres sur les siennes. Oui, ils s'étaient déjà embrassés, mais ça n'avait pas été aussi enivrant qu'à ce moment-là. Il avait l'impression de ne plus toucher terre. La langue de Greg quémanda l'entrée de sa bouche alors qu'il l'attirait sur ses cuisses. Leur baiser avait un goût d'alcool, d'interdit et surtout de trop peu. Brice en voulait plus. Tout son corps réclamait celui de Greg. Il ne savait pas comment, mais il l'aurait. Le reste, il s'en fichait. Il n'y avait que son plaisir et son besoin immédiat.

Les doigts de Greg glissèrent sous son tee-shirt pour venir le lui retirer. Brice perdit l'équilibre, basculant en avant et il se rattrapa en posant les mains sur son torse. D'un mouvement, Gregory les fit basculer sur le côté.

— Laisse-moi de la place entre tes cuisses, réclama-t-il alors qu'il tirait sur le pantalon et le sous-vêtement de Brice.

Il était brûlant. Comment songer à lui résister ? Brice n'y pensait pas une seule seconde. C'est avec avidité qu'il le tira contre son corps nu, le laissant le couvrir de son poids. Rien d'autre ne comptait à part Greg. Il n'y avait que son souffle sur sa peau et ses doigts qui descendaient sur son ventre avant d'empoigner son sexe déjà raide qui n'attendait que ça.

Brice exhala un soupir rauque qu'il ne put et ne voulut pas retenir. Ses pensées n'avaient plus aucune cohérence ni consistance. Il n'était que sensations. Il le décalotta lentement et une lame de feu le traversa de part en part. Cela n'avait rien à voir avec ce qu'il pouvait ressentir quand il le faisait seul, ou avec ses autres partenaires. Greg faisait naître quelque chose de nouveau en lui. Et c'était bien trop bon pour ne pas s'y soumettre.

— Je vais te baiser… lui souffla-t-il alors que Brice se cambrait pour en avoir plus.

— Vite... répondit-il.

— Tu me rends dingue, lâcha-t-il avant de fondre sur sa bouche.

Brice noua ses bras dans sa nuque, mordant sa lèvre dans le baiser. D'une main experte, Gregory lui fit décoller le dos du matelas en masturbant simplement son sexe. Le mouvement de piston était divin, parfait. C'était la première fois qu'un autre homme le touchait de cette façon, mais Greg n'était pas n'importe qui. Il avait envie de ne faire qu'un avec lui, qu'il le dévore pour lui donner autant de plaisir. Un gémissement rauque lui échappa, étouffé par la bouche de Greg sur la sienne. Il glissa les mains sous son tee-shirt pour agripper sa peau et y planter ses ongles. Tout était trop intense. Le membre dur de son partenaire pressait contre sa cuisse, encore prisonnier du tissu. Brice relâcha sa prise pour glisser ses doigts dans son pantalon large puis sous son boxer, contre sa peau chaude. Il grogna quand Il fit aller et venir sa paume contre son sexe gorgé malgré sa propre excitation et la jouissance qui se faisait de plus en plus proche. Il ne tiendrait plus longtemps, il en tremblait presque et ses hanches bougeaient d'elle-même pour en avoir plus.

— C'est ça, l'encouragea Gregory. Baise ma main bébé…

Brice grimaça quand une vague le secoua. La jouissance menaçait déjà de le submerger et c'est avec un glapissement de frustration qu'il sentit les doigts de Gregory relâcher son sexe.

— Sch...

Gregory glissa la main sur sa hanche, et le fit se retourner sur le ventre. La banquette n'était pas bien large, mais ils s'en moquaient. Brice le sentit venir s'allonger sur lui, dans son dos, puis descendre en baiser le long de sa colonne. Il ne savait pas si c'était l'alcool ou sa bouche qui lui donnait l'impression de planer, mais une chose était sûre, il ne supporterait pas que tout s'arrête. Son partenaire empoigna alors ses fesses et les écarta avec douceur. Si un semblant de gêne effleura Brice, il s'envola vite. L'alcool aidait. Ainsi que la main qui caressait ses bourses tandis que Greg glissait des doigts dans sa bouche pour y cueillir de la salive, avant de les glisser sur son intimité. Il se mordit la lèvre presque à sang face à ces sensations nouvelles. Gregory empoigna de nouveau son sexe, le masturbant contre le matelas.

— Je vais te prendre, lui annonça-t-il d'une voix rauque alors qu'il enfonçait lentement un doigt dans le corps tendu de Brice, puis un second dans un mouvement de va-et-vient.

C'était étrange, pas désagréable juste étrange. Brice n'avait pas peur. Non, il était bien et ce que lui faisait subir Greg le poussait à perdre pied. Totalement. C'était comme si son esprit s'était mis en pause. Il grimaça quand il sentit les doigts quitter son corps. Une sensation de vide lui fit rentrer le ventre jusqu'à ce qu'il sente le sexe de Gregory venir butter entre ses fesses, avant de le creuser lentement en le pénétrant de son gland. Brice serra les poings et les dents.

— Ça fait mal, murmura-t-il.

— Tu veux que j'arrête ?

— Non !

Il n'imaginait pas que cela s'arrête. Il fallait qu'il continue, qu'il ressente à nouveau du plaisir après cette douleur. Greg lui embrassa la nuque, puis une épaule. Brice éprouvait la sensation de ne plus être lui-même. Il avait envie de lui et était prêt à supporter la souffrance pour l'avoir en lui. Déjà, il avait moins mal. Gregory progressa lentement dans son corps, imposant l'épaisseur de son sexe. Sa main recommença à le masturber, à lui faire oublier ce qui n'étaient pas ses va-et-vient et ses gémissements de plaisir. Brice n'avait jamais ressenti cela, cette impression d'être plein et vide à la fois, de souffrir et d'éprouver du plaisir. Tout à coup, Greg butta en lui, lui arrachant un râle rauque de plaisir. Il ne savait pas ce que son amant avait fait pour qu'une vague le traverse, pourtant il réclama :

— Encore…

Et Gregory répéta le même mouvement. Une fois, deux fois… puis une troisième avant que Brice ne perde le compte, trop submergé. Peu à peu, il percevait une vague qui grandissait en lui. Puis, elle vint se briser contre son esprit et la jouissance le fit se déverser dans un gémissement étranglé. C'était comme si un gigantesque court-circuit venait de l'achever. Gregory se retira lentement de son corps, et Brice sentit s'écouler lentement entre ses fesses le fruit de son plaisir.

— Putain, Brice, lui souffla-t-il en le faisant se retourner.

Il lui vola un baiser, le privant du peu d'air qu'il arrivait à faire parvenir à ses poumons par ses inspirations saccadées. Gregory s'allongea ensuite sur lui, tirant la couverture pour s'assurer qu'ils étaient bien au chaud. Là, lové sous son poids, Brice sombra dans un sommeil de plomb.