Titre : Clément
Rating : M
Genre : Angst - Hurt/Comfort
Résumé : Clément aura 18 ans dans deux mois. Deux mois c'est le temps de son espoir, au-delà la gendarmerie ne s'intéressera plus à son cas lui dit Paul. Mais l'espoir il a du mal à le garder, surtout face à Paul, homme terrifiant qui l'a enlevé pour l'abuser.
N.A. : je crois que je speedrun pas mal l'histoire, ça pourrait sans doute se passer plus lentement... mais le rythme se ralentira sans doute dans la seconde partie. Je sais pas !


Lynn : Merci pour ta review, le Syndrome de Stockholm je vais essayer de l'éviter dans la mesure du possible... sans spoile non plus, disons qu'on le retrouvera d'une drôle de façon, plus tard.


Extrait du journal de Paul :

Clément qui cherche à s'enfuir, Clément qui s'en va se coincer dans la buanderie comme un rat, ça me rappelle qu'un soir que maman dormait, papa m'a réveillé pour qu'on aille à la buanderie condamner la fenêtre. Papa ne faisait pas deux fois les mêmes erreurs, c'était un homme malin.
Quelques jours plus tard j'ai vu maman entrer dans la buanderie et pleurer devant la machine à laver. Quand je lui ai demandé ce qui n'allait pas, elle m'a dit « Je ne sais pas Paul, est-ce que les choses vont bien d'habitude ? » Maman était quelqu'un de pessimiste.

Extrait du journal de Paul :

Je pense beaucoup à ma mère en ce moment. Et les yeux de Clément comme les siens se tournent vers les fenêtres. J'aimerais condamner toutes les fenêtres pour qu'il ne regarde que moi.

Clément est beaucoup plus doux depuis que je lui ai fait un trou dans la main.
- Le mal est sorti par la paume !

PREMIERE PARTIE

CHAPITRE 3

Allongé dans le lit, Clément tenait levé au-dessus de ses yeux le calendrier. Il avait coché trente jours dessus. On était vendredi apparemment et Paul travaillait. Il était seul et serait seul jusqu'à ce qu'il revienne, vers 18h30 en général, enfin c'était l'heure que Paul lui donnait. Il n'avait pas réellement de repère chronologique sans lui.
Il souffla par le nez, appuya le calendrier contre son visage et fit le bilan de ce mois. Sa blessure au front, son coquard ainsi qu'une partie de ses bleus avaient bien guéri. A contrario la blessure à sa main l'inquiétait. Il ne pouvait plus bouger les doigts et Paul avec beaucoup trop de nonchalance lui avait dit qu'il avait peut-être touché un nerf, mais que ça n'était pas dramatique.
Clément se demandait à présent si la gendarmerie le retrouverait en vie. Est-ce qu'ils avaient déjà trouvé des victimes de Paul ? Cherchaient-ils toujours le coupable ? Est-ce que lui serait un point d'interrogation en plus ? Si Clément était persuadé de ne pas être le premier de la liste de Paul, il ne savait pas combien il y en avait derrière. De quoi était-il capable ?
Clément repoussa le calendrier et tira sur sa menotte. Il avait le ventre noué à penser à toutes ces choses. Il se redressa et tira plus fort, essayant d'user un peu plus le barreau et derrière son bâillon lâcha de longues plaintes, voulant qu'on l'entende, même si c'était impossible.

Paul rentra en début de soirée. Comme un rituel, il se défit de ses affaires et monta un verre et une carafe d'eau dans la chambre de Clément. Ce dernier avait le bras en travers du visage et somnolait légèrement. Paul pressa doucement sa main sur son épaule pour le réveiller. Clément se redressa et se laissa détacher, se passant la main sur la bouche et faisant des mouvements de mâchoire tandis que Paul lui servait un grand verre d'eau.
Clément l'avala avec avidité. Il n'avait ni à boire ni à manger quand Paul était absent.
- Alors ta journée Clément, c'était bien ?
- Et la tienne ? renvoya-t-il dans un haussement d'épaules.
Paul lui servit un autre verre et lui raconta sa journée avec plaisir. Clément le dévisageait, une haine indicible coulant au fond de lui. C'était le Paul joyeux, presque amical qui l'insupportait le plus. Celui qui remettait en question sa captivité rien qu'avec ses gestes et mots.
- J'ai faim Paul, le coupa-t-il finalement en reposant son verre.
- J'imagine oui. Il se leva et lui indiqua la carafe. Prends ça au passage.
Clément descendit avec lui et posa carafe et verre sur le plan de travail. Il laissa Paul évoluer dans sa cuisine tandis que lui regardait par la fenêtre. On voyait le devant de la maison et Clément refaisait mentalement le chemin de son enlèvement depuis la sortie de la voiture, en passant par les gravas dans lesquels il avait trainé les pieds, jusqu'à la porte d'entrée. ll ne remarqua pas le regard de Paul sur lui, mais sursauta quand ce dernier posa une main sur son épaule.
- Ferme les volets, commanda-t-il.
Clément appuya sur le bouton et fixa encore la rue ; alors que le volet se baissait il vit un vieux monsieur passer dans la rue avec son chien et jeter un regard vers la fenêtre. Clément le dévora des yeux, trop plein d'espoir, mais l'homme n'y fit pas attention et continua sa route.
- Tiens, c'est monsieur Marty, remarqua Paul. d'habitude il promène son chien plus tard. Ca veut dire qu'il va sans doute pleuvoir... On est mieux au chaud chez soi dans ces cas là, n'est-ce pas ?
- Ici c'est pas chez moi... ça le sera jamais.
- Je fais tout pour que tu sois bien pourtant, je te donne de la bouffe sans lactose, je t'ai même acheté quelques fringues, de quoi tu te plains encore, hein ?
Paul agissait comme un mari fâché, pensa Clément. Il se senti dégoûté à en vomir. La situation était malsaine et la main de Clément se mit à trembler. Il avait envie de hurler, de le taper, de lui faire comprendre à quel point il était dégueulasse comme type.
- Je veux pas de ta bouffe ou de tes fringues ! commença-t-il sans le regarder. Je voudrais... rentrer chez moi pendant que tu croupiras en prison.
Il s'en voulut d'avoir exprimé tout haut sa pensée et leva un léger regard sur Paul qui ne disait rien, les doigts serrés sur le plan de travail.
- Tu veux pas de mes fringues Clément ? Très bien. Alors retire-les.
Clément croisa les bras, serrant son pull en secouant la tête, inquiet.
- Allons, dépêche-toi un peu... Tu ne me vexeras pas si ça t'inquiète. Je ne voudrais pas que tu sois mal à l'aise de porter quelque chose dont tu ne veux pas.
- Ecoute Paul... c'étaient des mots en l'air, tempéra Clément. Je veux les garder ces habits... ils me plaisent.
Malgré toute la bonne volonté que Clément mettait dans ses paroles, Paul ne voulait pas passer à autre chose et il lui répéta deux fois de retirer ses habits, la seconde fois d'une voix plus menaçante. Alors il se défit de son pull et le posa sur la chaise. Sous le regard insistant de Paul il retira le t-shirt et croisa fort les bras autour de lui.
- Le pantalon aussi je l'ai acheté Clément.
- Paul, supplia-t-il. Je voulais pas t'énerver...
- Je rentre du boulot crevé et toi tu viens me les casser à geindre pour rien, alors bien sûr que tu cherches à m'énerver !
Paul le gifla et Clément se recula s'appuyant contre le plan de travail. Il se protégea le visage de ses bras, craignant d'autres coups. Paul l'attrapa par les cheveux malgré tout et le secoua dans tous les sens. Clément se rebiffa très vite et se mit à lui rendre ses coups jusqu'à ce que profitant de sa faiblesse à l'une de ses mains, Paul s'en saisisse serrant fort à l'en faire crier de douleur. Il ne le lâcha pas et reprenant le dessus il enfonça ses ongles dans sa main, dans le trou même.
- Arrête ! Arrête ! cria Clément en pleurs.
Il se contorsionna et termina à genoux devant Paul, essayant de se soustraire à sa poigne. Ce dernier le lâcha et il ramena à lui sa main tremblante. Il avait l'impression que Paul venait d'agrandir le trou. Il sanglota, tout recroquevillé.
- Tout ça... tout ça c'est de ta faute ! lui dit Paul en s'écartant pour se rincer les mains.
Paul alla s'appuyer contre le rebord de la table et s'essuya les mains sur le tablier qu'il portait autour de la taille. Il se passa une main dans les cheveux pour reprendre son calme. Il regarda ensuite Clément et le sang sur le carrelage.
- Petit fils de pute, ingrat... Merde quoi ! il poussa une chaise qui tomba au sol.
Clément releva la tête sur lui, terrifié et se redressa bien vite. Il se recula sur le sol de la cuisine, se trainant contre un meuble quand Paul revint vers lui. Il se pencha au-dessus de Clément attrapant un torchon sur le meuble et lui balança au visage.
- Nettoie ton merdier. Je veux pas de sang sur le sol.
Il inspira profondément et alla au frigo sortir de quoi faire à diner. Hébété Clément le regarda, tenant le torchon dans sa main valide.
- Oh, tu bouges ton cul Clément ?!
- O-oui !
Pâle comme un linge et la gorge serrée d'une soudaine envie de vomir, Clément se mit à maladroitement frotter le carrelage, étalant plus le sang qu'il ne le nettoyait. Paul le regardait faire du coin de l'oeil et sorti une bassine qu'il remplit d'eau tiède et la posa à côté de lui.
- Allé, dit-il en le voyant tout raide.
Il hocha brièvement la tête. Il avait ramené sa main en sang contre son torse et sentait le sang couler sur son avant-bras. Il en perdait beaucoup remarqua-t-il et ça gouttait sur le sol. Il se sentait mal. Il releva la tête vers Paul, puis attrapa la bassine. Il resta un moment à regarder l'eau, ses larmes tombant à sa surface et vomit dedans. Il vomit surtout sa bile. Au bord de l'évanouissement, il renversa la bassine.

Cette soirée fut un calvaire et pour Paul et pour Clément.
Paul ne lui pardonna rien et malgré l'état pitoyable de Clément le fit éponger tout le carrelage. Le jean trempé et un torchon enroulé autour de la main, il attendait à présent debout dans un coin de la cuisine, comme un enfant coupable. Paul terminait de faire le repas sans lui adresser la parole.
- Paul, fit doucement Clément au bout d'un moment.
- Quoi ?
- Je peux m'asseoir ?
- Seulement si tu es chez toi.
Il se tourna vers lui et le regarda dans les yeux. Clément refoula ses larmes et hocha la tête piteusement, n'essayant même plus de le défier.
- Je suis chez moi...
- Alors j't'en prie, assieds-toi, le diner est bientôt prêt.
Clément tira une chaise devant la table et s'y assit lourdement. La tête baissée il hoquetait un peu, en proie aux sanglots.
Quelques minutes plus tard, Paul posait assiettes et couverts. Il se mit en face de lui et ouvrit une bouteille de vin en observant Clément. Il se donnait des airs de grand homme et se plut à faire tourner le vin rouge dans son verre.
- Tu ne manges pas ? Je croyais que tu avais faim.
Doucement Clément attrapa sa fourchette et se mit à touiller son plat.
- Ta main te fait mal ?
Il hocha la tête sans le regarder.
- Peut-être qu'il faudra la couper, tu sais...
Clément leva une tête horrifiée sur lui et Paul rigola.
- Je plaisante Clem' ! Ah, tu verrais ta tête ! On te coupera rien du tout, sauf si tu continues à faire le con, là je pourrais m'emporter et tu auras mal.
Il lui sourit et leva son verre en son honneur avant de l'avaler cul sec. Clément regarda sa main blessée et resserra son torchon contre lui.
Histoire de ne pas faire de vague il mangea son plat laissant Paul lui dire quelques banalités. Après les coups d'éclats de Paul, la tension retombait brusquement, laissant Clément totalement perdu.

Plus tard ils montèrent à la salle de bain pour qu'il se douche. Paul lui fit jeter le torchon dans la poubelle et d'un placard sorti un gel douche senteur florale. Clément le regarda sans comprendre.
- Tu te douches avec ça.
- Pourquoi ?
- Parce que j'en ai envie. Par contre tu fais attention à ta main. Je vais te chercher des habits.
Il le planta au milieu de la salle de bain. Clément regarda le gel douche, un peu intrigué, puis termina de se déshabiller. Il alluma l'eau chaude et manqua de faire un malaise quand l'eau entra en contact avec sa main. Il vit du sang couler. Il était épuisé alors qu'il avait dormi toute la journée presque. Il entendit Paul revenir et préparer des compresses — reconnut-il au bruit. Il se pressa un peu plus pour se doucher et se lava les cheveux d'une main, puis éteignit les robinets. Bien que faisant attention il mit du sang sur la serviette. A son grand soulagement Paul ne lui en tint pas rigueur et s'occupa de sa main sans rien dire. Clément observa sa main de nouveau bandée. il voyait ses doigts trembler malgré qu'il ait un mal fou à les bouger. Peut-être qu'on finirait réellement par lui couper la main.

Paul le laissa s'habiller. ll le trouvait beau dans ses habits entre confort' et mode. L'eau gouttait de ses cheveux et Paul apprécia son regard fatigué. Le cercle foncé qui entourait le bleu de son oeil droit était plus appuyé que d'habitude. A moins que ça soit juste Paul qui le regardait davantage depuis que son coquard avait disparu.
- Viens mon ange, dit Paul en tendant le bras.
Clément s'il l'approcha se raidit en sentant sa main se poser dans son dos. Il détestait tous les contacts avec Paul. Ce dernier pensait qu'il s'y habituerait à force. Il le guida jusque dans la chambre sans fenêtre et ferma la porte derrière lui avant d'allumer la lumière.
Loin d'imaginer ce qui se tramait, Clément alla s'asseoir sur le lit et prit le calendrier pour le fixer un moment.
- Un mois Clément, ça fait un mois tu sais, dit Paul en venant près de lui sur le lit.
Il hocha la tête et s'éloigna de lui se rapprochant de la table de chevet. Paul en sourit et posa sa main dans son dos. Il se pencha sur lui et respira son odeur. Clément rentra la tête dans ses épaules et le repoussa un peu d'une main.
- Non tu fais pas ça, il faut t'habituer, lui dit Paul.
- M'habituer à quoi ? demanda Clément, bien que sachant la réponse.
- A moi... à notre intimité. Je pense qu'il est temps qu'on l'explore un peu plus, maintenant que tu es de nouveau regardable.
Paul le tira tout à lui, passant les bras autour de sa taille. Il lui embrassa le cou faisant frissonner Clément d'horreur. Pourtant il n'osait pas se dégager. Il avait beaucoup réfléchi à ce qui se passerait lorsque Paul déciderait d'aller plus loin. Il s'imaginait réagir en furie et le frapper. Il pensait qu'il lutterait pour sa dignité. Mais jamais il ne s'était vu comme à présent, incapable du moindre mouvement, figé par la peur. Les mains de Paul descendirent un peu sur lui, explorant son corps et Clément ne bougeait pas. Il savait déjà qu'il n'oublierait jamais le contact de ses doigts sur lui, comme un membre fantôme après une amputation. Il s'en voulait de ne pas être capable de réagir. Mais réagir à quoi, se demanda-t-il avec une soudaine lucidité. Paul passa sa main dans son jogging. Il ne pouvait rien faire contre un type qui le tenait depuis un mois ; un type qui devait faire dans les 90kg contre ses 60 à lui ; un homme en bonne santé et lui un adolescent qui avait perdu du poids et avec un trou dans la main.
- Allonge-toi, murmura Paul à son oreille.
Clément devina l'excitation dans ses paroles et il regarda Paul sans faire un geste. C'est ce dernier en passant une main sur sa joue qui lui fit remarquer qu'il pleurait.
- Pas maintenant Clem', faut pas que tu pleures maintenant. Je t'aime, on va faire ça par amour.
Paul passa sa main dans les cheveux mouillés de Clément et les tira légèrement en arrière pour le forcer à s'allonger. Il le fit et se cala contre le coussin, se mettant à respirer plus fort et plus vite quand Paul se mit au-dessus de lui. Il était lourd et même s'il avait cherché à se débattre il comprenait bien qu'il se ferait maîtriser aussi sec. Il détourna la tête vers le mur et chercha à se calmer sans y parvenir. Il se sentait suffoquer sous les doigts de Paul et son regard fut brouillé de points noirs. L'angoisse de cette situation inextricable allait le faire s'évanouir. Paul le trouva particulièrement touchant à ce moment là.
- Tout va bien se passer, assura-t-il en venant lui tourner la tête vers lui. Regarde-moi...
Clément le regarda dans les yeux d'abord, puis malgré lui il les laissa descendre sur le torse de Paul. Il était en train de se défaire de sa chemise. Il avait du ventre, le torse viril d'un homme dans la quarantaine. Il sentait son parfum mêlé à la sueur, mêlée à l'excitation. Son odeur, c'était quelque chose que jamais Clément n'oublierait. Il senti le torse de Paul contre le sien et immédiatement il chercha à éviter ce contact en rentrant le plus possible son ventre. Son regard allait partout à la recherche d'une échappatoire qu'il ne trouvait pas. Paul lui répétait de se calmer. Paul le touchait à le rendre malade et il ne fit aucun effort pour l'arrêter. Il avait allongé ses bras en croix dans une résignation de martyr et fixait le plafond en essayant d'oublier l'inoubliable. Il sentit le désir de Paul contre son jogging. Il entendit la boucle de ceinture se défaire puis le contact brusque de sa chaire contre la sienne. Et quand Paul fut prêt à lui retirer la dernière de ses dignités, alors il comprit à quel point il avait été stupide de croire qu'un viol c'était une moindre chose face à des coups et hurla.

Clément qui avait été muet tout le long de l'acte amoureux était à présent en proie aux sanglots les plus violents qu'il n'avait jamais connu. Il respirait avec peine, hoquetait sans fin, allongé en foetus dans le lit. Paul n'avait même pas pris la peine de l'attacher ou de le bâillonner une fois rhabillé. Il lui avait souhaité la bonne nuit et était sorti, plutôt satisfait.
Clément toussa presque à en vomir et serra ses bras autour de lui, en tremblant. Il se repassait toute la scène sans fin, avait l'impression d'avoir comme gravé dans la peau chaque doigt de Paul et pire dans le bas de son dos qui semblait pulser comme s'il était encore en train de se faire littéralement ''baiser''.
Lui qui avait souhaité le viol plutôt que les coups, s'en voulait à rentrer ses ongles dans son bras. Il se mordit fort la lèvre, se faisant du mal pour se sentir paradoxalement mieux.

Clément passa une nuit exécrable entre cauchemars et pleurs et le lendemain quand Paul entra il avait le visage pâle et irrité de larmes. Il se recula dans le lit, ramenant ses jambes contre lui en fourrant son visage dedans pour ne pas le voir.
- Mon pauvre Clément on dirait que tu as passé une sale nuit. Moi j'ai super bien dormi au contraire, s'amusa Paul.
Il glissa une main qui se voulut douce dans ses cheveux, rallumant au contraire le flot de sanglots chez Clément.
- Mon dieu, il y a un jour dans ta vie où tu arrêtes de pleurer ? C'est insupportable tu sais !
De bonne humeur pourtant, Paul sourit et s'assit à côté de lui, lui frottant un genou, trop content de sa fragilité. Il prit ensuite le calendrier et le feutre noir et au lieu de mettre une croix sur la case du vendredi, il fit un coeur. Plus tard, chaque fois qu'ils feraient l'amour Clément ou lui marqueraient le jour d'un coeur.


Non, oui, peut-être ? Je ne sais pas.

En tout cas, Go Son Go !