Sans contrôle, sans aumône

Sifflant au pôle de mon royaume

Où seule je la vois

Dans les ombres de mes envies

Elle inonde toute ma vie

Du linceul de sa voix

Tu démarres ta dernière guerre

Tu ne sais même plus que faire

Enferrer dans tes manières

Quand elle jette à terre

Tes lettres pleines de paraître

Laisse-la donc être ton suaire

Sans adages, sans ambages

Jetant les clefs sur son rivage

Qui gardent ses pas

Dans la fronde de mes désirs

La jolie blonde saura chérir

La foi qui me guidera

Tu parles au hasard des mots

Sans savoir quel fléau

Les déesses de ces eaux

Maîtresses aux milles défauts

Font pleuvoir sur les sots

Qui croient beaucoup trop

Idiots, stupides vermisseaux

Persuadés d'être si beaux

Un peu Léo, un peu trop haut

Un peu tôt viennent les cahots

Et les pleurs, et les idéaux

Affleurent pour ces cœurs d'artichauts

Mais meurent donc pour mon plaisir d'agent du chaos

Mais meurent donc pour mon plaisir d'agent du chaos

Sans illusion, sans perfection

Sentant seulement l'illumination

Que procure sa vision

Cette félicité sans prix

Ne saurait être gardée qu'au péril

De la luxure de la passion

Sans ambition, sans prétention

Autre que de céder à la raison

De tant de dévotion

Je prie de toute mon âme

Je prie de toute mon âme

Je prie de toute mon âme

Heureusement que c'est fini