Fixant mon regard sur l' océan, je patiente, inlassablement, j'attend, les vagues soulagent ma mélancolie. Je ne me lacerai jamais de se bruit, les ressacs l'odeur de l'iode. Une larme de plus coula de ma joue pour se fondre dans ma geôlière qui se dépêcha de l'avaler. Tout les jours, je m'assois sur les rochers et j'attend. Je l'attend. Je ne pense qu' à elle.

Bien que les tentations soit fortes avec tout ses beau prétendant, et lui si lointain, la princesse se refusa malgré tout à eux. Une fois encore, le malheureux se sens insulté et rejeté comme un vulgaire vagabond, lui qui pourtant venait de la lointaine Kahiite, elle s'est surement fait un ennemi de plus. Le Khalife n'avait pas été tendre, elle lui à répondu avec la même dureté qu'il exigeait d'elle la place de « dame Lundi ». Si elle devait se marier, se serait avec lui, son maudit, et personne d'autre, surtout pas avec se gros porc de khalifat Kahiite, qui était du genre à être polygame, il avait donc sept reines, une par jour, l'une d'elle était sur la sellette. Il était hors de question qu' elle se rabaisse à ça. Hangus lui rappela alors son devoir de souveraine, elle devait offrir à son peuple un descendant et donc un roi, ou, se serai la fin de la famille Brunhild. Elle s'en fichait de plus en plus de son peuple, des gens ingrat qui l'accusaient pour un rien, il pleut ? c'est parce qu' elle est maudite ! Le soleil a bruler le champs ? c' était à cause d'elle parce qu' elle avait trop pleurer hier soir. La mort du dernier membre de sa famille l'an dernier n'avait rien arrangé à la situation. Se peuple trop croyant commençait à la fatiguer. Moralement elle était à bout. Elle songeait au suicide, sincèrement, mais chaque fois, elle pensa à lui, un sourire se redessine sur son visage en revoyant son teint halé, ses cheveux comme le chêne, ses yeux bleu comme le ciel de printemps. Demain la malédiction prendrait fin de façon provisoire. Elle avait rendez vous avec son grand amour. Neuf jours de bonheur pour vingt sept mois, horriblement seule, sans lui.

Fixant mon regard sur le soleil couchant, je revois ses cheveux de feu nimbant les nuages de flammes qui me font penser a ses mèches. L' océan me parfuma de cette odeur qui me faisait tellement chavirer. Je l'imagine alors me soufflant au visage. Mes yeux clos, je pleur, mais de joie. Plus qu' une journée à attendre pour la revoir. Tournant mon regard à l'opposé, la lune se levait, Sejuani avait aussi la peau laiteuse, je soupirait de joie. Une fois encore, je ne me demande si se soir nous ne devrions pas mourir histoire d' être réuni pour toujours, mieux valais ça que de vivre ainsi, loin d'elle. Une fois de plus, je décide alors de chasser ses horribles pensées en rabattant ma capuche sur la tête, je pris la direction du sentier, prenant ma barge, je gagna les rives pour faire passé mes clients.

Caressant le visage d'Erzebeth, Sejuani était décidée, elle scella sa dragonne, cette dernière était surprise d' etre attelée si tôt, elle repoussa la princesse sans violence pour lui faire part de son mécontentement, elle avait horreur de voler de nuit. La femme alors usa de stratégie cajolant parfois sa monture, tantôt lui offrant un poisson, parfois elle continua de la préparer au vol. Le plus facile était de lui installer le mord, il lui suffisait de badigeonner le morceau de fer avec le poisson. Erzebeth ne vit que du feu tentant d'avaler la barre bien trop large pour elle, Sejuani n'attendit pas une seconde de plus et fini de fixer le mord. N'ayant pas l'habitude d'avoir autant de soins, la dragonne devenait de plus en plus docile et fini par se laisser faire. Alors qu' elle allait lui monter sur le dos, une voix se répercuta dans les murs du château.

- Princesse êtes vous la ? Sejuani prit peur reconnaissant la voix d' Hangus, en se moment il était un oiseau de mauvaise augure. Elle voulu se dépêcher de monter sur le dos d' Erzebeth et prendre son envol mais l'homme fit irruption dans l'écurie.

- Ha vous êtes là princesse. Me voila combler ! La femme fit une moue un peu dégoutée, qu' allait t'il encore trouvé pour la tourmenter ?

-Que vous voulez vous Hangus ? L'homme se rapproche d'elle, avec un pas si rapide qu' il la prit au dépourvus lui saisissant un poignet avec l' étau lui servant de main.

- J'ai bien réfléchi princesse. Voyant son air surprise, il s'expliqua.

-Au sujet du royaume ma princesse, votre…. Prétendant haha, si il existe seulement, n'est pas ici, contrairement à moi. La femme écarquilla des yeux.

- Q...Que… vous êtes fou Hangus ? LÂCHEZ MOI, C'EST UN ORDRE ! La voix de Sejuani était mêlée de rage et de crainte, sentant la main bouillante de l'homme lui caresser la joue glaciale.

- Ma reine, je ne pense qu' au bonheur du royaume, j'ai toujours été fidèle à votre famille, je suis qu' un humble serviteur, pour sauver le royaume, il vous faut enfanter, laissez moi vous faire ce cadeau ! Sans attendre de réponse, Hangus posa ses lèvres contre les siennes lui serrant très fortement ses mains de guerrier contre les poignets chétif de la femme. Elle essaya de se débattre mais elle ne fit que de donner plus de plaisir au monstre.

- Il vaux mieux avoir un bâtard que de disparaître dans l'oubli ne pensez vous pas majesté ? Acceptez moi, je nous assurerai un avenir, à tout les trois. Le peuple ne vous touchera jamais. Le porc lui saisit l'oreille qu' il suça avec envie. Une main chercha a relever le jupon de la princesse prisonnière.

L'homme que j'ai aider à traversé me donna la seconde pièce comme il était convenu, encore, inlassablement, toujours deux pièces, une à l'aller, l'autre au retour. Je fini par en oublier ma femme juste le temps de voir l'âme prendre le chemin de sa destinée. Je m'installa à sa place, pris ma longe et poussa sur le rebord afin de commencer a faire une fois encore, la traversé jusqu' à la rive prochaine. Je sais déjà qu' une âme m'y attend, si se n'est pas le cas, se sera bientôt le cas, autant lui faire un bon accueil. Pour me rendre le voyage plus doux, je me mis à siffler de bonheur ma femme sera bientôt à mes cotés j'espère qu' elle va bien, qu' elle est heureuse.

Sejuani regagnant un peu ses esprits, se laissa embrasser, cherchant des yeux une idée, que faire ? Elle trouva la patte de la dragonne et tira l'homme vers le bas. Pensant qu' elle avait retrouvé la raison, il la pris de force par les épaules et la jeta à terre, elle fut K.O quelques secondes, il en avait profité pour atteindre son objectif. Ayant lâcher ses lèvres pour son jupon, la femme attendait le meilleur moment. Se laissant volontairement violée, l'homme la tira autour de lui, accroupi, sa main chercha à défaire le dernier bout de tissus qui le séparait de son plaisir, le sexe en feu, il avait hâte de la marquer avec son fer ardent. La femme pria de tout son cœur pour que son plan fonctionne.

- Vous voila raisonnable ma reine, ou attendiez vous ça depuis toujours ? Au final, je l'ai toujours su vous n' étiez qu' une putain ! Je vais vous traiter en temps que tel si c'est votre désir ! La femme supplia dans son fort intérieur que ça marche. Serrant fort les paupières, elle vida ses poumons elle voulu crier mais n'arriva qu' à articuler un faible

- Erzebeth va prendre un bain ? L'homme décontenancé par la réponse de sa catin qu' il la fixa avec un air idiot. Elle répéta machinalement un peu plus fort et distinctement

- Erzebeth va prendre un bain ? il n'avait pas eu le temps de réaliser se qui se passait que la dragonne donna un violent coup de patte en hurlant pour éviter à tout prix l'horrible bain, elle gesticula partout pour l'écraser. Se faire atteler si tardivement était une chose mais en plus subir un bain, s'en était trop les humains devaient mourir. Hangus pris un coup de griffe sur la tempe le sonnant net. Sejuani, se roulant en boule, gagna le tas de fouin, elle devait disparaître le temps pour la dragonne de se calmer. Hangus n'eu pas se loisir, quand il ouvrit les yeux, une énorme patte lui broya le thorax, les griffes se plantant dans son crane qui éclata comme un raisin que l'on ecrase entre trois doigts, dans un son peu appétissant. Le liquide coula jusqu' à Sejuani qui sorti du foin pour partir en courant loin de son amie dont le sang semblait l'appaiser. Sejuani lui lanca deux poissons pour se faire pardonner. La dragonne au début furieuse, bougonna et finalement se laissa faire comme si rien ne s' était passé. Le bruit qu' Erzebeth avait fait ne passa pas inaperçus, on pouvait entendre au loin des pas se presser pour venir voir ce qui se passait. Cette fois, décidée, Sejuani sauta sur le dos de son amie et s'élança du haut de la tour, elle pouvait entendre de loin les gardes crier.

- Sir Hangus à été assassiner par la princesse !

- TRAITRESSE ! Mais la femme était déjà loin, en route vers son amour de toujours.

Inlassablement je m'ennuie, c'est toujours intéressant d'écouter les âmes me raconter leurs vie mais la plupart pleure comme quoi ils sont partis trop tôt, que va devenir leurs fortunes, pourquoi eux et pas leurs femmes, pourquoi Zeus à t'il était si cruel ? Patati patata. Je fini par ne presque plus les entendre ceux là. L'homme que j' emmena jusqu' à la rive, comme la plupart, se plaint une fois de plus de sa fin de vie injuste lorsque soudain, il pointa son doigt au ciel.

- Q...Q… C'est quoi ? Je leva les yeux au ciel, un point lumineux dans la nuit pétrole, aussi brillant que Sirius semblait maintenant grossir comme la lune. Ma barge cogna contre le bord nous faisant tomber à la renverse.

Sejuani caressa sa monture, la faisant aller aussi vite que possible. Erzebeth étant une dragonne du vent, adorait voler même si la nuit était désagréable, elle était l'une des dragonne la plus rapide mais la plus fragile. De sa fine musculature élancer, l'animal fendait l'air aussi rapidement que possible, sa dragonnière avait du mal à rester sur son dos, sentant son mord ce faire tirer un peu plus fort en arrière, les encouragement et le rire de Sejuani l' incita à ne pas ralentir. Arrivant au point de rendez vous. Faisant des cercles d'impatience. Toutes les deux avait hâte de le revoir, lui, qui aida Erzebeth à sortir de sa coquille. Il était en quelque sorte, son père. Fixant le moment ou la nuit et le jour ce retrouve exactement entre le ciel et la mer, la dragonne chuta dans l'eau avec toute la vitesse et la force qu' elle pouvait fermant les yeux.

Traversant un torrent d'obscurité, elles le vit il était là, l'être aimer, sur sa barge, il était là il les attendaient comme promis, comme toujours. L'être aimer était magnifique, le rayon lumineux le fit briller comme un feu de camps dans les ténèbres. Ils eurent à peine le temps de se poser pour le ramasser en vitesse que le point lumineux ce fit de moins en moins présent, la lumière se faisant avaler par les ténèbres. Malheureusement, comme toujours, ils n'y arrivèrent pas, la dragonne maudissant sa lenteur, pris le chemin de l'ile que le passeur d'âme occupe lorsqu' il ne travail pas. Durant ses neuf jours ils ne se quittèrent pas, étant constamment coller l'un a l'autre, les amoureux firent l'amour des heures durant ne se souciant pas du dixième jour. Lorsque le jour arriva, ils furent intrigué, elle, comme lui, n'avaient disparus, ils étaient encore ensemble. Ne comprenant pas pourquoi, ils célébrèrent ce dixième étrange jour comme si il s'agissait du dernier.

Ils firent un drôle de rêve ce soir là. Un géant leurs étaient apparus, ils prirent peur en l'apercevant mais ce dernier n'esquissa pas le moindre geste. Il leurs dit juste.

- La mort ne peu enfanter, pourtant toi, passeur, tu as donné la vie, te voila libre. Sois heureux mon ami.

Le géant allait s'évanouir lorsque le passeur prit la parole.

- J… C'est idiot mais… Je, je ne peu pas supporter l'idée de vous laisser Hadès, vous êtes comme un père pour moi. J'ai du supporter plein d'âmes se plaindre encore et encore mais j'ai fini par m'y attacher je le crains, toute fois je me refuse d'abandonné Sejuani, j… J'aimerai continuer mon travail de passeur tout en veillant sur ma famille. Hadès se frotta la barbe et réfléchi

- Soit, mais ton fils deviendra passeur, et son fils après lui, est tu prêt a maudire ta famille pour continuer a veiller sur les âmes ? L'homme réfléchi à son tour et dit

- Veiller sur les morts n'est pas une malédiction bien au contraire, ma femme prouve que je ne suis pas un maudit ayant était elle même l' une de mes âmes protégée. Hadès disparus en souriant pour la première fois depuis des siècles. Les amoureux passèrent alors plus d'un siècle ensemble, sur leurs ile et eurent beaucoup d'enfants.