Écrit dans le cadre du 365 Drabble Days, un truc inventé, inspiré du "The One Drawing A Day Challenge".
En gros j'écris un Drabble par jour sur le thème donné, en sachant que même si je dis "Drabble", je ne reste pas fidèle à la définition de Drabble: J'écris sur ce que je veux (fictif, réel, original, fandom etc) tant que je veux/peux. Ça peut faire une phrase comme quinze pages. J'arrête dès que je n'ai plus d'inspiration ou que je décide avoir fini. C'est un exercice que je fais pour moi, pour m'inciter à écrire et à faire appel à mon imagination sur demande. Voilà, bonne lecture!


13 - Misfortune

Il était une fois un petit garçon très malchanceux.

Lorsqu'il est né, ses parents étaient très surpris, car ils n'avaient pas prévu son arrivée. Ils n'avaient pas beaucoup d'argent et avaient peur d'avoir faim si le petit garçon naissait. Mais dans leur village, lorsqu'une femme devenait maman, elle devait se marier avec l'homme et ils devaient devenir tous les deux parents. Ils se marièrent donc et se préparèrent à accueillir le petit garçon.

Mais le petit garçon n'avait pas de chance. En venant au monde, ses petits poumons eurent du mal à trouver de l'air. Heureusement, la sage-femme réussit à le faire respirer et il put rejoindre les bras de sa mère.
Il grandit dans son petit village. Le petit garçon avait du mal à se faire des amis, car les parents des enfants leur disaient qu'il était un "petit bâtard". Le petit garçon se sentait seul mais il passait tout son temps dans la grange à caresser les chevaux de son père. Il aimait beaucoup les nourrir et parfois son père le laissait monter dessus pour l'emmener en balade.

Mais le petit garçon n'avait pas de chance. Alors qu'il s'amusait à monter à cru sur le dos de l'un des chevaux dans la grange, celui-ci eut peur et rua hors de la grange. Le petit garçon se cramponna de toutes ses forces. Le cheval courut n'importe où, affolé. Il se dirigea vers la forêt escarpée où il sauta un tas de roches, projetant le petit garçon. Le cheval atterrit mal et se cassa deux jambes. Le petit garçon aussi s'était cassé la jambe.
Il pleura longtemps, mais personne ne venait. Il rentra au village à quatre pattes - ou plutôt à trois pattes - et arriva à la tombée de la nuit. En arrivant chez lui, il raconta ce qui s'était passé. Ses parents l'enfermèrent dans un placard deux jours pour qu'il comprenne qu'il avait été imprudent et qu'il devait faire plus attention. Le petit garçon attendit patiemment, se disant qu'après ça, il pourrait de nouveau jouer - en faisant attention bien sûr.

Mais le petit garçon n'avait pas de chance. La blessure à sa jambe s'infecta et commença à nécroser. Il fallut la couper pour qu'il aille mieux. Heureusement, il y avait un sculpteur dans le village, qui lui tailla une jambe en bois. Avec sa jambe de bois, le petit garçon boitait mais pouvait à nouveau marcher. Il ne courait plus, n'escaladait plus, mais au moins il pouvait marcher, et la douleur était parfois supportable.
Il continua à grandir, toujours sans amis, car il était le "bâtard boiteux". Le garçon était un peu contrarié d'être ainsi ignoré, il essayait toujours d'aller voir les gens pour leur parler. Il y avait même une fille du village qui lui plaisait, il la trouvait jolie dans ses robes aux couleurs pastel.

Mais le garçon n'avait pas de chance. Quand la fille se rendit compte de l'intérêt qu'il lui portait, elle se moqua de lui. Tout le village fut mis au courant et se moquait aussi de lui. Même ses parents lui dirent qu'il était idiot d'espérer plaire à qui que ce soit. Le garçon partit dans la forêt pour être seul. Il se demanda s'il devait partir et essayer d'avoir une meilleure vie.
Le lendemain, il prit son baluchon et partit pour le village voisin. Il rencontra des gens qui eurent de la sympathie pour lui et l'aidèrent à trouver un endroit où loger. Il se mit à cuisiner et à proposer ses plats aux villageois.

Mais le garçon n'avait pas de chance. Des rats s'étaient introduits chez lui et avaient grignoté la nourriture et des clients tombèrent malade. Tout le monde fut très mécontent et le mit dehors. Résigné, il alla travailler à la mine. Le travail était dur, surtout avec sa jambe, et il gagnait peu, mais il réussit à tenir comme ça plusieurs années jusqu'à devenir un homme.
Au fil des nombreuses années, il avait réussi à mettre de l'argent de côté, petit à petit. L'homme était un peu triste car il n'avait jamais connu l'amour. Il alla voir une jeune femme miséreuse qui lui rappelait son moi passé. Il lui donna ses économies en échange d'une nuit avec elle et pu enfin goûter à l'amour.

Mais l'homme n'avait pas de chance. Tout comme sa propre mère, la jeune femme tomba enceinte. Il devait prendre ses responsabilités. Il se maria avec la jeune femme et al alla voir un usurier pour qu'il lui prête de l'argent pour pouvoir assumer la venue de l'enfant. Il pourrait ainsi faire d'autres économies et les rembourser dans plusieurs années. Il envoya également sa femme travailler aussi. Au bout des neufs mois, le bébé finit par naître. La femme réduisit son temps de travail pour s'en occuper. Ils arrivèrent à un équilibre pendant une paire d'années.

Mais l'homme n'avait pas de chance. En rentrant un soir du travail, il se fit aborder par une femme qui essaya de le charmer. Mais le mari de la femme arriva et crut que l'homme séduisait sa femme. Le mari et l'homme se battirent et finirent la nuit en prison. Le lendemain lorsqu'il rentra chez lui, la nouvelle avait fait le tour du village et sa femme était partie en lui laissant l'enfant. L'homme était dévasté. Il envisageait de noyer son fils avant de se tuer lui-même. Mais il se reprit et se dit qu'il devrait redoubler d'efforts. La vie fut difficile mais il fit de son mieux pendant quelques années pour les maintenir à flot.

Mais l'homme n'avait pas de chance. Un jour, les usuriers vinrent chez lui réclamer l'argent qu'il leur devait. Comme il n'avait pas d'argent, ils l'emmenèrent, ainsi que son fils pour servir au sein de l'organisation pour payer sa dette. Il fut séparé de son fils, envoyé dans une partie différente de lui pour faire le ménage. Il faisait profil bas, sachant que s'il se faisait remarquer, il aurait des ennuis. Il était traité comme un moins que rien, mais il était en vie.

Mais l'homme n'avait pas de chance. Alors qu'il faisait le ménage, il passa devant une porte entrebâillée et en jetant un coup d'œil, il vit des hommes s'échanger des armes, des caisses d'armes tout autour d'eux. Il les entendit négocier, quand l'un d'eux l'aperçut. Il n'eut pas le temps de reculer. L'un des hommes ouvrit la porte, leva son arme et le tua.

FIN