Mai 2018

Le voyage

En quelque part dans le cosmos :

Un être humain comme tous les autres avec une job et une coupe d'ambitions. À un moment tournant de sa carrière, il s'est ramassé là où le chemin se split. Normalement, ce type d'évènement reste assez simple pour un voyageur : 2-3 chemins, un look distinct pour chaque chemin, une vue vaste et claire de ce que le voyageur pourrait s'attendre s'il prend tel ou tel embranchement. Mais dans le cas suivant, ce voyageur particulier avait devant lui de quoi de plus symbolique probablement. Ça ressemblait plus à un labyrinthe très complexe, où même les entrées et sorties ne sont pas clairement apparentes. Tous les chemins sont embrouillés, le début pis la destination. Ne sachant pas vraiment où aller, le voyageur se trouva un coin parce qu'il avait besoin de réfléchir, de dormir là-dessus. Là où le chemin se split, le temps aussi réagi autrement, comme si la ligne du temps s'imprimait au labyrinthe. Le voyageur se reposa, à la fois pendant 1 seconde, l'infini et 3 siècles. Après/Pendant/Avant mûres réflexions, le voyageur comprit que la seule manière qu'il pourra franchir ce labyrinthe sera d'emprunter tous les chemins en même temps à la fois. Cet homme, appelons-le par son nom, Peter Macleod, se multiplia et divisa à l'infini. Chaque chemin était son propre labyrinthe, chaque chemin avait son propre Peter Macleod, tous les plus différents les uns des autres. Dans le labyrinthe qu'est notre univers, le voyageur était celui qui était destiné à assassiner l'humour en 2004. Dans une autre partie du multivers, le voyageur était le miroir reflétant le vide de l'existence, alors qu'ailleurs, il était tout simplement un fermier au Bengladesh.

Le voyageur continue son chemin, sachant très bien qu'il rencontrera d'autres lieux où le chemin se split. Il se demande des fois s'il a pris le bon chemin, si les autres branches aussi était peuplées de ses gigantesques extra-terrestres/anciens dieux avec d'énormes guns laser. Les autres voyageurs se posent de plus en plus cette question, comme si ça devenait une constante inévitable.

Le chemin était de plus en plus ardu. Les voyageurs aboutissent là où les chemins convergent. Ensemble, les Peter se tiennent main dans la main, et errent vers la fin.