Ce texte a été écrit dans le cadre de la cent cinquième nuit du FoF, un forum francophone de fanfiction. Il fallait respecter le thème imposé de "hurler" et une limite de temps d'une heure. J'ai repris une ancienne contrainte de la centième nuit et écrit un sonnet. Pour plus d'informations, vous pouvez m'envoyer un MP.


C'est un grand cri qui enfle entre mes flancs fêlés,
Écrasant mon souffle, ravageant mes entrailles.
Il perfore mon cœur, mon ventre, et il cisaille
Mon être, sans franchir une bouche scellée.

Ce cri fait résonner mon esprit affligé.
Il convoque une meute aux hurlements stridents
Qui appelle à la mort, au désespoir violent,
Ruinant mes joies, laissant ma vie inconsolée.

Je passe parmi vous, inconnus ou amis,
Passants indifférents ou famille chérie,
Mais nul bruit ne traduit ma terrible souffrance.

Faudrait-il que je crie ? Faudrait-il que je pleure ?
Que je laisse échapper cet infernal malheur ?
Mais les mots me manquent, et je reste en silence.