Nous sommes déjà au dernier chapitre. J'espère que vous avez plein d'idées sur l'identité du coupable.

Je remercie une dernière fois Lycoris pour son incroyable relecture. L'histoire serait bien moins lisible sans elle.

Je veux remercier aussi Nafrayu pour m'avoir fait découvrir le challenge du NaNoWriMo, ce qui m'a permis d'écrire cette histoire.

Et bien entendu Alohomora qui m'a beaucoup inspiré.

Sans plus tarder je vous laisse découvrir le coupable. Bonne lecture !


Chapitre 16 : épilogue

Finalement Mortemer et Chatelain obéirent. Ils surveillèrent attentivement les étudiants durant les repas. Abernati resta à Rochefer en poursuivant par-ci par-là de petits interrogatoires nettement moins utiles que les précédents. Pour expliquer sa soudaine disparition aux repas, Abernati avait expliqué à quelques étudiants qu'il préférait manger à l'auberge du village. La nourriture y était bien meilleure. L'explication convainquit facilement tout le monde. La directrice était donc partagée entre l'admiration pour le détective et la colère devant le mauvais goût des étudiants.

Les trois jours qui suivirent furent très décevant. Victoria Meyer continuaient de regarder et de mépriser Bevetteau dont la cour s'effritait de plus en plus. En revanche elle n'accordait jamais un regard à Anthony Peltier. Celui-ci ignorait tout autant la jeune fille. Il avait d'ailleurs fort à faire avec son nouveau cercle, certes assez modeste mais tout de même prenant. Il devait encore plus accorder d'attention à Elodie Lefebvre qui mangeait désormais à ses côtés.

Mortemer en avait parlé à Abernati. Celui-ci avait été très intéressé. Très fier d'avoir joué les marieuses. Mais malgré cela, il avait admis que ce n'était pas ce genre de rapprochements qu'il attendait.

« Enfin si, enfin non, enfin vous avez compris ! » s'était-il exclamé joyeusement.

Bien entendu les professeurs faisaient grise mine. Ils n'avaient toujours pas de coupable et la pression médiatique se poursuivait. Il devenait urgent de faire un discours aux étudiants et un communiqué à la presse.

Trois jours plus tard, aucun signe visible de coalition. Abernati proposa aux enseignants de faire un discours aux étudiants en expliquant que Rochefer renonçait à poursuivre le justicier et la volonté de repartir sur des bases saines. Il fallait insister clairement sur la différence entre l'affaire Céline Giraud et celle des Noirtier. Le but étant cette fois-ci de laisser le justicier relâcher sa vigilance.

Il s'ensuivit un débat pour savoir si l'école devait ou non renoncer malgré les critiques extérieures. Bien que peu concerné, Abernati parvint à orienter les deux enseignants en ce sens. Même si les méthodes étaient contestables, le résultat était là, les tyrans de Rochefer avaient été écartés. Il fallait juste s'assurer que d'autres ne prendraient leurs places.

Les étudiants furent donc convoqués au repas du midi afin que la directrice puisse s'adresser à eux. Aucun retard ne sera toléré avaient annoncés les professeurs. Même Mathieu Meyer fut ponctuel. Mais selon les instructions du détective, Mortemer entra dans la salle cinq minutes de retard afin de rappeler son autorité, surtout chez ceux qui avaient quelque chose à se reprocher.

Même les enseignants étaient nerveux, installés à la table professorale, ils échangeaient autant de regards inquiets que leurs étudiants. Quand soudain la porte du réfectoire s'ouvrit à la volée sur le professeur Chatelain. Celui-ci s'effaça pour laisser la directrice rentrer. Mortemer traversa la salle brusquement plongée dans un grand silence. Chatelain était dans son sillage et se positionna à sa droite lorsqu'elle prit place sur l'estrade face aux élèves. Son visage sévère semblait encore plus dur que d'habitude, nombre des étudiants ne purent retenir un frisson.

« Jeunes gens merci à tous d'être venus, commença-t-elle froidement. Comme le savez tous, l'académie a été secouée en quelques mois par deux terribles scandales. L'un comme l'autre ont été profondément révélateurs de plusieurs dysfonctionnements.

Tout d'abord, le départ de Céline Giraud m'a fait comprendre que les étudiants intégrés au mérite ne sont pas accueillis avec le respect qui leur aient dû, bien au contraire.

Et bien sûr, les révélations sur les héritiers Noirtier ont montré que certains étudiants n'hésitent à abuser de leur statut social pour nuire aux autres.

Sachez que toutes ces agressions et les révélations qui en ont découlé m'ont profondément révoltée. Dans les deux cas, votre absence de coopération nous a empêché d'identifier ceux qui ont violenté vos camarades.

Toutefois, il semblerait que les agressions des dernières semaines soient uniquement destinées à rétablir une société interne plus juste. Nombre d'entre vous trouve peut-être le résultat satisfaisant. Sachez que je désapprouve pleinement les méthodes qui ont été employées.

Beaucoup de mal a été fait entre ces murs et beaucoup voudraient encore se venger de telle ou telle personne. Je souhaite que ce cercle vicieux d'une violence croissante puisse enfin s'arrêter. Malgré toutes les pressions de la part des médias et surtout de la part des familles inquiètes, j'ai décidé de clore les affaires Noirtier.

Soyons clairs une bonne fois pour toutes. J'abandonne la recherche de celui qui s'est rendu coupable de ces vindicatives agressions. Même si elles se revendiquent justes, les méthodes employées et la cruauté déployée m'ont autant révoltée que les révélations sur les activités officieuses des Noirtier. J'invite donc ce fameux vengeur à mettre fin à sa carrière de justicier amateur. Si jamais ce vengeur aux critères biaisés par la haine, prenait goût à châtier les autres, sachez que rien ni personne ne le mettra à l'abri de ma fureur. Les enquêtes que nous avons menées, ont laissé une courte liste de suspects qui pourra être réutilisée si nécessaire.

En classant l'affaire, je souhaite repartir sur des bases plus saines. Je suis consciente que les cercles de Rochefer se sont reformés. J'invite donc les meneurs à prendre leurs responsabilités. Un nouveau règne d'injustice ne saurait être toléré. Aucune dérive ne sera tolérée. Les nouveaux meneurs de Rochefer seront scrutés et je vous promets que le statut social ne sera d'aucun secours pour échapper au renvoi en cas de trahison de la confiance que je vous accorde.

Cela étant dit, je souhaite vous rappeler que la volonté de Rochefer est de former les dirigeants de demain. En tant que tel, vous vous devez d'être absolument exemplaires. Vous vous devez de contribuer honnêtement et bâtir moralement la société future, à créer de la valeur pour elle et à l'améliorer. Jeunes gens. Vous êtes notre avenir.

Merci de votre attention et bon appétit. »

Joignant le geste à la parole, Mortemer se dirigea vers sa place, s'installa et se servit en victuailles. Les étudiants et les professeurs semblèrent petit à petit revenir à la vie et l'imitèrent. La directrice s'accorda quelques bouchées de nourriture et une gorgée de vin puis se tourna vers le détective qui lui souriait.

« Vous les avez identifiés ?

— Les réactions m'ont effectivement confirmé l'identité des coupables, reconnut Abernati.

— Donc ce sont bien Meyer et Peltier ?

— Je n'ai pas dit ça. De toutes manières, cela n'a plus d'importance puisque que vous avez officiellement refermé l'enquête.

— Mais notre accord…

— Stipule que je les identifie et que j'aille m'assurer de leurs intentions. Pas que je vous révèle leur identité. Ce sera d'ailleurs plus simple pour vous de traiter avec eux par la suite en toute objectivité. Dites-vous juste que justice a été rendue, un peu trop violemment certes, mais justice a été rendue. Passez à autre chose.

— B-bien. »

Chatelain en revanche fut plus difficile à convaincre. Il tenta de faire parler le détective à plusieurs reprises mais ne récolta que des piques moqueuses bien placées. Mortemer dut un intervenir plusieurs fois pour empêcher Chatelain d'insulter Abernati en public. Le repas se déroula dans une bonne humeur tout relative et dans un calme pour le moins orageux.

Dès que son repas fut terminé, Abernati s'éclipsa dans les couloirs. Il savait à peu près où aller pour trouver l'un des coupables. Un coup d'œil sur son portable pour connaître les emplois du temps. La chance lui sourit, il en trouva un assez vite qui s'éloignait en direction de sa prochaine leçon de marketing.

Abernati accéléra le pas et posa la main sur son épaule. Mathieu Meyer se retourna surpris et immédiatement méfiant. En effet, le sourire du détective n'augurait rien de bon.

« Rendez-vous dans la salle en face des cuisines à la récréation avec tes complices, ordonna Abernati à voix basse.

— C'est… c'est une mauvaise plaisanterie ?

— Absolument pas. La directrice a peut-être abandonné l'enquête mais je veux avoir une entrevue avec vous trois avant de quitter de Rochefer. Vous venez tous les trois, Calisto, Volange et toi. Sinon je balance les preuves de votre implication aux Noirtier.

— Il n'existe aucune preuve de ce genre, tenta Meyer d'une voix tremblante.

— Tu veux parier ? Je n'ai aucune envie de vous jeter en pâture à ces gens-là mais je veux vous parler en privé. En bonus tu auras peut-être même la réponse que personne n'a eue.

— A quelle question ?

— Pourquoi est-ce que je travaille gratuitement. La salle en face des cuisines à la pause. Sans faute. »

Abernati tourna les talons sans attendre de réponse et quitta le couloir, laissant un Mathieu Meyer très inquiet. Celui-ci avait déjà sorti son portable pour avertir ses deux complices. Le détective satisfait dévala les escaliers et se rendit sans hésiter au jardin anglais.

Heureusement à cette heure-ci, le jardin était vide et il pouvait profiter du beau temps. Abernati s'assit sur une racine d'un charme. Il sortit son portable et consulta les réactions des médias par rapport au communiqué de Mortemer.

La directrice avait envoyé le discours mot pour mot. Un engagement risqué mais qui semblait marcher. Les critiques étaient bien là mais la virulence n'était plus au rendez-vous. On saluait même la décision ferme de la directrice. Cela avait d'ailleurs de bonnes chances de fonctionner si le trio de perturbateurs n'essayait pas de déclencher un scandale grâce aux réseaux sociaux.

Le détective prit le temps de sortir faire un tour dans le village pour patienter jusqu'à l'heure de la convocation lancée aux apprentis justiciers. Il revint à Rochefer, dévalisa les cuisines pour se faire un café digne de ce nom et subtiliser quelques confiseries. Il partit ensuite s'installer tranquillement dans la salle d'en face en attendant les trois agitateurs.

Des pas se firent entendre peu après la sonnerie qui annonçait la pause. En effet, la porte s'ouvrit sans douceur sur Mathieu Meyer qui semblait au bord de l'explosion. Solenne Volange le suivait en masquait assez mal son inquiétude. Quand à Clément Calisto, il semblait plus raide que d'habitude et son visage était fermé.

« Refermez la porte et installez-vous. »

Après un instant d'hésitation Calisto obéit, les deux autres l'imitèrent.

« Tout d'abord, détendez-vous. J'ai effectivement quelques preuves contre vous mais cela ne m'intéresse pas de les dévoiler, ni à la directrice, ni aux Noirtier.

— Alors que faisons ici ? demanda Calisto à peine rassuré.

— Vous informer de deux ou trois choses et en vérifier une.

— Nous vous écoutons alors, murmura Volange.

— Bien il parait évident que vous avez frappé pour venger Céline Giraud…

— Rendre justice, coupa Calisto glacial.

— Vous manquez un peu d'objectivité pour être suffisamment juste. Vous y êtes allé quand même un peu fort.

— Nous n'avions guère le choix, osa Volange.

— Bien sûr que si. Vous l'aviez. Vos punitions sont irréversibles et n'autorisent aux victimes ni le regret, ni la rédemption.

— Il y avait d'autres moyens selon vous ?

— Il y a toujours d'autres moyens mais ce qui est fait est fait. N'y revenons pas. Le présent et l'avenir m'intéressent plus que le passé. Enfin nous allons tout de même commencer par le passé. Solenne, Clément, avez-vous eu des contacts avec Céline depuis son départ de Rochefer ?

— Très peu, répondit Solenne. Je voulais m'assurer qu'elle aille mieux. Heureusement c'est le cas.

— Aucun, admit douloureusement Calisto.

— Pourtant c'était ta petite amie, non ? Des boucles d'oreilles en bois. Récentes. Ça ne pouvait venir que de toi ?

— C'était bien moi mais nous n'avons même pas eu le temps de sortir ensemble, reconnut-il. Quand Mathias a essayé de lui mettre le grappin dessus, elle a tout cessé par précaution et après. Ça s'est enchainé si vite.

— Bon elle a sans doute voulu vous protéger. Sachez que sa tentative de suicide a été inventée et…

— Quoi ?

— Vous foutez de nous ?

— C'est Anthony Peltier qui lui a proposé cet arrangement. Il voulait lui permettre de partir et exploiter son départ contre les Noirtier. Ils ont passé un accord. Vous confirmerez avec elle. Du coup votre vengeance est d'autant plus disproportionnée.

— Pas tant que ça, objecta Calisto.

— Nous pourrions débattre sur le sujet pendant longtemps peu importe.

— Meyer, j'ai du mal à saisir votre rôle dans l'histoire. C'était…

— Ma faute monsieur, intervint Calisto. Je l'ai convaincu de nous aider.

— Epargne nous ton numéro du brave chevalier. Je m'étais battu à de nombreuses reprises avec Gary, Juliana a déniché des scandales qui ont aggravé les relations déjà explosives avec ma famille. Je désapprouvais le réseau de triche de Mathias et…

— Aurèle voulait te recruter pour marquer des points contre ta sœur, termina Abernati. C'était toi les stratégies sur réseaux sociaux ?

— Exact. Pas bien difficile de me convaincre. Mais comment savez-vous pour les réseaux. J'ai largement diminué ma présence en ligne ces derniers mois et nous ne l'avons pas évoqué en interrogatoire.

— C'est ressorti une ou deux fois en parlant avec votre sœur et avec Elodie Lefebvre qui voyait du potentiel en vous, me semble-t-il.

— J'imagine que ce n'était pas de la faute de Lefebvre mais ma sœur me pourrit vraiment la vie dès qu'elle le peut !

— Tiens donc, ricana Abernati. Mes questions n'étaient pas non plus innocentes mon gars. De toutes façons il y a toujours des informations qui remontent. Comme la profession exacte de votre mère Volange. Le coup du conférencier pour brouiller les pistes était pas mal. L'acheter et le personnaliser soi-même était une excellente idée. Mais pas avec une mère qui est sérigraphiste. Enfin à quoi pensiez-vous ?

— J'ai utilisé son matériel sans qu'elle le sache. Même en l'interrogeant, il n'y avait aucune chance qu'elle reconnaisse l'avoir fait. Et puis vous êtes le premier à y avoir pensé. Ni la police, ni Rochefer n'a fait le rapprochement. »

Abernati eut un reniflement moqueur qui valait tous les commentaires du monde.

« Vous avez remarqué. Vous n'avez pas beaucoup de regrets. En même temps, je vous comprends. Mais vous avez monté ces expéditions punitives sur la base de fausses informations, en ce qui concerne Céline. Il est vraiment important que vous compreniez une chose à propos de la justice. Quand on est impliqué comme vous l'êtes, on a une vision incomplète et déformée des choses, ce qui mène à des erreurs voire à des sentences inappropriées quand elles ne sont pas démesurées.

— Nous n'avions pas accès à une justice objective.

— Vous ne l'avez pas cherchée plus loin que Rochefer non plus. J'aurais tendance à conclure que vous ne récidiverez pas. Je ne suis pas entièrement sûr pour Meyer mais je vous fais confiance à tous les deux pour le tenir à l'œil.

— Eh !

— J'espère que tu n'as pas pris goût à ce genre de vengeance parce que vous pourriez bien apporter plus de violence que de justice.

— Non je n'en avais pas l'intention. Et puis votre argumentation est plutôt convaincante.

— Même s'il s'agit d'un autre ennemi ? Bevetteau à tout hasard ? Voire de ta famille ? Comme ta sœur ?

— Je…

— Réfléchis avant de te lancer de façon inconsidérée à l'avenir et rappelle-toi le discours de Mortemer. Vous vous devez d'être exemplaires, impeccables. »

Abernati laissa planer un silence et observa les trois étudiants qui réfléchissaient. Puis ayant décidé que sa mission était terminée, il but d'un trait le café qui avait refroidit depuis longtemps et se leva pour partir.

« Où allez-vous ? demanda aussitôt Meyer.

— Je quitte Rochefer. Il n'y a plus rien qui m'y retienne.

— Si une chose. »

Abernati s'immobilisa et haussa un sourcil interrogateur.

« Pourquoi est-ce que vous ne facturez pas d'honoraires en tant que détective privé ?

— Parce qu'il faut une licence de détective pour en facturer et je n'en ai pas. Je ne suis qu'un consultant gratuit.

— Mais de quoi vivez-vous alors ? demanda Volange intriguée.

— Je ne tiens même plus le compte des personnes qui m'ont posé cette question depuis que j'ai franchis le seuil de cette école, ricana Abernati.

— Et quelle est la réponse ? Vous m'avez dit que vous répondriez si nous venions. C'est chose faite.

— Meyer, qu'est-ce qui a beaucoup de valeur dans l'affreux monde de faux-semblant auquel ta famille?

— Je ne sais pas les habits, les bijoux, les voitures, les maisons, énuméra-t-il.

— Vrai mais les informations aussi se vendent chères. Très chères. »

Les trois étudiants se figèrent brusquement inquiets.

« J'imagine que je peux vous donner un petit aperçu de ce que j'ai vendu ces derniers jours. Saviez-vous que le professeur Aubry reconnait se trouver sur les photos compromettantes mais pas en compagnie de Juliana ?

— Il n'y a pas de professeur Aubry à Rochefer, objecta Volange.

— Tiens donc ? Pas d'après mes informations.

— Oh et saviez-vous que Mélanie Morel, soi-disant étudiante en quatrième année, accepte de ne pas porter plainte pour agression sexuelle pour ne pas aggraver le cas d'Aurèle Noirtier. Moyennant une petite incitation financière cela va de soi. J'ai pris une petite commission au passage.

— Je commence à vraiment vous apprécier, ricana Meyer.

— D'ailleurs cette jeune fille a passé la soirée, cette fameuse soirée où le conférencier a été échangé avec son petit ami Loïc Bevetteau.

— Nooon !

— Bevetteau m'a agréablement impressionné. La magnifique montre Oméga qu'il m'a offerte pour parler en sa faveur auprès de la directrice me va à merveille.

— Effectivement elle va mieux à votre poignet plutôt qu'à celui de ce rustre, commenta Volange amusée.

— Merci ma chère. Au fait Meyer, savais-tu que le professeur Aubry a passé la soirée avec ta sœur pour débloquer un de ses projets ?

— Ils vous ont vraiment cru ces abrutis ?

— Bien sûr. Je connaissais tes oncles, c'est un gage de confiance.

— Pas mal pas mal ! Il y a d'autres ?

— Quelques-uns. Sans grands intérêts.

— Votre séjour a dû être lucratif alors ? demanda Meyer amusé.

— Très rentable je l'avoue.

— Vous nous avez fait tout un laïus sur la justice et vous dévalisez les coupables ?

— Ce n'est rien d'irréversible et puis l'argent est surtout douloureux lorsqu'il est perdu mon cher. Tu as peut-être remarqué je me sers dans la poche de ceux qui le mérite, pas nécessairement ceux qui sont coupables. J'applique une approche assez personnelle de la justice.

— Vous pensez qu'ils vont se retourner contre vous quand ils auront découvert qu'ils ont été bernés ? demanda Volange admirative.

— Improbable ma chère. Ce qu'ils ont acheté est complètement illégal. Et puis qui irait avouer s'être fait avoir de la sorte ? répondit Abernati avec clin d'œil.

FIN


Voilà ! Est-ce que vous vous attendiez à ces coupables là ?

J'espère que la lecture vous a plu.

Malheureusement notre détective préféré est aussi malhonnête que les autres ^^ Bon pas autant car il s'abstient de vengeances "irréversibles". Mais n'imitez aucun des personnages de cette histoire, hein ? Je décline toute responsabilité xD

Laissez-moi un petit commentaire s'il vous plait, surtout si vous avez aimé. C'est le seul moyen de me faire savoir ce que vous en avez pensé. Et un commentaire ça prend deux minutes, c'est gratuit et ça fait plaisir.

En tout cas merci d'avoir lu et à la prochaine sur un autre texte ! :)

Si vous avez apprécié l'histoire je suis sûr que vous adorerez l'histoire qui m'a inspiré pour écrire celle-ci. C'est une fanfiction très réussie dans le monde de Harry Potter. L'enquête est menée par le professeur McGonagall au temps des Maraudeurs. Bref allez la découvrir c'est "Suspects" par Alohomora. Le lien direct se trouve dans mon profil.