Bonjour, bonsoir

Voilà le premier chapitre de mon histoire intitulé je soufre.

Bonne lecture.

Arc 1


Chapitre 0 : mes envies

Je suis une jeune fille de quinze ans. Toujours mal à l'aise dans mon lycée, je ne discute avec personne au sein de ma classe. Il y a différents groupes qui se sont formés sans me prendre en compte. Le groupe des idiots fanatique de jeux, les filles impétueuses bonne à rien, sans oublier tous ceux qui critiquent par pure plaisir. Ils m'ont tous mis à l'écart, professeurs ou élèves, ils m'évitent tous. Dans cet établissement je n'est pas ma place. Les différents clubs proposés ne m'intéressent aucunement. C'est le début de la journée, je suis encore dans le lit, aucune motivation d'aller en cours, je reste seule dans le noir les volets de ma fenêtre fermés. Chez moi je vis avec ma mère, une petite sœur et mon grand frère. Notre père est mort il y a six ans. La maison est grande, une salle à manger gigantesque pour accueillir au moins quatre personne. La cuisine, le domaine de ma mère, avec tout ses instrument pour faire à manger, elle a aussi des placard énorme pour stocker la nourriture. Quand on passe la porte d'entrée, en allant tout droit on tombe sur la salle de bain du rez-de-chaussée, celle qu'utilise ma mère, vu que sa chambre est juste à coté. Ensuite, l'escalier menant à l'étage vers les chambres. La première à droite est celle de ma petite sœur, âgée de neuf ans, elle a les cheveux court jusqu'au épaules. La chambre de gauche appartient à mon grand frère, il a 22 ans, il travaille à temps partiel pour aider notre mère. Elle a beaucoup de mal à subvenir à tout nos besoin. Plus loin, il y a ma chambre, celle avec une superficie supérieure aux autres. Je suis très bordélique, mes armoires ne sont plus rangées depuis plusieurs mois, mes vêtements jonchent le sol, et mon grand lit de deux place dans lequel je dors parfois très mal. Quand je reste chez moi, je suis habillée seulement d'une petite culotte, pouvant être de couleur diverse, ainsi que d'une veste à capuche couvrant le haut de mon corps, mais surtout mes petits seins qui me font complexés. Je garde toujours mes cheveux attachés avec des élastiques ou des nœuds, ils peuvent m'arriver au milieu de mon dos. Quand je me résigne enfin à sortir de ma couette, je regarde l'heure sur mon réveil. Il m'indique presque dix heures, je me lève du lit pour aller vers la salle de bain de l'étage. Cette pièce d'eau est située juste à coté de la chambre appartenant à mon frère. Je passe vite fait le gant de toilette sur mon visage, afin de dissimuler les marques de ma fatigue. Le soir n'arrivant plus à dormir, j'attends le sommeil en écoutant ma musique avec un casque. Je retire ma veste et ma petite culotte, puis je m'habille. Je mets des sous-vêtements assortis, un pantalon gris, et un pull à manche longue. J'enfile aussi la veste du lycée, enfin je range ce que j'utilise comme pyjama dans ma chambre. Avec mon sac de cours, je descends en bas. Il existe aussi un deuxième étage, personne l'utilise, donc je ne sais pas ce qu'il comporte comme pièce. Je franchi la porte de la maison, prévenant ma mère que je pars pour le lycée. Vu que je ne suis pas vraiment pressée, je prends mon temps sur le chemin vers l'établissement. Je peux sentir les odeurs des différentes boutiques des environs. Le lycée est proche de la maison, je dois simplement marcher sur deux quartier, traverser un pont, puis j'y suis après une demi-heure. Le portail étant encore ouvert, je passe comme d'habitudes, je me fiche royalement que les gens me voient entrer au lycée en retard. J'arpente les couloirs de l'établissement, arrivant enfin près de ma salle de classe. Avant de frapper à la porte, je respire grandement. Finalement je toque, j'entends une voix me permettant d'entrer. Une fois la porte coulissante ouverte, je vais m'asseoir à ma place au fond de la salle. Les regards des gens m'esquivent encore, cela ne change plus depuis longtemps. Le professeur ne fait pas attention à mon retard, une routine est installée entre lui et moi. J'ai l'impression que cet homme pourrait me comprendre, après tout il a dans la trentaine, enfin je crois. Nous sommes vingt dans cette classe, je suis la seule mise à l'écart, mais je ne trouve pas ça déplaisant. Nous sommes seulement en juin, j'ai hâte d'être en vacance, je pourrais peut-être faire ce que je désire le plus au monde. Tellement j'ai du mal à me passionner pour les cours, je me suis endormie durant deux heures. Pour l'heure du repas, je reste dans mon coin, j'ai trouvé un endroit calme, l'escalier menant au toit. Vu que c'est bloqué, je m'assois sur les marches, je mange qu'un seul pain avec une bouteille d'eau. Habituellement il y a très peu de passage, cependant aujourd'hui je vois deux personnes devant moi. Je crois qu'ils ne m'ont pas encore vu, une jeune fille de mon âge entrain de discuter avec un garçon assez grand. La fille est blonde, les cheveux jusqu'à ses fesses, elle semble svelte et fragile, tout comme moi. Quant à lui, ce jeune homme doit mesurer au moins un mètres quatre-vingt, il a des cheveux noirs ébouriffés. Sans le vouloir j'écoute leur conversation.

-Merci pour ton aide. Sans toi j'aurai certainement fait une connerie. Les gens de ma classe n'arrêtaient pas de me mener la vie dure. Commence la blonde.

-J'ai rien accomplis. Répondit l'ébouriffé.

-Bien sûr que si ! Par moment tu as parfois touché mes points faibles, je dois admettre que tu m'as ouvert les yeux. J'en suis presque émue, à en devenir amoureuse de toi.

-Ça ira, je m'en passerais de tes sentiments.

-Bizarrement tu es comme les autres, tout en étant différent. Mon problème est réglé grâce à tes actions.

-C'est tout ? Je peux passer à autre chose ?

-Euh, je voulais aussi te donner un objet.

-Dans quel but ?

-J'aimerais te faire part de ma gratitude.

-Comme tu veux Atsuana. Sache que je bouge que dans les instants critiques.

-En pensant à toi, je retrouverais le sommeil. Prends soin de cet objet, je te remercie encore une fois Yamishiro.

-Bref.

La fille disparaît dans une direction vers la gauche, menant vers la cantine de l'établissement. Le jeune homme reste planté comme un poteau au même emplacement. Il tourne la tête vers l'escalier, l'endroit où je suis assise, il me fixe du regard pendant que je mange mon pain. Franchement aucune idée de ses pensées, il est mystérieux pour moi, je l'ai toujours vu avec des filles. Il me donne l'impression d'être un sauveur trash pour ces filles, il n'hésite pas à les clacher, tout en les aidant en parallèle. Je suis incapable de comprendre son comportement. Moi aussi je me mets à le fixer, dans ses yeux je constate qu'il dirige les pupilles vers mes bras. j'ai soudainement peur…. Effrayée, je me protège mes membre de sa vue. Quand il remarqua cela, il commence à me regarder droit dans mes pupilles. Je sens qu'il désire me dire quelque chose, mais pour le moment il me fait peur. Je suis soulagée à l'instant où il quitte mon champ de vision. Enfin tranquille, je me régale avec mon pain.

Une fois dégusté rapidement, je retourne dans ma salle de classe. Il n'y a personne, tout le monde est dans la cantine ou dans l'établissement à se restaurer. J'attends patiemment comme une idiote le début des cours de l'après-midi. Un peu plus tard, les autres élèves de ma classe reviennent petit à petit. Toujours avec les groupes sociaux prédéfinis, ils m'ignorent de plus belle. Soudainement des filles s'installent à leur chaises, une nausée monte en moi. Je course, jusqu'au toilette pour vomir…. C'est leur parfum qui me met dans un état pareil. À cause d'elles je n'ai plus rien dans le ventre, mon pain vient de partir dans les chiottes. Avec une sale tronche, je décide de revenir en cours, par chance le professeur est autre part. Si jamais il m'avait vu ainsi, il m'aurait dit d'aller à l'infirmerie directement. Je bois de l'eau pour me calmer, mon nez supporte un peu mieux l'odeur de ces garces. De toute façon je déteste les individus de ma classe, ils ont jamais tenté de me comprendre, moi aussi par ailleurs. Enfin une seule fois j'ai voulu m'intégrer, mais cela fut un échec. Ce jour-là, j'étais seule dans mon coin, j'ai décidé de parler un peu avec eux. J'ai alors ouvert une conversation…. Un énorme blanc pesant régna pendant une minute, ensuite ils continuèrent de discuter entre eux sans me calculer. Depuis lors, j'évite toutes interactions fortuites avec leur monde.

Le professeur revient pour faire son cours, encore une fois je m'endors durant toute l'heure. On dirait que ce professeur arrive à me faire dormir à chaque fois, sa voix pourrait être utile comme somnifère. La fin des cours, un soulagement pour moi, je quitte l'établissement en quatrième vitesse. L'atmosphère du lycée est pesante pour moi, ce bâtiment est trop vieux m'effrayant par moment. Je traîne la patte sur le chemin du retour. Dans la rue, beaucoup de personnes marchent sans bousculer les autres, mais cela me donne l'impression que le monde entier va vite. Moi qui ralenti, j'ai du mal avec la physionomie et l'intérêt que les gens ont à courir le temps. Les vitrines des magasins sont parfois étranges, les mannequins inanimés m'inspire très peu de confiance. Je remarque aussi une foule immense auprès des salles d'arcade, l'engouement pour ce genre de chose me déprime. Je décide dorénavant de rentrer à la maison, il est tard. J'arrive près de mon quartier, quand soudainement mon grand frère se montre devant moi, il vient de finir sa journée à vingt heures. Nous entrons tout deux à l'intérieure, j'aperçois ma mère endormie sur un canapé la télévision allumée. Je pense que ma petite sœur doit elle aussi dormir, ainsi je mange en compagnie de mon frère. Nous nous installons autour de la table, le repas préparé de notre mère déposé juste devant nous.

-Tu rentre souvent en même temps que moi ! Je trouve ça bizarre, vu que je bosse mais pas toi. Commence-t-il.

-J'ai le droit de me pavaner dans les rues ? Je demande.

-Franchement, tu m'aurais dit le mot « glander », je pense qu'au bout du compte c'est la même.

-Tu critique toujours frangin.

-Avec toi comme exemple, je plains notre petite sœur !

-Mange et laisse-moi tranquille.

-Déjà fini, aller bonne chance pour dormir.

-Vas-t'en !

Il quitta la table…. Je pouvais maintenant manger seule au calme. Dès que je n'ai plus faim, je range l'assiette dans un évier. Ensuite, je monte en haut, l'étage des chambres, me dirigeant vers ma chambre. Quand je suis enfin dans mon espace de vie, je saute dans le lit, j'aimerais trop dormir mais j'en suis incapable. Je me redresse m'asseyant sur le matelas, j'enlève mon uniforme scolaire, maintenant je suis en petite tenue. Afin de mieux être à l'aise, je dégrafe mon soutif, j'enfile la veste à capuche que j'utilise pour moi la nuit. Je garde sur moi ma petite culotte verte, l'uniforme je vais le mettre dans la salle de bain, il servira aussi pour demain. De retour dans la chambre, je m'installe confortablement sous la couverture, un casque sur mes oreilles, j'écoute de la musique pour passer le temps. C'est l'un des rares échappatoires que j'ai réussi à trouver, il me permet de m'évader. Quand je commence à faire autre chose, ayant écouté plus de deux heures de musique, j'essaye de m'occuper un peu. C'est alors que je calcul les entailles sur mes bras, celles que je cache à tout le monde, car je souhaite qu'une seule chose, peut-être goûter à la mort. Avec ces idées en tête, je tombe enfin de sommeil.


Qu'en avez-vous pensé ?

À dans deux semaines pour le chapitre 1.