Bonjour, bonsoir

Voilà le premier chapitre de mon histoire intitulée Perfect Ordure.

Bonne lecture.


Chapitre 1 : soirée tranquille

Les rayons de lune illuminent la ville. Tout semble calme dans les rues. Le vent souffle une légère brise qui annonce que la nuit sera fraîche. Il n'y avait personne à l'extérieur. Pourtant, le bruit d'une balle résonnait contre le sol. Visiblement, dans un coin écarté de la ville, une jeune fille jouait au basket toute seule. Elle portait une tenue de sport lui permettant d'effectuer des gestes précis et rapides. Elle avait attaché ses longs cheveux bruns dans une jolie queue de cheval. Après quelques minutes, cette jeune fille s'arrêta brusquement et quitta l'endroit. Le ballon dans les mains, elle marchait désormais dans les rues sombres. Sur son chemin, elle croisa un garçon qui avançait vers elle. Sans stopper sa marche, les deux individus se regardèrent intensément durant une fraction de seconde. Ensuite, ils reprirent chacun leur route sans faire attention à l'autre. La jeune fille fronça tout de même les sourcils en s'assurant être seule.

Il avait augmenté la musique dans son casque. Ainsi, de cette manière, il pouvait se balader dehors sans forcément faire attention à ce qui l'entoure. Ce garçon au visage impassible et froid adorait particulièrement la nuit. Pour lui, cela signifiait le calme, la tranquillité et la paix intérieure. L'air serein, il prit doucement le chemin vers sa maison. Dès lors où il arrive devant la porte, le jeune homme hésita quelques instants avant d'entrer. Il redoutait que le même scénario se répète inlassablement. C'est alors qu'il referme la porte délicatement en espérant ne faire aucun bruit. Il marche dans le couloir de l'entrée, puis tourne dans le salon et se raidit totalement lorsque la lumière s'allume subitement. Une jolie adolescente avec les cheveux noirs qui descendent jusqu'aux bas du dos fixait le nouvel arrivant. Deux secondes plus tard elle sauta sur le garçon qui tomba en arrière. Le seul réflexe qu'il a eu, c'est de retenir la fille dans ses bras et de retirer son casque de ses oreilles.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'en as pas marre ?

-Non ! Je t'adore !

-Tu me fais le coup à chaque fois. C'est usant à la fin.

-Je sais, je sais. Mais je m'inquiétais de te savoir dehors à cette heure si tardive !

-Depuis quand tu t'inquiète à propos de mes petites virées nocturnes ?

-Je dirais depuis que tu m'héberge.

-Je me doutais bien que j'aurais due refuser ta venue. Tu es insupportable pour une gamine !

-Idiot, j'ai quinze ans. Arrêtes de me dire tout le temps que je suis une gamine !

-Je le ferais quand je serais sûr de ne plus me retrouver à terre lorsque je rentre chez moi.

-Ah, ah, ah ! Je ne renoncerais pas à ce petit rituel !

-Dans ce cas tu resteras une gamine à mes yeux !

-Pas grave. Tant que je peux rester près de toi je m'en fiche.

-C'est bien. Maintenant laisse-moi tranquille, je dois aller dans ma chambre.

-Je peux t'accompagner si tu veux. Le lit est déjà prêt !

-Espèce d'imbécile !

-Aïe !

L'adolescente se frottait le front après avoir reçu une pichenette. Elle s'écarta du garçon en le regardant partir avec un air triste. Celui-ci, monta l'escalier qui mène à l'étage. La maison comporte au rez-de-chaussée le salon, la cuisine et la salle de bain à l'étage un bureau et deux chambres. Le jeune homme glissa dans son lit la tête en premier. Il donnait l'impression d'être fatigué. En se retournant, il regarda le plafond. La seule lumière dans la pièce venait de la fenêtre. Les rayons de lune pénétraient par les vitres pour se refléter sur les murs et le plafond. Il remit le casque sur sa tête tout en fermant les yeux.

Près d'un parc, la jeune brune contemplait les arbres. Elle décida de s'engouffrer dans le petit chemin pour mieux admirer la nature. Elle trouva finalement un banc sur lequel elle s'assoit. Cette fille soupire longuement lorsqu'elle repense à sa famille. Elle secoua vigoureusement la tête en affichant un air grave sur le visage. Elle se mit alors à caresser le ballon pour oublier sa situation compliquée. Des larmes s'écoulèrent sur ses joues. Elle les essuya timidement avec le tissu de son maillot.

Dans sa chambre, le garçon sursauta brusquement en sentant quelque chose le toucher. Il retira une nouvelle fois ses écouteurs pour découvrir la fille aux cheveux noirs dans son lit. Ses yeux examinaient l'adolescente de la tête aux pieds. Il ne fut pas surpris de la voir en sous-vêtement avec un grand sourire sur les lèvres. En voyant le garçon bouger, la fille ferma les yeux en pensant recevoir un coup. Mais rien ne se passa. Elle sentait seulement que l'on touchait ses longs cheveux.

-Tu le sais que tu m'agace ?

-Euh, oui…. Est-ce que je t'ai mis en colère ?

-Tu te soucie de mon état maintenant ?

-Plus ou moins. Je n'aime pas te voir énervé, surtout si c'est contre moi.

-Franchement, essaye d'être un peu plus responsable pour une gamine.

-Impossible ! Tu es fâché ?

-Non, pas vraiment. J'avais deviné que tu viendrais me rendre visite. Tu ne changeras jamais Naomi !

-J'ai fais quelque chose de mal ? Pourquoi utilises-tu mon prénom ?

-Qui sait. Je crois bien que tu as reçu une quarantaine d'avertissement de ma part. Je me trompe ?

-Pour être exacte, j'en ai eu soixante-deux.

-Autant d'avertissements ! Tu vois que je suis assez tolérant avec toi. Je t'héberge sans rien demander en échange.

-Oui.

-Alors tu pourrais respecter mes règles de vie dans ma maison.

-Normalement oui.

-Donc, pourquoi tu n'en fais qu'à ta tête ?

-Si je te disais que je t'aime ?

-Argument refusé ! Tu utilise toujours le même depuis ton arrivée ici.

-Mince. Je ne pourrais jamais te convaincre avec mes sentiments ?

-Pas pour le moment. Vas te coucher, j'ai besoin de prendre l'air.

L'adolescente se résigna à respecter la volonté du garçon. Elle le laissa sortir de la maison alors qu'elle retournait dans sa propre chambre. Légèrement dépitée, la jeune fille s'affala sur le matelas avant de s'enfouir entièrement dans sa couverture. Le garçon, quant à lui, descendait l'escalier bruyamment. Une fois à l'extérieur, il se mit à déambuler dans les rues sans réel objectif. Il passa une bonne demi-heure loin de chez lui. Afin de terminer sa petite balade, le garçon s'empressa de couper par le parc car il connaît un raccourcis. Au bout d'un moment il remarque une silhouette sur un banc. Il se rapproche afin d'identifier la personne. Sans trop savoir pourquoi, il s'assoit sur l'autre partie du banc en silence. Il devine aisément que la fille à côté de lui n'est autre que celle qu'il a croisé tout à l'heure. Pendant presque une durée de trente minutes il resta calme et silencieux. Finalement, c'est le garçon qui entame la conversation.

-Tu ne veux pas retourner chez toi ? C'est compréhensible….

-Je n'ai pas l'intention d'aller dans un endroit nuisible pour moi ! D'ailleurs je quitte ce parc !

-Les déchets…. Resteront toujours des déchets. Qu'importent où ils vont et avec qui ils traînent.

-Nul besoin d'un inconnu pour savoir que j'en suis une !

-Très intéressante ! Habituellement on m'insulte quand je dis ce genre de phrase !

-La plupart des humains sont idiots ! Ils n'arrivent pas à discerner la véracité du faux semblant !

-Je le conçois. J'analyse mon entourage depuis longtemps.

-Bref ! Entre déchets vaut mieux rester éloignés !

-Tu m'intrigue. Cependant je vais te laisser. Je n'aime pas gaspiller mon temps ainsi.

-Hum….

La jeune fille regardait cet étrange individu partir en courant avec le casque sur les oreilles. Elle ne comprenait pas le fonctionnement du garçon. Un peu troublée, elle abandonna toutes les questions possibles et retourna chez elle.


Qu'en avez-vous pensé ?

À dans deux semaines pour le chapitre 2.