Première fiction et pas des plus gaies. Gros warning suicide/ mort. Donc ceux et celles qui ne sont pas bien en ce moment je conseil de ne pas lire.

J'ai écris ça sur un coup de tête, à un moment où je n'étais pas des plus biens mais pas des plus mal non plus et ça m'a fait relativisé sur la vie.

J'ai laissé un anonymat quasiment total au personnage principale donc peut-être vous vous reconnaîtrez ou un(e) de vos proches. Passer à côté des fautes d'orthographes.

Sur ce, bonne lecture.


Et si je mourais ?

Cette phrase se répétais continuellement dans ma tête et n'en sortais pas. Tous les jours sans exception je me la posais au moins une fois. Je n'avais aucune attache à la vie, aucun but. Je n'aimais pourtant pas le mot suicide parce qu'il avait une connotation trop négatif. Or je ne trouvais pas le fais de se donner la mort horrible. Je comprenais tout à fait qu'on puisse accorder de l'importance à la vie. Mais moi rien ne me retenais sur Terre.

Certains diront «Mais et ta famille ? Tu y as pensé ?». Cependant je ne vivais pas pour les autres, je ne me voyais pas vivre mais survivre si je continuais d'exister seulement pour ne pas rendre tristes mes proches.

Mais depuis quand ai-je cette envie de mourir ? Au point qu'elle m'obsède et m'empêche de dormir. Je ne serais placer dans le temps où cette envie est apparus. Elle est arrivée petit à petit. Après que j'ai perdu les rares rêves que j'ai pu avoir. Et encore je ne sais même pas si j'en ai réellement eu, tout cela me semble si lointain. Je ne voyais pas mon avenir. Un métier que j'aimerais faire ? Une famille à fonder ? Laisser ma trace dans l'histoire. Non tout cela ne m'intéressait pas, les rares fois où j'imaginais mon avenir, j'étais dans un appartement basique et petit avec personne d'autre que moi-même. Non, parfois il y avait un chat ou deux mais jamais rien de plus. Impossible d'imaginer un quelconque métier, en tout cas pour le dire franchement je m'emmerdais.

Je poussais un soupir et me retourner une fois de plus dans ce grand lit vide et froid où je ne trouvais pas le sommeil. Mes pensées s'enflammèrent les nuits où je ne dormais pas. J'avais beau fermés les yeux, je n'arrivais pas à me calmer.

Il fallait que tout ça cesse, je n'en pouvais plus de vivre. Tout recommencer, je n'appréciais plus rien de la vie alors que j'ai beaucoup de choses à découvrir. Enfin c'est ce qu'aime dire les personnes âgés aux jeunes comme moi qui ne savent pas quoi faire de leur vie.

Je me surprends souvent à regarder le haut d'un immeuble en me demandant ce qui se passerait si je sautais de si haut. Comme si je ne le savais pas. Je me mentais à moi-même. Je n'avais pas le courage de supprimer ma vie. Je n'ai jamais eu de courage de toute manière. «Lâche!», c'est ce que les gens aimaient bien dire. Oui, j'aimais la facilité, je détestais par dessus tout faire des choses dont je n'avais pas envie ou qui m'angoissais. Et la mort ne m'angoissait pas, non, c'est la peur de l'échec qui me faisait peur. J'avais rarement connu l'échec pourtant plus d'une fois j'ai failli me planter, je m'en suis toujours sorti avec une chance qui venait de je ne sais pas où.

Il suffisait d'une fois, que je plante une fois ou qu'on me voit essayer de mourir. Et alors tout serait fini.

Alors que je continuais à me morfondre sur ma pauvre vie banale et sans intérêt, les heures défilèrent très rapidement et l'heure de me levais approcha. J'avais l'habitude des nuits blanches, cela ne m'effrayait guère. Je combattais toujours la fatigue comme je pouvais.

Ma routine matinale commença. Je me suis déjà dit que si je changeais ma routine, je retrouverais peut-être le goût de vivre. Cela n'a rien changer, je n'attendais plus rien de la vie et même les choses inattendu ne me faisais plus rien.

Quand j'eus finis de me préparer, je pris le train pour me rendre à l'université. Un voyage banal, les gens étaient tous à moitié endormi. Seuls deux ou trois lycéens avaient la joie de vivre et discutaient entre amis de ce qu'ils avaient fait le week-end.

Je les regardais et écoutais leur conversation. J'aimais observer les gens. Même si je trouvais ma vie inutile et que je n'avais envie que d'une chose c'est de mourir. Observer les gens qui prenait du plaisir, qui se sentait vivant, me fasciner. Je me surprenais même à sourire parfois.

Quand le train arriva, je descendis calmement et suivit le troupeau qui se dirigea vers la sortie. J'étais une fois de plus dans mes pensées, je repensais à ces lycéens et leur joie de vivre malgré les 7h du matin qu'il était et qu'ils avaient surement peu dormi.

Je ne vis pas la voiture arriver à toute vitesse sur moi, je marchais en regardant le ciel grisâtre de janvier.

La voiture me percuta de plein fouet. Je ne compris pas ce qui était entrain d'arriver. J'étais allongé par terre. Je saignais, en tout cas j'en avais la forte impression. Ma vue se brouilla. Je voyais au dessus de moi les deux lycéens que j'avais croiser dans le train juste avant. Il m'appelait apparemment, je ne compris pas ce qu'ils me disaient.

Une larme se mit à couler sur ma joue jusqu'à tomber sur le bitume froid et humide sur lequel j'étais étendu. J'enviais ces lycéens avec leur joie de vivre, j'enviais mes grands parents qui malgré leur âge avancé apprécié toujours la vie, j'enviais mon voisin qui faisaient des soirées tous les samedis et qui s'amusait à n'en plus s'en souvenir le lendemain. J'enviais les gens heureux. Ce que je n'arrivais pas a être malgré que je faisais tout mon possible.

Et alors que je sentais ma vie partir, je regrettais de mourir. Ce que je voulais le plus au monde depuis si longtemps était en train d'arriver et pourtant je ne voulais plus.

Je voulais essayer de vivre, vraiment. Et alors que cette dernière pensée faisait rage, je poussa un dernier soupir le sourire au lèvre devant ces deux lycéens affolés qui me faisait pensée que oui j'avais un jour aimé vivre.