p style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;" align="center"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Épilogue/span/span/p
p style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0cm;" align="center" /p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Quand le jour se leva, les trois armées étaient parties. Avant de s'en aller, les Firenéens avaient incendié la ville, et détruit les réserves de nourriture. Les Novaliens étaient revenus pour ne rien trouver. Alors ils avaient levé le camp, à leur tour. Ils n'avaient laissé sur place qu'une simple garnison. Cette dernière était trop petite pour repérer un enfant dans les décombres./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Tout ce que la nuit avait jeté dans les airs était retombé au sol. Le gaz, la fumée, les victimes, tout n'était plus que cendres, maintenant. Un tapis blanc ornait les rues et les toits des maisons. Un tapis macabre, qui contenait les milliers de morts que cette nuit avait faits./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Nodem était toujours là. Il n'avait pas bougé d'un pouce. Tout du long, il était resté aux côtés de Iovad. Ou plutôt de ce qui subsistait de lui. Il était descendu du bûcher, et s'était adossé contre le mur de la plateforme. Là, il s'était abandonné à la contemplation de la pierre d'ambre infernal que Iovad avait laissée./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Quand Nodem se releva et regarda autour de lui, il vit des soldats novaliens passer non loin. Surpris, il se baissa aussitôt et se rassit dans les décombres./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Malgré l'incendie, la plateforme et le bûcher étaient restés intacts. Les Novaliens semblaient l'avoir défendu avec acharnement. C'était l'un des symboles de leur avancée. Pourtant, ils l'avaient laissé là. Ils devaient en avoir d'autres, ou alors ils en construiraient d'autres, sur leur chemin./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Le bûcher était là comme la preuve de ce qui s'était produit en ces lieux. Il était la preuve de cette marque qui ne partirait jamais. Les habitants de Foyben reviendraient après la guerre. Du moins si les Novaliens la perdaient. Mais la rage destructrice de ces derniers était trop grande. Les autres pays savaient ce qui se produisait maintenant. Ils en avaient la preuve. Un tel charnier devrait être suffisant pour qu'ils s'unissent. Si même la République était sortie de son isolement, alors le continent survivrait./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Et quand les Novaliens auraient été repoussés, les foybenois retourneraient ici. Ils trouveraient d'abord des cendres, mais la vie finirait par reprendre son cours. Sans doute que dans un premier temps, on ne toucherait pas au bûcher. Il deviendrait leur mémoire à tous. Jamais ils n'oublieraient ce qu'on leur avait fait. De la même manière que la première invasion avait marqué ses victimes./span/span/p
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p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Nodem avait passé toute la fin de la nuit là. Il devait être 6 heures quand la bataille avait eu lieu. Les étoiles avaient disparu. Il se demandait s'il les reverrait un jour. Il n'avait pas bougé et avait trouvé le sommeil. Ça n'était pas un sommeil très réparateur, mais au moins il avait duré un peu. Nodem s'était réveillé vers 11 heures. Il faisait froid, et il s'était enrhumé. Il faisait jour au-dessus de lui. Comme par terre tout était blanc, il avait d'abord cru à de la neige, avant de comprendre que c'était de la suie./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Il n'avait pas retrouvé son foulard. Il l'avait jeté au milieu de la foule. Et il n'avait pas non plus la force de se lever pour chercher. Certes, c'était son objet le plus précieux. Mais il n'y tenait pas au point d'être triste. Il avait perdu bien plus que ça lorsque ses parents étaient morts. Il avait perdu son enfance./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire. Il n'y avait pas non plus beaucoup de possibilités. Il pouvait choisir de rester ici. Il aurait de quoi s'occuper en participant à la reconstruction. Mais les Novaliens étaient au sud de la ville. Et pour rentrer chez eux, il faudrait qu'ils aillent au nord. Quel intérêt de reconstruire s'ils revenaient détruire à nouveau ?/span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"En y réfléchissant, Nodem ne pouvait que s'en aller. Il pouvait rejoindre les réfugiés vers Tavanà, ou essayer de trouver un village. Des villages, il y en avait un peu partout dans les environs. Il pouvait s'y faire héberger en travaillant. Et quand la nouvelle de la fin du conflit arriverait, il retournerait à Foyben. Il reprendrait la maison de ses parents et il en ferait quelque chose. Il pouvait ouvrir une boutique, par exemple. Il avait quelques idées. C'était bien, les idées./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Il serra la pierre d'ambre dans sa main. Iovad serait son Esprit. Comme Akip Lohar, l'Archère de la Fontaine. Ça ne valait pas les douilles en termes d'éclairage, mais ça luisait quand même dans le noir. Iovad lui avait plus appris en une nuit que son précepteur en deux ans. Bon, ça, non, ce n'était pas vrai. Chacune des personnes importantes de sa vie lui avait appris des choses différentes./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Ses parents lui avaient appris à parler, à marcher et à vivre. Son précepteur lui avait appris comment le monde autour de lui en était arrivé là. Iovad, lui, avait insufflé plus d'humanité au tout. L'androïde défectueux qui avait outrepassé son protocole pour lui venir en aide./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Nodem se leva une seconde fois et regarda autour de lui. Cette fois-ci, il n'y avait personne sur la place à la fontaine. Il fit quelques pas et s'éloigna dans une ruelle. S'il allait tout droit, il devrait bien sortir de la ville./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"Il mit la pierre d'ambre dans sa poche et sourit. C'était un sourire mêlé de tristesse, de détermination et de peur. Il savait où il allait, maintenant. Il aurait tout le temps de pleurer une fois arrivé. Le deuil ne s'effaçait pas en une nuit. La blessure était profonde et elle ne partirait jamais./span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"span style="font-size: xx-small;"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"Ça n'empêchait pas que c'était à lui de se reconstruire. /spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;"Et qu'il/spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;" devait aussi trouver des gens pour l'y aider. /spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;"Mais/spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;" il devrait faire attentio/spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;"n en accordant sa confiance./spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;" Car les êtres humains, c'était toujours /spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;"un peu/spanspan style="font-family: Liberation Serif, serif;" la même chose./span/span/p
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p style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0cm;" align="center"span style="font-family: Liberation Serif, serif;"span style="font-size: xx-small;"FIN./span/span/p