Bon en gros c'est l'histoire de... héhé voir le titre, j'ai la flemme de taper... merde j'en ai écrit encore plus que si j'avais simplement taper J&G... grrrrrr bon j'arrête les digressions là, ok? C'est dans le Londres du XIXe siècle voilà et puis aussi dans toute la GB pendant qu'on y est... ah oui c une histoire de moi à 8000% hihi c mon ch'ti projet dont je suis (un peu) fière quand même... sauf que je sais pas comment le finir enfin on verra^^

Bon remarques, réflexions, ou une faute d'orteaugrafe particulièrement agaçante (c'est clair que j'en ferais de toutes façons... ç_ç... pas très douée... sorry.) aiguma_a@yahoo.fr

Jeremy&Gabriel

Partie 1.

Sir Jeremy avait l'habitude de fréquenter les maisons closes de la banlieue de Londres avec quelques amis. Oh rien de bien méchant... mais il fallait bien s'amuser de temps en temps et les bordels présentaient de bien plus grands avantages que la séduction d'une oie blanche de la bonne société qu'on aurait été forcé d'épouser par la suite. Son père, lui, avait fait l'erreur de coucher avec une servante et l'écervelée n'avait pas su se taire si bien que les domestiques d'abord les leurs puis ceux de tout le voisinage furent au courant. Londres ne tarda pas à l'apprendre et s'en fut fini de la réputation de son père. Non, en fait, au bout d'une ou deux Saisons tout aurait pu reprendre comme avant, s'il ne s'était désespérément entiché de la fille. Fort heureusement tous deux avaient trouvé la mort, lui permettant, à lui, de faire son entrée dans le monde à dix-sept ans. Au moins les filles qui étaient ici étaient payées pour se taire... enfin pas toujours... cela dépendait de l'humeur de leurs clients. Par malchance la fille qu'il avait réservée depuis une semaine était malade. "Une veine !". Si bien qu'il se retrouvait à traîner dans la bâtisse attendant soit que ses amis se décident à rentrer, soit qu'une jeune fille à son goût se libère. Soudain un cri suraigu se fit entendre. "Oh oh, encore un qui est prêt à payer le prix fort." Lui-même n'était pas très friand des cris de peur ou de douleurs de ces jeunes filles. Ce n'est pas que ça aille à l'encontre de ses principes, loin de là, mais ici ils manquaient vraiment de la conviction de la véritable peur ou douleur... cela manquait de piquant.

// Non mais vous êtes malade ? Ne m'approchez pas ! //

Hé bien... l'homme en aurait pour son argent. Il en avait trouvé une qui avait du coffre, ses cris retentissaient dans tout l'étage. Il ferait bien de demander à la Jenkins son nom pour une prochaine fois... ça devait être une excellente comédienne. Il se rappela que les affaires de ce type se passaient dans des chambres insonorisées ou dans les caves aménagées. "Etrange". Le dernier cri acheva de le convaincre que ce qui se passait n'était pas vraiment normal. "Si tant est que ce mot ait un sens dans un tel lieu"
// Au secouuuuuuuuuuurs ! A moiiiiiiiiii ! A l'aide ! //

Aucune des filles ne criait ça. Et pourtant Dieu sait qu'il en avait entendu. L'ennui aidant, il se décida à aller voir ce qui se passait. Comme de coutume, les portes n'étaient pas fermées. Encore une mesure de Mrs Jenkins pour protéger ses 'filles'. Il ne s'occupa pas de frapper pour s'annoncer, remarquant au passage que la porte était en fait doublée d'isolant. Le spectacle qu'il vit le figea. La fille, encore 'entièrement' vêtue, se tenait debout, une chemise d'homme à la main, essayant de finir de déshabiller un jeune homme qui s'était caché derrière une teinture. "Si on m'avait dit que je verrais cela un jour..."

//Qu'est ce qu'il fait là celui-là ? //
// Enfiiiiiin//

La première était la voix d'une femme particulièrement vulgaire, certainement celle de la prostituée et en aucun cas celle qu'il avait entendue, quant à la deuxième c'était bien la voix qui hurlait précédemment. Leurs lèvres. Ils ne les avaient pas bougés. "Crétin", se dit-il quand il compris, remettant rapidement la chevalière qui avait quelque peu glissé de son doigt.. "Comment est-ce que je vais me sortir de là moi ?". Le jeune homme, blond, visiblement moins de vingt ans, avait de plus l'air relativement soulagé de le voir... en voilà un qui a une 'voix' qui porte, et étrangement 'aiguë'. // Pas étonnant que cette fille se jette sur lui ! // Son visage étonnamment innocent //angélique// ne devait pas être des plus communs dans un tel lieu.

"Enfin ! C'est mon cousin qui vous envoie ? Vous devez être un de ses amis. Vous ne pourriez pas dire à cette jeune fille d'arrêter ? On a dû lui faire prendre quelque médicament parce qu'elle n'arrête pas de me dire des choses..." Gêné, le jeune homme rougit sans pouvoir achever sa phrase.

// adorable //

Jeremy partit d'un grand éclat de rire, et la fille sourit-elle aussi. Le blond, utilisant toujours le rideau comme bouclier, ne s'attendait visiblement pas à ce genre de réaction.

Mais, qu'est ce que j'ai dit ?
-A quoi vous attendiez-vous dans ce genre d'endroit ? demanda Jeremy.
-'ce genre d'endroit', répéta le jeune homme sans comprendre.
-Ah ces jeunes ! Une maison close, voyons !" l'éclaira Jeremy.

A ces mots le teint du jeune inconnu passa à l'écarlate. Il n'avait peut-être pas menti finalement, il ne savait peut être pas où il était. C'était très très peu probable, mais rien n'était jamais impossible. Sous le regard fixe de Jeremy, il rougit un peu plus, chose que celui-ci n'aurait pas cru possible quelques instants auparavant.

"Voyons, essaya Jeremy, vous avez bien vu la décoration des lieus avant d'arriver à cette chambre, non ? Vous deviez bien vous doutez... la Jenkins a tout de même accroché des tableaux très... subjectifs... Le hall en est un assez bon exemple.
-Mais il m'avait dit... je croyais que...
-Il ? Votre fameux cousin, demanda le Duc que la situation amusait beaucoup, apparemment il s'est joué de vous... vous devriez vous méfier la proch..."

-Gabriel !! fit une voix rageuse en entrant dans la pièce.
// Joli prénom... Gabriel //

Elle rappelait quelque chose au jeune noble mais avant qu'il n'ait pu identifier la personne à qui elle appartenait, le blond surpris et apeuré par la voix avait relâché la tenture qui le cachait. // Waouu // Jeremy du se retenir pour ne pas s'exclamer tout haut. Le reste du corps était encore mieux que le visage ne le laissait prévoir. Avec un corps pareil, c'est la fille qui aurait dû payer... cela expliquait son acharnement dans son travail... bien que visiblement elle n'ait pas eu le temps ou la force de lui enlever son pantalon, attaché -ou détaché- à moitié seulement. La voix repris moins fort, mais tout aussi énervée, tandis que le corps, qui allait avec, passait devant Jeremy en le bousculant.

-Gabriel rhabille toi, au moins un peu, fit un homme brun en retirant la chemise des mains de la prostituée et la faisant enfiler de force au blond. Sir Jeremy identifia sans plus de mal l'homme. Lord Colin Bowley... hum... il ferait mieux de se retirer discrètement pour éviter un conflit. Il n'était pas dans les meilleurs termes avec cet homme, loin de là... En fait, la plus part du temps, lorsqu'ils ne s'évitaient pas comme la peste, c'était parce que l'un avait préparé quelques désagréments pour l'autre.

" Merci d'être intervenu ! "

// C'est pas vrai // Il n'avait pourtant rien fait pour mériter ça... Il allait sortir de la pièce quand le dénommé Gabriel l'avait arrêté. Il était bien obligé de se retourner. Il croisa immédiatement le regard de Lord Colin, qui ne lui avait pas prêté d'autre moindre attention jusque là qu'en le bousculant, mais qui, pour le coup, avait l'air particulièrement *ravi* de le voir.

-Vous !
-Enchanté de vous revoir également Lord Bowley.
-Je suppose qu'il n'est pas la peine de vous demandez ce que vous faites là... la raison me paraît évidente. Encore à me préparer quelque *surprise*.
-Loin de moi, cette idée, excellente dans l'absolu d'ailleurs, je passais ici par hasard et sentant qu'il se passait quelque chose d'étrange, je suis entré.
-Oh mais vous êtes amis alors ? Dans ce cas c'est encore mieux !
-Oh tais-toi, Gabriel, par pitié !
-Mais cousin ! Qu'est ce que j'ai fait ?
-Quant à vous, Coventry, je vous saurais gré de partir immédiatement, et même si on ne peut compter sur votre discrétion, je vous demanderais également de ne pas parler de tout ceci !!!
-Mais,... vous me vexez Lord Bowley, jamais je ne voudrais vous embarrasser vous ou votre *charmant* cousin. Je m'en vais. Soyez tranquille, je serais muet, termina Jeremy en se retournant. Au plaisir !
-Merci, répéta Gabriel, l'air un peu perdu.

********

Son cousin Colin et le jeune homme n'avait pas l'air de très bien s'entendre... Pourtant il avait l'air plutôt sympathique en dépit de son air moqueur. Il ressemblait un peu à Colin, une version un peu plus grande avec des cheveux chatains-roux coupés assez courts mais dont quelques mèches plus longues encadraient le visage. Qu'il ne s'entende pas avec son cousin, lui donnait aux yeux de Gabriel que l'ai plus aimable. Son *imbécile* de cousin, qui depuis qu'il était rentré en Angleterre il y a une semaine, sou prétexte de son absence prolongée du pays et de son âge, à peine deux ans de plus que lui et prenait pour un gamin... il en avait eu pour ses préjugés. Il ne s'était jamais amusé autant de ses talents d'acteur.

-Ah vraiment ! Dès notre première sortie depuis ton retour, tu crées un scandale devant LUI.
-Tu aurais pu me prévenir du genre d'endroit dans lequel on se trouvait, répondit Gabriel d'une voix douce plus pour son rôle que pour calmer son cousin.
-C'était pourtant évident, non ? Et LUI qui a assisté à ÇA.
-Mais ce n'est pas grave, vous n'êtes pas amis ? Vous faites des surprises...
-Tu ne comprendrais pas, même si je t'expliquais...

Son cousin lui payerait son dédain, tôt ou tard. Mais pour l'instant il était mieux pour lui de jouer encore un temps la comédie. En fait c'était cet idiot de Colin qui lui avait donné cette idée avec son ton paternaliste pour quatre ans de différence seulement. A croire que même les pires des imbéciles servent parfois. Et ce Coventry pourrait servir aussi... le convaincre ne serait pas trop dur, étant donné le regard qu'il lui avait porté... // Je suis si beau //

********

Sir Jeremy s'était bien plus amusé qu'il n'aurait pu l'espérer en apprenant l'état de santé de sa favorite. Mais ce cri intérieur dans ce bordel avait heureusement augmenté l'intérêt de sa soirée. Les deux cousins ne ressemblaient pas le moins du monde. // Heureusement pour Gabriel //. Celui-ci avait l'air plutôt gentil, très naïf soit, mais sympathique... et très mignon, ce qui ne gâchait rien. Le Comte Bowley, voilà un détail intéressant. Rien que voir sa mine dépitée et furieuse de le trouver témoin de la conduite plus ou moins étrange de son cousin et de la sienne, pris à tromper son cousin, avait égayé sa soirée. En rentrant dans son hôtel particulier au cur de Londres, il avait cherché de quelle branche était le jeune Gabriel... pas si jeune que ça si le Bottin disait vrai. Apparemment il avait plus des seize ans qu'il apparaissait. C'était le fils unique de la tante maternelle de Cowley et du duc R. On mentionnait qu'il n'était plus en Angleterre mais en Allemagne. // Plus maintenant // Le Duc R... Cela lui rappelait quelque chose... bien sûr ! Le Duc était mort le mois dernier. Il aurait presque pu l'oublier... le jeu... non "Sir Gabriel" devait avoir dix-neuf ans, à peine deux ans de moins que lui ; Il devait être là pour la succession. S'il suivait son cousin, il le croiserait certainement à nouveau.

Fin de la partie 1

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