J'écris pour Roxane qui m'a poussée à écrire. Grâce à toi je ne suis plus morte et j'espère comme tu le fais(du moins pour moi) apporter une seconde, une minute, une heure de bonheur a ceux qui liront ces lignes.

                                                                     ***

Les bois étaient sombres. Pas une lueur n'éclairait le petit sentier qui serpentait entre les arbres, pas une étoile ne brillait dans le ciel désolé.

Soudain, quelque part parmi les buissons épineux et les branches mortes, des craquements répétés résonnèrent dans la nuit. Des pas leur firent bientôt échos. Quelqu'un courait, écartant les branchages, écrasant les feuilles qui jonchaient la terre.

-  Devlin, gémit Lana, Devlin, je n'en peux plus !

-  Continue, ne t'arrête pas de courir ! On y est presque !

-  Je ne vois rien !Où est-tu ? Il fait trop sombre.

Lana sentit son pied heurter quelque chose de dur. Elle trébucha et s'abattit violemment sur le sol.

-  Lana ! Appela une voix.

-  Je…je suis tombée… oh, Devlin, je crois que je me suis foulé la cheville…Va, continue, je ne peux pas te suivre.

Un froissement de feuille, des cris retentirent au loin.

-  Ils arrivent, murmura Lana. Va-t'en, Devlin, pars !

-  Je ne m'en irai pas sans toi !Toujours ensemble, tu te rappelles ?

-  Pour le meilleur et pour le pire, chuchota Lana en étouffant un sanglot. Mais surtout pour le pire…

-  Donne-moi ta main. Ça va aller, je te le promets.

La jeune fille tendit son bras en direction de la voix et sentit une main s'enrouler autour de son poignet pour l'aider à se relever.

-  Mets ton bras autour de mes épaules, je vais t'aider…

Elle s'appuya sur l'épaule de son ami qui passa son bras autour de sa taille. Puis, Lana boitillant à demi, ils s'enfoncèrent plus profond encore dans la forêt, tentant de s'éloigner le plus rapidement possible des hurlements derrière eux qui semblaient toujours plus proches.

Les minutes passaient, semblant durer des heures, et Devlin et Lana couraient toujours se soutenant l'un l'autre. Les pas derrière eux paraissaient plus proches que jamais. Ils s'attendaient à être rattrapés d'un instant à l'autre. C'est alors qu'ils débouchèrent sur une clairière.

Lana sut que c'était la fin.

La clairière était remplie d'hommes armés de fourches et de pioches. La lumière de leurs torches donnait un aspect irréel à la scène. Devlin se retourna et vit le piège se refermait sue eux. Partout où il regardait, il voyait des hommes, une lueur mauvaise dans les yeux.

Devlin ne comprenait pas, ça ne pouvait pas se passer ainsi, ce ne pouvait être déjà fini. Lui et Lana avaient échappé à tant de choses pour se retrouver là, encerclés par un groupe de fermiers. C'est ce qu'on appelle l'ironie du sort, pensa Devlin. Il regarda Lana, encore appuyée sur lui. Elle avait l'air égarée et ses grands yeux bleu-vert avaient perdu leur habituelle lueur malicieuse. Elle regardait à droite, à gauche, puis enfin posa son regard sur le visage Devlin.

Même dans les pires moments, il restait beau, songea Lana. L'expression inquiète qu'arborait son visage lui donnait l'air plus vieux. Elle détourna son regard de lui et scruta les gens qui les encerclaient.

Ils étaient tous à peu près entre deux âges, une barbe fournie mangeait le visage de la plupart d'entre eux. Ils portaient des vêtements simples, de ceux qu'on met pour travailler dans les champs. Malgré leurs mains tremblantes, on pouvait lire de la détermination dans leurs yeux.

Lana commençait à trouver cette attente insoutenable.

C'est ce moment que les paysans choisirent pour avancer. L'étau se resserrait. Devlin essaya de s'interposer entre Lana et les hommes mais il ne pouvait être de tous les côtés à la fois. Il opta donc pour se mettre entre la jeune fille et celui qui semblait être le chef. Celui-ci fit un geste de la main et les fermiers s'arrêtèrent. Le chef s'avança de quelques pas puis stoppa net.

Il était assez grand, plutôt bien bâti. Ses cheveux bruns étaient sales, emmêlés et son visage noirci par la terre.

Enfin, il ouvrit la bouche et parla. Sa voix était grave et rauque.

-  Ce n'est pas la peine d'essayer de vous échapper, nous vous encerclons.

-  J'avais déjà noté ceci, merci ! répondit Devlin, retrouvant son assurance

habituelle.

Sa réponse le prit au dépourvu. L'homme sembla hésiter un instant puis se reprit et ajouta :

-   N'opposez aucune résistance sinon nous n'hésiterons pas à vous tuer.

-   Eh bien, ça promet ! S'exclama Devlin.

Lana le regarda elle reconnaissait bien là le Devlin qu'elle connaissait :faire de l'humour pour cacher sa peur. Elle posa une main sur son bras. Il se retourna pour la regarder, l'air surpris, puis il sourit et la situation parut tout de suite moins grave à Lana. Devlin avait toujours eu la capacité de la réconforter. Après un dernier coup d'œil à son visage, elle l'enlaça et nicha sa tête au creux de son épaule.

Dans ces moments-là plus rien ne comptait pour la jeune fille. C'est alors qu'elle sentit deux grosses mains l'agripper t la tirer en arrière.

C'était un des fermiers, qui sur l'ordre de son chef, l'avait attrapée. Lana en vit deux autres faire de même avec Devlin. Il essaya de se débattre mais un des deux hommes le frappa à la nuque et il s'écroula.

Lana cria et elle aussi se mit à se débattre avec l'énergie du désespoir. Elle n'avait qu'une idée en tête : s'agenouiller auprès du jeune homme pour le prendre dans ses bras. Mais malgré toutes ses contorsions, ses efforts demeurèrent vains. Elle finit par abandonner et s'effondra dans les bras de son geôlier.

A partir de cet instant, Lana perdit conscience de ce qui se passer autour d'elle. Elle vit à peine un des paysans hisser le corps inanimé de son bien-aimé sur son épaule. Elle ne fit pas non plus attention au fait que quelqu'un la soulever, elle aussi, pour la mettre dans un chariot, à côté de Devlin. Elle s'allongea près de lui et finit par s 'endormir, bercée par le mouvement du chariot.    

                                                                 ***     

Quand Lana s'éveilla, la première chose qu'elle vit, fut le visage inquiet de Devlin, penché sur elle. Elle se redressa, et poussa un gémissement quand sa cheville blessée se rappela à son bon souvenir. Devlin s'approcha à nouveau, mais pour lui masser la cheville. Lana se rallongea et laissa le jeune homme s'occuper d'elle.

Quelques minutes plus tard, Devlin s'allongea auprès d'elle et la prit dans ses bras. Lana se serra contre lui. Elle pouvait entendre les battements réguliers de son cœur ce qui lui fit penser combien elle aimait cet homme. Mais ça n'avait pas toujours été ainsi.

Lana se souvenait de sa première rencontre avec Devlin comme si c'était hier. Elle venait juste d'arriver dans la maison de dame Fasila, la maison de touts les plaisirs comme on l'appelait. Elle avait alors 13 ans et ne souvenait de rien de ce qui s'était passé avant qu'une femme ne la retrouve inanimée dans un bois, presque entièrement recouverte de neige.

La paysanne l'avait alors hissée sur son traîneau et l'avait ramenée chez elle. Là, elle et son mari s'étaient occupés d'elle jusqu'à ce qu'elle soit entièrement remise. Puis ils l'avaient vendue à dame Fasila.

Les jours suivants son arrivée, Lana avait du travailler dur : elle devait laver, repasser, recoudre…Puis, un matin, on lui présenta un jeune homme nommé Esteban qui devait être son tuteur d'après ce que lui avait dit la gouvernante.

Esteban avait immédiatement déplu à Lana. Malgré sa beauté, quelque chose de mauvais émanait de lui. Il était grand et très mince. Ses cheveux étaient blonds comme les blés et il avait de grands yeux bleu clair. Sa peau très pâle le faisait ressembler à un ange, avait alors songé Lana. Mais Esteban n'avait rien d'un ange comme elle l'apprendrait bien vite.

Lana sortit de ses pensées lorsque Devlin la secoua et lui fit signe de se taire. Elle le regarda, prête à lui reprocher de la bousculer ainsi, lorsqu'elle remarqua son air concentré. Il tendait l'oreille et attendait, comprit Lana.

En effet, Devlin écoutait les bruits de pas qui se rapprochaient de leur cellule. La porte s'ouvrit soudain et le jeune homme fut aveuglé par la lumière. Un homme se tenait dans l'embrasure de la porte mais Devlin ne pouvait distinguer son visage. L'inconnu s'avança. Puis un autre et un autre et encore un autre…

A peine quelques instants plus tard, Devlin et Lana marchaient dans un couloir, encadraient par six hommes.

L'homme de tête et qui semblait être le supérieur des autres, était plutôt petit, bedonnant, les cheveux grisonnant sur les tempes et portait de petites lunettes rondes.

Après plusieurs tournants, ils arrivèrent dans une salle pleine de monde. On les conduisit tout devant et un des gardes leur ordonna de ne plus bouger jusqu'à nouvel ordre. Devlin et Lana se regardèrent un instant, puis observèrent les lieux

Ils étaient dans une salle très haute avec de grandes fenêtre qui laissaient entrer la lumière librement. Derrière eux, sur des bancs en bois, étaient assis les habitants de Skona, petit village montagnard, complètement perdu dans les monts argentés.

                                                                     ***

Devlin et Lana étaient arrivés à Skona la semaine précédente. Ils avaient pris une chambre à l'auberge et avaient demandé s'il y avait du travail pour eux. L'aubergiste les avait envoyés voir une certaine Ysanne.

Les jeunes gens étaient donc allés voir la dite Ysanne. C'était une vieille femme avec de longs cheveux blancs et sous ses rides on pouvait voir qu'elle avait du être très belle autrefois. Elle avait eu l'air fragile dans sa robe de laine grossière, mais c'est d'une voix forte qu'elle leur avait parlés :

-   Oui je pense qu'on peut vous trouver quelque chose à faire. Laissez-moi réfléchir…je crois qu'Anna a besoin d'une jeune fille capable de lui faire les tâches quotidiennes car elle commence à perdre la vue. Cela vous conviendrait ? Avait-t-elle demandé en regardant Lana.

-   Ce sera parfait, je vous remercie beaucoup.

-   Et pour vous, jeune homme, avait-t-elle repris, je crois que Tom serait ravi d'avoir de l'aide pour préparer la réserve de bois pour cet hiver et pour tous les travaux que réclament ces vieilles maisons fatiguées   

Devlin avait souri et l'avait à son tour remerciée.

Après qu'Ysanne leur ait indiqué où trouver qui, ils avaient enfin pu songer plus sérieusement à s'installer ici. Malheureusement, ce rêve avait été de courte durée.

Quelques jours à peine après leur arrivée, les ennuis avaient commencé.

Ils étaient assis dans la salle commune de l'auberge, partageant leur repas tout en se racontant leur journée, quand un homme complètement ivre avait interpellé Lana :

-   Eh…t'es mignonne…toi. Ça te dirait…pas d'venir 'vec moi en haut qu'on s'amuse un peu ?

-   Non, ça ne l'intéresse pas, avait froidement répliqué Devlin.

-   Et mais j't'ai pas causé à toi, c'est à la d'moiselle que j'parle !

-   Viens, partons, avait murmuré Devlin à l'oreille de Lana.

Ils s'étaient ensuite levés et s'étaient dirigés vers l'escalier mais l'homme avait attrapé le bras de la jeune femme et l'avait attiré à lui. Lana avait poussé un petit cri. Devlin s'était retourné, une lueur de froide colère brillant dans ses yeux. A une vitesse extraordinaire, il était passé derrière l'homme, lui avait attrapé le bras qui enserrait celui de Lana et lui avait plaqué dans le dos, le lui cassant par la même occasion. L'homme s'était retourné fou de rage et de douleur mais il s'arrêta net. Si un regard avait pu tuer, l'homme serait déjà raide mort.

Il sortit en vitesse de l'auberge, étreignant son bras blessé et non sans crier :

-   Vous me le paierez, tous les deux !

Devlin avait soupiré et regardé Lana. Elle avait l'air d'aller bien même si son visage était inquiet

-   Et s'il met sa menace à exécution, il n'est sûrement pas seul, avait-t-elle dit tandis qu'ils s'étaient dirigés vers leur chambre.

-   Et bien je lui casserais le deuxième bras ! Avait répliqué rageusement Devlin.

-   Tu n'aurais pas du faire ça !

-   Que voulais-tu que je fasse ? Te laisser te faire embarquer par un imbécile d'ivrogne ?

-   Non, bien sûr que non…, et le débat s'était arrêté là.

Il ne s'était rien passé le lendemain, ce qui leur avaient fait reprendre espoir.

Mais cet espoir n'avait pas duré longtemps.

Le surlendemain, ils étaient sortis et s'étaient séparés, Lana pour aller chez Anna et Devlin dans la forêt, aider Tom.

Quelques heures plus tard, Anna avait envoyé la jeune fille dans la forêt pour qu'elle lui ramène des baies. Lana, trop heureuse de pouvoir sortir, s'était dirigée d'un bon pas vers les bois de Tamarang. Cela signifiait « sombres feuilles » dans l'ancienne langue du pays.

Et en effet, la forêt était très sombre comme avait vite fait de le remarquer Lana et immanquablement elle avait fini par se perdre.

Après quelques minutes d'errance entre les pins, elle avait débouché dans une belle et lumineuse clairière. Seul problème : elle n'était pas vide.

Trois hommes l'y attendaient. Elle avait immédiatement reconnu l'homme de l'auberge avec ses cheveux bruns coupés courts, ses yeux bien enfoncés dans leurs orbites et son allure trapue. Un horrible rictus tordait sa bouche. Quant aux deux autres, elle les avait aperçus une ou deux fois dans le village.

Soudain, ils avaient commencé à s'avancer vers elle et sans même qu'elle ne s'en rende compte, un quatrième homme avait surgis derrière elle et lui avait plaqué sa main sur la bouche. Lana avait essayé de se débattre, de se retourner mais l'homme, un bûcheron, était trop fort pour elle. Il l'avait maintenu en place pendant que l'homme de l'avant-veille s'était approché. Il l'avait giflée et elle était tombée par terre en poussant un cri. Il s'était ensuite agenouillé et avait commencé à essayé de lui remonter la robe jusqu'à la taille. Elle avait vite compris qu'il ne voulait pas la tuer tout de suite mais la violer d'abord.

A la pensée d'être touchée par un autre que Devlin, sa force avait doublé et elle avait pu se dégager de l'étreinte de son agresseur. Lana s'était relevée le plus vite qu'elle avait pu et avait couru vers les bois mais un autre homme lui barrait la route. Elle s'était retournée et avait vu sa dernière chance de s'échapper s'évanouir lorsque que l'autre s'était relevé.

Il avait recommencé à avancer et Lana avait su que cette fois elle ne pourrait rien faire pour l'empêcher d'arriver à ses fins.

                                                               ***

Après avoir quitté Lana, Devlin s'était dirigé vers la maison de Tom. Mais une fois là-bas il n'avait trouvé de Tom qu'une note rédigée en vitesse qui disait :

« Commence sans moi, je te rejoindrais plu tard. Va dans la partie Nord-Est de la forêt, le bois y est meilleur. A bientôt. Tom »

Devlin avait trouvé étrange de la part du bûcheron de ne pas l'avoir prévenu la veille. Que devait-il faire qui l'empêcha de faire son travail habituel ? Ou était-il allé ?

C'est en se posant ce genre de questions que le jeune homme avait pris sa hache et s'était dirigé à pas lent vers la partie de la forêt indiquée par Tom. En chemin, il n'avait pas arrêté de penser que quelque chose clochait sans toutefois pouvoir mettre la main dessus.

Une fois arrivé, il s'était mis à travailler en pensant toujours à cette histoire. Ce n'est qu'une heure plus tard qu'une chose l'avait frappé : ce qu'il coupait était un bouleau blanc et Tom lui avait dit la dernière fois, lors d'une de leurs longues discussions, que cet arbre était le plus mauvais bois de chauffage qu'on pouvait trouver dans cette forêt

Devlin s'était redressé, et avait lâché sa hache. Pourquoi Tom l'avait-il envoyé ici ? Pourquoi lui avait-il menti ? Un million de questions avaient tourné dans la tête de Devlin puis une s'était imposée aux autres. Qu'est-ce qu'il ne devait pas voir ailleurs dans la forêt ? C'est à ce moment qu'il avait perçu un cri au loin. Le bruit avait été faible mais Devlin aurait pu reconnaître cette voix entre mille.

C'était celle de Lana.

                                                              ***

Lana avait regardé son agresseur s'avancer sans réagir, elle était complètement désespérée, c'est du moins ce qu'avaient pensé les quatre hommes. En fait, la jeune fille guettait une faille qui lui permettrait de s'enfuir.

Malheureusement, à aucun moment la vigilance des quatre hommes ne s'était relâchée et Lana avait vu son déshonneur se rapprocher.

Soudain, il y eu un sifflement et un des hommes s'était écroulé, une hache profondément enfoncée dans son dos. Devlin était apparu entre les arbres. Son regard était un mélange de feu et de glace.

Il s'était approché lentement des trois hommes restant. L'un d'eux s'était enfuit soudain. Devlin ne lui avait pas accordé un regard. C'était Tom comme l'apprendrait plus tard Lana. Les deux autres agresseurs s'étaient regardés un instant puis avaient fait front contre le jeune homme seul et maintenant désarmé.

Devlin avait encore avancé puis, d'un pas sur la gauche, il avait esquivé la hache que venait de lancer l'un des deux hommes. Ensuite d'un mouvement d'une rapidité incroyable, il s'était jeté sur l'homme encore armé, lui avait enfoncé son coude dans l'estomac et lui avait finalement envoyé son poing sous le menton. Devlin avait senti les os se casser au moment de l'impact. L'homme était tombé à terre et le jeune homme avait ramassé son poignard, l'avait mis dans sa ceinture et avait regardé le dernier homme.

-   Tu peux partir, il y a eu assez de mort pour aujourd'hui. Je ramènerais les corps  de tes compagnons au village.

L'homme avait regardé un instant les corps allongés par terre puis avait commencé à s'éloigner quand, soudain, il s'était retourné, son couteau à la main. Il avait ouvert la bouche pour hurler mais son cri était mort dans sa bouche. Devlin avait lancé sa dague et l'avait atteint au cœur. L'homme s'était écroulé sans un bruit.

Le jeune homme s'était enfin tourné vers Lana, toujours tremblante.

-   Il faut qu'on parte au plus vite, avait-il dit en commençant à fouiller les cadavres pour trouver quelque chose d'utile.

-   Pourquoi…pourquoi devons nous partir ? Avait demandé Lana.

-   Tu pense vraiment que Tom va raconter notre version des faits ? Non, nous allons bientôt avoir tout le village à nos trousses.

La jeune fille l'avait regardé, choquée, tandis qu'il finissait de ramasser leurs nouvelles affaires. Il était en train de se dirigé vers la forêt quand elle s'était enfin décidée à bouger. Ils avaient courut le plus vite qu'ils avaient pu mais tout ça n'avait servi à rien. Ils avaient été rattrapés et ils se trouvaient maintenant devant leurs juges qui seraient certainement aussi leurs bourreaux.

                                                                    ***